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l'avis de Julie |
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Voilà un joli film, simple, sensible qui aurait mérité de sortir sur les écrans à un autre moment de l'année que l'été.... Il mérite le détour et les égards du public. Tout d'abord l'idée de base est plutôt originale: Voilà réunis, dans l'ordre chronologique, les 5 moments clés de la vie d'une famille, le moment clé de chacun de ses membres. Pour mieux les comprendre chacun et pour apprendre à aimer cette famille, le réalisateur a saisi ces instants importants auxquels tout à chacun est confronté un moment dans son existence. Le moment où l'on quitte le domicile parental. Le moment où la jeune ado de 16 ans perd sa virginité. Celui, encore, où l'ado rebelle tombe amoureux. Il y a celui où une femme quarantenaire veut encore être désirée. Et puis celui, où un père vieillissant arrête la cigarette et contemple ses enfants devenus adultes. Ce sont ces 5 moments forts que le réalisateur a choisi de développer. Au centre de chacun d'eux, un protagoniste, d'abord l'aîné, puis la petite, ensuite le cadet (Raph,qui nous permet de retrouver, avec bonheur,
Marc-André Grondin, le merveilleux Zack de
C.R.A.Z.Y), la mère (interprétée par une
Zabou Breitman juste et grandie par la maturité) et enfin le père (joué à la perfection par
Jacques Gamblin).
Le moment clé n'est qu'un prétexte pour nous raconter l'histoire de la famille Duval de 1988 à 2000. On traverse donc les années 1990, l'époque grunge. Mais le film n'adopte aucun propos politique ou sociologique pour autant. L'époque est en réalité sans importance. On est là comme on aurait pu être il y a 50 ans...La famille est au coeur de l'oeuvre, son unité, son éclatement, son évolution. Dans ce cercle "infernal" (si peu, en fait), chaque individu essaie de trouver sa place, l'un par rapport à l'autre. Les frères et soeur entre eux, les parents avec les enfants, et puis le père et la mère en tant que couple. Beaucoup de choses sont dites, peut-être un peu vite.
On pense à la rancune d'un fils par rapport à son père (
Jacques Gamblin avec son père, et Albert, l'aîné, avec le sien). On pense à l'impossible communication entre une mère et sa fille. On voit aussi l'usure du temps dans un couple mais la force de celui-ci, l'amour qui dépasse la passion. Les choses sont vues, bien vues d'ailleurs, un peu survolées, c'est vrai. Mais la faute au format d'un film. Et puis, après tout, n'est-il pas seulement question de regarder, par le trou d'une serrure, la vie d'une famille?
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