Un soir, alors qu'ils sont tous réunis sur le tournage de leur film de zombies, ils assistent au déraillement d'un train dans des conditions suspectes pour ne pas dire mystérieuses. A la suite de cet accident nocturne, l'armée assiège la ville et semble ne vouloir donner aucune explication à son intervention. Les enfants continuent la réalisation de leur film dans des conditions optimales... leurs décors sont réels. Mais Joe ne se contente pas de regarder les évènements d'un oeil distant et sans intérêt. Il va chercher à comprendre ce qui se passe réellement dans sa petite ville a priori sans histoires.
De la même manière que j'aime encore revoir E.T., j'ai aimé regarder Super 8. Est-ce mon âme d'enfant qui parle ou, au contraire, celle d'une adulte nostalgique? Car le film J-J Abrams, dont l'intrigue est située à la toute fin des années 1970, ne peut manquer de toucher la génération à laquelle j'appartiens. Il fait échos à nos souvenirs, indéniablement. Je ne cache pas l'envie que j'ai eue, le long du film, de partager les aventures de cette bande de cinéphiles prépubères.
Ici, comme dans E.T. d'ailleurs, les enfants ne sont pas relayés au rang de potiches inutiles. Ils sont intelligents, drôles, pleins d'esprit. Leurs histoires de coeur sont belles et fortes. Ils sont courageux, audacieux. Le héros, Joe, est l'incarnation d'un courage sans limite et d'une pureté indescriptible. Il ose aller là où d'autres ne vont pas. Il ose aimer celle que son père interdit de voir. Le film a la force de transmettre au spectateur l'envie de devenir un aventurier. Les deux premières parties sont extrêmement bien réussies. On dévore l'intrigue en une seule bouchée. La dernière partie, plus prévisible, est peut être moins bonne. C'est sûr. On tombe dans les clichés. Et l'émotion, grandissante à en crever le coeur dans E.T., là n'existe presque pas. Pourtant, Super 8 reste un bel hommage au cinéma, à l'enfance, et surtout, à Steven Spielberg. Sans aucun doute J-J Abrams a été abreuvé, petit, des films du grand réalisateur. Mais il n'est pas un moine copiste, rassurez vous... Son film reste une oeuvre personnelle.

Mini-fiche du film: