Beto, un père de famille débrouillard et pédaleur, a l'idée que les touristes brésiliens pourraient avoir besoin de toilettes pour satisfaire leurs besoins. Il décide donc de construire dans son jardin, qui est sur la route du lieu de rassemblement pontifical, des toilettes payantes.

Si je vous dis que la photographie est de César Charlone, né en Uruguay, et directeur de la photographie de La Cité de Dieu de Fernando Meirelles alors vous comprendrez que ce petit film vaut vraiment le déplacement.
Les ciels sont couleur de plomb. Contrastes violents. Les pauvres sont gentils et les policiers sont méchants. Quant au Pape, il ne verra rien de ces petites gens et ne saura jamais rien de l'espoir qu'elles ont mis dans les retombées terrestres de sa visite.

Et puis emporté par les souvenirs, j'ai pensé à d'autres images : celles du cinéma réalité italien de l'après-guerre comme Le Voleur de bicyclette de Vittorio De Sica sorti en 1948 ou bien encore celles de Los Olvidados de Luis Buñuel sorti en 1950 ou bien encore celles de Antonio Das Mortes qui est un film brésilien réalisé par Glauber Rocha, sorti en 1969.
Toujours les images de très petites gens, très pauvres, dans leur lutte quotidienne pour la survie et un peu de dignité.

Alors que je vais terminer cet article je découvre que Les Toilettes du Pape a été présenté au Festival de Cannes 2007 dans la section Un Certain Regard. Lauréat du Prix Glauber Rocha de la Critique à La Havane, le film a également été sélectionné au Festival de San Sebastian où il a reçu le Prix Horizontes.
Vous comprenez maintenant la filiation!