Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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12 oct.

Citizen Kane


Citizen Kane est un film majeur, et ce à plus d'un titre .
Tout d'abord c'est le premier film d'Orson Welles - et peut-être le meilleur .
Sa construction en flash back initiés par des personnages racontant leur version des mêmes évènements, sans linéarité particulière, a fait preuve d'une originalité dont beaucoup se sont inspiré (Laura en 1944 - Eve en 1950 - La comtesse aux pieds nus en 1954) .
L'analyse du caractère de Charles Foster Kane est d'une finesse psychologique qui évite tout manichéisme, toute morale conventionnelle .
Et surtout, ce film surprend par sa fin, relativisant tout le matérialisme, toutes les définitions habituelles de la réussite .
Et à postériori, on se prend à imaginer que Citizen Kane fut pour Orson Welles un film prémonitoire, relatant ses propres succès et déchéance à venir ; on ne peut que se demander : "quel fut son Rosebud ?" .
Etait-ce ce fameux premier film, était-ce le plaisir de le réaliser, plaisir après lequel il a peut-être couru toute sa vie ?


12 oct.

Le plaisir et la réflexion ...

Le plaisir de la salle noire, de l'écran blanc et d'une histoire qui nous fait rêver ... Ce pourrait être le résumé du cinéma .Mais je ne peux pas m'empêcher d'apprécier encore d'avantage les films à tiroirs, au point d'aimer en trouver partout (des tiroirs) .
L'exemple du film Harry, un ami qui vous veut du bien est interessante à ce titre .La plupart du temps, on a mis en avant les acteurs (notament S.LOPEZ), l'ambiance lourde et prenante, l'originalité, ... .J'ai été surtout sensible à autre chose .
Admettons comme postulat de base que Harry n'existe pas autre part que dans l'imagination du héros ! tout le film prend alors une nouvelle dimension .
Le héros craque de sa femme, de ses enfants, de la route qui n'en finit pas, de ses parents, ... mais sa faiblesse l'empèche de jeter tout ça aux orties .Il profite d'une halte dans une station service pour s'inventer un personnage, issu de son passé qu'il regrette, et qui va l'aider à faire le tri dans sa vie, à remettre tout à plat pour faire ses choix .
A partir de là, il se déresponsabilise de chaque chose qui lui arrive, la mettant sur le compte de ce fameux "ami qui lui veut du bien" .Sa crise de 40 ans devient ravageuse, mais, de son point de vue, c'est Harry le responsable. Le passage le plus parlant étant bien évidemment celui où ses parents meurent : il a enfin "tué" ses parents !
Une fois le travail accompli, Harry ne lui étant plus utile, ce dernier disparait sans laisser de traces, comme s'il n'avait jamais été là ...
Revoyez ce film à travers ce prisme, et vous verrez que tout se tient .
Et vous ressentirez le plaisir et la réflexion !


12 oct.

Retour sur le succès inespéré de "Je vous trouve très beau"

Date de sortie : 11 Janvier 2006
Réalisé par Isabelle Mergault
Avec Michel Blanc, Medeea Marinescu, Wladimir Yordanoff
Genre : Comédie dramatique
Distribué par Gaumont Columbia Tristar Films
L'histoire en deux mots:
A la mort de sa femme le bourru Aymé n'est pas anéanti par le chagrin mais plutôt par le travail que sa ferme lui donne. Il décide donc d'aller chercher une femme pour lui filer un coup de main. La bête tombe petit à petit amoureux de la belle qui arrive à lui faire avoir des sentiments que même lui ne se croyait pas capable d'avoir.
Je vous trouve très beau est une comédie typiquement Française qui n'avait surement pas de quoi exploser au box-office, de prime abord en tout cas:
  • Un premier film
  • Michel Blanc est le seul acteur sur lequel la promotion pouvait (à priori) se reposer
  • La critique a accueilli fraichement le film
Mais à y regarder de plus près, cette comédie avait quelques atouts pour briller au box-office. Tout d'abord, elle pouvait prétendre au titre de comédie rurale qui compte parmi ses rang de nombreux succès tel que Une hirondelle à fait le printemps, Les enfants du marais etc.
La réalisatrice, même si c'est effectivement son premier film, est rompue à l'exercice de la promotion télé en tant que pilier de la bande à Ruquier. Elle pouvait donc compter sur la bienveillance de ses amis du petit écran.
Michel Blanc possède un capital sympathie qui colle très bien avec l'image authentique du film, et ses déclarations dans la presse sont intelligentes. Il qualifie toujours le film de sensible, bien écrit ce qui rassure le public coeur de cible du film, Je vous trouve très beau n'est pas une comédie beauf sur l'univers de la campagne.

Enfin, la date de sortie est également judicieusement bien choisie, en effet les grosses sorties (Harry Potter, King-Kong, Le monde de Narnia) de la fin d'année on maintenant déja 4 à 6 semaines d'exploitation. Le rush étant maintenant passé, ces films entamment leur deuxième partie de carrière ce qui laisse une petite place à un film un peu différent.

Jetons maintenant un coup d'oeil à la carrière exceptionnel de ce film, le démarrage est très bon mais le nombre de copies ne lui permet pas d'exploser. Qu'à cela ne tienne, le distributeur augmente considérablement le nombre de copies et passe de 306 écrans à la sortie du film à 483 en cours de carrière (+50%)
- 1ère semaine: 479 294 (306 écrans)
- 2ème semaine 463 144 (381) (un ticket dans l'espace décoit avec 236 000 entrées)
- 3ème semaine 405 763 (413)
- 4ème semaine 308 081 (423)
- 5ème semaine 298 851 (425)
- 6ème semaine 330 009 (455)
- 7ème semaine 292 221 (451)
- 8ème semaine 223 071 (475)
- 9ème semaine 162 145 (475)
- 10ème semaine 201 455 (483)
- 11ème semaine 93 833 (435)

La longévité, le nombre de semaine à plus de 300 000 et la résistance face à une concurrence dure (les Bronzés sort en 4ème semaine et à pourtant peu d'impact sur l'exploitation) en font un succès populaire profond qui défie les lois de la statistique.
Pour arriver à un tel score il faut avoir des spectateurs qui ne vont presque jamais au cinéma !!!

Récapitulatif
1ère semaine 479 294
Fin de carrière 3 556 000
Coef P/P 9,9
Côte succès* 7,41
*ratio fin de carrière/1ère semaine

11 oct.

Box-office France semaine 40

les chiffres bruts de fonderie, l'analyse viendra un peu plus tard.

  1. Indigenes : 590 812
  2. Le diable s'habille en prada : 419 886
  3. Le Parfum : 305 743
  4. Le Grand meaulnes : 200 979
  5. Les Aristos : 122 452
  6. Click : 102 686
  7. World Trade Center : 98 408
  8. Dans Paris : 84 236
  9. Le Pressentiment : 76 590
  10. Quand j'étais chanteur : 73 334

10 oct.

C.R.A.Z.Y, le meilleur film de l'année 2006

Réalisé par Jean-Marc Vallee - Fiche Allociné
Avec Michel Cote, Marc-André Grondin, Émile Vallée
Film canadien.
Genre : Comédie dramatique
Durée : 2h 9min.
A priori, ce petit film canadien n'a d'autre prétention que de celle de raconter une saga familiale, l'histoire d'une famille de cinq garçons très différents que l'on voit grandir entre les années 1960 et les années 1990.
Et pourtant, très vite, on réalise qu'il rassemble tous les ingrédients du grand, du très grand film:
Pas seulement par ses dialogues drôles et tendres (les sous-titres en français s'imposent même si l'on croit que le québéquois est du français), pas seulement pour ses personnages touchants, pas seulement pour sa musique (les amateurs de Bowie et des Pink Floyd ne seront pas déçus - grande scène du héros dans la peau de Ziggy Stardust- ), pas seulement pour son rythme.
Le réalisateur a su mener en haleine le spectateur pendant plus de deux heures sans fléchir, sans l'ennuyer ne serait-ce qu'une seule minute.
Et même s'il existe un personnage central, celui de Zachari Beaulieu (joué principalement par Marc-André Grondin, dont la beauté crève l'écran), il n'en reste pas moins que les autres ont leur part dans cette saga. Le père et la mère en particulier.
C'est une histoire d'amour: celle d'un père et d'un fils, celle d'une mère et de son fils, celle d'un garçon pour un autre.
C'est l'histoire des liens entre frères, de la connivence qu'ils peuvent partager mais aussi de la haine qu'ils peuvent éprouver les uns envers les autres.
C'est l'histoire de la découverte de son homosexualité, de la crainte de l'assumer, de la volonté de l'oublier, de l'enfouir par amour et par respect pour un père rétrograde.

On passe du rire aux larmes et des larmes au rire en un temps record.
Et quand on sort de cette expérience, on se dit essentiellement une chose: pourquoi si peu de films parviennent à nous émouvoir autant!
Si vous ne l'avez pas encore vu, courez y immédiatement et sans délai. On attend avec impatience le prochain film du réalisateur (Jean-Marc Vallée).

La note de Julie: 18/20

09 oct.

Box-office week-end S40

c'est tout chaud et ca vient de sortir:

  1. . Indigenes : 475 078
  2. . Le diable s'habille en Prada : 358 961
  3. . Le parfum : 254 399
  4. . Le grand meaulnes : 158 299
  5. . Les aristos : 101 689
  6. . Click : 89 390


En deux mots, les nouveautés decoivent (Le grand Meaulnes et Le Parfum). Indigènes tient son rang, grâce à un augmentation de son nombre de copies il ne perd que 33% avec un coefficient PP qui reste étonnant (5.8) alors que Le Diable... perd lui 36% (ce qui reste convenable).


09 oct.

Marqué par la haine, marqué à jamais

Film américain réalisé par Robert Wise avec Paul Newman, Pier Angeli, Everett Sloane.
Année de production : 1956
Titre original : Somebody up There Likes Me

L'histoire en deux mots:
Rocky Graziano est un petit délinquant de New-York qui après plusieurs séjours en prison se découvre un don pour la boxe. Le film nous fait suivre ce personnage attachant, un brin gauche et tenace jusqu'au titre de Champion du Monde.

Inutile de signaler que c'est cette histoire qui a inspiré Sylvester Stallone pour le personnage de Rocky Balboa. Avec Marqué par la haine, Robert Wise signe un biopic avant que le genre ne devienne un exercice de style et une machine à Oscar (Ali, Truman Capote, etc.). D'ailleurs le réalisateur n'est pas un inconnu car c'est à lui que l'on doit Sound of Music et surtout West Side Story.
Le film, tourné en noir et blanc, dégage une veritable puissance sûrement à cause du thème: un vaurien qui devient le roi du ring. Les combats sont intenses et l'interprétation de Newman est impeccable. Le réalisateur filme New-York sans compromis, ça sent les pâtes, les égouts, la violence mais on en redemande.



Ma scène préférée est celle dans le vestiaire entre Rocky et son coach. Newman est touchant de naïveté en grand enfant impressionné par une femme alors qu'il est prêt à se battre contre n'importe qui (j'adore la réplique "solide comme un rock")


Pour la petite histoire, Paul Newman n'était pas le premier choix du réalisateur qui avait d'abord choisi James Dean pour le rôle. Sa disparition tragique aura été une chance pour Paul Newman qui a acquis gloire et respect grâce à ce film. Même si son rôle est anecdotique, Steve McQueen fait un courte apparition.

La vraie question est pourquoi ce film fait partie de mon panthéon cinématographique ?
Pour moi tout fonctionne: l'histoire (on est fort comme Rocky pendant les combats et timide lors de ses rencontres avec Norma), les acteurs, l'ambiance du film. C'est un pur divertissement.
Finalement, n'est-ce pas tout ce que l'on demande à un film ?

07 oct.

Quelques invitations pour blogueurs à une projection de Viva-Cuba

La production du film Viva Cuba invite des blogueurs à une projection en présence du réalisateur.

Toutes les informations et inscription sur : http://www.cinefeed.com/vivacuba/

06 oct.

Plaidoyer pour Tom Cruise

J'ai eu le bonheur de revoir récemment Jerry Maguire de Cameron Crowe (1996) et surtout de contempler l'incroyable jeu d'acteur de Tom Cruise.
Il y campe un agent sportif égocentrique qui décide du jour au lendemain de tout plaquer et de se rappeler à l'essentiel. A vrai dire, depuis qu'il deffraie la chronique pour cause de religion suspecte, de bébé suspect, d'épouse suspecte, de sexualité suspecte, j'ai toujours été une fervente défenseuse de celui qui est pour moi le plus grand acteur actuel.

Qu'on arrête de lui reprocher des faits qui ont exclusivement trait à sa vie personnelle! A la poubelle les Gala, Closer, Voici et autres torchons sans consistance.
On s'en moque!

Et qu'on se penche plutôt sur sa filmographie géniale et qui ne cesse de nous étonner et de nous bluffer depuis plus de 20 ans. Je me souviens encore du rôle ridicule qu'il tenait dans Top Gun (1986- je n'avais alors encore vu aucun de ses autres films (carrière commencée en 1981 avec Endless Love alors qu'il n'avait que 19 ans).
Mais le ridicule ne l'a pas tué ! Au contraire !
Car moins d'une année après le voilà aux côtés de Paul Newman dans un film de Martin Scorsese (The Color of money) et deux ans plus tard en train de jouer, sous la caméra de Barry Levinson, le frère de Raymond Babbitt (Dustin Hoffman) dans Rain Man (1988),dont on ne saurait rappeler le succès.
Laissez moi encore vous rappeler: Né un 4 juillet (1989) où il tient le rôle d'un vétéran du Vietnam, des hommes d'honneur (1992), la firme (1993), entretien avec un vampire (1994) et j'en oublie d'autres...
Et avec la maturité, il a su choisir des rôles d'une extrême difficulté: eyes wise shut (1999), magnolia (1999), vanilla sky (2001) et enfin collateral (2004).

Je n'écris pas pour vous rappeler sa filmographie géniale et exemplaire...non... Mais pour vous rappeler que l'essentiel chez un acteur c'est de vous faire rêver.
Tom Cruise n'est pas seulement une beauté plastique c'est un artiste. Peu importent ses folies passagères, sa religion, voire son prosélytisme. Tout cela ne doit pas vous faire oublier l'essentiel chez cet acteur... Que c'est un grand, le plus grand. Il ne connaît pas seulement tous les registres. Il excelle dans chacun d'eux.

Alors, finies les calomnies. On parle de cinéma non ?

06 oct.

Analyse box-office s39

  1. Indigènes 834 805 (460)
  2. Le diable s'habille en Prada 650 335 (505)
  3. Les Aristos 222 813 (396) 587 994
  4. World Trade Center 193 154 (419) 584 256
  5. Quand j'étais chanteur 141 068 (410) 775 179
  6. Je vais bien ne t'en fais... 103 510 (316) 680 945
  7. Little Miss Sunshine 92 796 (95) 425 012
  8. Président 77 973 (306) 260 146
  9. Pirate des Caraïbes 61 500 (263) 6 426 177
  10. Le Vent se lève 55 134 (339) 846 080

Je dois m'incliner, finalement Indigènes rempli son contrat et fait une belle 1ère semaine avec plus de 834 000 entrées et une belle moyenne de 1 800 s/c. Le bouche à oreille étant globalement positif, le film devrait se maintenir correctement (je me demande toujours si le traitement plus orienté actualité que cinéma ne lui sera pas préjudiciable) et les 2,5 millions d'entrées sont maintenant à sa portée.

Le diable s'habille en Prada fait également une belle première semaine. Le distributeur devait y croire car la combinaison de salle est la plus importante de la semaine. La moyenne est bonne 1 280 s/c, les réactions sont positives ce qui nous laisse également présager d'une bonne carrière avec peut être un 2 millions à la clé ?

Les aristos boucle le podium de la semaine avec ce qui reste pour moi encore un mystère. Tout semblait présager d'un gros bide: critiques, accueil public, affiche affreuse. Et pourtant le film tient finalement son rang, la moyenne est en baisse mais ce n'est pas non plus ridicule (560 s/c), le film peut faire les 800 000 entrées.

Par contre WTC s'effondre et sa moyenne s'écroule (460 s/c). Bref, c'est la cata. Ca va être dur de le maintenir sur autant d'écrans, ca promet une fin de vie dans peu de temps.

Il y a ensuite une belle collection de film entre 150 000 et 100 000 avec pourtant beaucoup d'écrans, c'est le cas de Quand j'étais chanteur, Je vais bien ..., Président. Si tous ces films ont comme point commun d'être soutenu par leur distributeur, leur fortune est diverse. Quand j'étais... décoit et le million s'éloigne, Président ne se redresse pas et Je vais bien montre des signes d'essouflement après avoir largement rempli sont contrat.

Litlle miss sunshine fait encore une moyenne remarquable avec 970 s/c, encore une fois pourquoi ne pas élargir sa distribution ? (même si maintenant ca parait un peut tard).


05 oct.

Quel bonheur !!!

La semaine passée, je mettais en avant le résultat catastrophique qu'un scénario absurde produit sur le spectateur .Il existe heureusement des scénarii jouissifs d'intelligence : ils sont plus rares ...Il faut donc remonter légèrement dans le temps pour tomber sur quelques films qui, malgré la complexité de leur histoire (flash backs incessants, personnages inventés, voyage dans le temps, ...) m'ont apporté une réelle satsifaction . J'en choisirai 2 : L'Armée de 12 Singes et Usual Suspects .

Si le choix du second apparait comme une évidence - on peut même aujourd'hui le considérer comme le modèle du genre - je pense que l'Armée des 12 Singes est injustement passé plus inaperçu .


Malgré une histoire de voyage spatio-temporel, avec déchirure du contunium du même nom (chère à M.Gotlieb), paradoxe et autre flash back incessant entre guerre de 14-18, futur plus ou moins proche, et présent, le scénario retombe sur ses pieds, pour nous entrainer vers une fin aussi étonnante que déprimante ... Grace à une réalisation de maître, et à des acteurs réussissant là où on les attend le moins, en sortant de ce film, on a une seule envie : le revoir pour remettre toute l'histoire en ordre ; et même au bout de 5 visionnages, on réalise que tout est cohérent et bien ficelé : quel bonheur !!!


Le même réflexe nous prend en sortant de Usual Suspects : revoir le film, et voir à quel moment on s'est fait piéger !

A ce moment, on réalise que l'intelligence du scénario repose justement sur le fait qu'on se fera piéger à chaque fois, puisque toute l'histoire est inventée ; en fait, ce qui nous aggace - en en même temps nous impressionne, c'est justement l'idée d'une fiction dans la fiction ...

Habituellement, le film raconte une histoire sensée être vraie, ou véridique .Là, le film passe son temps à nous raconter une histoire qui se révèle totalement fausse, inventée par son narrateur .Et alors qu'on accepte, depuis les contes de fées, qu'on nous raconte des histoires, la force de ce film est de nous révolter en nous racontant une histoire, simplement parce qu'il nous rappelle qu'elle est fausse .C'est comme si à la fin du Petit Chaperon Rouge, nos parents nous disaient : "ca t'a plu ? et bien il n'a jamais existé !" .On le sait, mais on est vexé d'y avoir cru (et de l'avoir montré ...)
Mais pour arriver à cet effet de frustration ("comment je me suis fait berné !"), il faut tout le savoir faire d'un réalisateur talentueux (d'avantage que pour Superman Returns), d'un scénario au millimètre, et bien sûr d'acteurs acceptant de jouer des personnages fictifs dont on apprend qu'ils n'ont jamais existé (en dehors du role de K.Spacey, et encore ...) .
Et là, on se sent très bête, mais : quel bonheur !!!


04 oct.

Démarrage du 04 octobre 2006

voici les chiffres Paris 14h

1. Le Parfum - 1 232 entrées (28 copies)
2. Le Grand Meaulnes - 920 entrées (17 copies)
3. Dans Paris - 827 entrées (19 copies)
4. Le Pressentiment - 575 entrées (14 copies)
5. Transylvania - 351 entrées (17 copies)
6. Click - 321 entrées (11 copies)


Remarques en vrac, le Parfum fait un démarrage correcte mais pas non plus fracassant (un budget de 45M€ de mémoire), la moyenne est de 44 s/c. Le Grand Meaulnes fait une meilleure moyenne (54 s/c) et on doit surtout s'attendre à un fort coef PP et donc à un 1er jour France au même niveau que Le Parfum.
Dans Paris s'en sort pas trop mal, c'est un film qui peut marcher sur la longueur (effet Duris).

04 oct.

Viva Cuba

Date de sortie : 11 Octobre 2006 / Fiche Allocine
Réalisé par Juan Carlos Cremata Malberti
Avec Malu Tarrau Broche, Jorgito Milo Avila, Luisa María Jiménez Rodríquez
Film français, cubain.
Genre : Drame
Durée : 1h 20min.
Ce road movie vous permettra de découvrir la majestueuse île de Cuba à travers les yeux de deux enfants de 10 ans.
Quand Malu apprend que sa mère veut quitter le pays, son fidèle ami Jorgito décide de l'aider à rejoindre l'extrême Est du pays pour y retrouver son père et la seule possibilité de rester à Cuba près des siens et surtout de lui.
Les deux fugueurs nous mènent tout le long du film de ville en ville: La Havane, Varadéro, Trinidad...et nous font aimer ce merveilleux pays. A travers leurs craintes d'enfant et surtout celle d'être séparés l'un de l'autre, Malu et Jorgito nous racontent d'abord leur histoire d'amitié.Mais ils donnent surtout au spectateur l'envie de quitter la morosité de son quotidien pour partir visiter Cuba et découvrir toutes ses complexités.

Si le film n'a pas de velléités politiques ou polémiques, il montre en toute simplicité que les cubains sont partagés entre un désir de liberté et un attachement fort à leur culture.Ainsi, Juan Carlos Cremata Malberti nous donne plus d'une raison d'aller voir son film.

La Note de Julie: 14/20

Bande-annonce:


03 oct.

Angel-A

Date de sortie : 21 Décembre 2005
Réalisé par Luc Besson
Avec Jamel Debbouze, Rie Rasmussen, Gilbert Melki
Film français.
Genre : Comédie, Romance
Durée : 1h 30min. Année de production : 2005
Distribué par EuropaCorp Distribution
Quelle affiche: Jamel, l'idole des ados, et Luc Besson le 'boss' du cinéma Français (réalisateur, producteur, distributeur et exploitant de salle). Pas de doute c'était un cocktail explosif et les entrées devaient se ramasser à la pelle, et pourtant ... Décortiquons ensemble ce qui reste, pour moi, un chef d'oeuvre de promotion...

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02 oct.

Friends with money

Date de sortie : 11 Octobre 2006 / Fiche Allocine
Réalisé par Nicole Holofcener
Avec Catherine Keener, Jennifer Aniston, Frances McDormand
Film américain.
Genre : Comédie, Romance

N'est pas Woody Allen ou Robert Altman qui veut... Car vraisemblablement dans ce film, le réalisateur a cru pouvoir s'en inspirer. Mais il n'est pas si aisé de dresser des portraits de couples en crise, ni encore de critiquer la société bourgeoise américaine.

Le réalisateur n'a pas su exploiter l'histoire de cette femme de ménage (Jennifer Aniston), ancienne enseignante, esseulée, qui ne parvient plus à communiquer avec ses trois amies fortunées. Son personnage est insipide pour ne pas dire sans intérêt. Quant aux trois couples qui l'entourent, ils constituent un patch work de la bourgeoisie américaine caricaturée sans être vraiment dignes d'intérêt. Aucun n'est crédible, ni attachant.

Le réalisateur n'a pas su prendre son temps pour décrire chacun d'entre eux. Du coup, le film manque cruellement de profondeur, d'humour et d'humilité. On lui préfère (sans aucun doute) Maris et Femmes de Woddy Allen ou encore Short Cuts de Robert Altman qu'il faut à tout prix revoir.

Ami spectateur, passe ton chemin


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