Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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08 aoû.

"Les 4 Fantastiques et le surfer d'argent": ce n'est QUE pour les enfants

  l'avis
de
Jérôme
plutôt mauvais
Les 4 Fantastiques sont de retour après un premier opus jugé moyen par la critique et les spectateurs (2 190 000 entrées en 2005 tout de même). On nous a copieusement arrosé de bandes-annonces et autres teasers depuis un moment dans les salles et sur le Web, un peu comme pour nous dire: "le 1er était pas terrible, on a compris. Le 2ème sera terrrible, faites nous confiance". Attention, grosse décéption en prévision.

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06 aoû.

"Tel père, telle fille": Bienvenue dans l'âge adulte

  l'avis
de
Julie
naze
Vu son pitch, le premier film d' Olivier de Plas était plutôt prometteur: Comment, la trentaine bien passée, "devenir" pour la première fois père d'une jeune fille de 14 ans quand on est de surcroit un ado attardé, irresponsable, un "crevard" vivant aux crochets de femmes névrosées?
C'est la grande question posée par le film, celle du destin de Bruno (Vincent Elbaz) qui, du jour au lendemain, apprend par l'une de ses vieilles ex (Léa Drucker) qu'il est le père de Nancy (Daisy Broom), 14 ans.

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04 aoû.

Transformers: la bonne formule de l'été

  l'avis
de
Julie
pas mal - interessant
Il n'était pas si évident, a priori, qu'un film sur des gros robots qui marchent, parlent, débarquent sur terre, se battent avec les humains, se battent entre eux fonctionne.
Ces derniers temps, les superhéros n'ont pas le vent en poupe (Un Spiderman 3 décevant et un prochain Les 4 fantastiques et le surfer d'argent qui s'annonce plutôt calamiteux). Ils nous agacent. On se demande même parfois à quoi sert le cinéma et les films "S.F" quand le petit écran est capable de nous offrir des petits bijoux comme "Heroes".

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24 juil.

"The Bubble": chronique d'un amour impossible

Un film qui visiblement fait réfléchir. Qui a fait réfléchir nos 2 rédacteurs: Anne & dbuk1000
the bubble   l'avis
de
Anne & dbuk1000
The Bubble, film israélien d’Eytan Fox (Tu marcheras sur l’eau) m’a littéralement enchantée bien que extrêmement dur et troublant. Le réalisateur nous emporte dès les premières images du film au cœur de Tel-Aviv dans le quartier branché de Shenkin. C’est ici que vivent en colocation les 3 protagonistes : Lulu la vendeuse de produits de beauté, Noam le disquaire et Yali le gérant d’un café. Leur vie va être brutalement bouleversée par l’arrivée d’Ashraf un jeune palestinien rencontre à Naplouse au ckeck point par Noam.

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17 juil.

"Harry Potter et l'Ordre du Phénix": quand l'enfant grandit

  l'avis
de
Julie
Dans la même veine que les précédents épisodes, Harry Potter et l'Ordre du Phénix est un véritable enchantement: pour les grands, les petits, les moins grands et les moins petits. Bref, il est très difficile de cerner le public auquel est destiné ce film. Et pour cause, aucun n'est spécialement visé. On entre, comme par magie, dans l'univers fantastique du jeune sorcier soit par la porte secrète de Victoria Station soit encore par celle du QG de l'Ordre du Phénix. Pas comme un vulgaire voyeur. Le réalisateur, à l'instar de la romancière J.K Rowling, laisse le spectateur se prêter au jeu de l'illusion. Sans cape l'invisilité, ce dernier pénètre dès les premières minutes dans la vie tumultueuse d'Harry qui voit, avec l'âge, les soucis grandir.

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31 mar.

La tête de maman, deux films pour le prix d'un

  l'avis
de
Jérôme

Lulu (Chloé Coulloud) est une ado de 15 ans mal dans sa peau. Fille unique, elle se demande si un jour sa mère (Karin Viard) a été heureuse tant la pauvre femme fait peine à voir. Jusqu'au jour ou elle découvre une photo de sa mère aux allures de beatnik fêtarde. Si un jour elle a souri c'est qu'elle sait sourire. Lulu se met donc à la recherche de ce qui a bien pu rendre sa mère heureuse.
Difficile de définir le genre dans La tête de maman. Sûrement parce que c'est d'abord une histoire d'adulte, la recherche du bonheur, vue par les yeux d'une adolescente. On sourit souvent des dialogues savoureux. Les effets de mise en scène sont intelligents. Je pense à la mère assise sur son banc devant un mur qui se transforme en scène de cinéma. Toute cette atmosphère rend la première partie du film plus proche d'une comédie. Le film change de ton, consciemment ou pas, dès que Lulu rencontre Jacques. Il devient plus dramatique, plus grave. Il aborde des grands thèmes.
C'est finalement ce changement de rythme qui déroute le plus. On ne sait plus si c'est un film dôle ou un drame. Le mélange de genres n'est jamais génant au cinéma mais il faut que cela soit harmonieux. La rupture est ici un peu déconcertante.
Reste tout de même des comédiens excellents. Je pense surtout à Chloé Coulloud (découvert par Sylvie Peyrucq qui n'en est pas à son coup d'essai) qui joue juste, Kad Merad excellent de simplicité, Pascal Elbé que j'ai découvert et une mention spéciale à Sarah Cohen-Hadria en adolescente affirmée. J'ai volontairement omis Karine Viard qui, à mon goût, ne devient crédible que dans la deuxième partie du film.
La tête de maman est finalement un film plus riche que l'affiche et le titre ne pouvaient le laisser croire et qui mériterait de trouver son public.

27 mar.

300, est-ce que le croisement génétique entre Gladiator, Le retour du roi et de Conan le barbare fait un bon film ?

  l'avis
de
Jérôme

Léonidas, roi de Sparte, entraine avec lui 300 soldats Spartiates dans une guerre illégale contre l'armé Perse. Le film raconte la bataille qu'a livré ces 300 guerriers déployants courage , bravoure et sens du sacrifice inspirant toute la Grèce à résister contre l'envahisseur.

Soyez prévenu, 300 est un film fort en adrénaline. Le casting peut filer un coup de blues à un Schwarzenegger au top de sa forme tant la démonstration de muscle et de tablette de chocolat est impressionnante.
Mais y-a-t-il autre chose ?
Franchement non.
Le film est un énorme cliché. Fade pastiche de Gladiator qui avait au moins le mérite de construire des personnages riches alors que chez 300 ils n'existent pas. Gerard Butler est aussi expressif qu'un poulet dopé aux hormones.
Le tout arrosé par une musique pseudo-religieuse digne du Retour du Roi. Monsieur Znyder, on peut créer une atmosphère dramatique sans passer en boucle les chants Géorgien.
Même la réalisation est lourde. Le ralenti est utilisé à outrance. Dans chaque scènes il y a un plan au ralenti. Le résultat c'est que cela fait un film prétentieux.
Mais que vient faire Franck Miller dans cette galère ? Ami spectateur ne te laisse pas avoir par la mention de Sin City sur l'affiche. La comparaison est digne d'une condamnation pour publicité mensongère.
Ce qui est curieux c'est que tous ces défauts ne font pas de 300 un nanard. C'est juste un film médiocre.

02 fév.

Little children ou la nouvelle Madame Bovary

  l'avis
de
Julie

Le film commence un peu comme un épisode de Desesperate Housewives.
Dans une banlieue chic du Massachusset, les femmes ne travaillent pas, s'occupent de leurs petits enfants et ont donc beaucoup de temps à perdre. Elles fantasment donc. Sur un homme, Brad Adamson (Patrick Wilson) qui, tout comme elles, ne travaille pas et s'occupe de son petit garçon de trois ans. Mais coincées et pétries de principes, elles n'osent pas s'approcher du "Roi de la promo" (comme elles le dénomment) . Seule Sarah (Kate Winslet), qui n'apparaît pas comme une bourgeoise américaine mais plutôt comme une bobo décallée, parvient à aborder le bel homme, à s'en faire un ami puis un amant.

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09 jan.

Coast guards (the guardian): Sauve qui peut!

  l'avis
de
Julie

Difficile d'imaginer pire que ce film de Andrew Davis relatant l'histoire d'un légendaire héros (Kevin Costner) qui,après avoir subi le pire des drames (la perte de son équipe au cours d'une opération de sauvetage en pleine mer) est relégué au rang d'instructeur intraitable de l'élite promise au brillant avenir de guardes-côte.

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11 dec.

Saw 3

  l'avis
de
Moma

Nous l'avons compris, depuis quelques années, les films d'épouvante, comme on les appelait autrefois, sont de retour. Ils plaisent aux ados par leur coté transgressif, ils plaisent aux studios car ils coutent trois francs six sous, et qu'ils rapportent des millions. Quand on a un blockbuster à 150 millions de dollars qui se plante, un petit film qui remet les comptes à flot, ca ne fait pas de mal.

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23 oct.

La guerre des Mondes ou la fin qui gache tout (ou presque !)

On le sait bien : la fin d'un film constitue 80% de l'appréciation qu'on en aura ...Comment S.Spielberg a-t-il pu l'oublier ?

On attendait beaucoup de La Guerre des Mondes : un classique de la SF, un acteur plus qu'attractif (qu'on l'aime ou non) et l'un des meilleurs réalisateurs, capable de nous effrayer avec Les Dents de la Mer, faire rire avec 1941, émerveiller avec E.T., enthousiasmer avec Indianan Jones, révolter avec La Couleur Pourpre ou Amistad, étonner avec Jurassic Park et émouvoir avec La Liste de Schindler ...S.Speilberg avait même réussi à apporter sa touche au film de guerre, genre on ne peut plus galvauder, avec Il faut sauver le soldat Ryan, mais aussi à la SF, Rencontre du 3ème type étant autre chose que l'invasion de la Terre par des extra-terrestres .

Alors, pourquoi La Guerre des Mondes m'a semblé si mauvais ?
Tout d'abord, je dois avouer que depuis A.I.-Intelligence Artificielle (compris), les films de Spielberg sont largement moins réussis que les précédents ... ils sont au mieux sympas (Attrappe moi si tu peux), au pire mauvais (Minority Report) .Il est vrai que 30 années de chefs d'oeuvre excusent 5 années de rattage ... et qu'on attend à chaque fois le grand film .
Par ailleurs, Dakota Fanning - la petite fille - est totalement exaspérante : elle passe le film à pousser des cris stridents ... Spielberg, exemple dans la direction d'enfants acteurs, a été mal inspiré .
Tom Cruise, malgré ses efforts, est assez peu crédible : son jeu monolithique n'exprime ni la peur (il se retrouve tout de même devant des monstres qui veulent détruire la Terre), ni le chagrin (son fils a certainement explosé), ...
Même Tim Robbins fait pitié, et on se demande ce qu'il est aller faire dans cette galère (mais peut-on refuser à Cruise-Spielberg) ?
Mais, tout ceci aurait pu facilement être pardonné : finalement, ce n'est pas non plus du Bergman, c'est juste la Guerre des Mondes !!!
Mais ce qui est impardonnable, c'est la fin : tenus en haleine pendant près de 2 heures, on découvre dans les 5 denières minutes : - que les extra-terrestres monstrueux et méchants sont tous morts, comme par magie (d'où vient le virus, pourquoi, ...) - que le fils, qu'on était sûr qu'il était mort, et bien, pas du tout, il s'en est sorti, mais on ne sait pas comment - la ville est détruite, mais la femme et ses parents vont bien, ils ont de beaux vêtements tout propres, et font plus wasp que wasp, - et leur maison va bien aussi (malgré quelques feuilles mortes qui font désordres, mais qu'en temps normal, ils auraient fait enlevées par leur jardinier, qui n'a pas pu venir, à cause de ce que vous savez ...) .
Alors, on sort de ce film maussade, avec la légère impression d'un soufflé dégonflé !
Et peut-être même de s'être fait arnaquer .


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