Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

14 nov.

SCOOP - Un bon Woody pour un bon moment

Scoop n'est pas le plus grand chef d'oeuvre de W.Allen. Mais tous les ingrédients sont là pour notre régal : histoire originale, répliques fines et droles, personnages bigarrés, musique bien choisie, direction au millimètre et ... Woody Allen !
Je dois dire qu'il m'a charmé par son humour et son air de plus en plus Droopy, mais à la vanne acérée .
Des répliques comme "je suis né de confession hébraique, mais je me suis converti au narcissisime" ou "ca me rappelle la soirée déguisée où tu étais en Peggy ; tu portais un masque, non ?" ne sont que 2 exemples parmi d'autres, et valent le déplacement .
L'histoire, comme dans la plupart de ses films, n'est que prétexte à des situations, des échanges ; le propos n'est pas aussi philosophique ou psychanalytique que dans ses opus plus anciens : doit on en déduire que W.Allen a fini son travail sur lui-même ?

Peu importe : on y prend un plaisir sain et léger, on sort de la salle comme après un bon bol d'air. Et ce n'est déjà pas si mal ...


14 nov.

Box-office week-end semaine 45

Quelques chiffres en vrac:

  1. Prête-moi ta main: 601 856
  2. Ne le dis à personne: 516 026
  3. Le Dahlia noir: 198 874
  4. Scoop:172 000
  5. Désaccord parfait: 158 736

12 nov.

Prête moi ta main - il manque un petit quelque chose

Le film commence plein de promesses. Le tableau est vite et bien brossé. Luis (Alain Chabat), 43 ans, est un célibataire endurci, un peu vieux garçon sur les bords, infantilisé par sa mère matriache (Bernadette Lafont) et ses cinq soeurs. Ces dernières, lassées, finissent par vouloir le marier à tout prix. Luis échafaude alors un plan diabolique qui devrait lui permettre de rester célibataire sans la pression familiale: louer les services d'une femme, préparer un mariage express et se faire larguer par sa dulcinée devant le monsieur le maire. Face au chagrin et au désarroi du fils et du frère abandonné, la famille devrait capuler. Mais le plan n'est pas si simple car il faut compter avec la jeune femme en question, Emma (soeur du meilleur ami, qui a besoin d'argent pour "financer" l'adoption d'un petit brésilien).

Lire la suite


11 nov.

Analyse Box-office France semaine 44

Gros démarrages
J'avoue que je ne m'attendais pas au démarrage canon de Prête-moi ta main. Ce film dépasse la barre mythique du million d'entrées en première semaine et s'octroie surtout un moyenne impressionnante de 2 262 s/c. Le couple Gainsbourg / Chabat a séduit ce qui à y regarder de plus près n'est pas très étonnnant. Chabat est relativement rare au cinéma (dans des comédies en tout cas), et Charlotte Gainsbourg possède une vraie résonnance artistique. Difficile de prédire la carrière qu'il peut faire, mais les 2,5 / 3 millions sont atteignables.
C'est également le succès de Mars qui continue sur sa lancée après Indigènes.
Certainement plus attendu, Ne le dis à personne fait également un démarrage remarquable (1 980 s/c), le film fera surement au dela des deux millions (je pronostic 2 300 000).
Le dernier Woody Allen fait également un démarrage solide avec une moyenne de 1 160 s/c (pour mémoire Match Point avait fait une première semaine à 523 285 spectateurs, moyenne de 1 700 s/c et une fin de carrière au dela de 1 500 000 spectateurs). Il devrait atteindre le million d'entrées.

Lire la suite


08 nov.

Box-office France semaine 44

Grosse première semaine pour Prête-moi ta main et Ne le dis à personne qui represente près de 40% des entrées de cette semaine
1.Prête-moi ta main(1)1 065 6101 065 610
2.Ne le dis à personne(1)858 599858 599
3.Les rebelles de la forêt(3) -15%412 9441 219 924

Lire la suite


07 nov.

"The Kid", premier long métrage de Chaplin

Réalisation, Scénario, Production : Charlie Chaplin
Musique : Charlie Chaplin, Tchaïkovski
Durée : 50 minutes
Date de sortie : 1921
Avec: Charlie Chaplin (le vitrier), Jackie Coogan (l'enfant), Edna Purviance (mère de l'enfant)
La phrase d'introduction résume à elle seule The Kid: Un film avec un sourire, et peut-être aussi une larme.

Le sourire pour Charlot, la larme pour Charlie Chaplin.

Lire la suite


06 nov.

Box-office week-end semaine 44

Voici les chiffres week-end d'une grosse semaine pour le box-office. Si ca ne fait aucun doute que Prête-moi ta main fera plus d'un million, ca va être un peu juste pour Ne le dis à personne. Même le dernier Woody Allen démarre fort.

  1. Prête-moi ta main = 941 081
  2. Ne le dis à personne = 746 652
  3. Les Rebelles de la forêt = 399 132
  4. Azur & Asmar = 321 938
  5. Scoop = 289 543

plus loin dans le classement on trouve: Indigènes avec 144 640 entrées, Poltergay qui réalise 134 972 entrées et Le Diable s'habille en Prada fait 120 133 spectateurs de plus.


03 nov.

Analyse Box-office France semaine 43

un box-office étalé
Avec 11 films qui réalisent plus de 100 000 entrées, d'habitude c'est entre 6 et 8, il n'y a pas vraiment de gagnant au box-office cette semaine.
c'est l'heure des enfants
On s'en doutait, vacances scolaires riment avec enfants au cinéma. Du coup ca redonne un peu de couleurs aux Rebelles de la forêt qui passe en tête avec une progression de 52%. La moyenne redevient juste correct (778 s/c) et cela laisse espérer une carrière de type Cars (2 000 000 en fin de carrière tout de même). Ce film devrait faire entre 1,5 et 2 millions en fin de carrière ce qui est surement décevant vu la promo et le nombre de copies en circulation (626). Un film d'animation 3D n'est vraiment plus un sésame pour cartonner au box-office.

Lire la suite


03 nov.

"Le petit lieutenant", succès réel ou imaginaire ?

Réalisé par Xavier Beauvois
Avec Nathalie Baye, Jalil Lespert, Roschdy Zem
Film français.
Genre : Policier
Durée : 1h 50min.
Distribué par Mars Distribution
Budget: 4.4 M€
L'histoire en deux mots
Antoine (Jalil Lespert), fraichement diplomé de l'académie de police, monte à Paris à la recherche d'action. Il sera intégré dans le groupe de Caroline Vaudrieu (Nathalie Baye) qui revient dans le service après avoir vaincu son problème d'alcoolisme. Vaudrieu s'attache rapidement à ce "petit lieutenant" qui à encore les yeux remplis d'ideaux ...

Lire la suite


01 nov.

Box-office France semaine 43

Vacances obligents, les films d'animations font le pleins de spectateurs, avec tout de même un +52% pour Les rebelles de la forêt qui évite de peu une exploitation catastrophique.
Dans l'ensemble les films se maintiennent bien, il y a même Le Diable... qui progresse de 1%.

Lire la suite


01 nov.

The legend of the Lone Ranger

 En 1981, j'ai eu la chance de voir un Ovni lors du festival du film américain à Deauville : "The Legend of the Lone Ranger" .
Ce film aurait mérité d'être le nouveau Rocky Horror Picture Show !
Durant les premiers 3/4 d'heure, on y voit tous les poncifs du western : paysages, massacres par les méchants, gentils indiens ...

Lire la suite


30 oct.

Box-office week-end S43

vacances obligent, le top week-end reprend des couleurs. Les rebelles de la forêt passe en première position et progresse de 17%.

  1. Les rebelles de la forêt 345 212
  2. Azur et Asmar 301 352
  3. Poltergay 222 713
  4. Indigènes 210 104
  5. Mémoire de nos pères 205 823


O Jérusalem chute de 51% comme L'homme de sa vie
La suite mercredi ...


30 oct.

Anything Else - Woody Allen en double

Il y a quelques temps, j'analysais "Harry, un ami qui vous veut du bien" sous l'angle du personnage imaginaire qui aide le héros à régler ses problèmes ; il y a un autre film, sorti 3 ans plus tard, qui peut être vu sous cet angle : Anything Else, de Woddy Allen ...


Dans ce film, Jerry, le héros joué par Jason Biggs, est un jeune écrivain, qui hésite entre partir vers l'ouest, où des opportunités pofessionnelles se dessinent, ou rester à NYC, avec sa copine (C.Ricci) .
Il rencontre alors un vieux écrivain, joué par W.Allen, qui vivait à NYC, d'où il est parti pour faire carrière à l'ouest, et qui va lui servir de mentor, lui ouvrant les yeux sur : sa copine, son avenir, son impressario, ...

Ca ne choque pas tout de suite, mais le personnage joué par W.allen se nomme : Dobel !
Alors, on peut revoir le film avec cette nouvelle approche : Dobel est en fait Jerry vieux, venu du futur, et ayant vécu tout ce que Jerry n'ose pas faire, pour lui prouver qu'il doit le faire .
Mais ce qui est surtout épatant, c'est que Dobel est en fait totalement invisible pour tous les autres personnages : et pour cause il n'existe pas ...(revoyez le fim sous cette optique, et vous pourrez le constater).
Si on a le même type de situation dans le sixième sens - à savoir que personne ne voit B.Willis - la différence notable : dans ce dernier, la clé nous est donné à la fin (et nous donne envie de revoir le film), alors que dans Anything Else, rien n'est dit. Le film s'auto-suffit dans ses répliques, son jeu d'acteurs, ses situations, ... ; mais en plus, on est libre d'en avoir cette interprétation. Et c'est cette finesse du propos qui place W.Allen dans le top des scénaristes-réalisateurs.
Merci .


27 oct.

Analyse Box-office France semaine 42

les stars d'hier ...
Sont toujours les stars d'aujourd'hui. Indigènes est encore premier avec 390 940 entrées de plus et une bonne moyenne par copies (669), je pense que les 3 millions vont être durs à atteindre mais c'est tout de même un très beau parcours. Le diable... et ses -23% en 4ème semaine se tient bien (cf. la critique de Julie), les vacances lui permettront peut être d'atteindre les 2 millions mais la concurrence est rude et les nouveautés nombreuses, quoiqu'il en soit il en sera très proche.

Lire la suite


26 oct.

Le diable s'habille en Prada

Ce ne sont pas vraiment les qualités extrinsèques de ce film qui sont à déplorer.
Meryl Streep (alias Miranda Priestly) en patron-dragon joue plutôt bien.
Le rythme du film n'est pas mauvais non plus. On voit progressivement la jeune Andy Sachs (Anne Hathaway, récemment vue dans Brokeback Mountain), d'abord pleine d'idéaux, plonger dans les âbimes du monde démoniaque du journalisme de mode. Les personnages secondaires sont assez soignés (Emily, l'assistante principale, Nate, l'amoureux bouseux, Nate, le pote homo qui a du goût).
Seulement voilà, le film n'est pas bon, mais alors pas du tout.
On peut s'en étonner vu les qualités décrites plus haut?
La morale sous-jacente du film est tout bonnement insupportable.
Rapidement pour le pitch: Andy veut devenir journaliste et est prête à tout pour le devenir. Elle accepte donc un poste de sous-assistante de Miranda Priestly à la tête d'une très grande revue de mode alors même qu'elle est notoirement réputée pour sa froideur, ses exigences et sa rigidité.
Mais Andy, opiniatre, s'accroche en se fixant le challenge impossible de rester à tout prix.
Mais voilà, la petite vend son âme au diable et se met à porter du Prada. Elle finit même par ressembler à cette patronne si détestable.
Et là, le film dénonce certaines valeurs en les mettant en parallèle avec celles dont il fait l'apologie.
Le travail et l'ambition (et la mode?) nuisent à l'amour, à l'amitié, à la famille et aux idéaux. En gros, ils sont contraires aux bonnes moeurs.
Le film va jusqu'à opposer le copain (bouseux) cuistot sympa en jean basquettes avec un jeune écrivain branché, beau et plein d'avenir( mais qui en fait est très méchant).
Andy est blâmée pour avoir trop travaillé pour les méchants et avoir perdu de vue les fondamentaux.
A priori pourquoi pas?
Seulement le film est une simple peinture caricaturale du milieu de la mode et au lieu de soigner avec subtilité son propos, il s'engouffre dans des clichés bidons et manichéens.
Il finit certes par une petite touche d'espoir: l'esquisse de sourire sur les lèvres de la sévère Miranda Priestly quand elle voit partir la jeune Andy de son journal de mode pour embrasser la profession de journaliste d'opinions.
Le diable ne serait pas si méchant que ça et aurait même du coeur.
Mais même cette dernière image est "cliché".
Doit on rappeler au réalisateur David Frankel que l'Art est dans la subtilité et le raffinement?
Car il semble l'avoir oublié.

note de Julie : 08/20

propulsé par DotClear