"Tellement proches": impressions de tournage
Par Jérôme, vendredi 6 juin 2008 :: Tellement Proches :: #548 :: rss
Une fois n'est pas coutume et sur les conseils avisés de Pascale je délaisse la séquence vidéo pour tenter de mettre en mots mes impressions du tournage de Tellement Proches.
une ruche en ébullition...
Ce qui surprend quand on pénètre sur le plateau c'est le nombre de personnes qu'il faut pour que le film existe. En 11 semaines cette entreprise (digne d'une PME) doit délivrer un produit à usage unique: un film. Si bien sûr il a fallu plusieurs mois de préparation pour permettre à ces 11 semaines d'exister, c'est pendant ces 11 semaines que tout se fait. Chacun à un rôle et connait précisément sa place dans la chaîne de construction.
Le cinéma est né il y a plus de 100 ans maintenant et la manière dont on faisait des films à cette époque n'est surement pas très éloignée de la manière dont on les fait maintenant. Un plateau de cinéma est sûrement le seul endroit au monde ou vous allez successivement croiser un machiniste, un électricien, un décorateur, un chef d'atelier et ses apprentis (ceux qui fabriquent), un cuisinier, un coiffeur, un accessoiriste, un script, des acteurs, un chef opérateur etc.
Au milieu de cette ambiance je me fais l'effet d'un enfant qui, après s'être tant gavé de chocolat, aurait enfin pu se glisser dans une fabrique artisanale espionnant le chef chocolatier...
un somme de petits détails...
une ruche en ébullition...
Ce qui surprend quand on pénètre sur le plateau c'est le nombre de personnes qu'il faut pour que le film existe. En 11 semaines cette entreprise (digne d'une PME) doit délivrer un produit à usage unique: un film. Si bien sûr il a fallu plusieurs mois de préparation pour permettre à ces 11 semaines d'exister, c'est pendant ces 11 semaines que tout se fait. Chacun à un rôle et connait précisément sa place dans la chaîne de construction.
Le cinéma est né il y a plus de 100 ans maintenant et la manière dont on faisait des films à cette époque n'est surement pas très éloignée de la manière dont on les fait maintenant. Un plateau de cinéma est sûrement le seul endroit au monde ou vous allez successivement croiser un machiniste, un électricien, un décorateur, un chef d'atelier et ses apprentis (ceux qui fabriquent), un cuisinier, un coiffeur, un accessoiriste, un script, des acteurs, un chef opérateur etc.
Au milieu de cette ambiance je me fais l'effet d'un enfant qui, après s'être tant gavé de chocolat, aurait enfin pu se glisser dans une fabrique artisanale espionnant le chef chocolatier...
un somme de petits détails...
Chacun à son poste a le souci du détail, apparemment faire un film c'est être attentif et méticuleux. C'est ainsi qu'Hervé (le chef décorateur) est resté plusieurs minutes à configurer, péniblement, un vieil ordinateur qui est sur le bureau Prosper (joué par Jean Benguigui). Antoine, le 1er assistant, a beau lui expliquer qu'il ne sera pas visible dans le cadre ("il est hors cadre" dit-il), Hervé ne peut s'empêcher de faire en sorte que l'écran affiche ce qu'il doit afficher. Il y a aussi Christine (chef accessoiriste) qui se demande si le caramel qu'elle a préparé est assez liquide pour la scène suivante et surtout s'il y en aura assez.
Et toujours les deux réalisateurs, Eric et Olivier, qui entament un débat pour savoir si Alain (Vincent Elbaz) doit couper la part de tiramisu qu'il se sert en parlant ou si elle est déja coupée. Ce qu'ils recherchent est à la fois très simple, la vérité, mais toujours teinté de ce décallage qui fera basculer la scène dans la comédie.
une journée cadencée
Les jours ou je suis allé sur le plateau c'était un PAT/12h00. Comprenez un Prêt A Tourner à midi. Sympa les horaires, vous pensez. Erreur car pour être prêt à 12h00, il faut que l'équipe technique soit là vers 9h00 pour tout préparer et si la fin de tournage est prévue pour 19h30 n'allez pas penser que le plateau ferme avant 21h30. Les plus perspicaces auront donc compris que tout le monde déjeune à 11h00 précises. C'est très tôt 11h00 pour déjeuner. Après un rapide sondage auprès de l'équipe on s'habitue très vite...
moteur, ca tourne au son, action...
Une fois la dynamique du tournage en place tout doit se mettre en place rapidement. Le plan de travail qu'a rédigé Antoine, le 1er assistant, est chargé et les scènes doivent s'enchainer. Les acteurs passent d'une scène à l'autre qui n'ont rien à voir (ou pas grand chose) avec la chronologie de l'histoire. Les réalisateurs les guident pour qu'ils se mettent rapidement dans la scène. Au déjeuner Jean Benguigui me disait qu'il avait toujours le trac avant de commencer un tournage, je ne le croyais qu'à moitié mais j'ai senti la pression monter au fur et à mesure que sa scène arrivait. J'ai vu Vincent Elbaz passer en quelques instants d'un état de décontraction totale, plaisantant avec tout le monde, à un état de concentration intense.
Après 6-7 prises, Eric et Olivier ont l'air satisfait de la scène, les deux hochements de tête de Jean Benguigui à la 7ème prise ont l'effet comique qu'ils recherchaient. L'équipe attend leur OK avant de se mettre en place pour la scène suivante. Il est déja 13h30, j'en profite pour m'éclipser. L'expérience est riche, surprenante, l'équipe est chaleureuse et accueillante, Eric et Oivier sont attentifs et disponibles. Tout simplement un grand merci.
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| Cécilia et Hervé | Christine |
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| Eric & Olivier en pleine répétition |
Les jours ou je suis allé sur le plateau c'était un PAT/12h00. Comprenez un Prêt A Tourner à midi. Sympa les horaires, vous pensez. Erreur car pour être prêt à 12h00, il faut que l'équipe technique soit là vers 9h00 pour tout préparer et si la fin de tournage est prévue pour 19h30 n'allez pas penser que le plateau ferme avant 21h30. Les plus perspicaces auront donc compris que tout le monde déjeune à 11h00 précises. C'est très tôt 11h00 pour déjeuner. Après un rapide sondage auprès de l'équipe on s'habitue très vite...
moteur, ca tourne au son, action...
Une fois la dynamique du tournage en place tout doit se mettre en place rapidement. Le plan de travail qu'a rédigé Antoine, le 1er assistant, est chargé et les scènes doivent s'enchainer. Les acteurs passent d'une scène à l'autre qui n'ont rien à voir (ou pas grand chose) avec la chronologie de l'histoire. Les réalisateurs les guident pour qu'ils se mettent rapidement dans la scène. Au déjeuner Jean Benguigui me disait qu'il avait toujours le trac avant de commencer un tournage, je ne le croyais qu'à moitié mais j'ai senti la pression monter au fur et à mesure que sa scène arrivait. J'ai vu Vincent Elbaz passer en quelques instants d'un état de décontraction totale, plaisantant avec tout le monde, à un état de concentration intense.
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| Vincent Elbaz se concentrant avant sa scène |































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