Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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25 fév.

12 years a slave

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de
Julie

Il n'y a bien que des temps forts dans ce long, beau et douloureux film de Steeve Mc Queen. Derrière la petite histoire (celle d'un homme, Solomon Northup, redevenant esclave, après avoir été enlevé et vendu de force par des négriers à des exploitants de coton dans le Sud des Etats-Unis, à la première moitié du 19 ème siècle ) et la grande (celle de l'esclavage, de la condition du peuple noir aux Etats-Unis au 19ème siècle), il y a la description de ce que peut être l'homme.

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25 fév.

American Bluff

  l'avis
de
Julie

Ce film est assez déroutant, il a l'énergie d'un Casino, Amy Addams n'ayant rien à envier à Sharon Stone. La mise en scène a l'efficacité d'un Ocean Eleven. Les acteurs jouent à la perfection (évidemment mention spéciale à Christian Bale), dirigés par un réalisateur qui n'a plus rien à prouver (Silver Linings playbook l'année dernière, The Fighter un peu avant) et qui sait fidéliser sa jolie troupe (Christian Bale, Jennifer Lawrence, Bradley Cooper).

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02 oct.

Blue Jasmine: une autre femme

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de
Julie

Près de 15 mois sans écrire une ligne. L'envie de partager avec vous, Chers lecteurs, mon avis sur certains films n'a pourtant pas disparu pendant ce long laps de temps. Je choisis le dernier film du grand Woody Allen pour livrer ces quelques lignes. Ce choix n'est pas anodin. Car ceux qui sont déjà venus par ici savent que parmi le panthéon de mes films préférés figure Interiors, l'un des meilleurs films offerts par Woody Allen. Blue Jasmine m'a fait penser à Interiors. Une bonne dose d'angoisse et d'introspection en moins. Sans être toutefois léger, le dernier film de l'auteur plonge, une fois encore, dans les méandres de la mélancolie et de la dépression d'une femme.

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22 juil.

The Amazing Spiderman : Spiderman, tout simplement

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de
Julie

Qualifié de superfétatoire voire d’inutile par certains, apprécié pour sa grande fidélité aux comics par d’autres, The Amazing Spiderman, version 2012, avec Andrew Garfield substitué à Tobey Maguire en homme araignée, n’a, il est vrai, rien d’étonnant ni d’innovant. Et pour cause, difficile, de passer à côté du postulat de base et de l’incroyable histoire de cet adolescent qui, du jour au lendemain, après avoir été piqué par une araignée modifiée génétiquement, se découvre des dons de super héro. Pourtant, à la différence du premier volet de la trilogie de Sam Raimi où très vite la métamorphose s’opérait et où l’intrigue était resserrée non sur Peter Parker mais sur Spiderman, le film de Marc Webb, lui, prend son temps sur « l’avant ».
Comme pour mieux nous faire comprendre les origines du super héro, plus du premier tiers du film est consacré à l’enfance de Peter Parker, à la séparation d’avec ses parents, au métier secret du père, à la mort de ses parents, à la solitude de l’adolescent. On le voit grandir, évoluer dans son lycée, sans ami. Le prologue s’achève avec la découverte de la sacoche du père disparu dans laquelle Peter découvre des coupures de journaux, des noms, des projets scientifiques. Il décide alors de mener une enquête pour rechercher les protagonistes que côtoyait son père avant de disparaître.
Quand il visite l’entreprise Oscorp qui est à l’origine des travaux scientifiques menés par son père et Curt Connors, Peter est piqué par une araignée. Sa métamorphose commence alors progressivement.

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02 juin.

Cosmopolis: Plongée dans l'ennui

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de
Julie

Moins de six mois après A dangerous method, David Cronenberg nous revient déjà avec un nouveau film : Cosmopolis. Très attendu, surtout par ceux qui avaient été déçus par le précédent. C’est vrai que A dangerous method était un film différent de ceux auxquels le réalisateur nous avait habitués. Moins subversif, plus académique, plus froid. J’avais été personnellement conquise. L’attente de Cosmopolis était quand même grande pour moi. L’on m’avait annoncé un chef d’œuvre qui plus est avec, en acteur principal, Robert Pattinson. Ceux qui ont déjà traîné ici ces dernières années savent que je suis une fan inconditionnelle de Twilight et que Edward Cullen est plutôt mon genre…
Une semaine avant sa sortie, les articles dithyrambiques se succèdent les uns aux autres. On crie au chef d’œuvre. Robert Pattinson serait transcendé. Et puis des bruits courent depuis la Croisette que le film est raté. En y allant, je savais déjà qu’il n’était pas consensuel. J’avais donc décidé de m’armer psychologiquement. Malgré tous les efforts que j’ai déployés pendant une heure 45 pour comprendre, regarder, écouter, me laisser porter, je suis sortie dépitée, ennuyée, vide de toutes sensations, vidée et déçue par Robert Pattinson.

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27 mai.

De rouille et d'os: des corps et des maux

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de
Julie

Jacques Audiard montre d’abord l’insoutenable. Un père, Ali, et son enfant, Sam, sans toit. Un père qui fait les poubelles du train qui les descend dans le sud. Il montre l’irresponsabilité (le père semble oublier parfois qu’il est père, que son enfant l’attend, livré à lui), la fragilité (l’enfant, sa petite tête blonde angélique, ses sandales rouges sales). Il montre la pauvreté et l’humilité ensuite. La sœur chez qui ils retrouvent refuge, dans le sud de la France, est caissière. Son mari routier. Ils vivent simplement dans une petite maison qui a des allures de caravane. Elle récupère les invendus fraîchement périmés pour se nourrir au quotidien. Le frère et la sœur se parlent sans manière. Ils n’en ont pas. Et pourtant elle l’accueille, lui donne un toit, le nourrit lui et son enfant sans histoire. Jacques Audiard montre crûment la pauvreté, des êtres bruts, la difficulté de vivre au quotidien. C’est d’abord le personnage d’Ali qu’il brosse. Un être brut, animal, qui semble avoir poussé sans tuteur. Un homme sans manière, sans éducation ni délicatesse. Et puis il y a la rencontre, un soir, entre lui et Stéphanie, dans la boîte de nuit où il est devenu videur.

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16 mai.

The Vow (Je te promets): redevenir ce que l'on est

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de
Julie

Une nouvelle comédie romantique made in USA, et évidemment, la romantique si peu refoulée que je suis a couru voir ce nouveau "carton du boxe office". Peu romantique, ni comique, The Vow (évitons d'emblée le nom français du film, cette horreur de "Je te promets", interchangeable et oh combien oubliable!) est un pur produit outre atlantique. Un film papier musique. Celle qui coule, qui se déroule, qui sonne juste. Et pourtant, les réfractaires, les indécis, les mécontents, les dubitatifs seront étonnés d'apprendre que cette histoire en forme de coeur est vraie. Le monde dans lequel nous vivons est dur. Mais il existe encore des petites étoiles qui brillent dans le ciel et qui font suffisamment rêver des cinéastes pour décider de s'en emparer pour en faire des toiles. La romantique assumée aime bien. Pas tant que ça. Et je vais vous dire pourquoi.

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07 mai.

The Avengers: L'union fait la force

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de
Julie

Les films de super héros sont inégaux. J'ai déjà écrit quelque part ici tout le bien que je pensais de Batman, The Dark Knight, de Spiderman I et II. Toute la déception qu'avait provoquée chez moi Spiderman III et Iron man II. Tout le ridicule suscité par Les Quatre fantastiques (les deux épisodes, évidemment). Mais de manière quasi-systématique, quand un super héros devient un film, j'y cours. L'univers des comics sur grand écran c'est l'occasion rêvée de s'échapper, de jouir impunément de son côté geek ado attardé(e). Avec The Avengers, Joss Whedon (père de Buffy, the vampire slyer), c'est l'apothéose, le feu d'artifice assuré. L'année dernière, l'on avait laissé Thor dans le monde des dieux perché dans des cieux lointains avec un frère adoptif plein de rancoeur et un amour terrestre contrarié. Le film n'avait pas emballé la critique (pour ma part, il ne m'avait pas déplu; son côté kitsh et décalé en avait fait un Marvel un peu à part) mais il était la dernière pierre angulaire de la machine Avangers mise en marche des années auparavant. Il y a d'abord eu Hulk (celui avec Eric Bana, le meilleur), puis Hulk encore (celui avec Edward Norton, réussi aussi). Il y a eu Iron Man (joli revival de Robert Downey Junior et très très accessoirement de Gwyneth Paltrow) et Iron Man II (dont j'ai pu déplorer un cabotinage incessant et franchement fatiguant). Il y a eu Captain América (qui ne m'a pas maintenue éveillée suffisamment longtemps pour que je puisse comprendre l'épisode Hibernatus du jeune héros de guerre). Puis il y a eu, et la boucle est bouclée, Thor dont le fameux frère, Loki, semblait prêt à tout pour se venger de ne pas avoir été désigné Roi de l'Univers. Manquaient à ce tableau de super héros Marvel, la Veuve noire et Oeil de faucon.

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18 avr.

We bought a zoo (Nouveau départ), ou comment Cameron Crowe a définitivement perdu son mojo

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de
Julie

Chers lecteurs, vous êtes sans savoir que Cameron Crowe a réalisé l'un de mes films préférés. Un coup de blues, une envie de sourire, une soirée plateau seule à combler, une envie de Tom Cruise sous l'un de ses meilleurs jours, et je connais la solution cinématographique. Je regarde Jerry Maguire. Je remercie Cameron Crowe pour ce film, ce bijou, cette pépite, cette inspiration, cette perfection. C'était en 1996. Depuis, il y a bien eu Vanilla Sky. Moins bon (Tom Cruise mis à part, évidemment). Le réalisateur avait encore su garder une patte bien à lui, une BO magique. De même pour Almoust famous qui l'avait précédé de peu. Et puis il y a eu Rencontre à Elisabethtown. Première pierre du réalisateur dans sa traversée du désert qu'il vient de confirmer avec We bought a zoo (Nouveau départ, en français. Décidément, la vie de ce film commençait mal avec un titre aussi laid original que traduit). Il n'y a pas que le souffre qui donne de la saveur à la bobine. Mais une chose est sure c'est que l'abus de sucre écoeure et nuit -très gravement- à la santé d'un film.

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15 avr.

Radiostars : a very good feel good movie

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de
Julie

Quand un écrivain livre son premier roman, il se livre, il se dit. Ce grand déballage fini, il peut enfin passer aux choses sérieuses. C’est là que sa sincérité peut capter –enfin- l’attention du lecteur. Ce narcissisme de première plume, je ne le retrouve pas chez le réalisateur qui met en scène son premier film. Ce qui étouffe les mots sous un flot de détours inutiles, on le retrouve sous la forme bienheureuse de détails touchants dans l’œuvre cinématographique. Montrer n’est pas dire. Le spectateur perçoit, sourit, admire. La connivence suit quand le film est empathique, sympathique. Je repense avec un sourire aux lèvres et avec nostalgie à Un monde sans pitié (ma première fois seule au ciné. J’étais inspirée !). Œuvre personnelle, dose de soi, pour ne pas dire don de soi. Le spectateur montait sur les toits parisiens avec Hyppolite Girardot et participait à ses soirées improvisées dans son grand appartement parisien. Je repense avec un sourire aux lèvres à Je préfère qu’on reste amis (premier film de Eric Toledano et Olivier Nakache). Histoire d’amitiés improbable, drôle et touchante. Les opposés Depardieu/Rouve faisaient à eux deux l’équipe des serial noceurs à laquelle on voulait appartenir. Romain Lévy réussit le même tour, et de la même manière. En se livrant par petites touches et petits clins d’œil, son premier film, Radiostars, œuvre très personnelle, est une réussite mêlant subtilement l’humour au film de potes.

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01 avr.

Young adult: grandeur et déchéance d'une ex "Prom Queen"

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de
Julie

Les "middle age movies", comme le nouveau film de Jason Ratman, Young adult, ont la saveur de l'authenticité surtout pour les spectateurs qui en sont le sujet. A la fin de la trentaine, visiblement, c'est l'heure des bilans. Il y a ceux qui ont plongé très tôt dans le schéma de "la vie rangée" parce qu'ils ont rencontré leur dulcinée sur les bancs du lycée/de la fac et qu'ils avaient alors envie de grandir. Pour ceux là, quarante ans sonne le glas. Il est toujours temps de changer de vie, d'avoir une seconde chance. Ceux là explosent pour ne pas imploser. Ils optent soit pour une nouvelle vie rangée soit pour un retour en arrière. Et puis il y a ceux qui n'ont jamais connu la vie de couple (ou bien un tout petit peu), qui n'ont jamais cessé de "night clubber", de profiter, de se saouler, de sortir, de partir en vacances, en week end sur un coup de tête. Ceux qui n'ont jamais eu à soucier que d'eux mêmes, ceux qui n'ont pas d'enfant. Leur vie d'adolescent ne cesse de se répéter, les années passant. A la trentaine, certains les envient, envient leur liberté. A l'aune de la quarantaine, si les adultes "à la vie rangée", les premiers, se damneraient pour troquer leur existence contre la leur, eux commencent à ressembler à de vieux garçons et à de vieilles filles. Les sorties, les beuveries, le vent de liberté n'ont plus la saveur d'avant. Et puis il y a Mavis Gary (magnifique et étonnante Charlize Theron) qui fait partie de la seconde catégorie des presque quarantenaires. Mais qui a cette particularité de ne pas vieillir et d'être restée bloquée dans l'espace temporel du lycée. A cette époque où elle connut son heure de gloire, Mavis Gary était l'une de ses "Prom Queen".

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23 mar.

Extrêmement fort incroyablement près: Le 11 septembre à travers les yeux d'enfant

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de
Julie

Extrêmement fort, incroyablement près, c'est d'abord, c'est surtout, mon roman préféré. Celui de Jonathan Safran Foer. Pépite littéraire, joyau de sensibilité, d'humanisme, de beauté. Si j'avais un blog littéraire, la tête ne serait pas bleue. Elle serait en platine, en or, incrustée de diamants. Voilà, c'est dit. L'émotion du livre est encore aujourd'hui intense et présente en moi. Rarement une histoire m'aura autant bouleversée. Le deuil de l'enfant face à la perte de son père est traité avec onirisme, joie, tendresse et, bien évidemment, beaucoup de tristesse. Jonathan Safran Foer est un poète, un rêveur, un conteur. Il a offert cette histoire et le cinéma s'en est emparé.
Je n'y suis pas allée contrainte, ni à reculons. La bande annonce m'a alléchée avec la promesse de retrouver Oscar Schell, son monde imaginaire, ses plaies, New York, Le New York meurtri de l'après 11 septembre. J'ai retrouvé l'enfant, sa peine, son univers magique. J'ai retrouvé la ville meurtrie, le visage des survivants pleurant leurs morts. J'ai aimé.

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06 mar.

Les Infidèles: du romantisme post moderne

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de
Julie

Pas encore sorti qu'il a déjà fait couler beaucoup d'encre. Ses affiches à peine placardées dans les rues de Paris que déjà, diverses associations sont parvenues à en faire exiger le retrait. La posture de Gilles Lelouch n'était certes pas très délicate. Le regard de Jean Dujardin les mains pleines de jambes plutôt salace. So what? Quand on se promène dans la rue ne voit-on pas tous les jours des centaines d'affiches autrement plus choquantes. Les publicités sont l'occasion au déballage du corps humain sous ses moindres détails. On n'en est pas pour autant choqués. Bref, le buzz précédant la sortie des Infidèles avait une odeur de souffre. Inutile, préciserai-je. J'ai lu quelque part, également, que le film était vulgaire, outrancier, voire limite pornographique. Et là, je me lève, je m'insurge. Car il n'en est rien. Evidemment, il ne faut pas s'attendre à une adaptation de Jane Austen ou des soeurs Brontë. Les infidèles ne fait pas toujours dans la dentelle. Mais pourtant, à y regarder de plus près, en traitant de l'infidélité, le film parle d'un certain romantisme post trentenaire. Celui des passions inassouvies, des irréductibles rêveurs.

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28 fév.

Dos au mur: C'est l'histoire d'un mec planté sur le rebord d'une fenêtre à New York

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de
Julie

Dos au mur ne vous retiendra pas longtemps, Chers lecteurs. Certes, le cinéma est fait de tout. De grands et de petits films. De comédies et de drames. De films incontournables et puis de films oubliables. Ces derniers sont ceux que l'on achète généralement en VOD le dimanche soir, ceux que l'on ne revoit jamais. Dos au mur est définitivement l'un de ces films périssables. D'abord, ça commence par un scénario improbable.Ancien flic, Nick Cassidy (depuis Avatar, Sam Worthington ne parvient pas à trouver un rôle) purge une peine de prison pour vol. Lors d'une autorisation de sortie qui lui est accordée pour pouvoir assister à l'enterrement de son père, il parvient à prendre la fuite. On le retrouve quelques temps plus tard, entrant dans un hôtel. Après un petit déjeuner copieux, il enjambe la fenêtre et se plante sur le rebord. Il devient alors la curiosité de tous les passants new yorkais. La police s'en mêle très vite. Mais il exige un interlocuteur particulier, une jeune flic qui a récemment eu à connaître du cas d'un suicidaire sur un pont new yorkais. S'en suivent de nombreux évènements en cascade sous le regard médusé d'un parterre de new yorkais en quête de sensations fortes. L'objectif de Nick: prouver son innocence aux yeux du monde. En tout cas, pour commencer, à ceux des new yorkais.

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25 fév.

The Descendants: rires et larmes sous le soleil d'Hawaï

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de
Julie

The Descendants est mon premier coup de coeur cinématographique de cette année 2012. Bien sûr, La Taupe est un film éblouissant, merveilleusement réalisé, qui ne manquera pas lui aussi de marquer cette année. Mais The Descendants m'a offert ce que j'attends surtout d'un film, d'être retournée. Sans sensiblerie ni niaiserie, The Descendants est la chronique d'une mort annoncée. Celle d'une jeune femme, d'une mère, d'une épouse, d'une fille, d'une soeur, d'une amie et d'une maîtresse. Au coeur du désastre, l'on retrouve un être déboussolé, l'époux, interprété par l'extraordinaire George Clooney.
Du jour au lendemain, la vie de Matt King est bouleversée. Un accident de bateau a plongé sa femme dans un profond coma. Il se voit contraint de s'occuper de sa plus jeune fille, Scottie, à peine âgée de 10 ans. Des disputes avec les amies de classe de Scottie qui se défoule pour mieux gérer sa peine, il passe très vite aux beuveries nocturnes de l'aînée, Alexandra, âgée de 17 ans. Lorsqu'il apprend que sa femme ne pourra jamais se réveiller, il devient le messager de l'information, de l'irréversible. Il part chercher Alexandra pour la lui annoncer. Son aînée pleine de haine à l'encontre de sa mère lui apprend alors que cette dernière le trompait. Entre la tristesse qui le submerge et la colère suscitée par la trahison de son épouse, Matt ne perd pas de vue sa mission. Il part retrouver tous ceux qui ont aimé Elizabeth pour qu'ils puissent faire leur deuil. Il la poursuivra à travers les différentes îles d'Hawaï jusqu'à celle où l'amant de sa femme demeure. Ce funeste voyage prend des allures de voyage initiatique - voire de retour aux sources- où accompagné de Scottie, d'Alexandra et d'un ami de celle-ci, il apprend à connaître ses filles, sa femme et finalement lui-même.

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