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l'avis de Julie |
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Ceux qui regrettent leurs 15 ans doivent certainement avoir des trous de mémoire ou vivre encore dans le déni...
Riad Sattouf en nous livrant son premier film,
Les Beaux Gosses, est là pour nous le rappeler. Sans concession, ni finesse, avec un réalisme poussé à son paroxysme, il dresse, au travers d'une galerie de personnages détonants, le portrait de l'adolescence avec son lot de boutons, de complexes, de frustrations et sa surdose d'hormones. Bref, rien n'est épargné dans cette description crue, visuelle et pourtant non dénuée de charme....
Gros plan sur un couple d'ado en train de se "galocher", que dis-je, de se lécher le visage à s'en crever les boutons d'acné. Le ton du film est vite donné. On est loin du côté glamour de
Lol ou de
La Boum. Loin de l'impressionnisme de
La Belle Personne. Le temps de cette première scène, vous l'aurez déjà compris,
Riad Sattouf ne fait pas dans la dentelle et c'est bien comme ça. Deuxième plan sur le visage boutonneux de deux autres adolescents aux coupes de cheveux improbables, en train d'assister à la scène du baiser. Nos deux compères, Hervé et Camel, désoeuvrés, cherchent un moyen de passer, enfin, "à l'acte", du moins à la première phase...
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