L'histoire aurait pourtant pu être l'occasion d'une mise en scène originale. Après tout les ingrédients essentiels du grand mélo se trouvaient réunis.
Quoi de plus triste qu'un couple amoureux qui se trouve séparé � cause du mensonge d'une petite adolescente jalouse et complexée et qui cherche � se retrouver? Quoi de plus triste, encore, qu'un couple qui s'est retrouvé un très court instant et qui doit encore subir le déchirement d'une guerre, une nouvelle séparation, la maladie, le front? Quoi de plus beau que l'essence, � l'origine de cette histoire d'amour: le dédain, l'envie, l'ensorcellement, les qui pro quo, le charme, la sensualité et l'intériorisation des sentiments? Oui, tout y est.
Et pourtant, Joe Wright qui nous avait charmés avec l'adaptation du celebrissime roman de Jane Austen Orgueil et préjugés (avec la même magnifique et gracieuse Keira Knightley) s'est perdu dans les détails d'une réalisation prétentieuse. Déception donc.
Le film s'en tire, peut-être, par le jeu des acteurs, par une jolie photo. Et encore...James Mc Avoy qui nous avait tant séduits dans Le Dernier roi d'Ecosse est sous exploité dans son rôle d'amoureux éperdu.
Mais le spectateur en sort désapointé. Quoi de pire qu'un beau paquet cadeau sans cadeau? Magnifique boîte vide, Reviens moi est, ose-t-on l'espérer, un petit caprice dans le parcours de Joe Wright.