"The Bubble": chronique d'un amour impossible
Par Anne, mardi 24 juillet 2007 :: Critiques :: #289 :: rss
Un film qui visiblement fait réfléchir. Qui a fait réfléchir nos 2 rédacteurs: Anne & dbuk1000
The Bubble, film israélien d’Eytan Fox (Tu marcheras sur l’eau) m’a littéralement enchantée bien que extrêmement dur et troublant. Le réalisateur nous emporte dès les premières images du film au cœur de Tel-Aviv dans le quartier branché de Shenkin. C’est ici que vivent en colocation les 3 protagonistes : Lulu la vendeuse de produits de beauté, Noam le disquaire et Yali le gérant d’un café. Leur vie va être brutalement bouleversée par l’arrivée d’Ashraf un jeune palestinien rencontre à Naplouse au ckeck point par Noam.
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l'avis de Anne & dbuk1000 |
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Ces deux hommes vont vivre une histoire d’amour particulièrement touchante et sincère qui va dominer la trame du film. Tout au long du film, on espère l’aboutissement heureux de leur amour à l’évidence impossible…
En second plan, il y a surtout la jeunesse israélienne qui crie haut et fort son désir de vivre comme ailleurs dans le monde, son malaise face au conflit israélo-palestinien ; il y a aussi la dureté de la vie des soldats israéliens dans l’armée mais aussi la souffrance des palestiniens. On cherche à se raccrocher à l’histoire des ces deux hommes pour nous mener sur le chemin de la paix mais le film est rattrapé par les islamistes palestiniens. Ces derniers ne voient aucune solution exceptée celle de l’extrémisme et anéantissent notre espoir toujours présent d’une paix prochaine en Israël et dans tout le Proche-Orient…
dbuk1000
Un film israëlien.
Le lieu : The Bubble ( la Bulle) surnom de Tel Aviv comme Big Apple pour New-York
La date: maintenant c'est à dire après la deuxième Intifada
Les héros et leurs amis : jeunes, hédonistes, de gauche, pacifistes et souvent homos
Hédonisme : "jouir et faire jouir sans faire de mal ni à toi ni à personne, voilà le fondement de toute morale"
C'est l'histoire des amours de trois jeunes colocataires à Tel Aviv, quartier branché.
Mon premier est un jeune disquaire, récemment revenu d'une période de réserviste au cours de laquelle il a rencontré lors d'un barrage un jeune palestinien. Ils s'aiment énormément. Affrontent tous les dangers pour se retrouver. Parlent de leurs mamans. Versent des larmes.
Mon deuxième est un jeune tenancier, un peu "grande folle" d'un bar-restaurant branché qui adore un grand costaud des troupes d'élites ( "Qu'il était beau mon légionnaire..."). Ils s'aiment brutalement. Gueulent. Délirent.
Ma troisième est une jeune femme vendeuse un peu pauméeà la recherche du grand A après avoir largué un macho de la pire espèce.
Les scènes d'amour entre mecs - exclusivement- volontairement très hard, une apologie de l'amour entre gays ( l'auteur du film Eytan Fox revendique son homosexualité) Un grand air de liberté individuelle souffle sur Tel Aviv où le spectateur gavé depuis des annéespar les images clichés de l' AFP et de la 2 découvre qu'en Israël il y a aussi des jeunes qui ressemblent à ceux de Paris, Londres, Barcelone ou New-York.
Bizarre, bizarre; des juifs homos pacifistes pas des robocops comme à la télé!!!
Les cartes sont toutes brouillées.
On pourrait croire que Tel-Aviv est un nouveau San Francisco. Sauf que la paix est un délicieux intermède à consommer de suite en Israël. Carpe Diem.
Pendant ce temps là , à Naplouse dans les "Territoires" on seprépare au mariage de la soeur du jeune palestinien. Et celui-ci retrouve, très déphasé, le poids des conventions, de sa Tradition. La loi du clan qui étouffe la liberté individuelle dégustée à Tel Aviv.
Mais, ami spectateur, ne l'oublie jamais.
Malgré toute cette apparence de paix , c'est la guerre éternelle entre Juifs et Arabes. Et le futur marié prépare le drame qui va détruire cette illusion temporaire de la normalité.
Un attentat à Tel Aviv, des représailles à Naplouse et un attentat suicide pour se venger des représailles.
Une fin tragique que je n'évoquerais pas.
Un film qui dérange.
Un film qui fait réfléchir.
En second plan, il y a surtout la jeunesse israélienne qui crie haut et fort son désir de vivre comme ailleurs dans le monde, son malaise face au conflit israélo-palestinien ; il y a aussi la dureté de la vie des soldats israéliens dans l’armée mais aussi la souffrance des palestiniens. On cherche à se raccrocher à l’histoire des ces deux hommes pour nous mener sur le chemin de la paix mais le film est rattrapé par les islamistes palestiniens. Ces derniers ne voient aucune solution exceptée celle de l’extrémisme et anéantissent notre espoir toujours présent d’une paix prochaine en Israël et dans tout le Proche-Orient…
dbuk1000
Un film israëlien.
Le lieu : The Bubble ( la Bulle) surnom de Tel Aviv comme Big Apple pour New-York
La date: maintenant c'est à dire après la deuxième Intifada
Les héros et leurs amis : jeunes, hédonistes, de gauche, pacifistes et souvent homos
Hédonisme : "jouir et faire jouir sans faire de mal ni à toi ni à personne, voilà le fondement de toute morale"
C'est l'histoire des amours de trois jeunes colocataires à Tel Aviv, quartier branché.
Mon premier est un jeune disquaire, récemment revenu d'une période de réserviste au cours de laquelle il a rencontré lors d'un barrage un jeune palestinien. Ils s'aiment énormément. Affrontent tous les dangers pour se retrouver. Parlent de leurs mamans. Versent des larmes.
Mon deuxième est un jeune tenancier, un peu "grande folle" d'un bar-restaurant branché qui adore un grand costaud des troupes d'élites ( "Qu'il était beau mon légionnaire..."). Ils s'aiment brutalement. Gueulent. Délirent.
Ma troisième est une jeune femme vendeuse un peu pauméeà la recherche du grand A après avoir largué un macho de la pire espèce.
Les scènes d'amour entre mecs - exclusivement- volontairement très hard, une apologie de l'amour entre gays ( l'auteur du film Eytan Fox revendique son homosexualité) Un grand air de liberté individuelle souffle sur Tel Aviv où le spectateur gavé depuis des annéespar les images clichés de l' AFP et de la 2 découvre qu'en Israël il y a aussi des jeunes qui ressemblent à ceux de Paris, Londres, Barcelone ou New-York.
Bizarre, bizarre; des juifs homos pacifistes pas des robocops comme à la télé!!!
Les cartes sont toutes brouillées.
On pourrait croire que Tel-Aviv est un nouveau San Francisco. Sauf que la paix est un délicieux intermède à consommer de suite en Israël. Carpe Diem.
Pendant ce temps là , à Naplouse dans les "Territoires" on seprépare au mariage de la soeur du jeune palestinien. Et celui-ci retrouve, très déphasé, le poids des conventions, de sa Tradition. La loi du clan qui étouffe la liberté individuelle dégustée à Tel Aviv.
Mais, ami spectateur, ne l'oublie jamais.
Malgré toute cette apparence de paix , c'est la guerre éternelle entre Juifs et Arabes. Et le futur marié prépare le drame qui va détruire cette illusion temporaire de la normalité.
Un attentat à Tel Aviv, des représailles à Naplouse et un attentat suicide pour se venger des représailles.
Une fin tragique que je n'évoquerais pas.
Un film qui dérange.
Un film qui fait réfléchir.
Tags::Critique
: Eytan Fox
: The Bubble ![[T]](http://static.technorati.com/pix/icn-talkbubble.gif)
















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