Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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18 avr.

We bought a zoo (Nouveau départ), ou comment Cameron Crowe a définitivement perdu son mojo

  l'avis
de
Julie

Chers lecteurs, vous êtes sans savoir que Cameron Crowe a réalisé l'un de mes films préférés. Un coup de blues, une envie de sourire, une soirée plateau seule à combler, une envie de Tom Cruise sous l'un de ses meilleurs jours, et je connais la solution cinématographique. Je regarde Jerry Maguire. Je remercie Cameron Crowe pour ce film, ce bijou, cette pépite, cette inspiration, cette perfection. C'était en 1996. Depuis, il y a bien eu Vanilla Sky. Moins bon (Tom Cruise mis à part, évidemment). Le réalisateur avait encore su garder une patte bien à lui, une BO magique. De même pour Almoust famous qui l'avait précédé de peu. Et puis il y a eu Rencontre à Elisabethtown. Première pierre du réalisateur dans sa traversée du désert qu'il vient de confirmer avec We bought a zoo (Nouveau départ, en français. Décidément, la vie de ce film commençait mal avec un titre aussi laid original que traduit). Il n'y a pas que le souffre qui donne de la saveur à la bobine. Mais une chose est sure c'est que l'abus de sucre écoeure et nuit -très gravement- à la santé d'un film.

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15 avr.

Radiostars : a very good feel good movie

  l'avis
de
Julie

Quand un écrivain livre son premier roman, il se livre, il se dit. Ce grand déballage fini, il peut enfin passer aux choses sérieuses. C’est là que sa sincérité peut capter –enfin- l’attention du lecteur. Ce narcissisme de première plume, je ne le retrouve pas chez le réalisateur qui met en scène son premier film. Ce qui étouffe les mots sous un flot de détours inutiles, on le retrouve sous la forme bienheureuse de détails touchants dans l’œuvre cinématographique. Montrer n’est pas dire. Le spectateur perçoit, sourit, admire. La connivence suit quand le film est empathique, sympathique. Je repense avec un sourire aux lèvres et avec nostalgie à Un monde sans pitié (ma première fois seule au ciné. J’étais inspirée !). Œuvre personnelle, dose de soi, pour ne pas dire don de soi. Le spectateur montait sur les toits parisiens avec Hyppolite Girardot et participait à ses soirées improvisées dans son grand appartement parisien. Je repense avec un sourire aux lèvres à Je préfère qu’on reste amis (premier film de Eric Toledano et Olivier Nakache). Histoire d’amitiés improbable, drôle et touchante. Les opposés Depardieu/Rouve faisaient à eux deux l’équipe des serial noceurs à laquelle on voulait appartenir. Romain Lévy réussit le même tour, et de la même manière. En se livrant par petites touches et petits clins d’œil, son premier film, Radiostars, œuvre très personnelle, est une réussite mêlant subtilement l’humour au film de potes.

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01 avr.

Young adult: grandeur et déchéance d'une ex "Prom Queen"

  l'avis
de
Julie

Les "middle age movies", comme le nouveau film de Jason Ratman, Young adult, ont la saveur de l'authenticité surtout pour les spectateurs qui en sont le sujet. A la fin de la trentaine, visiblement, c'est l'heure des bilans. Il y a ceux qui ont plongé très tôt dans le schéma de "la vie rangée" parce qu'ils ont rencontré leur dulcinée sur les bancs du lycée/de la fac et qu'ils avaient alors envie de grandir. Pour ceux là, quarante ans sonne le glas. Il est toujours temps de changer de vie, d'avoir une seconde chance. Ceux là explosent pour ne pas imploser. Ils optent soit pour une nouvelle vie rangée soit pour un retour en arrière. Et puis il y a ceux qui n'ont jamais connu la vie de couple (ou bien un tout petit peu), qui n'ont jamais cessé de "night clubber", de profiter, de se saouler, de sortir, de partir en vacances, en week end sur un coup de tête. Ceux qui n'ont jamais eu à soucier que d'eux mêmes, ceux qui n'ont pas d'enfant. Leur vie d'adolescent ne cesse de se répéter, les années passant. A la trentaine, certains les envient, envient leur liberté. A l'aune de la quarantaine, si les adultes "à la vie rangée", les premiers, se damneraient pour troquer leur existence contre la leur, eux commencent à ressembler à de vieux garçons et à de vieilles filles. Les sorties, les beuveries, le vent de liberté n'ont plus la saveur d'avant. Et puis il y a Mavis Gary (magnifique et étonnante Charlize Theron) qui fait partie de la seconde catégorie des presque quarantenaires. Mais qui a cette particularité de ne pas vieillir et d'être restée bloquée dans l'espace temporel du lycée. A cette époque où elle connut son heure de gloire, Mavis Gary était l'une de ses "Prom Queen".

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