Rocky Balboa: the eye of a loser
Par Julie Buk, jeudi 25 janvier 2007 :: Critiques :: #115 :: rss
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l'avis de Julie |
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Ceux qui aimaient chez Rocky son côté atypique de brute épaisse au coeur tendre ne seront pas déçus. Car dans cet ultime épisode, le boxeur est réduit à cet aspect.
Rocky quincagénaire suscite beaucoup de pitié et peut être un peu de tendresse. On le sent paumé, désorienté. Hanté par le souvenir d'Adrian, Rocky pleure (vraiment). Il pleure sur ses amours passées: sa femme et la boxe.
Aujourd'hui, il n'a plus que son restau, son beau-frère Paulie pour l'écouter. Même son fils le fuit.
Il décide alors de récupérer sa licence pour se battre et pour prouver qu'il n'est pas seulement un loser abandonné.
Rocky Balboa n'est franchement pas un film de boxe. La dernière scène, celle du match, dure en réalité 15 minutes. Le propos du film est autre. Il a pour vocation de nous rappeler que Rocky est toujours vivant et qu'il souffre de l'oubli, de la vieillesse et de la solitude. On ne peut s'empêcher de faire un parallèle entre le personnage incarné et Sylvester Stallone qui lui aussi semble subir les mêmes désagréments. Ce film écrit, réalisé et joué par ce dernier est un cri de douleur, celui de la gloire passée.
Si la plupart des scènes, le scénario, les dialogues sont plutôt niais, le résultat n'est pas pour autant catastrophique.
On ne peut pas s'empêcher d'avoir de la compassion pour Rocky-Sylvester et de comprendre son désarroi.
Si la pitié (sentiment plutôt négatif) ne peut faire un bon film, ce dernier imprégné de nostalgie peut être l'occasion pour ceux qui ont vibré dès 1976 pour Rocky de se replonger dans de vieux souvenirs.
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