Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

04 mai.

"Les citronniers": des fruits au goût amère

  l'avis
de
Julie
Comment expliquer une guerre ancestrale et insoluble - celle qui opposent les israéliens aux palestiniens - sans tomber dans la caricature, sans prendre parti (ou presque)? Les Citronniers tient le pari et parvient avec objectivité et subtilité à montrer les antagonismes, le déchirement de deux peuples cousins et ennemis. Parmi ces Hommes qui luttent pour leur survie, pour leur terre, leur histoire, il y en a qui se positionnent autrement que par leur appartenance à un peuple, autrement que par le conflit politique. Ces gens, qui aimeraient vivre normalement et oublier le sang et les armes, comprennent à leurs dépens qu'une vie normale est impossible entre la Cisjordanie et Israël.

Lire la suite


01 mai.

"Iron Man"

A l'occasion de sortie de Iron Man, Moma de Comics Place reprend la plume et nous livre sa critique du film...
  l'avis
de
Moma
Ca y est, c'est sorti, c'est fait, c'est vu, Iron Man, on peut faire un croix en face. Que faut-il en penser ? Que doit-on dire ? Ca va être compliqué.
Ma seule erreur, est d'avoir vu autant de bandes annonces. Quand on fait un film à 150 millions de dollars, on a pas droit à la faute, du coup, Paramount et Marvel Studios en ont trop montré si bien que l'intégralité des scènes d'action sont dans les bandes annonces, d'où zéro surprise. C'est dommage.
Il est comment ce film ? Trop long (deux heures), trop bavard, il acumule les mêmes erreurs que Hulk en son temps, avec ce rajout de personnages qui ne sont pas issus du comics, et qui prennent trop d'importance.
La vraie bonne nouvelle, c'est Robert Downey Jr, grand acteur, il tient à lui seul la maison, il campe son rôle de Tony Starck à merveille, il est super bon, et ses lignes de dialogues sont calibrées pour faire rire, une vraie suprise.
Autres bonnes scènes, celles d'Iron Man en armure : il est beau et grand, c'est un plaisir. Malheureusement, il apparait 12 minutes sur les 120 que font le film, ca laisse le temps de bailler ou de finir ses pop-corn.
Iron Man n'est pas dans la catégorie des X-Men, Spider-Man ou Hellboy, il est plutôt dans celle des Hulk et des Daredevil, un peu raté, un peu brouillon, trop Hollywoodien et pas assez geek. Quel dommage de voir autant d'énergie réduite à néant par une volontée de faire un épisode de Grey's Anatomy alors qu'on voulait voir la suite de Transformers.
Décevant. C'est le mot. Décevant.

25 avr.

"Ca$h" ou la naissance du film Canada Dry...

  l'avis
de
Jérôme
Dans un grand moment d'égarement j'ai été voir Ca$h de Eric Besnard. J'avoue, j'ai fait confiance aux 3 étoiles d'Allociné. Je sais pourtant que le distributeur publie de fausses critiques pour augmenter artificiellement le nombre d'étoiles de son film. Je savais mais j'ai fait confiance. Pauvre de moi.
L'histoire en deux mots est celle d'une arnaque que met en place Ca$h (Jean Dujardin qui fait ce qu'il peut) pour venger son frère mort à la suite (justement) d'une arnaque. Le frère c'est Clovis Cornillac qui réussit à être énervant en ne jouant que 2 minutes. Ca a le mérite de planter rapidement le décor du film.
On sait que le film louche sur le côté glamour / classe / décontracté / alambiqué de la série des Ocean's. Hélas, Eric Besnard n'est pas Steven Soderbergh. On ne peut pourtant pas lui reprocher de ne pas essayer: musique cool, split-screen, histoire compliquée, changement de rythme... Tout y passe pour nous faire passer ce Canada Dry pour de l'alcool. Il y a tout sauf une réalisation à la hauteur de la promesse. Le film n'a pas de style, la lumière rend les acteurs moches (pauvre Valéria Golino et Jean Reno) et la direction est paresseuse. Jean Reno est totalement inexpressif. Il y a tout de même Alice Taglioni qui fait ce qu'elle peut pour s'éviter de sombrer avec le reste de ses compagnons d'infortune. Jean Dujardin s'en sort aussi et c'est là que l'on reconnait les grands acteurs: être bon dans un mauvais film.
Dommage car pour une fois le scénario n'est pas le responsable du naufrage de ce film paresseux.


14 avr.

"Les toilettes du Pape": la lutte quotidienne des petites gens

  l'avis
de
dBuk1000
très bien
Voilà un délicieux et très émouvant film originaire de l'Uruguay pays dont la production cinématographique est plutôt anémique. Au fait c'est où l'Uruguay?
Petit pays coincé entre deux géants : au Nord le Brésil et au Sud et à l'Ouest l'Argentine et dont la très grande majorité de la population est issue de très pauvres émigrants venus d'Espagne et d'Italie.
Le film est inspiré d'un fait réel qui s'est déroulé à Melo, petite ville à 60 km de la frontière avec le Brésil.

Ce film nous raconte l'histoire de très pauvres contrebandiers à bicyclette qui font des allers-retours quotidiens avec la ville brésilienne d'Aceguá en passant toutes sortes de produits et de biens de consommation. À l'occasion de la visite du pape Jean-Paul II en Uruguay en 1988, cette population, illusionnée par les médias qui font courir le bruit sur la prétendue venue de milliers de Brésiliens voisins, se met à espérer d'un grand jour où soudain le petit commerce pourrait les aider à sortir de leur condition. Et tous ces pauvres se mettent à confectionner des tonnes de chorizo, gâteaux, grillades pour nourrir les pèlerins venus du Brésil.

Lire la suite


30 mar.

"Beaufort" de Joseph Cedar

  l'avis
de
dBuk1000
très bien
Le festival du film israélien s'est ouvert sur BEAUFORT, film très dérangeant sur l'absurdité des dernières minutes de la guerre.
BEAUFORT , film du cinéaste israélien Joseph Cedar, Ours d'Argent du meilleur réalisateur au festival de Berlin 2007 et nommé aux Oscars 2008.
BEAUFORT, le nom d'une ancienne forteresse des Croisés construite au sommet d'une montagne du Sud Liban dont la position stratégique eut comme conséquence de nombreux combats pour son controle au cours des siècles.
BEAUFORT, le cadre d'une nouvelle bataille lors de la "première guerre" menée par Israel au Liban en 1982 et le dernier avant poste de l'armée d'Israël avant son retrait en mai 2000.

Lire la suite


27 mar.

"3 heures 10 pour Yuma": le bon et le truand

  l'avis
de
Julie
Pas mal
Tous ceux (et celles) qui aiment le Far West, les cow-boys, les indiens, les saloons, la poussière du désert d'Arizona, les fermiers bouseux désargentés, les hommes sans foi ni loi, en d'autres termes les bons vieux westerns d'antant seront servis... 3 heures 10 pour Yuma n'est rien d'autre qu'un western dans toute la beauté de l'art.
La femme n'a pas de place dans cet univers pétri de sueur, de sang et de poussière. Ici c'est le règne de l'homme viril, le cow boy, le vrai, celui qui n'a peur de rien, celui qui vole, qui détrousse les carioles, c'est aussi le règle de l'homme honnête, de l'homme d'honneur.
Ben Wade (joué par un Russel Crowe pas très inventif) , bandit de grand chemin, recherché dans tout le pays et Dan Evans (joué par un Christian Bale qui sait très bien susciter la pitié), fermier à la faillite, qui, pour une poignée de dollars et sauver les siens, part escorter ledit bandit jusqu'à Contantine, dans l'attente du train de 3 heures 10 pour Yuma, réunissent à eux deux toutes les caractéristiques de cet homme.

Lire la suite


19 mar.

"A bord du Darjeeling Limited": trois hommes et un train

  l'avis
de
Julie
Pas mal
Simple et sans prétention, le nouveau film de Wes Anderson fera passer un agréable moment aux spectacteurs. Si son scénario n'est pas des plus fouillés et son intrigue pas spécialement fascinante, il reste néanmoins très authentique. Il suit le parcours de trois frères à bord du Darjeeling Limited, à travers l'Inde.
L'aîné, fortement amoché (joué par un très sincère Owen Wilson), décide de réunir ses deux petits frères (campés respectivement par Adrien Brody et Jason Schwartzman) qu'il n'a pas revus depuis l'enterrement de leur père. Le rendez-vous qu'il leur donne est des plus originaux: à bord d'un train coloré, au fin fond d'une Inde accueillante et généreuse.

Lire la suite


02 mar.

"There will be blood": autour d'un homme

  l'avis
de
Julie
Bof
Décrit comme un chef d'oeuvre, le nouveau film de P.T Anderson qui a des vagues allures de No Country for old man décevra ceux qui s'attendaient à voir un monument du cinéma.
On pourrait pourtant s'atteler facilement à la tache de faire l'éloge de ce film étrange. Dès ses premiers instants une ambiance tendue et stressante est mise en place par le réalisateur.
Trou noir au fin fond d'un désert américain dans lequel un homme descend, seul. Déjà la tension monte. L'homme n'a peur de rien. Visiblement trop pugnace pour s'interroger sur les risques à prendre, l'homme frappe sur la pierre noire encore et encore. Quelques outils archaïques à la main, il frappe jusqu'à attendre voir l'or noir jaillir. Daniel Plainview a enfin son premier puits de pétrole. Les années passent, les puits s'accumulent. L'homme n'est plus seul. Il a récupéré dans le désert un bébé dans un panier. L'enfant de l'un de ses ouvriers mort au fond d'un puits. Les conditions de travail sont dures. Mais rien n'arrête l'homme, la machine. L'ambition de l'homme le pousse dans un désert encore plus reculé, au milieu d'une colonie de fervents illuminés, à étendre le champ de ses puits.

Lire la suite


27 fév.

"Paris", là où bat le coeur des Hommes

Paris   l'avis
de
Julie
Bien
Triste et déprimant, le nouveau film de Cédric Klapisch, Paris, change des précédents Auberge espagnole, Ni pour ni contre et autres Poupées Russes.
Le réalisateur semble avoir le vague à l'âme, le mal à l'âme.
Le temps qui passe, la fin de l'insouciance, l'âge adulte, les vrais problèmes, existentiels, de santé, d'amour, de solitude sont ses nouveaux thèmes.
Le réalisateur quitte le jeune homme surexcité en quête d'identité (celui joué par Romain Duris, dans l'Auberge espagnole et dans les Poupées russes) pour retrouver un autre jeune homme (encore joué par un Romain Duris trenscendé), malade, peut-être condamné, qui souffre d'un mal au coeur et qui est écoeuré. Fenêtre ouverte sur un Paris chaleureux, qui lui tend les bras, avec ses histoires, le jeune homme vit sa vie par procuration. Amoureux de la vie dont il ne veut pas se séparer prématurément, il s'accroche à sa ville, aidé par une soeur altruiste mais malheureuse (jouée par la MAGNIFIQUE Juliette Binoche).
Tous les ingrédients du bon mélo semblent bien être tous réunis: Destins croisés autour d'une ruelle ou d'un marché de l'Est parisien - seul le quartier latin et le marché de Ringis semblent tolérés aux côtés de Bastille et de Belville dépeints comme le vrai coeur de la ville des lumières-, vues imprenables d'une ville à la fois immense, froide et conviviale.

Lire la suite


06 fév.

"Juno" en toute simplicité

Juno   l'avis
de
Julie
Bien
Juno, dernière pépite du cinéma indépendant américain, a tous les attraits de la petite comédie fraîche et sympathique susceptible de plaire à un large public.
Sans fard ni paillettes, le réalisateur ne cherche pas à faire illusion: il nous raconte, en toute simplicité, l'histoire d'une jeune adolescente de 16 ans qui, entre un cours de sciences nat et une visite au centre commercial, tombe enceinte après avoir fait perdre sa virginité à son meilleur ami, fan de tic tac à l'orange.
Le film parcourt les mois de cette grossesse en suivant le cheminement de Juno face à l'évènement: la nouvelle, son annonce à l'entourage, la décision d'avorter, celle de faire adopter, les liens avec la famille d'adoption, la métamorphose physique et psychique.
Juno reste une jeune fille et surtout a conscience de son jeune âge, de ses envies, de ses limites. Elle sait et ne se cache pas derrière son jean, ses baskets et ses cheveux mal coiffés. Elle ne masque pas pour autant son ventre grossissant qu'elle ne porte jamais comme un fardeau. Juno n'est pas grave. Mais Juno n'est pas inconsciente. Elle assume tout simplement son état. Il faut dire qu'elle est entourée d'une famille plutôt compréhensive et sympa. Qui n'aurait pas rêvé d'un tel père et d'une telle belle-mère?

Lire la suite


29 jan.

"No country for old men" - Thank you Brothers

No country for old men   l'avis
de
dbuk1000
Bien
Si vous passez du côté de El Paso - Texas, tout près de la frontière avec le Mexique, attention où vous mettez les pieds. Il pourrait vous arriver des bricoles.
Graves, très graves du genre " voyage sans retour, regrets éternels".
C'est un coin triste à mourir!!!!
Un paysage de désolation semi désertique.
Avec des clôtures en fil de fer. Des pick-up pourris.
Comme dans les bons vieux westerns.
Sauf que le coin est devenu particulièrement malsain car il est le terrain de jeux d'un grand très très méchant.
Du genre serial killer.
Sauf que lui il tue comme vous respirez.
C'est sa nature; on pourrait dire son code génétique.

Lire la suite


19 jan.

Reviens moi, amour, mensonge et guerre

Reviens-moi   l'avis
de
Julie
Bof
Reviens moi, le second film tant attendu de Joe Wright est une véritable déception. Dès les premiers instants du film, l'esthétisme trop poussé et l'opiniatreté du réalisateur laissent présager le pire. Le spectateur attend le dénouement heureux d'une réalisation prétentieuse. Vainement. Rien ne sort de ce flot d'images plaquées, de cette musique qui retentit comme un métronome. Est-ce dû à un scénario vide et sans substance? Certainement.

Lire la suite


17 jan.

"Into the wild" le destin d'un homme libre

Into the Wild   l'avis
de
Julie
Chef d'oeuvre
Film choc, Into the wild marquera à tout jamais les spectateurs. Par sa photo sublime, sa bande originale adéquate, ses personnages, son histoire, son rythme. Sa durée, plus de 2 heures 30, ne doit pas repousser les curieux. Car le temps passe vite, même trop, face à ce flot d'images magnifiques.
Le voyage initiatique de Chris (Emile Hirsch) que nous dévoile Sean Penn ne laisse pas le spectateur passif, au contraire. Ce dernier est baladé dans les quatre coins d'une Amérique. Grandeur, splendeur, rencontres, solitude, rancunes, implosion sont les éléments constitutifs du chemin que s'est tracé Chris.
Fraichement diplomé, âgé de 21 ans, le jeune homme décide de tout quitter et de traverser les Etats Unis sans un sou en poche. Son objectif ultime: atteindre l'Alaska par tous les moyens. Sa carte identité détruite, l'intégralité de ses économies versées à une oeuvre de charité, ses derniers dollars brûlés, sa voiture abandonnée, il quitte père, mère et soeur. Il renonce à un avenir brillant. Il veut rompre avec une vie, une famille, des apparences qui l'ont déçu pour tendre vers l'essentiel, la racine des choses, l'essence de la vie. Vivre sans dépenser, rencontrer sans s'attacher. Parcourir les chemins sans jamais se retourner. Chris est libre. Mais la liberté dont il veut jouir est celle qui ne se partage pas. Il croit, à tort, que c'est dans sa solitude, avec pour seule compagne la mère Nature, qu'il atteindra le sumum de cette liberté.

Lire la suite


15 jan.

"Gone baby gone" autour des frères Affleck

Gone Baby Gone   l'avis
de
Julie
Bon
Pour son premier film en tant que réalisateur, Ben Affleck nous offre un film abouti, percutant, dérangeant. En éveillant tant de curiosité et d'intérêt chez le spectateur, il ne laissera plus le souvenir d'un acteur aux choix douteux. Par le choix d'adapter le roman éponyme de Dennis Lehane , il s'est d'emblée soumis à la comparaison de Clint Eastwood qui avait, pour sa part, adapté Mystic River. Le pari est gagné puisque son film est aussi sombre et profond.
A l'instar de Mystic River, Gone baby gone traite d'un sujet douloureux: l'enfance maltraitée. Boston, ses quartiers sombres. Une enfant de 4 ans est kidnappée depuis trois jours. La mère alcoolique et droguée ne sachant pas gérer la situation, la police ne faisant pas preuve de pugnacité, son oncle et sa tante décident d'engager deux détectives privés pour partir à sa recherche, Patrick Kenzie (Casey Affleck) et Angie Gennaro (Michelle Monaghan).

Lire la suite


15 jan.

"La visite de la fanfare"

La visite de la fanfare   l'avis
de
dbuk1000
Bon

Au commencement il y avait les huit musiciens de la fanfare de la police d'Alexandrie.
Lumineux dans leur uniforme bleu roi chamarré.
Ils débarquent à l'aéroport de Tel Aviv.
Ils ont été invités à donner un concert de musique orientale lors de l'inauguration du centre culturel arabe de la ville de Petah Tikva.
Sauf que personne ne les attend à leur arrivée.
Echoués dans ce pays inconnu, une langue inconnue avec des habitants ex- ennemis dont on doit se méfier.
Alors le chef , fier comme Artaban, décide de se débrouiller car il est bien connu que la fanfare de la police d'Alexandrie en a vu d'autres!
Et c'est la langue anglaise qui servira de médiateur.
L'anglais parlé par des égyptiens et entendu par des israéliens.
Ou bien l'anglais parlé par des israéliens et entendu par des égyptiens.
Et c'est comme ça que la troupe se retrouve - suite à une mauvaise prononciation- à Beit Hatikva ( la maison de l'espoir) une minuscule ville de développement en plein désert.

Lire la suite


propulsé par DotClear