Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

19 oct.

When Harry met Sally ou le début de la nouvelle ère romantique au cinéma

Réalisé par Rob Reiner
Avec Billy Crystal, Meg Ryan, Carrie Fisher
Film américain.
Genre : Comédie, Romance
Durée : 1h 36min.
Année de production : 1989
Les comédies romantiques ont proliféré depuis 1989 date de sortie de ce film absolument novateur: When Harry met Sally de Rob Reiner
Elles sont inégales: certaines sont assez réussies parce qu'associant l'humour au romantisme avec un bon dosage (et je ne citerai que les plus récentes: You've got mail, Two weeks notice, How to lose a guy in ten days, Keeping faith - Au nom d'Anna en français- , A lot like love - 7 ans de réflexion en français, Bridget Jones's diary, Someone like you- attraction animale en français-). D'autres sont en revanche complètement ratées (the break-up, Rumor as it, Failure to Launch, Just married, Runaway bride, Pretty woman -sans contestation dans la mauvaise catégorie).

Lire la suite


10 oct.

C.R.A.Z.Y, le meilleur film de l'année 2006

Réalisé par Jean-Marc Vallee - Fiche Allociné
Avec Michel Cote, Marc-André Grondin, Émile Vallée
Film canadien.
Genre : Comédie dramatique
Durée : 2h 9min.
A priori, ce petit film canadien n'a d'autre prétention que de celle de raconter une saga familiale, l'histoire d'une famille de cinq garçons très différents que l'on voit grandir entre les années 1960 et les années 1990.
Et pourtant, très vite, on réalise qu'il rassemble tous les ingrédients du grand, du très grand film:
Pas seulement par ses dialogues drôles et tendres (les sous-titres en français s'imposent même si l'on croit que le québéquois est du français), pas seulement pour ses personnages touchants, pas seulement pour sa musique (les amateurs de Bowie et des Pink Floyd ne seront pas déçus - grande scène du héros dans la peau de Ziggy Stardust- ), pas seulement pour son rythme.
Le réalisateur a su mener en haleine le spectateur pendant plus de deux heures sans fléchir, sans l'ennuyer ne serait-ce qu'une seule minute.
Et même s'il existe un personnage central, celui de Zachari Beaulieu (joué principalement par Marc-André Grondin, dont la beauté crève l'écran), il n'en reste pas moins que les autres ont leur part dans cette saga. Le père et la mère en particulier.
C'est une histoire d'amour: celle d'un père et d'un fils, celle d'une mère et de son fils, celle d'un garçon pour un autre.
C'est l'histoire des liens entre frères, de la connivence qu'ils peuvent partager mais aussi de la haine qu'ils peuvent éprouver les uns envers les autres.
C'est l'histoire de la découverte de son homosexualité, de la crainte de l'assumer, de la volonté de l'oublier, de l'enfouir par amour et par respect pour un père rétrograde.

On passe du rire aux larmes et des larmes au rire en un temps record.
Et quand on sort de cette expérience, on se dit essentiellement une chose: pourquoi si peu de films parviennent à nous émouvoir autant!
Si vous ne l'avez pas encore vu, courez y immédiatement et sans délai. On attend avec impatience le prochain film du réalisateur (Jean-Marc Vallée).

La note de Julie: 18/20

09 oct.

Marqué par la haine, marqué à jamais

Film américain réalisé par Robert Wise avec Paul Newman, Pier Angeli, Everett Sloane.
Année de production : 1956
Titre original : Somebody up There Likes Me

L'histoire en deux mots:
Rocky Graziano est un petit délinquant de New-York qui après plusieurs séjours en prison se découvre un don pour la boxe. Le film nous fait suivre ce personnage attachant, un brin gauche et tenace jusqu'au titre de Champion du Monde.

Inutile de signaler que c'est cette histoire qui a inspiré Sylvester Stallone pour le personnage de Rocky Balboa. Avec Marqué par la haine, Robert Wise signe un biopic avant que le genre ne devienne un exercice de style et une machine à Oscar (Ali, Truman Capote, etc.). D'ailleurs le réalisateur n'est pas un inconnu car c'est à lui que l'on doit Sound of Music et surtout West Side Story.
Le film, tourné en noir et blanc, dégage une veritable puissance sûrement à cause du thème: un vaurien qui devient le roi du ring. Les combats sont intenses et l'interprétation de Newman est impeccable. Le réalisateur filme New-York sans compromis, ça sent les pâtes, les égouts, la violence mais on en redemande.



Ma scène préférée est celle dans le vestiaire entre Rocky et son coach. Newman est touchant de naïveté en grand enfant impressionné par une femme alors qu'il est prêt à se battre contre n'importe qui (j'adore la réplique "solide comme un rock")


Pour la petite histoire, Paul Newman n'était pas le premier choix du réalisateur qui avait d'abord choisi James Dean pour le rôle. Sa disparition tragique aura été une chance pour Paul Newman qui a acquis gloire et respect grâce à ce film. Même si son rôle est anecdotique, Steve McQueen fait un courte apparition.

La vraie question est pourquoi ce film fait partie de mon panthéon cinématographique ?
Pour moi tout fonctionne: l'histoire (on est fort comme Rocky pendant les combats et timide lors de ses rencontres avec Norma), les acteurs, l'ambiance du film. C'est un pur divertissement.
Finalement, n'est-ce pas tout ce que l'on demande à un film ?

propulsé par DotClear