"L'incroyable HULK": derrière la bête, un homme
Par Julie Buk, lundi 4 août 2008 :: Critiques :: #586 :: rss
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l'avis de Julie |
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Ses fortes émotions, quand elles ne sont pas contrôlées, ou, lorsqu'elles dépassent les limites du contrôlable, le transforment en une sorte de géant vert chevelu, plutôt colérique et effrayant. Pour échapper au général Ross et à l'armée américaine qui se croient propriétaires de la bête verte (censée être un super soldat, en réalité), Bruce se cache au fin fond d'un bidonville brésilien. C'est sans compter sur les pouvoirs de l'armée et du fameux général qui parviennent après une traque soutenue à retrouver le scientifique. S'ensuit une course poursuite sans précédent à travers le continent américain. Bruce se trouve, en cours de route, un nouvel ennemi, le mercenaire anglais Emil Blonsky. Il a, heureusement, quelques alliés, dont son ex-fiancée, Betty Ross, fille du général.
Si Hulk est sans intérêt, en revanche Bruce Banner est un homme attachant fait de chair et d'os. Avoir choisi, pour l'incarner, Edward Norton, a certainement été la meilleure idée du réalisateur. Car l'acteur sait jouer de son côté frêle, profond, perturbé, intellectuel. Être calme et sensible, le scientifique est à l'opposé de la bête verte qui prend sa place en cas de forte émotion. La bête n'est pas un moyen pour lui d'assouvir sa violence et sa colère. Il n'est donc ni fier ni satisfait de pouvoir endosser l'habit du géant vert. C'est en cela que le personnage de Bruce Banner est attirant. On est loin de la prétention de Iron Man voire de celle de Spiderman. Bruce Banner souffre tout simplement de sa transformation. Edward Norton incarne à la perfection cet être sensible et complexe qui souhaite redevenir normal.
Franchement crédible dans sa souffrance, il est l'amoureux meurtri le plus touchant aussi. Les scènes où il retrouve sa dulcinée, qui entretemps l'a remplacé, sont très réalistes. Liv Tyler est moins spectaculaire dans son rôle d'amoureuse contrariée mais remplit assez bien son office. Tim Roth incarne quant à lui à la perfection son rôle de mercenaire vaniteux et sans limite.
Notre bête verte est mieux réussie que celle de la précédente version. Loin d'être parfaite (de toute façon Hulk est moche), elle ne ressemble plus à cette animation digne d'un mauvais jeu vidéo qui avait tant coûté à la version de Ang Lee. Le film, en cela, gagne en qualité. Bien qu'affaibli par quelques petites imperfections (les recherches scientifiques de l'armée à l'origine de la transformation sont passées sous silence), le scénario est bien construit et les enchaînements sont plutôt cohérents. Bruce Banner sait s'entourer d'ennemis multiples et variés qui évitent au spectateur de sombrer dans l'ennui.
En définitive, L'incroyable Hulk, différent du film d' Ang Lee (qui, lui, avait mis en avant les origines du personnage et avait davantage laissé de place à l'homme), le complète et permet d'avoir du superhéros le moins convoité de Marvel une vision assez précise.
Si Hulk est sans intérêt, en revanche Bruce Banner est un homme attachant fait de chair et d'os. Avoir choisi, pour l'incarner, Edward Norton, a certainement été la meilleure idée du réalisateur. Car l'acteur sait jouer de son côté frêle, profond, perturbé, intellectuel. Être calme et sensible, le scientifique est à l'opposé de la bête verte qui prend sa place en cas de forte émotion. La bête n'est pas un moyen pour lui d'assouvir sa violence et sa colère. Il n'est donc ni fier ni satisfait de pouvoir endosser l'habit du géant vert. C'est en cela que le personnage de Bruce Banner est attirant. On est loin de la prétention de Iron Man voire de celle de Spiderman. Bruce Banner souffre tout simplement de sa transformation. Edward Norton incarne à la perfection cet être sensible et complexe qui souhaite redevenir normal.
Franchement crédible dans sa souffrance, il est l'amoureux meurtri le plus touchant aussi. Les scènes où il retrouve sa dulcinée, qui entretemps l'a remplacé, sont très réalistes. Liv Tyler est moins spectaculaire dans son rôle d'amoureuse contrariée mais remplit assez bien son office. Tim Roth incarne quant à lui à la perfection son rôle de mercenaire vaniteux et sans limite.
Notre bête verte est mieux réussie que celle de la précédente version. Loin d'être parfaite (de toute façon Hulk est moche), elle ne ressemble plus à cette animation digne d'un mauvais jeu vidéo qui avait tant coûté à la version de Ang Lee. Le film, en cela, gagne en qualité. Bien qu'affaibli par quelques petites imperfections (les recherches scientifiques de l'armée à l'origine de la transformation sont passées sous silence), le scénario est bien construit et les enchaînements sont plutôt cohérents. Bruce Banner sait s'entourer d'ennemis multiples et variés qui évitent au spectateur de sombrer dans l'ennui.
En définitive, L'incroyable Hulk, différent du film d' Ang Lee (qui, lui, avait mis en avant les origines du personnage et avait davantage laissé de place à l'homme), le complète et permet d'avoir du superhéros le moins convoité de Marvel une vision assez précise.




























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