Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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Résultats de votre recherche de cinefeed.

09 sep.

Box-office France semaine 36: Piranha ne croque pas Angelina

Même s'il n'arrive pas à détroner la jolie Angelina le très bon démarrage (1 041 s/c et meilleure moyenne du top) de Piranha 3D est l'évènement d'une semaine plutôt terne en terme de box-office. Pour les autres, les films en continuation baissent et les nouveautés n'arrivent pas à s'imposer. Il faudra attendre la semaine prochaine et le (peut être) très bon démarrage de Des Hommes et des Dieux pour redonner des couleurs au box-office.
Comme aux US la nouvelle version d'Avatar ne mobilise pas les foules, 53 756 entrées et une moyenne sans éclat de 689 s/c.
1Salt (-59%, 2)278 604951 474
2Piranha 3d260 168260 168
3Inception (-41%, 7)202 7194 347 872
4Expendables : unite speciale (-55%, 3)195 2301 399 836
5Le bruit des glacons (-48%, 2)149 166434 976
6The karate kid (-60%, 3)142 8201 036 966
7Sexy dance 3 the battle (-56%, 3)110 259716 769
8L'apprenti sorcier (-60%, 4)103 4701 433 590
9Crime d'amour (-37%, 3)69 570355 657
10Toy story 3 (-66%, 8)63 9753 962 556
11Be bad !63 18963 189
12Le voyage extraordinaire de Samy (-73%, 4)61 1531 004 666
13Avatar special edition53 75653 756
14Une famille tres moderne (-53%, 2)46 162144 842
15Oncle boonmee celui qui se souvient45 11545 115

08 sep.

Piranha 3D: un clip de RAP bourrin qui tourne au gore

  l'avis
de
Jérôme
Riche d'une promesse alléchante (du sang et du sexe) et de quelques critiques plutôt enthousiastes (Lucile ou Thomas) ma déception n'en a été que plus grande. Car sous couvert de faire un film de genre décomplexé Alexandre Aja (le réalisateur) n'était pas obligé d'oublier de soigner son scénario ou de nous livrer une 3D très décevante.
Comme chaque année l'été commence dans la petite ville de Lake Victoria avec une orgie dantesque où l'alcool et les filles coulent à flots. Seulement voilà, un tremblement de terre libère des piranhas jusqu'ici bloqués dans les profondeurs du lac. Les petites bestioles ont bien envie, elles aussi, de participer à la grande fête qui se prépare.
Je lis et j'entends que le film est bourré d'humour et que le réalisateur à le culot d'aller jusqu'au bout du film concept et même tout cet exercice m'a globalement laissé de marbre il faut avouer que c'est vrai. Piranha 3D ressemble à un gros clip de RAP bien bourrin avec des filles bien foutues qui dansent sur de la musique techno le tout recouvert par une couche de gore débridé. Certaines scènes sont assez drôles et plutôt bien vues mais le tout est relativement indigeste car le scénario est non seulement débile mais surtout paresseux. Les personnages fils rouges sont quasi inexistants et l'histoire s'arrête aussi vite que le film commence.
La 3D est mal fichue, voire dérangeante sur certaines scènes comme celle de Richard Dreyfuss pris dans le tourbillon du lac. Tout cela donne mal à la tête et vous fait regretter de payer aussi cher le prix de la place.
Alors si Alexandre Aja voulait filmer des Piranahas bouffer des filles plutôt jolies il a réussi son coup, quant à faire un film de cinéma c'est une autre histoire...

08 sep.

The Killer Inside Me: le Démon dans ma peau

  l'avis
de
dbuk1000
recommandé par dbuk1000 aux cinéphiles bien solides dans leur tête.....ou aux médecins légistes et aux psychiatres cliniques!!!!

Central City,Texas,1952

Lou Ford est le jeune sheriff adjoint de la petite ville de Central City.

Central City , trou perdu dans la steppe aride du Texas, où les carcasses d'acier des derricks des puits de pétrole tiennent lieu d'arbres.
Prospérité récente de Central City aux rues encombrées par les rutilants cabriolets Chevrolet ou Cadillac aux couleurs acidulées.
Un "City Hall ", un bureau du sheriff et des restaurants aussi parfaitement caricaturaux que dans la reconstitution d'un western. Dépaysement garanti!

Une petite ville bien tranquille au point que le sheriff adjoint ne porte pas d'arme.
Un sheriff adjoint bien propre sur lui vêtu de chemises blanches impeccablement repassées, son chapeau de cow-boy Stetson toujours visé sur sa tête. Un shériff adjoint affable et apprécié de tous pour sa gentillesse.

Un sheriff adjoint qui habite une bien belle maison de famille , trop luxueuse pour un jeune flic qui écoute les lieders de Strauss à ses heures de détente en feuilletant des livres à la riche couverture.

Mais voilà , Lou Ford n'est pas bien tranquille au fond de lui. Des images floues et violentes de son enfance viennent le déranger.
Il est tellement peu tranquille qu'il doit nécessairement tuer en les abimant,en les déchirant les jolies femmes avec lesquelles il a pris son plaisir.
Il détruit les jolies poupées de son plaisir sans autre raison apparente que d'assouvir son besoin de tuer pour tuer. Comme auparavant il a assouvi avec elles ses sadiques pulsions sexuelles.
En fait Lou Ford est un tueur psychopathe qui se doit de détruire à mains nues ses maitresses.
Alors il cogne, il cogne et encore et encore pour ôter lentement, méthodiquement la vie de ses victimes.
Et gare aux autres hommes qui passent à proximité de ses victimes.
Ils seront aussi abattus très froidement comme boucs émissaires de ses propres crimes afin de retarder son inéluctable déchéance.

THE KILLER INSIDE ME est un film noir et très violent.
Trop violent ou inutilement violent ont souvent écrit les critiques.
Sauf que ces images violentes, voire insupportables nous permettent une petite incursion dans son cerveau bien malade.
Et cette maladie n'est pas bien belle à voir.
Casey Affleck, le cigare au coin de sa bouche souriante, interprète magistralement un Lou Ford glaçant.
Quel talent! J'ai pensé à James Dean.
Et la sublime Jessica Alba, femme la plus sexy du monde en 2007 selon le magazine britannique FHM, se fait fracasser son joli minois avec stoïcisme.

J'ai hâte de dévorer le livre de Jim Thomson avec une pensée par le fabuleux "DEMON" de Hubert Selby, Jr.


06 sep.

[box-office US] démarrage du 03/09: The American l'emporte sur Machete

Cette semaine se jouait un match American (The American) / Mexican (Machete) avec Going the distance (une comédie romantique avec Drew Barrymore) dans le rôle du troisième homme qui aurait pu voler la vedette aux deux premiers. C'est contre toute attente, les spécialistes avaient prédit la victoire du film d'action de Robert Rodriguez avec Robert DeNiro et Jessica Alba, que The American de Anton Corbijn avec George Clooney en tête d'affiche s'impose lors de son premier week-end d'exploitation (même s'il est sorti mercredi son vendredi-dimanche est plus gros que son concurrent).
George Clooney marque un nouveau bon point après le succès de Up in the Air. The American sortira le 27 octobre en France et toutes les infos sur le film sont ici.
1. The american$16,114,000 / 5
2. Takers$37,900,000 / 10
3. Machete$11,300,000 / 3
4. The last exorcism$32,477,000 / 10
5. The expendables$92,159,000 / 24
6. Going the distance$6,885,000 / 3
7. The other guys$106,866,000 / 31
8. Eat pray love$68,954,000 / 24
9. Inception$277,103,000 / 52
10. Nanny mcphee returns$22,441,000 / 17
11. Despicable me$240,275,000 / 59

05 sep.

Blogs cinéma: le best-of S04E01

Après un break estival nous revoici partis pour une 4ème saison du désormais célèbre best-of blogs ! Comme toute série à succès qui se respecte le casting a un peu évolué puisque le départ de Thomas a été compensé par l'arrivée de Niko et je compte toujours sur Pascale pour jouer régulièrement la guest-star :-)
- Cineblogywood : Robert Downey Jr sexy pin-up
- Filmosphère : [Critique] Piranha 3D
- Filmgeek : 15 Posters Alternatifs d’Inception
- Cinefeed: Clovis Cornillac, acteur bankable ?


04 sep.

Exclu: classement Wikio Cinéma de Septembre

C'est une première pour moi je suis donc un peu ému :)
Voici en exclusivité, grâce à Thomas, le classement Wikio des Blogs cinéma de Septembre et je vois que pour une première publication je ne suis pas à la fête (17ème !). Je tacherai de faire mieux la prochaine fois...
1Lyricis Interactive
2Filmosphère
3Rob Gordon a toujours raison
4IN THE MOOD FOR CINEMA
5FilmGeek
6Buzzmygeek
7Sur la route du cinema
8CloneWeb
9MyScreens
10Le blog de Dasola
11Le blog de Nicolinux
12IN THE MOOD FOR CANNES 2010
13Critiques cinémas d'hier et d'aujourd'hui
14Blog d'une ciné-Geekette
15Twilight France
16CinéBlogywood
17Cinefeed
18IN THE MOOD FOR DEAUVILLE
19Laterna Magica
20SortiesCinema diffuse votre contenu cinéma - un service de Cinefriends.com

classement réalisé par Wikio


03 sep.

Clovis Cornillac: acteur bankable ?

Alors que 600 kilos d'or pur vient de sortir sur nos écrans et que les premiers résultats laissent présager un gros échec je voulais me pencher sur les scores au box-office de Clovis Cornillac depuis son éclosion en 2005 avec Brice de Nice et plus de 4 millions d'entrées au compteur.
Avec une moyenne de 3 films par an (16 films en 5 ans), Clovis Cornillac est un acteur qui tourne beaucoup. Il alterne les genres (comédie, polar, etc.) mais les résultats des films sont souvent en deçà des attentes et du potentiel public des projets. Les Chevaliers du Ciel par exemple n'a réalisé que 1.2 millions d'entrées pour un budget de plus de 18M€, rebelotte avec Les Brigrades du Tigre et son petit 800 000 entrées alors que le film devait démarrer une franchise.
Reste toutefois quelques surprises comme Le Serpent et ses 800 000 entrées (la présence d'Yvan Attal a surement également compté) ou plus récemment les 1.2 millions d'entrées pour L'amour c'est mieux à deux pour redonner confiance aux financiers lorsque son nom apparaît au casting d'un projet mais pas sur que cela marche encore longtemps...


03 sep.

Box-office France semaine 35: Angelina prend le relais

Après l'ami Sly c'est au tour d'Angelina de prendre la tête du box-office Français histoire de définitivement montrer que les films US ont régné sur l'été cette année. Il faut d'ailleurs aller au numéro 5 de ce top pour trouver le premier film tricolore avec Le bruit des glaçons. Le film présente une bonne moyenne (946 s/c) c'est donc maintenant au bouche à oreille de prendre la suite pour savoir si le million d'entrées est à sa porté (je ne le crois pas).
600 kilos d'or pur est le gadin de la semaine avec un petit 100 000 spectateurs sur pourtant 295 écrans. Il ne devrait pas atteindre les 200 000 entrées en fin de carrière.
1Salt672 870672 870
2Expendables : unite speciale (-44%, 2)431 4851 204 606
3The karate kid (-34%, 2)356 875894 146
4Inception (-12%, 6)341 4074 145 153
5Le bruit des glacons285 810285 810
6L'apprenti sorcier (-24%, 3)256 3201 330 120
7Sexy dance 3 the battle (-29%, 2)250 844606 510
8Le voyage extraordinaire de sa... (-13%, 3)227 763943 513
9Toy story 3 (-2%, 7)190 4833 898 581
10Crime d'amour (-38%, 2)109 612286 087
11600 kilos d'or pur104 153104 153
12Une famille tres moderne98 68098 680
13Night and day (-49%, 5)82 0441 700 695
14Marmaduke (-20%, 2)66 931150 627
15Poetry51 98551 985
16Shrek 4, il etait une fin (-30%, 9)51 8114 498 826
17L'arbre (-42%, 3)41 989236 996
18Le dernier maitre de l'air (-51%, 5)38 8881 156 326
19Tamara drewe (-5%, 7)36 223524 926
20L'italien (-51%, 7)24 1091 077 477

30 aoû.

[box-office US] démarrage du 27/08: bon démarrage de Takers

Petit film de cambriolage avec des acteurs connus (Matt Dillon, Paul Walker) mais pas surcotés Takers prend la tête du box-office et a déjà remboursé son budget de production en 3 jours.
The Expandables continue sur sa lancée et va flirter avec les $100M en fin de carrière...
1. Takers$21,000,000 / 3
2. The last exorcism$21,300,000 / 3
3. The expendables$82,010,000 / 17
4. Eat pray love$60,716,000 / 17
5. The other guys$99,300,000 / 24
6. Inception$270,749,000 / 45
7. Nanny mcphee returns$17,020,000 / 10
8. Vampires suck$27,912,000 / 12
9. Piranha 3d$18,272,000 / 10
10. Avatar: special edition$4,000,000 / 3
11. Lottery ticket$17,440,000 / 10
12. The switch$16,484,000 / 10
13. Despicable me$236,102,000 / 52

27 aoû.

Box-office France semaine 34: Démarrages musclés

Sylvester Stallone n'a pas raté son rendez-vous avec les fans du cinéma d'action des années 80 puisque non seulement The Expandables est largement premier mais en plus la moyenne par copie est excellente (1 700 s/c). Karate Kid nouvelle version n'est pas en reste et démarre également très bien avec 1 000 s/c.
Enfin le démarrage de Sexy Dance 3D est pour moi une grosse surprise car avec plus de 350 000 entrées en 1 semaine il réalise déja plus ou moins l'objectif du distributeur. L'excellente moyenne de 1 200 s/c laisse même entrevoir un petit million en fin de carrière !
1Expendables : unite speciale773 121773 121
2The karate kid537 271537 271
3Inception (-34%, 5)387 7033 803 746
4Sexy dance 3 the battle355 666355 666
5L'apprenti sorcier (-55%, 2)335 3581 073 800
6Le voyage extraordinaire de sa... (-42%, 2)262 499715 750
7Toy story 3 (-41%, 6)194 7263 708 098
8Crime d'amour176 475176 475
9Night and day (-51%, 4)162 0741 618 651
10Marmaduke83 69683 696
11Le dernier maitre de l'air (-56%, 4)79 1761 117 438
12Shrek 4, il etait une fin (-50%, 8)74 1374 447 015
13L'arbre (-41%, 2)72 567195 007
14L'italien (-52%, 6)49 3331 053 368
15Twilight chapitre 3 : hesita... (-55%, 7)47 2843 894 394

22 aoû.

Box-office France semaine 33: un été trusté par les blockbusters US

Profitant d'une semaine plutôt calme L'apprenti sorcier fait un très bon démarrage (1 383 s/c) ce qui confirme que l'été est définitivement sous le signe des blockbusters US. Pas de comédie de l'été cette année et pas vraiment de surprise...
Inception vogue tranquillement vers ses 4.5 millions d'entrées, Le dernier maitre de l'air à dépassé la barre psychologique du million de spectateurs et Night & Day confirme que Tom Cruise est une bonne valeur au box-office France. Le film fait d'ailleurs $213 millions de recette mondiale ce qui n'est pas un si mauvaise affaire.
L'Italien s'en sort également très bien avec un million de spectateurs au compteur, signe une nouvelle fois que les voix du public sont impénétrables...
1L'apprenti sorcier738 442738 442
2Inception (-15%, 4)586 5793 416 043
3Le voyage extraordinaire de sa...453 251453 251
4Toy story 3 (-22%, 5)331 3973 513 372
5Night and day (-29%, 3)329 3731 456 577
6Le dernier maitre de l'air (-42%, 3)178 4011 038 262
7Shrek 4, il etait une fin (-30%, 7)148 9374 372 878
8L'arbre122 440122 440
9Comme chiens et chats la revan... (-34%, 2)117 204296 112
10Twilight chapitre 3 : hesita... (-39%, 6)105 8203 847 110
11L'italien (-12%, 5)103 7991 004 035
12L'age de raison (-36%, 3)79 090407 163
13The killer inside me62 58462 584
14Tamara drewe (-20%, 5)50 331450 567
15Insoupconnable (-55%, 2)36 212116 820

22 aoû.

Box-office France semaine 32: pas de changement

Petit rattrapage pour cause de congés. Voici donc avec un peu de retard le top 20 de la semaine 32 avec Inception toujours leader suivi de Night & Day qui s'en sort plutôt bien.
1Inception (-17%, 3)692 9692 829 464
2Night and day (-30%, 2)462 8821 127 204
3Toy story 3 (-25%, 4)422 3943 181 975
4Le dernier maitre de l'air (-41%, 2)308 799834 808
5Shrek 4, il etait une fin (-26%, 6)212 8214 223 941
6Comme chiens et chats la revan...178 908178 908
7Twilight chapitre 3 : hesita... (-35%, 5)174 8643 741 290
8L'age de raison (-39%, 2)123 959328 073
9L'italien (-21%, 4)117 690900 236
10Insoupconnable80 60880 608
11Tamara drewe (-13%, 4)62 644400 236
12Droit de passage61 27961 279
13Phenomenes paranormaux (-42%, 2)52 274143 185
14Le cafe du pont37 59237 592
15Millenium 3 (-48%, 2)35 260103 521
16Un poison violent32 84632 846
17Cellule 21124 46924 469
18Tournee (-33%, 6)20 217452 912
19Copacabana (-24%, 5)18 250225 013
20Le premier qui l'a dit (-42%, 3)17 33897 499

16 aoû.

[box-office US] démarrage du 13/08: Stallone over the top

Désolé pour le niveau de mise à jour du site mais nous sommes en vacances jusqu'à la fin du mois, je tacherai toutefois de mettre le box-office France & US...
Bon démarrage pour The Expendables qui confirme le statut à part de Sylvester Stallone puisqu'il est quasiment le seul à pouvoir faire recette avec une formule tirée tout droit d'un film des années 80/90.
Salt dépasse les $100 millions ce qui est un bon score et Inception approche des $250 millions et $560 millions dans le monde...
1. The expendables$35,030,000 / 3
2. Eat pray love$23,700,000 / 3
3. The other guys$70,543,000 / 10
4. Inception$248,554,000 / 31
5. Scott pilgrim vs. the world$10,525,000 / 3
6. Despicable me$221,993,000 / 38
7. Salt$103,569,000 / 24
8. Dinner for schmucks$58,816,000 / 17
9. Step up 3-d$29,565,000 / 10
10. Cats & dogs: the revenge of kitty galore$35,104,000 / 17

09 aoû.

[box-office US] démarrage du 06/08: Will Ferrel au top

Alors qu'ici Will Ferrell reste confiné à un public d'initié, outre-atlantique son nom à l'affiche d'une comédie est un carton quasi-assuré. Son dernier film ne fera pas figure d'exception puisqu'il réalise un très bon démarrage et prend même la première place du bo.
1. The other guys$35,543,162 / 3
2. Inception$227,637,569 / 24
3. Step up 3-d$15,812,311 / 3
4. Salt$91,788,345 / 17
5. Dinner for schmucks$46,620,949 / 10
6. Despicable me$209,287,345 / 31
7. Cats & dogs: the revenge of kitty galore$26,428,266 / 10
8. Charlie st. cloud$23,496,620 / 10
9. Toy story 3$396,387,342 / 52
10. The kids are all right$14,040,182 / 31

06 aoû.

Box-office France semaine 31: Inception passe les 2 millions d'entrées

Inception garde la main en ne baissant que de 36% en 2ème semaine ce qui lui permet de franchir la barre des deux millions d'entrées. L'ensemble des films en continuation se maintiennent d'ailleurs assez bien, Shrek 4 rattrape le score du 3 mais n'atteindra pas le 2.
Côté démarrage les Français ont plébiscite le retour de Tom Cruise dans une comédie en offrant à Night & Day un beau démarrage (moyenne de 1 085 s/c). Le dernier maitre de l'air prouve que les mauvaises critiques ne sont pas toujours synonymes d'échec commercial puisque le film démarrer très bien affichant même la meilleure moyenne (1 103 s/c) hormis Inception.
L'age de raison démarre mollement avec un petit 565 s/c, les semaines prochaines étant plutôt calmes le film pourra se refaire une petite santé...
1Inception (-36%, 2)830 9612 136 495
2Night and day664 322664 322
3Toy story 3 (-38%, 3)566 5312 759 581
4Le dernier maitre de l'air526 009526 009
5Shrek 4, il etait une fin (-41%, 5)286 0964 011 120
6Twilight chapitre 3 (-46%, 4)268 0003 566 426
7L'age de raison204 114204 114
8L'italien (-46%, 3)148 985782 546
9Phenomenes paranormaux90 91190 911
10Tamara drewe (-34%, 3)72 345337 592
11Millenium 368 26168 261
12Predators (-65%, 3)51 007522 583
13La foret contre attaque (-47%, 2)38 291110 683
14Tournee (-40%, 5)30 175432 695
15Le premier qui l'a dit (-40%, 2)30 04580 161
16Copacabana (-41%, 4)23 890206 763
17Fatal (-65%, 7)21 9121 175 810
18Petits meurtres a l'anglaise (-44%, 4)17 664171 438
19Les petits ruisseaux (-34%, 6)14 102243 765
20Yo, tambien (-35%, 2)13 09633 199

02 aoû.

[box-office US] démarrage du 30/07: Inception garde la main

Alors que cette semaine voyait 3 grosses sorties débarquer sur les écrans US c'est toujours Inception qui reste premier du box-office avec un cumul de $193 millions ($363 dans le monde).
Dinner for schmucks, la dernière comédie de Steve Carell, fait un démarrage moyen alors que Cats & Dogs fait lui un démarrage catastrophique avec un petit $12 millions au compteur alors qu'il est projeté sur 3700 écrans. Les $93 millions du premier sont inatteignables.
Finalement le score de Salt est plutôt correct ($70 millions en 2 semaines) et devrait dépasser les $100 millions en fin de carrière.
1. Inception$193,348,000 / 17
2. Dinner for schmucks$23,300,000 / 3
3. Salt$70,800,000 / 10
4. Despicable me$190,349,000 / 24
5. Cats & dogs: the revenge of kitty galore$12,525,000 / 3
6. Charlie st. cloud$12,136,000 / 3
7. Toy story 3$389,674,000 / 45
8. The sorcerer's apprentice$51,881,000 / 19
9. Grown ups$150,713,000 / 38
10. The twilight saga: eclipse$288,200,000 / 33

30 juil.

Night And Day: Quand l'humour et l'amour font bon ménage

  l'avis
de
Julie
J'ai lu que Night and Day ne sera pas le blockbuster de l'été et qu'il ne signera pas le grand retour de Tom Cruise. Mais Tom a-t-il vraiment quitté un jour le grand écran? N'a-t-il pas été encore génial, il y a deux ans à peine, dans Walkyrie ? Deux ans avant dans La Guerre des Mondes ? Deux ans avant dans Collateral ? Deux ans avant dans Vanilla Sky? Deux ans avant (ou presque) dans Eyes Wide Shut ? Sans compter quelque part entre ces films, sa performance dans Magnola ou encore celle, plus récente, et dont on ne cesse de parler ici et là, de Les Grosman dans Tonnerre sous les Tropiques. Night And Day n'est peut être pas le film d'un grand Tom Cruise,ni un grand film tout court. Et pourtant, on le retrouve dans un rôle où il excelle. Entre l'autodérision, la légèreté et l'humour, ses cascades sont un pied de nez à son rôle d'Etan dans Mission Impossible. Tom Cruise sait rire de lui, ne se prend pas au sérieux. Et à regarder, sur grand écran, ça fait du bien! Il n'est pas ici un agent coincé mais tout son opposé.
Il est ici Rob Miller dont June Havens (Cameron Diaz dans son rôle de la fausse gauche adorable est plutôt, elle aussi, convaincante) tombe immédiatement sous le charme dans les couloirs de l'aéroport de Wichita. Plus tard dans l'avion à destination de Boston où elle doit se rendre pour le mariage de sa soeur, à peine les présentations sont-elles faites, que Roy se transforme en tueur fou qui se met à abattre l'ensemble de l'équipage et des passagers. Il prend les commandes de l'avion pour le faire atterrir in extremis dans un champ de blé. Sauvée, sonnée, droguée, June se réveille le lendemain matin chez elle à Boston.
Elle comprend par petites touches qu'elle vient de faire une rencontre particulière. La vie ne reprendra pas alors son cours normal. L'essayage de robe de mariage de sa soeur se transforme, une fois encore, en carnage et poursuite folle. Roy se retrouve de nouveau sur le chemin de June pour ne plus le quitter. Entre douze courses poursuites, les rafales de balles, les planques, les drogues que Roy lui administre en douce pour qu'elle encaisse le choc, June se retrouve embarquée, presque malgré elle, dans une histoire d'espionnage et de haute trahison, à fuir la CIA et des truands espagnols.
Malgré son panache, ses situations cocasses, son humour et ses vols planés, le film ne décolle pas vraiment. Et on le regrette très tôt. Tous les ingrédients de la comédie envolée, sympathique, à la Ocean 11 étaient pourtant là. Il manque à Night and Day, et je l'ai déploré pendant deux heures en regardant Tom Cruise être parfait, un scénario consistant. Le fond du problème est ce tout petit scénario pas assez fouillé, cette histoire de Zephir que tout le monde s'arrache, dans le ciel, dans les airs, sur terre, sur mer, quitte à tuer n'importe qui sur le passage. POURQUOI?
Sans être compliquée (je déteste, au cinéma, les histoires compliquées qui vous font sentir bête, vous humilient et finissent par vous endormir au sens propre du terme), l'intrigue aurait dû, j'en suis sûre, être un peu plus creusée. Et le reste, tout le reste, la magie du couple, l'humour, la cocasserie, la drôlerie auraient suivi. Le couple Cruise-Diaz a beau être sympathique, leur alchimie fonctionner à merveille, le film pèche par ses creux et ses effets spéciaux dignes des années 80. Et encore...J'ai encore du mal à croire qu'on puisse faire un tel usage du fond vert en 2010....
Malgré ces creux et cette intrigue insignifiante, on ne s'ennuie pourtant pas. C'est la force du panache du couple, de l'autodérision d'un grand acteur. Leur aventure reste plaisante. On les suit volontiers à New-York, dans les Caraïbes, en Autriche ou encore à Séville. Leur connivence est vite installée. De Cameron Diaz, j'ai toujours aimé le côté sexy faussement bête, réellement candide et attendrissant. On retrouve l'actrice fidèle à son rôle de Mary dans Mary à tout prix ou à celui de Céline Naville dans Une Vie moins ordinaire. De Tom Cruise, au risque de me répéter, j'ai toujours aimé la force de l'homme caméléon. Là, je vous l'ai dit, il rit de lui et de tous les rôles sérieux qu'il a pu jouer par le passé. Clin d'oeil à Mission Impossible, Top Gun, Jour de Tonnerre. Et j'en oublie. Reste ici un espion ange-gardien énigmatique un peu fou à l'allure monolithique. Sous les rafales de balles, les cascades en folie, l'acteur s'est assagi. On le sent bien. Les rides ont marqué son visage. La maturité sied à merveille à l'acteur. Dommage que ce soit dans un film sans envergure qu'on le retrouve à un tournant certain de son évolution. Je l'attends donc, impatiemment, dans un prochain film. Un grand.

29 juil.

Box-office France semaine 30: Inception fait rêver

Excellent démarrage pour Inception qui doit faire le bonheur des exploitants. Avec un moyenne de 5 800 spectateurs par écran à Paris les séances ont du être complètes !
Au delà du succès d'Inception c'est globalement tous les films qui ont le sourire puisque la baisse est plutôt contenu pour les films en continuation et tout le monde remplit bon an mal an son objectif: Shrek 4 fera plus que 4 millions, idem pour Twlight 3 et L'Italien peut titiller le million.
Vic le vicking et La forêt contre attaque sont d'ailleurs les victimes du succès de Toy Story 3 et Shrek 4 avec des démarrages plutôt faiblards..
1Inception1 305 5341 305 534
2Toy story 3 (-28%, 2)916 1452 193 050
3Twilight chapitre 3 (-39%, 3)491 8973 298 426
4Shrek 4, il etait une fin (-17%, 4)484 6623 725 024
5L'italien (-23%, 2)275 152633 561
6Predators (-55%, 2)145 917471 576
7Tamara drewe (-30%, 2)108 804265 247
8La foret contre attaque72 39272 392
9Fatal (-25%, 6)62 9671 153 898
10Tournee (-33%, 4)50 291402 520
11Le premier qui l'a dit50 11650 116
12Copacabana (-29%, 3)40 282182 873
13L'agence tous risques (-42%, 6)37 3151 171 915
14Kiss & kill (-36%, 5)34 493683 350
15Petits meurtres a l'anglaise (-38%, 3)31 702153 774

27 juil.

Inception: Christopher Nolan au bout de son obsession

  l'avis
de
Jérôme
** article garanti sans spoiler **
Alors que le marketing du film avait été impeccable mêlant bande-annonce efficace et teasers alléchants il a fallu que le distributeur rajoute sur son affiche "James Bond rencontre Matrix". Quel bêtise ! C'est d'autant plus bête que Inception n'a rien à voir avec le cabotinage d'un James Bond et encore moins avec la surabondance d'effets spéciaux des Matrix.
Non, Inception est tout simplement un grand film de Cinéma. C'est lui qui fera sans nul doute référence pour tous les distributeurs pressés de rassurer les potentiels spectateurs.
Un film de cinéma parce qu'il permet à une salle de communier pendant plus de deux heures. Un film de cinéma parce qu'il FAUT l'avoir vu pour participer aux heures de conversations que l'on a envie d'avoir à propos de ce film d'une incroyable densité (sauf si la personne avec qui vous avez été voir le film a dormi pendant la projection).
Inception c'est l'histoire de Dom Cobb (Léonardo DiCaprio grandiose une nouvelle fois) expert dans l'art de l'extraction ("inception" en anglais) qui consiste à s'approprier les secrets d'une personne en pénétrant ses rêves. Dom est aussi un être brisé par la mort de sa femme (Marion Cotillard) après avoir essayé ensemble de pénétrer au plus profond de leur subconscient (je fais court). Accusé de cette mort, il a dû quitter sa famille. On lui propose une ultime mission qui lui permettra de revoir ses enfants. Cette mission consiste à implanter une idée dans l'esprit d'un industriel; mais pour la mener à bien il doit aller plus loin que la mise en place d'un simple rêve. Il doit construire plusieurs niveaux de rêves pour pénétrer au plus profond de l'esprit.
Inception est une réussite de Christopher Nolan sur tellement de sujets que j'ai même du mal à en faire le tri.
Le scénario d'abord. Il est riche, précis et presque simple finalement. Chacun y voit le film qu'il veut et les débats sur le Net montrent que personne n'a raison ou tort. Tout est question de perception.
La mise en image des rêves ensuite. Alors que Peter Jackson avait totalement raté son monde onirique, Christopher Nolan sans excès d'effets spéciaux réussit à filmer un rêve. Chaque petit détail fait écho à notre expérience personnelle: la sensation de chute, les invraisemblances pourtant si réelles, les passerelles que l'on se crée etc.
Avec un scénario complexe et un sujet aussi dense Christoper Nolan arrive également à donner suffisamment d'épaisseur à ses personnages pour qu'ils existent tout en évitant de trop chercher à les approfondir ce qui aurait pu nuire à la fluidité du récit. Tous ces personnages sont habités par des acteurs parfaitement justes.
Enfin le souci du détail presque obsessionnel qui a été mis dans le film comme par exemple les vêtements que portent les enfants, l'alliance de Dom ou les mots prononcés par Mal au début qui ont une explication bien plus tard sont autant d'éléments qui s'ajoutent à la construction d'un film qui a besoin de se voir, d'être digéré, discuté puis revu.
Alors pour pouvoir vous aussi apporter votre avis aux différentes théories allez le voir et revenez nous dire ce que vous en avez pensé. Moi il me tarde d'y retourner pour peut être percer un peu le mystère d'Inception.

26 juil.

[box-office US] démarrage du 23/07: Salt écrasé par Inception

Espérant sans doute réitérer le succès de Wanted le dernier film avec Angelina Jolie est sorti sur une large combinaison de 3 600 écrans. Le démarrage n'est pas mauvais en soi ($36 millions) mais j'imagine que Sony avait plutôt en tête les $51 millions de Wanted.
Il faut dire que l'évènement est plutôt du côté de Inception qui fait preuve d'une très bonne stabilité avec maintenant $143 millions au compteur et $227 millions dans le monde !
1. Inception$143,663,000 / 10
2. Salt$36,500,000 / 3
3. Despicable me$161,700,000 / 17
4. The sorcerer's apprentice$42,643,000 / 12
5. Toy story 3$379,529,000 / 38
6. Ramona and beezus$8,000,000 / 3
7. Grown ups$142,412,000 / 31
8. The twilight saga: eclipse$279,674,000 / 26
9. The last airbender$123,264,000 / 25
10. Predators$46,568,000 / 17

22 juil.

Box-office France semaine 29: un blockbuster chasse l'autre

Cette semaine c'est au tour de Toy Story 3 de faire des étincelles avec une bonne moyenne de 1 700 s/c. Bonne mais pas non plus extraordinaire, les critiques unanimes devraient toutefois permettre au dernier né Pixar de tenir sur la longueur de l'été. L'Italien à profiter du 14 juillet démarre donc correctement, pas sur toutefois qu'il tienne la distance mais l'honneur est sauf et le million est en vu. Idem pour Predators et Tamara Drewe qui démarrent tous les deux très bien.
Côté continuation c'est la grosse chute pour Twilight ce qui était toutefois largement prévisible tant la base de fans est importante et attend la sortie comme l'arrivée du messie sur terre. Les petits films Français se tiennent bien (Tournée, Copacabana), La tête en friche progresse même en 7ème semaine.
1Toy story 31 276 9051 276 905
2Twilight chapitre 3 (-60%, 2)805 5292 806 529
3Shrek 4, il etait une fin (-38%, 3)582 0653 240 362
4L'italien358 409358 409
5Predators325 659325 659
6Tamara drewe156 443156 443
7Fatal (-35%, 5)83 5041 090 931
8Tournee (-29%, 3)75 061352 229
9L'agence tous risques (-39%, 5)64 5591 134 511
10Copacabana (-34%, 2)56 872142 591
11Kiss & kill (-43%, 4)54 264648 857
12Petits meurtres a l'anglaise (-29%, 2)50 886122 072
13La tete en friche (+18%, 7)42 7991 143 900
14Millenium 2 (-34%, 3)38 838213 410
15L'autre monde30 36430 364

20 juil.

Dans ses yeux de Juan Jose Campanella

  l'avis
de
Anne
Dans ses Yeux superbe film argentin de Juan Jose Campanella a obtenu l’Oscar du meilleur film etranger 2010.
On est transporté dans le Buenos Aire des annees 70. Il s’agit a la fois d’un drame psychologique et d’un thriller remarquablement ficelés. Le commissaire Benjamin Esposito mène une enquête policière passionnante sur le viol et le meutre d’une jeune femme récemment mariee. Le detective se promet de retrouver le meutrier et se prend d’affection pour le mari qui porte le deuil de manière très douloureuse.
Il va entrer dans l’intimité du couple et c’est à partir d’albums de photos que le detective va essayer d'identifier le meurtrier… 25 ans plus tard, le détective décide d’ecrire un roman sur cette histoire... Il part à la recherche du mari et se replonge dans son passé.
Qu’est il devenu?
A t il fait son deuil, sa propre justice?
On retrouve les presonnages vieillis. Le mari reste rongé par la perte de sa femme. Il continue a souffrir du vide laissé par son épouse disparue. Le réalisateur médite sur le thème du vide affectif et sur la notion de justice melée de vengeance. Car pire que la mort c’est l’isolement psychologique qui réduit l’homme au neant et à l’insoutenable torture.
Le spectateur ressort de ce film avec un sentiment mélé de malaise et de tristesse qui ne peut laisser indifferent. Formidable!

19 juil.

[box-office US] démarrage du 16/07: Inception rafle la mise

Précédé d'un buzz incroyable Inception est sorti aux US vendredi et réalise un excellent démarrage (plus de 5 000$ de moyenne par écran). Le film est d'ores et déjà un succès avec un total qui va dépasser les $200 millions. Reste à savoir jusqu'où il ira...
1. Inception$60,400,000 / 3
2. Despicable me$118,365,000 / 10
3. The sorcerer's apprentice$24,461,000 / 5
4. The twilight saga: eclipse$264,900,000 / 19
5. Toy story 3$362,709,000 / 31
6. Grown ups$129,254,000 / 24
7. The last airbender$114,833,000 / 18
8. Predators$40,084,000 / 10
9. Knigh & day$69,209,000 / 26
10. The karate kid$169,202,000 / 38

16 juil.

Box-office France semaine 28: Twilight (déjà) multi-millionnaires

Démarrage réussi pour les Vampires asexués du dernier opus Twilight. Il faut croire que voir un acteur avec une tête de Bouledogue se dandiner devant une ado en plein émoi excite une large frange de la population.
Copacabana fait également un très bon démarrage (885 s/c de moyenne) ce qui devrait le porter vers les 250 000 entrées. Petits meurtres à l'anglaise fait également un démarrage correct mais le nombre de copie étant supérieur la moyenne est du coup moins bonne. Il peut largement dépasser les 150 000 entrées ce qui ne serait pas si mal.
Les autres films chutent tous, fin de la mini fête du cinéma oblige. Fatal dépasse le million d'entrées mais ne risque pas d'atteindre les 1.5. Idem pour L'agence tout risques.
1Twilight chapitre 3 : hesita...2 001 0002 001 000
2Shrek 4, il etait une fin (-46%, 2)935 4382 658 297
3Fatal (-47%, 4)128 6851 007 427
4L'agence tous risques (-51%, 4)106 4531 069 952
5Tournée (-39%, 2)105 014277 168
6Kiss & kill (-55%, 3)94 913594 593
7Copacabana85 71985 719
8Petits meurtres a l'anglaise71 18671 186
9Millenium 2 (-49%, 2)59 079174 572
10Splice (-60%, 2)55 664193 627
11Prince of persia : les sables ... (-55%, 7)50 5862 060 687
12Kung fu nanny45 53745 537
13La tete en friche (-61%, 6)36 3781 101 101
14Les petits ruisseaux (-50%, 3)33 166184 884
15Dog pound (-55%, 3)29 281176 693
16L'illusionniste (-44%, 4)24 277215 201
17Je vous aime tres beaucoup23 97623 976
18Top cops (-73%, 3)22 500218 528
19Carlos21 79421 794
20Les meilleurs amis du monde (-67%, 5)19 389523 124

13 juil.

[box-office US] démarrage du 09/07: Despicable me démarre en trombe

Despicable me (un film d'animation Universal) écrase tout pour son premier week-end et affiche d'excellente moyenne par écran. Predators démarre correctement sans pour autant affoler les compteurs, il devrait pouvoir atteindre les $70 millions aux US et donc s'amortir grâce à l'international.
The Last airbender a beau avoir des critiques déplorables cela ne l'empêche pas de continuer tranquillement sa route vers les $150 millions de recette.
Knight & Day est un échec pour Tom Cruise et même si on est loin du désastre financier (le film devrait pouvoir s'amortir avec les résultats à l'international) il ne revient pas par la grande porte...
1. Despicable me$56,397,125 / 3
2. The twilight saga: eclipse$235,370,815 / 12
3. Predators$24,760,882 / 3
4. Toy story 3$339,240,857 / 24
5. The last airbender$99,712,757 / 11
6. Grown ups$110,721,531 / 17
7. Knight & day$61,808,110 / 19
8. The karate kid$164,301,124 / 31
9. The a-team$73,923,594 / 31
10. Cyrus$3,426,545 / 24

09 juil.

Twilight, chapitre 3, Hésitation: Après la déception l'ennui profond

  l'avis
de
Julie
Je pourrais jouer à la paresseuse et me contenter de faire un simple copier-coller. Car Hésitation c'est un peu Tentation, avec une histoire un peu différente (si peu). Certes, l'habitude du grotesque intégrée, le film paraît plus digeste et moins gênant (si peu). Mais parce que j'ai été twilightée par Fascination et détwilightée après avoir vu Tentation puis Hésitation, je vous dois, je crois, ces quelques lignes.
Après avoir été tentée par Jacob en l'absence d'Edward qui fou d'amour avait préféré la quitter plutôt que de la mettre en danger (chapitre 2, Tentation), Bella hésite cette fois. Du moins, c'est ce que le titre vous fait croire. Car d'hésitation, il n'y a en a point. Comme d'un pseudo triangle amoureux. Point non plus. Bella n'hésite pas. Son choix est fait, on le connaît depuis le départ: elle aime Edward. En vérité, il y a bien Jacob qui tente de la faire rompre. Mais il n'y parvient pas. En résumé: Victoria, dont le petit ami, James, s'était fait tuer par la famille Cullen dans le premier chapitre, pour sauver Bella, revient ici, accompagnée d'une armée de jeunes vampires nouveaux-nés pour venger la mort de son bien aimé. Les jeunes vampires sont les pires: ils sont assoiffés de sang, rien ne les arrête, ils sont donc extrêmement dangereux. Du coup, les Cullen ne suffisent pas, malgré tous leurs pouvoirs, à contrer cette armée ultra-puissante. D'où l'aide de Jacob et de ses copains loup-garous. Tout le monde aime tant Bella. Et ça, on ne comprend pas bien pourquoi...Le problème central n'est pas tant dans cet "ultime" combat qui profile à l'horizon mais dans ce triangle amoureux. Je me répète: Bella aime Edward. Edward aime Bella. Mais Jacob aime Bella. Cherchez l'intrus! Bella est pleine de désirs pour Edward mais ce dernier né en 1900 ne peut "aimer" au sens charnel du terme qu'après s'être marié. Les baisers ne suffisent plus à la jeune fille qui accepte la proposition en mariage du jeune homme. Mais ça, on le savait déjà, puisque Tentation s'achevait par la même proposition. Ah oui, j'oubliais. Bella qui n'aime qu'Edward veut également épouser sa condition de vampire. Ce dernier refuse de la transformer. Mais ça aussi on le savait déjà. Depuis, Fascination.
S'il est mieux filmé, mieux réalisé et si sa photo est plus soignée, Hésitation est dans la parfaite continuité de Tentation: en somme, un film plat, lent, ennuyeux, pénible, ridicule. Pourtant, les triangles amoureux ont tout pour me plaire. Tout comme les histoires d'amour adolescentes contenues, frustrées, sublimées. Le problème n'est pas dans le puritanisme, ni la chasteté décriés par tant. Les deuxième et troisième réalisateurs, contrairement à la première réalisatrice, n'ont pas su porter à l'écran la tension sexuelle et amoureuse du couple. Sans baiser, ou presque, avec Fascination, Catherine Hardwicke avait réussi à insuffler à cette bluette un érotisme infini. Le couple dégageait un magnétisme fou. Bella n'était pas bête, avait plusieurs expressions, sa gaucherie était crédible et rendait la jeune fille fragile et touchante. Quant à Edward, loin du gentleman coincé pétri de principes qu'il est devenu, il était sensuel. Autant qu'un Mr Darcy sortant de l'eau (cf Collin Firth) ou qu'un Mr Darcy sous la pluie déclarant sa flamme à 5 centimètres de la bouche de miss Elizabeth sans même l'effleurer (cf Matthew Macfadyen dans le film de Joe Wright). Je ressens encore cette tension quand il s'approche de Bella, sans la toucher, dans la forêt, en lui déclarant son amour, la première fois, quand il l'embrasse dans sa chambre et dans la scène finale quand il dépose un chaste baiser sur le coup de sa bien-aimée....Mais j'oubliais je ne suis pas là pour parler de Fascination mais d' Hésitation. Bella est un personnage impassible, sans émotion, dont le visage est animé par une seule expression. Edward est talqué. A part ça? Il a des yeux jaunes globuleux. A part ça? Il ne dégage plus aucune sensualité. J'ai peine à écrire que Robert Pattinson est insipide...Mais c'est parce qu'il est mal dirigé. Et c'est aussi parce que le scénario est un non sens. Quant à leur couple, il ne sert plus à rien. Leur frustration n'existe plus. Elle est fondée sur du burlesque, du grotesque (La scène dans la chambre à coucher d'Edward où Bella tente d'enlever les boutons de la chemise de son bien aimé est à pleurer....de rire). D'une passion digne de Roméo et Juliette mise en scène dans le premier chapitre, on est passé au ridicule qui tue (cette même scène qui s'achève par la tirade du mariage...J'en suis gênée). Jacob, personnage que j'exècre pourtant, est peut-être celui qui joue le mieux. Mais surgonflé aux stéroïdes et avec sa fâcheuse habitude de se balader torse nu pendant tout le film, il ne fait qu'ajouter au grotesque. On ne peut nier que David Slade a tenté de sauver le film du marasme cinématographique dans lequel Tentation était définitivement tombé. Seulement voilà, Hésitation vient après Tentation. Et ça fait un de trop.

09 juil.

Box-office France semaine 27: Shrek 4 démarre fort...

Un box-office sans étincelle pour une fête du cinéma pas très réjouissante. Fatal va arriver à toucher le million, c'est certainement en dessous du seuil de rentabilité du film mais ce n'est pas la honte. La tête en friche va également franchir cette barre ce qui fera de Jean Becker l'un des réalisateurs les plus stable (l'occasion de faire un billet sur son box-office si je m'ennuie).
Dog Pound est également très stable et profite (un peu) de la fête du cinéma.
1Shrek 4, il etait une fin1 722 8591 722 859
2Fatal (-6%, 3)242 932878 742
3L'agence tous risques (-22%, 3)215 482963 499
4Kiss & kill (-28%, 2)209 828499 680
5Tournee172 154172 154
6Splice137 963137 963
7Millenium 2115 493115 493
8Prince of persia : les sables ... (-18%, 6)111 9572 010 101
9La tete en friche (-22%, 5)93 3221 064 723
10Top cops (-24%, 2)84 884196 028
11Sex and the city 2 (-37%, 5)67 4361 289 865
12Les petits ruisseaux (-24%, 2)65 734151 718
13Dog pound (-22%, 2)64 540147 412
14Les meilleurs amis du monde (-30%, 4)58 183503 735
15Bebes (-22%, 3)45 870198 214

09 juil.

Copacabana, une comédie fine

  l'avis
de
Jérôme
Babou (Isabelle Huppert) est une femme qui se soucie peu de l'avenir vivant chaque jour le plus intensément. Dans sa vie il y a la musique (Brésilienne), sa fille (Lolita Chammah) très conventionnelle et pas vraiment de boulot. Un jour sa fille lui apprend qu'elle va se marier et surtout qu'elle ne désire pas qu'elle assiste à son mariage car elle lui fait honte. Piquée au vif dans son amour maternel elle décide de prouver à sa fille qu'elle peut, elle aussi, avoir une vie "normale" et part pour Ostende (dans le nord) pour vendre des appartements en multipropriété.
Copacabana est avant tout une surprise. Derrière un titre un brin ringard, un casting qui peut rebuter et un sujet relativement convenu se cache une comédie fine et tendre sur les relations mère / fille portée par Isabelle Huppert souriante, déconcertante et tendre soit exactement l'inverse de l'image que sa filmographie peut vous donner à penser.
Marc Fitoussi (le réalisateur) ne choisit jamais la facilité dans son récit et s'en sort toujours admirablement. En choisissant une ville austère du Nord comme lieu quasi unique de son récit il aurait pu tomber dans un misérabilisme convenu mais au contraire ce lieu gris en ressort lumineux à l'image du maquillage multicolor de Babou. La difficile communication entre une mère et sa fille est tout aussi finement traitée. L'inversion des rôles, c'est la fille qui donne des leçons et la mère qui prend à coeur de prouver qu'elle peut être responsable, est le ressort d'une comédie jamais appuyée. Les actrices (puisque les hommes sont quasi absents du film) sont justes, Isabelle Huppert et Aure Atika en têtes et même si j'avoue que le jeu de Lolita Chammah (la vraie fille de Isabelle Hupper dans la vie) m'a parfois laissé de marbre cette galerie de femmes est bien croquée. Copacabana est un film sensible, touchant qui mérite de trouver sa place.

08 juil.

Twilight 3, premier jour France...


590 855 entrées
Soit plus de 100 000 entrées de plus que le précédent épisode et surtout le plus gros 1er jour France de 2010 devant Shrek et ses déjà nombreux 503 000 entrées qui avait déjà explosé les 293 000 spectateurs de Camping 2
La folie est lancée (et dire que Julie fait parti de ces 500 000 fans obsessionnelles me donne à réfléchir...)

07 juil.

Twilight 3, c'est parti pour un raz de marée en France ?

Le phénomène Twilight ne cesse de prendre de l'ampleur film après après. Rappelons les faits: - Twilight 1: 2 700 000 entrées
- Twilight 1: 4 200 000 entrées

Le chiffre 14h00 vient de tomber avec 6 900 entrées et prend ainsi la 3ème place des meilleurs démarrages 14h00 de l'année.
Je vais tacher de vous donner les chiffres que j'ai au fur et à mesure..
Et comme une image vaut tous les beaux discours, voici ce que vous pourrez attendre du film: une bande de types en shorts et torses nus...

05 juil.

[box-office US] démarrage du 02/07, Twilight revient en force

La faiblesse du 2ème opus de Twilight n'aura donc pas dégoutée les fans qui se seront précipités en masse pour voir la suite de l'histoire d'amour (ridicule) entre Bella & Edward. Eclipse devrait faire au moins aussi bien que les $300 millions de New Moon. Le film sort ce mercredi en France et devrait afficher un très solide 1er jour (200 000 entrées ?).
Derrière The Last Airbender qui avait pourtant des critiques catastrophiques s'en sort très bien, M Night Shyamalan renoue avec le succès après une petite série de déconvenue.
1. The Twilight saga: eclipse$161,000,000 / 5
2. The last airbender$57,000,000 / 4
3. Toy story 3$289,000,000 / 17
4. Grown ups$77,082,000 / 10
5. Knight & Day$45,508,000 / 12
6. The karate kid$151,523,000 / 24
7. The A-team$69,116,000 / 24
8. Get him to the greek$57,427,000 / 31
9. Cyrus$1,488,000 / 17
10. Shrek 4$232,000,000 / 45

01 juil.

Box-office France semaine 26: une fête du cinéma ratée

Dur à croire et pourtant la fête du cinéma a déjà démarrée et cet évènement, autrefois majeur dans l'année cinématographique, n'a eu quasiment aucun impact sur les entrées de la semaine. Avec 2 115 639 entrées c'est moins que la semaine passée et pas loin de la moins bonne semaine de l'année !
Fatal baisse de 30% en deuxième semaine ce qui est finalement relativement peu mais vu qu'il ne partait pas de très haut les 635 000 entrées en deux semaines ne sont pas très rassurantes. Je pense maintenant qu'il ne fera pas le million d'entrées et risque de finir plutôt dans les 850 000 entrées.
C'est dans cette triste ambiance que Kiss & Kill prend une première place correct (moyenne de 860 s/c). Autre bon démarrage (justifié) pour Dog Pound avec 872 s/c (meilleure moyenne de cette semaine).
L'arnacoeur progresse de 24% et cumule 3 711 000 entrées !
1Kiss & kill289 852289 852
2L'agence tous risques (-41%, 2)277 164748 017
3Fatal (-31%, 2)258 975635 810
4Prince of persia : les sables ... (-27%, 5)136 7461 898 144
5La tete en friche (-44%, 4)120 364971 401
6Top cops111 144111 144
7Sex and the city 2 (-40%, 4)107 4431 222 429
8Les petits ruisseaux85 98485 984
9Les meilleurs amis du monde (-42%, 3)83 483445 552
10Dog pound82 87282 872
11L'illusionniste (-32%, 2)59 635147 604
12Bebes (-37%, 2)59 048152 344
13Robin des bois (-44%, 7)37 8272 306 525
14Street dance 3d (-32%, 6)35 212630 864
15Le cameleon26 90826 908

28 juin.

[box-office US] démarrage du 25/06, Cruise / Diaz à la ramasse...

Moi qui m'attendais à un départ canon du nouveau couple glamour Tom Cruise / Cameron Diaz je me suis bien trompé. Le premier week-end de Knight & Day (Night & Day en français) n'est pas bon du tout avec pourtant une grosse sortie sur plus de 3000 écrans ! C'est Grown Ups, la nouvelle comédie de Adam Sandler, qui réalise le meilleur démarrage au rayon nouveautés mais tout de même derrière la deuxième semaine de Toy Story 3 qui confirme son carton.
1. Toy story 3$226,552,000 / 10
2. Grown ups$41,000,000 / 3
3. Knight & day$27,789,000 / 5
4. The karate kid$135,641,000 / 17
5. The a-team$62,843,000 / 17
6. Shrek forever after$229,313,000 / 38
7. Get him to the greek$54,486,000 / 24
8. Prince of persia: the sands of time$86,177,000 / 31
9. Killers$44,000,000 / 24
10. Jonah hex$9,144,000 / 10

27 juin.

Blogs cinéma: le best-of S03E39

This is it, le dernier best-of de la saison. On va d'ailleurs tacher de revenir la saison prochaine en pleine forme, aussi régulier (au moins les 3 de départ car l'ami Thomas a un peu laissé tomber...) et avec le même objectif de vous faire nos articles.
- Cineblogywood : Invictus avec vuvuzela
- Photos de la rencontre avec Stephen Frears
- Cinefeed: Copacabana, testez votre relation mère / fille
et ma petite sélection tirée des news de Cinefriends
- IntheMoodforCinema: critique Le dernier maitre de l'air et master class
- Filmosphere: critique de Night & Day
- Nivrae: Critique de Toy Story 3
- SurLaRouteDuCinema: Pascale à Paris

26 juin.

Jerry Maguire: La force d'une énergie positive

Parfois des films vous marquent,vous ne vous l'expliquez pas. Parfois même des films vous touchent au point où vous pouvez les regarder en boucle des dizaines et dizaines de fois. Vous vous l'expliquez. Mais vous ne pouvez pas l'avouer. Le film est niais. Le film est bête à souhait, mal joué, mal réalisé, l'histoire tient dans un micro-mouchoir de poche. Et puis, et puis, puis, "il y a Frida", comme dirait Brel. Le film qui vous fait vibrer mais qui a tous les atouts. Vous n'avez pas honte. Il est beau comme un soleil. Mais j'arrête là l'analogie avec "Chez ces gens là". Car même si je m'inscris en fan de la chanson, elle n'est pas lumineuse comme l'oeuvre solaire de Cameron Crowe que je ne cesse de regarder depuis que je l'ai découverte en 1997, Jerry Maguire.
Ce film fait partie des films de ma vie pas comme un autre, pas comme ceux qu'on regarde des dizaines et des dizaines de fois parce qu'il ferait juste du bien. Ce film a une force intrinsèque presque indescriptible, un tronc fort comme celui d'un séquoïa géant, une luminosité qui irradie de partout, une beauté qui le transcendante, une originalité qui le rend unique, des acteurs qui le rendent beau comme un dieu grec. Jerry Maguire est une oeuvre cinématographique spéciale. Et après l'avoir revue plusieurs fois, j'ai compris comment un réalisateur pouvait créer un jour un tel moment particulier. "Le diable est dans le détail", comme dirait l'autre. Et puis, j'ai écouté les commentaires du réalisateur. Ce dernier nous apprend qu'il a mis plus de quatre ans à écrire le scénario. Je n'étais pas étonnée. Le film est une pure alchimie, une succession de moments parfaits qui s'emboîtent par magie, qui se complètent. Le réalisateur n'a rien laissé au hasard. Ecoutez les dialogues, regardez chacun des détails, ne laissez rien vous échapper amis lecteurs, futurs (est-ce encore possible) spectateurs. Devant vous, laissez se dérouler cette histoire, a priori complètement banale, et puisez y une envie, une philosophie, un poème, un éclat de rire, un sourire.
Ecoutez ce morceau. Faîtes tomber, vous aussi, cette petite bretelle pour faire glisser ensuite la robe noire toute entière. Laissez Miles Davies emplir du son de sa trompette cette pièce. Vous aussi, j'en suis sûre, vous voulez que votre petit garçon ait les mêmes lunettes que Ray sur le nez. Marvin Gaye revisité par Cuba Gooding Jr, les maracas en fond sonore, c'est l'orchestre que vous cherchez pour votre mariage.
J'écris ces lignes et je n'ai pas même besoin de fermer les yeux pour voir très précisément, très distinctement venir à la surface de ma mémoire le fil de ce délicieux scénario. Minute par minute, l'histoire narrée par Jerry Maguire (Tom Cruise, l'unique) lui-même me revient. Peut-on vraiment s'attacher à un agent sportif un peu désabusé qui, un beau jour, parce qu'il est survolté, sur le point de se marier à une femme ambitieuse débridée écrit un mémo qu'il décide de distribuer à toute son équipe? Jerry Maguire est immédiatement remercié. Aux Etats-Unis, il n'y a pas de place aux états d'âme, seulement aux chiffres, à la productivité. L'agent sportif doit être rentable quitte à pousser ses joueurs sur un terrain même dans un état comateux. Jerry Maguire rassemble ses affaires et prend avec lui, dans ses cartons, un poisson et Dorothy Boyd (jouée par l'adorable Renée Zellweger), une assistante, attirée par l'homme et ses feux d'artifice. Il ne lui reste plus, dans ses fichiers, que deux clients qu'il a pu sauver d'un match, que dis-je, d'un combat téléphonique avec son plus grand concurrent Bob Sugard: Rod Tidwell (l'incomparable Cuba Gooding Jr) et Franck Cushmann (Jerry O'Connel). C'est le début de la grande aventure. D'une carrière à son paroxysme, l'agent sombre dans une sorte de marasme professionnel et social. Par petite touche, il tente de se reconstruire d'abord en tant qu'agent et puis en tant qu'homme. C'est autour de sa relation avec Dorothy et de celle avec Rod qu'il part à la redécouverte de lui-même. Le tout est fait très simplement mais sans concession. Jerry Maguire se désapprend, se confronte, confronte.
Jerry Maguire c'est d'abord un homme: Tom Cruise. Ceux qui me lisent le savent déjà, depuis longtemps. C'est pour moi un génie. Et dans ce rôle, le génie excelle. L'homme et l'acteur ne font qu'un. C'est bien le propre de cet acteur caméléon...Je laisse ses détracteurs à la porte du blog parler encore et toujours de sa vie privée. Car ici, il n'y a place qu'au cinéma.
Autour de lui, tels des satellites, gravitent des personnages forts, cocasses, incroyables, qui le renforcent même: Rob, Dorothy, Ray, la soeur de Dorothy, la femme de Rob. Pour ne citer que lui, Cuba Gooding Jr est un cocktail d'amour et d'humour. On le découvre dans son bain qu'il partage avec son fils. Puis on le voit en train d'hurler "show me the money". Le ton est donné. Rob n'est pas hystérique. Mais électrique, passionné, sans limite, un coeur ouvert. C'est l'athlète qui se sèche à nu dans les vestiaires. C'est l'homme cru, honnête, l'ami qui va donner à Jerry Maguire son "kwan", l'envie d'aimer.
Comme à son habitude, Cameron Crowe a soigné la BO. Mais là, comme s'il avait su mon secret, il est allé puisé particulièrement les pépites chez Paul (Mc Cartney, bien sûr), et pas dans n'importe quel album. L'album Mc Cartney.
Je vous laisse avec un extrait du film. Une pépite. De toute façon, chaque extrait de ce film est une pépite. Et savourer la beauté, la sensualité, la grâce de ce moment.

22 juin.

Copacabana, testez votre relation mère / fille !

A l'occasion de la sortie de Copacabana nous avons développé un questionnaire qui permet de tester le type de relation que vous entretenez avec votre mère. Une fois le test réalisé vous pouvez même inviter votre mère à le faire (si c'est pas beau le progrès).
Tous les participants peuvent remporter quelques lots sympathiques: coffrets Smartbox (activité mère / fille ou des massages), des DVDs ou des places de cinéma.

si vous désirez le mettre sur votre site c'est par ici que ça se passe...

21 juin.

[box-office US] démarrage du 18/06: Toy Story 3 au rendez-vous

Il va falloir s'habituer à voir débouler un blockbuster chaque semaine à partir de maintenant. Toy Story 3 n'a pas raté son démarrage avec plus de $100 millions de recette en 3 jours là ou le N°1 avait mis 10 jours et le N°2 4 jours !
Karaté Kid dépasse la barre des $100 M et pourrait même aller chercher les $180M, une nouvelle franchise est née. Sachant qu'il s'agit déjà d'une reprise (d'une franchise) cela donne un peu le la de la créativité...
Jonah Hex adaptation d'un comic pour ado avec Megan Fox & Josh Brolin rate complètement son départ !
1. Toy story 3$109,000,000 / 3
2. The karate kid$106,254,000 / 10
3. The a-team$49,797,000 / 10
4. Get him to the greek$47,857,000 / 17
5. Shrek forever after$222,977,000 / 31
6. Prince of persia: the sands of time$80,508,000 / 24
7. Killers$39,370,000 / 17
8. Jonah hex$5,085,000 / 3
9. Iron man 2$304,764,000 / 45
10. Marmaduke$27,886,000 / 17

20 juin.

Blogs cinéma: le best-of S03E38

Après plusieurs semaines de véritable disette cinéma ce mercredi sort un film coup de poing: Dog Pound alors pour patienter je vous propose de découvrir un petit résumé des news cinéma à ne pas rater...
- Cineblogywood : L'Agence Tous Risques comme un bon film X
- Cinefeed: Dog Pound, film enragé
- Filmgeek: Marketing et coupe du monde de foot, le second tour
et ma petite sélection personnelle:
- VeryBadBlog: Concours petits meurtres à l'anglaise
- FullyHD: Stanley Kubrick, les scènes d'ouverture
- Inthemoodfrocinema: Critique de Night & Day
et pour la fin quand Pascale s'énerve il vaut mieux pas être dans sa ligne de mire...
- SurLaRouteDuCinema: critique de L'agence tout risques

19 juin.

Dog Pound, un film enragé

  l'avis
de
Jérôme
Si l'histoire de Dog Pound se résume finalement en quelques lignes elle est à mille lieux de refléter la puissance qui se dégage du film. On sort de la séance le souffle court, choqué, éprouvé.
Le film suit Butch qui se retrouve dans une prison pour mineurs après avoir agressé un officier de probation. Il y rencontre Davis, Angel, les codes de la prison, la violence, la vengeance. Victime ou bourreau son choix est vite fait et Kim Chapiron nous plonge au coeur d'un univers qui nous est complètement étranger mais qui réveille le chien enragé qui sommeille en chacun de nous.
La filiation avec la série Oz est directe: même problématique, mêmes enjeux de domination, même violence et même attachement aux personnages car on retrouve un peu de nous dans chacun des personnages.
Le charisme et l'instinct de survie dont fait preuve Butch commencent par nous laisser perplexes puis ne nous laissent pas insensibles et enfin on a peur pour lui et on vibre à chaque coup qu'il donne ou rend.
La violence est omniprésente et les quelques moments de répis ne font pas illusion. Kim Chapiron n'est pas là pour montrer les bons côtés de la prison, il n'y en a pas. Elle change tout et tout le monde, qu'il soit maton ou prisonnier. Le système d'enfermement broie les gens, les consciences. La notion de bien et mal devient relative et le carcan dans lequel on essaye de faire rentrer ces adolescents complètement inadaptés est une illusion. Dog Pound dénonce un système sans faire preuve d'angélisme, l'enfermement est filmé comme un enfer sur terre sans aucune fenêtre sur le monde extérieur.
Les jurés de Tribeca ont attribué à Kim Chapiron le prix de la mise en scène, il ne se sont pas trompés tant il a maitrisé son film du début jusqu'à la fin. Du scénario au casting qui mêle acteurs professionnels et véritable prisonniers tout est parfait. Instant de grâce cinématographique ne passez pas à côté et surtout revenez me dire ce que vous en avez pensé !

18 juin.

L'affiche sans originalité de la semaine

Dans la série des affiches sans aucune originalité on a notre gagnant de la semaine avec Kiss & Kill. Elle fait partie de la grande famille des protagonistes mis dos à dos faisant l'un et l'autre une action sensée résumer le caractère de leur personnage (voir ici pour quelques exemples). Ce qui nous donne:
  • lui qui tient un pistolet et qui ressemble à un agent secret
  • elle qui se maquille ce qui nous laisse penser qu'elle n'a donc rien d'une agent secrète
Le fond blanc et les personnages de dos nous indiquent qu'il s'agit d'une comédie romantique drôle et leurs oppositions d'actions que l'un cache quelque chose à l'autre. Voila maintenant vous pouvez lire le synopsis et je parie que vous n'apprendrez pas grand chose de plus...

16 juin.

Box-office France semaine 24: Sex and the City 2 toujours au TOP

Finalement pour un blockbuster la baisse de Sex and the City 2 est assez mesurée (40%). La moyenne n'est pas terrible (628 s/c) mais il devrait titiller les 1.5 millions d'entrées ce qui est loin d'être une catastrophe.
D'ailleurs les films en continuation résistent finalement très bien en limitant leur baisse, il faut dire que l'offre du côté des nouveautés étaient plutôt légère. C'est finalement Les meilleurs amis du monde qui décroche la 1ère place parmi les nouveaux films de la semaine avec un correct 218 000 entrées mais la moyenne de 661 s/c me semble trop faible pour pouvoir tenir et il devrait finir gentiment sa carrière dans les 550 000 entrées ce qui est finalement pas si mal pour un 1er film. Le million est par contre à la portée de La tête en friche ce qui prouve une nouvelle fois la fidélité du public de Jean Becker. Au rayon curiosité de la semaine on trouve les +12% en 13ème semaine pour L'arnacoeur qui cumule maintenant 3 674 000 entrées !
1Sex and the city 2 (-40%, 2)350 890935 249
2Prince of persia : les sables ... (-25%, 3)326 5791 574 923
3La tete en friche (-10%, 2)300 549635 884
4Les meilleurs amis du monde218 206218 206
5Robin des bois (-22%, 5)126 4972 200 727
6Hatchi95 19895 198
7The crazies93 87693 876
8Street dance 3d (-8%, 4)90 772544 088
9Le plan b (-12%, 4)69 696483 676
10When you're strange un film su...55 09955 099
11Camping 2 (-23%, 8)54 1223 881 251
12L'amour, c'est mieux a deux (-28%, 6)54 1021 066 062
13Les mains en l'air49 11149 111
14Iron man 2 (-23%, 7)36 7632 535 323
15Dans ses yeux (+2%, 6)36 083306 736

14 juin.

[box-office US] démarrage du 11/06: Retour des années 80's...

Les sorties du week-end aux US avait un thème: le retour des années 80 ! Et à ce petit jeu c'est contre tout attente (en tout cas les miennes) Karate Kid qui remporte haut la main la partie avec un très bon démarrage. Pour la petite histoire c'est le fils de Will Smith qui remplace Ralph Macchio dans le rôle titre. Derrière on retrouve L'agence tout risque (The A-Team) qui risque de tout juste cumuler $60M en fin de carrière, très loin d'un score d'un blockbuster.
1. The karate kid$56,000,000 / 3
2. The a-team$26,000,000 / 3
3. Shrek forever after$210,052,000 / 24
4. Get him to the greek$36,500,000 / 10
5. Killers$30,670,000 / 10
6. Prince of persia: the sands of time$72,300,000 / 17
7. Marmaduke$22,278,000 / 10
8. Sex and the city 2$84,745,000 / 18
9. Iron man 2$299,311,000 / 38
10. Robin Hood$99,600,000 / 31

13 juin.

Blogs cinéma: le best-of S03E37

Dimanche c'est jour de marché ET de best-of et même si l'ami Rob commence à se faire rare c'est compensé par les nouveaux amis qui viennent compléter cette sélection complètement subjective. Je suis content de voir que l'idée commence à faire son chemin et pas chez n'importe qui en plus !
Cineblogywood : Ralph Macchio, sexe, drogue et Karaté Kid
Filmgeek : Test du DVD d'Invictus de Clint Eastwood
Cinefeed: box-office France semaine 23, service minimum pour Sex & the city 2
et les articles que j'ai repéré sur cinefriends...
ComCineBuzz: King Kong sur les plages de Santa Monica !
FullyHD: Films badass en équipe, la tendance du moment
SurLaRouteDuCinema: NANNERL, LA SOEUR DE MOZART de René Féret ****

12 juin.

Box-office France semaine 23: service minimum pour Sex & the City 2

Avec une moyenne correct de 1 111 s/c pour sa première semaine, Sex and the City 2 démarre correctement mais très en dessous des 800 000 spectateurs en 1ère semaine du premier opus. C'est marrant de voir que ce genre de film connait en France et aux US le même genre d'exploitation plutôt décevante. Faut croire que 2M de spectateurs du 1 n'étaient pas si pressés de voir le 2.
La tête en friche débute une exploitation très Beckerienne, soit un bon démarrage (la moyenne de 750 s/c est un brin faible à mon goût) avec une première semaine au dessus de 300 000 spectateurs et une bonne tenue puisque le coefficient 1ère semaine / fin de carrière est presque toujours au dessus de 3 pour fini avec un bon million de spectateurs.
L'amour c'est mieux à deux dépasse le million de spectateurs ! C'est définitivement une très bonne année pour Manu Payet (RTT, Tout ce qui brille).
1Sex and the city 2584 359584 359
2Prince of persia : les sables ... (-47%, 2)433 0891 248 344
3La tete en friche335 335335 335
4Robin des bois (-43%, 4)162 3282 074 230
5Street dance 3d (-32%, 3)98 539453 316
6Le plan b (-42%, 3)79 554413 980
7L'amour, c'est mieux a deux (-34%, 5)75 3731 011 960
8Camping 2 (-49%, 7)70 4043 827 129
9Iron man 2 (-45%, 6)47 8182 498 560
10Copie conforme (-49%, 3)40 611191 763
11Infectes (-32%, 2)38 96295 906
12Dans ses yeux (-28%, 5)35 439270 653
13Crazy night (-48%, 4)31 793437 048
14Mammuth (-46%, 7)28 642786 518
15L'arnacoeur (-43%, 12)25 5763 646 141
16Freddy, les griffes de la nuit (-51%, 4)23 774452 144
17Imogene mccarthery (-53%, 5)22 962552 386
18Dragons (-35%, 10)19 2972 225 690
19L'elite de brooklyn (-41%, 5)15 195391 551
20Rabia14 94014 940

07 juin.

[box-office US] démarrage du 04/06, Shrek reprend des couleurs

Après un démarrage moyen Shrek reprend quelques couleurs sur la longueur et devrait facilement dépasser les $200M de recettes ce qui est après tout un bon score.
Get him to the greek est une spin-off du personnage de Aldous Snow de Sans Sarah rien ne va (plus d'info ici). D'après les chiffres de son premier week-end ce ne sera pas le succès surprise de l'été. Idem pour Killers, la nouvelle comédie de Ashton Kutcher / Katherine Heigel, qui peine à démarrer. Et enfin, Marmaduke une comédie familiale canine lancé sur plus de 3000 écrans (grosse sortie donc) fait encore moins bien que les deux autres nouveautés !
1. Shrek forever after$183,043,000 / 17
2. Get him to the greek$17,423,000 / 3
3. Killers$16,100,000 / 3
4. Prince of persia: the sands of time$59,452,000 / 10
5. Sex and the city 2$73,434,000 / 11
6. Marmaduke$11,300,000 / 3
7. Iron man 2$291,294,000 / 31
8. Splice$7,450,000 / 3
9. Robin hood$94,262,000 / 24
10. Letters to juliet$43,300,000 / 24

06 juin.

Un film / un objet...

Nouveau défi sur le blog de Virginie ou à l'occasion de la sortie de L'age de raison (de Yann Samuell avec Sophie Marceau) elle propose de faire gagner des places pour l'une des avants premières. Le principe du jeu est simple: proposer un objet qui nous rappelle un film.
Après une courte réflexion c'est un lit ensanglanté qui m'est rapidement venu à l'esprit pour la fameuse scène du Parrain ! Et comme je soigne mes lecteurs voici la fameuse scène et une photo du lit :-)

En écoutant les bonus du DVD vous découvrirez toutes les difficultés que les différentes associations de protection des animaux ont causé à la production. Ils ont finalement réussi à avoir la fameuse tête de cheval auprès d'un abattoir...


04 juin.

Box-office France semaine 22: la pluie donne des couleurs

La semaine dernière il faisait moche et hop le box-office reprend des couleurs avec des baisses limitées pour tous les films en continuation. Certains s'offrent même le luxe de regagner quelques spectateurs par rapport à la semaine précédente (L'Arnacoeur, Mammuth, Copie conforme).
Au rayon nouveauté c'est bien maigre, Prince of Persia démarre correctement (et pourtant les critiques ne sont pas bonnes) mais ne devrait pas faire long feu alors qu'Infectés n'arrive pas à séduire malgré sa faible combinaison...
1Prince of persia : les sables ...815 255815 255
2Robin des bois (-35%, 3)286 8511 911 902
3Street dance 3d (-31%, 2)145 381354 777
4Camping 2 (-7%, 6)139 1493 756 725
5Le plan b (-30%, 2)138 188334 426
6L'amour, c'est mieux a deux (-6%, 4)114 842936 587
7Iron man 2 (-40%, 5)87 1312 450 742
8Copie conforme (+13%, 2)80 276151 152
9Crazy night (-31%, 3)61 308405 255
10Infectes56 94456 944
11Mammuth (+5%, 6)52 843757 876
12Dans ses yeux (+32%, 4)49 118235 214
13Imogene mccarthery (-14%, 4)48 406529 424
14Freddy, les griffes de la nuit (-45%, 3)48 139428 370
15L'arnacoeur (+5%, 11)44 5473 620 565

31 mai.

[box-office US] démarrage du 28/05: des résultats bien mous

Cela devait être un gros week-end avec le memorial week-end pour booster les démarrages de potentiel blockbusters (Sex and the city 2, Prince of Persia) mais les résultats sont relativement décevants. Tout comme Shrek 4 qui ne parvient pas à se hisser au niveau de ses ainés, Sex and the City 2 ne fera pas aussi bien que le N°1. Prince of Persia ne fait pas d'étincelle, la barre des $100M aura même du mal a être atteinte ! Finalement Robin des bois s'en tire pas si mal que cela, il cumule $237M avec l'international.
1. Shrek forever after$133,095,000 / 10
2. Prince of persia: the sands of time$30,170,000 / 3
3. Sex and the city 2$46,333,000 / 4
4. Iron man 2$274,612,000 / 24
5. Robin hood$83,024,000 / 17
6. Letters to juliet$36,600,000 / 17
7. Just wright$18,197,000 / 17
8. Date night$93,447,000 / 52
9. MacGruber$7,127,000 / 10

30 mai.

Blogs cinéma: le best-of S03E36

Best-of un peu particulier cette semaine puisque mes collègues ne se sont pas réveillés j'ai donc fait une petite sélection parmi les articles publiés dans la section news de cinefriends. Petite pensée ce matin pour Dennis Hopper disparu hier soir...
Filmospehre: One list ride and he's free...
Cinefriends: Cinéma à la carte
Cineblogywood: Tom Cruise hurle sur Robert Pattinson
Nerdalors: Willy est en deuil, Gary Coleman nous quitte
SurLaRouteDuCinema: Pascale se fait Jean-Luc
(c'est surement plus intéressant que nos traditionnels Best-of mais chut...)

27 mai.

Box-office France semaine 21: quand le beau temps revient...

... les salles de ciné se vident. Petite semaine cinéma avec seulement 2 000 000 d'entrées au compteur, à comparer avec les 4.4 millions de la semaine dernière. C'est d'ailleurs la plus petite semaine cinéma depuis juin 2009. Sur l'année nous avons toujours plus de 10% d'avance par rapport au cumul de l'année dernière à la même période avec 87 millions d'entrées au compteur.
1Robin des bois (-63%, 2)439 9071 625 051
2Street dance 3d209 396209 396
3Le plan b196 238196 238
4Camping 2 (-71%, 5)150 1123 618 576
5Iron man 2 (-65%, 4)144 0672 363 611
6L'amour, c'est mieux a deux (-65%, 3)121 698821 745
7Crazy night (-65%, 2)89 091343 947
8Freddy, les griffes de la nuit (-70%, 2)87 292380 231
9Copie conforme70 87670 876
10Imogene mccarthery (-67%, 3)56 542481 018
11Mammuth (-55%, 5)50 187705 033
12Adèle Blanc-Sec (-65%, 6)43 4631 554 367
13L'arnacoeur (-59%, 10)42 5533 576 018

26 mai.

[box-office US] démarrage du 21/05: Shrek pas aussi haut que le précédent

Même si Shrek n'a pas à rougir de son premier week-end il faut toutefois souligner que le démarrage est en dessous des attentes et surtout en dessous du score du précédent qui avait réalisé $121.6 million pour son premier week-end.
MacGruber est une petite comédie US ($10m de budget) avec Val Kilmer & Ryan Phillippe. Bébé et Océans continuent leur petit bonhomme de chemin.
1. Shrek forever after$76,543,595 / 4
2. Iron man 2$253,241,439 / 18
3. Robin hood$68,473,345 / 11
4. Letters to juliet$28,192,428 / 11
5. Macgruber$4,515,430 / 4
6. Just wright$15,058,817 / 11
7. Date night$91,014,887 / 46
8. A nightmare on elm street (2010)$60,199,993 / 25
9. How to train your dragon$211,181,910 / 60
10 The back-up plan$36,014,963 / 32
11Babies$5,189,943 / 18
12Hubble 3d$6,444,575 / 67
13Oceans$18,589,361 / 33

24 mai.

Blogs cinéma: le best-of S03E35

Désolé pour l'absence de best-of dimanche, je sais que cette irrégularité perturbe l'horloge biologique de certain et j'en suis désolé. Mais comme aujourd'hui c'est un peu comme un dimanche je suis à moitié pardonné ?
- Cineblogywood : Cannes 2010 - Fantômas le bien nommé
- Filmgeek : Premières images des Petits Mouchoirs de Guillaume Canet
- Cinefeed: Carlos, avant le film plongez dans le site
- ToujoursRaison: critique de copie conforme

Et les articles des invités surprise: Pascale (sinon je risque de me faire taper sur les doigts) qui vous fait redécouvrir le blog de Bernard Blancan et VeryBadBlog et pas seulement parce que le nom de domaine est sympa !
Surlarouteducinema: Hors la loi avec Bernard Blancan
VeryBadBlog: Viva Argentina !


21 mai.

Crazy night : pas très crazy mais bien sympathique

  l'avis
de
MAL
L’intrigue on la connaît dès l’affiche ou la bande annonce : suite à une anodine supercherie, un couple tranquille va se trouver mêlé à une affaire de truands qui transformera sa soirée à Manhattan en « crazy night ».

Les personnages centraux sont agréablement dessinés. Malgré leur côté parents quadras de banlieue résidentielle menacés par la routine de la vie de famille, ils ne sont pas caricaturés en bonnets de nuit sans humour. Ils sont au contraire sympathiques et plutôt imaginatifs dans leur vie quotidienne. D’ailleurs ils vont réagir avec astuce et à-propos aux situations qu’ils rencontreront, sans que ce comportement ne jure avec leur personnalité.

Le scénario fonctionne correctement, même s’il reprend quelques uns des ressorts habituels du genre, avec certains personnages secondaires qui ont un air de déjà-vu. Ce n’est pas le feu d’artifice de rebondissements que la bande-annonce laissait espérer, mais cela reste un film amusant et bien ficelé.

Le titre original est « Date night ». Ce « date » est difficile à traduire, puisqu’il signifie un type bien particulier de rendez-vous, et on comprend qu’il ait fallu transformer le titre pour qu’il parle facilement au public français. Mais « Crazy night » est un peu inapproprié. Le « Date night » original est naturellement plus adéquat, et l’on appréciera plus le film en y allant avec ce titre en tête.

Un film tout public franchement agréable, que l’on voit avec plaisir, mais que l’on n’ira sans doute pas revoir.

20 mai.

Box-office France semaine 20: Robin sort des bois

Profitant d'une semaine plutôt calme niveau sortie et d'un long week-end à la météo maussade Robin des bois (Gladiateur 2) fait un très bon démarrage (1 829 s/c). Camping 2 se maintient très bien et devrait donc dépasser les 4M d'entrées en fin de carrière, idem pour L'amour c'est mieux à deux qui ne perd que 1% (autant dire rien) en 2ème semaine ! Il va donc dépasser le million d'entrées ce qui fait un bien fou à la filmo de Clovis Cornillac !
1Robin des bois1 185 1441 185 144
2Camping 2 (-14%, 4)520 1823 468 464
3Iron man 2 (-30%, 3)411 9362 219 544
4L'amour, c'est mieux a deux (-1%, 2)347 693700 047
5Freddy, les griffes de la nuit292 939292 939
6Crazy night254 856254 856
7Imogene mccarthery (-31%, 2)173 776424 476
8Les aventures extraordinaires ... (-25%, 5)124 1081 510 904
9L'elite de brooklyn (-39%, 2)118 142310 783
10Mammuth (-17%, 4)112 558654 846
11Dragons (+17%, 7)106 5552 151 336
12L'arnacoeur (-15%, 9)103 7863 533 465
13Kick ass (-24%, 4)98 852705 484
14Dans ses yeux (+6%, 2)76 676148 763
15Alice au pays des merveilles (-16%, 8)76 2164 351 298

19 mai.

Carlos: avant le film plongez dans le site

J'ai enfin trouvé une utilité à Twitter (vous pouvez également suivre celui de cinefriends) puisque c'est grâce à l'un des mes followers que j'ai découvert le site officiel de Carlos présenté aujourd'hui au Festival de Cannes et diffusé ce soir sur Canal+.
Je peux vous dire que j'en ai fait des sites (et quelques sites de film) mais franchement rien qui vaut celui-ci. La réalisation technique est impeccable sans pour autant que le nerf de la guerre, le contenu, soit délaissé.
Prenez le temps de cliquer et de consulter les images d'archives qui se mêlent a celles du film, l'expérience vaut le coup et donne sacrément envie de voir le tryptique.

17 mai.

Box-office France semaine 19: Camping 2 se maintient

C'est allègrement que notre Patrick Chirac national vogue vers les 3M d'entrées et finira finalement pas très loin des 5 millions ! Avec un score pareil un 3ème opus est surement en préparation, a moins que notre appel ne soit entendu.
Après un démarrage canon Iron Man 2 n'arrive pas à se maintenir, il va bien entendu dépasser les 2 millions du premier opus mais ne devrait pas finir sa course très loin des 2.5 millions d'entrées.
Les comédies Françaises se portent bien et la très bonne première semaine de L'amour c'est mieux à deux nous le confirme. Un score qui fera du bien à Clovis Cornillac qui peinait à trouver un succès public ces dernières années (La sainte victoire, protéger et servir, Bellamy etc.).
Imogène McCarthery n'a par contre pas convaincu (moyenne faible de 661 s/c), il faut dire que la bande-annonce était déplorable !
Au rayon surprise on a le documentaire écolo de Coline Serreau qui cartonne avec une progression de +3% et un cumul de 124 958 entrées !
1Camping 2 (-39%, 3)605 0012 948 282
2Iron man 2 (-51%, 2)591 2941 807 608
3L'amour, c'est mieux a deux352 354352 354
4Imogene mccarthery250 700250 700
5L'elite de brooklyn192 641192 641
6Les aventures extraordinaires ... (-36%, 4)165 4291 386 796
7Mammuth (-35%, 3)135 143542 288
8Kick ass (-30%, 3)129 726606 632
9Comme les 5 doigts de la main (-45%, 2)126 001356 291
10L'arnacoeur (-28%, 8)122 4753 429 679
11Dragons (-40%, 6)91 2352 044 781
12Alice au pays des merveilles (-42%, 7)90 4244 275 082
13Dans ses yeux72 08772 087
14Le choc des titans (-52%, 5)61 9971 836 783
15Green zone (-51%, 4)58 230695 434
16Tout ce qui brille (-35%, 7)53 1311 309 568
17Les invites de mon pere (-23%, 6)40 796742 927
18La rafle (-24%, 9)24 8182 821 845
19Solutions locales pour un desordre global (+3%, 5)24 202124 958
20Greenberg (-45%, 2)20 18456 760

17 mai.

[box-office US] démarrage du 14/05: Robin en embuscade

Le démarrage du très attendu Robin Hood est relativement correct. Le film va peut être dépassé les $100M de recette (ce qui est très en dessous de Gladiator et ses $187M) mais devrait se rattraper à l'international. C'est donc toujours Iron Man 2 qui mène la danse et dépasse les $200M.
Letters to Juliet (une comédie avec Amanda Seyfried et Gael García Bernal) , qui jouait la carte de la contre-programmation, n'a pas réussi son coup. Même stratégie, même punition pour Just Wright (avec Queen Latifah) qui réalise la même moyenne par écran que Letters to juliet.
Babies pointe maintenant en 12ème position avec un cumul correct de près de $4M.
1. Iron man 2$212,160,000 / 10
2. Robin hood$37,114,000 / 3
3. Letters to juliet$13,750,000 / 3
4. Just wright$8,500,000 / 3
5. How to train your dragon$207,764,000 / 52
6. A nightmare on elm street (2010)$56,109,000 / 17
7. Date night$86,699,000 / 38
8. Furry vengeance$15,147,000 / 17
9. The back-up plan$34,202,000 / 24

10 mai.

[box-office US] démarrage du 07/05: Iron Man 2 fait tout exploser

Iron Man 2 n'a pas raté son retour avec l'impressionnant cumul de $133M en 3 jours ! Il explose le score qu'avait obtenu le précédent opus ($98M) et montre ainsi que la franchise, si elle n'est pas originale, est plutôt lucrative.
Babies qui point en 10ème place fait une honnête sortie pour un documentaire sur un nombre d'écrans limités (534). Pour la petite histoire il s'agit du documentaire produit par notre Alain Chabat national qui sort chez nous en juin.
Avec Océans on a donc 2 films dans le box-office US cette semaine !
1. Iron man 2$133,600,000 / 3
2. How to train your dragon$201,093,000 / 45
3. A nightmare on elm street (2010)$48,530,000 / 10
4. Furry vengeance$11,621,000 / 10
5. Date night$80,854,000 / 31
6. The back-up plan$29,415,000 / 17
7. Death at a funeral (2010)$38,323,000 / 24
8. Clash of the titans (2010)$157,808,000 / 38
9. Babies$1,575,000 / 3

09 mai.

Blogs cinéma: le best-of S03E34

Petit changement pour ce best-of dominical puisque j'ai plus ou moins, unilatéralement, décidé d'institutionnaliser les invités dans cette sélection d'articles (j'adore les phrases compliquées). Ma source étant les articles publiés sur cinefriends, n'hésitez pas à vous inscrire et à reporter vos articles !
Cineblogywood : Super 8 - J.J. Abrams et Spielberg font un looping
Filmgeek : Le Top 20 des meilleures bandes-annonces de tous les temps.
Cinefeed: beau temps au pays du box-office
Rob Gordon a toujours raison : critique d'Iron man 2

Et pour les articles des guest-stars:
SurLaRouteDuCinema: DANS SES YEUX de Juan José Campanella ****
RicoRizzo: C'est quoi une bande-annonce ?

05 mai.

Box-office France semaine 18: beau temps au pays du box-office

Entre Iron Man 2 qui cartonne et les continuations qui se maintiennent (Camping 2, Adèle Blanc-Sec, Mammuth) on peut dire que c'est une belle semaine de cinéma qui vient de s'achever.
En misant sur un effondrement de Camping 2 je me suis trompé. Mea culpa. Après un week-end euphorique qui a rattrapé une reprise faiblarde, le film ne baisse que de 27% et lui permet d'envisager sereinement les 3.5 millions d'entrées.
Adèle Blanc-Sec n'est pas parti pour être un succès à la hauteur des attentes mais la petite baisse de cette semaine (-20%) lui donne un peu d'air et lui permet d'envisager les 1.5 millions d'entrées.
Comme les 5 doigts de la main fait un démarrage solide (831 s/c) qui prouve que le casting à défaut d'être original a au moins le mérite d'être populaire. Cela faisait longtemps qu'Alexandre Arcady n'avait pas dépassé les 300 000 entrées (cela sera l'occasion de vous retracer le box-office de sa filmographie). Si le film se maintient correctement on peut même imaginer les 450 000 entrées !
Sans vouloir lourdement insister L'Arnacoeur n'en finit pas de séduire les spectateurs. En 7ème semaine il ne baisse que de 7% avec maintenant un cumul de 3 300 000 entrées !
Autre satisfaction, Greenberg affiche la très jolie moyenne de 1 261 s/c.
1Iron man 21 216 3141 216 314
2Camping 2 (-27%, 2)986 1722 343 281
3Adèle Blanc-Sec (-20%, 3)256 5351 221 367
4Comme les 5 doigts de la main230 290230 290
5Mammuth (+3%, 2)206 740407 145
6Kick ass (-36%, 2)185 400476 906
7L'arnacoeur (-7%, 7)170 1373 307 204
8Alice au pays des merveilles (-34%, 6)154 6264 184 658
9Dragons (-34%, 5)153 2001 953 546
10Le choc des titans (-43%, 4)128 9491 774 786
11Green zone (-32%, 3)118 155637 204
12Tout ce qui brille (-16%, 6)82 1581 256 437
13Les invites de mon pere (-11%, 5)52 925702 071
14Greenberg36 57636 576
15Remember me (-43%, 4)35 229447 537
16La rafle(-22%, 8)32 8012 797 027

03 mai.

Iron Man 2 : mode d'emploi

  l'avis
de
MAL
Je n’avais pas beaucoup apprécié le premier Iron Man. Et ce n’est pas tout à fait spontanément que je suis allé voir le 2. Mais contre toute attente, celui-ci m'a beaucoup plu.

J’avais ressenti un certain inconfort dans le premier opus devant la confrontation entre Iron Man et des combattants afghans, qui intégrait ce personnage de BD, par nature irréaliste, dans des événements réels. J’avais du mal à voir les deux mondes se mêler ainsi, d’une manière qui me paraissait trop incohérente. Je n’ai pas eu de problème ici avec ces notions de réalisme ou même de vraisemblance, car on se situe beaucoup plus clairement, et délibérément, dans l’univers des comics. Je me suis donc laissé porter par cet esprit BD, et c’est évidemment la bonne manière pour profiter du film.

Autre progrès à mon sens par rapport à Iron Man 1 : celui-ci faisait une part trop belle au côté sidérurgie lourde du super héros, plus typique de la science-fiction des années 60 que des années 2010. Et quand Robert Downey Jr se transformait en Iron Man, on avait l’impression de le voir revêtir un tank articulé. L’armure s’est beaucoup allégée ici, et son ergonomie s’est très nettement améliorée. Sa manière de venir « envelopper » son pilote est d’ailleurs très impressionnante et presque amusante. Globalement, les aspects de science-fiction sont beaucoup plus convaincants.

L’histoire s’articule autour de la confrontation entre Iron Man (Robert Downey Jr) et le méchant Ivan Vanko, joué par Mickey Rourke. Et la manière dont Mickey Rourke porte ce rôle contribue pour beaucoup à la qualité du film. Il apporte une présence incroyable, et offre à Iron Man un adversaire à sa hauteur (et peut-être même au-delà). Contrairement à d’autres super héros systématiquement vertueux, Robert Downey Jr est savamment ambigu, à la fois sauveur de l’humanité et insupportable cabotin gesticulant. A l’opposé de cette frivolité, le sombre Mickey Rourke cultive d’autres ambiguïtés. Cet Einstein à l’allure (et aux mœurs) de guerrier mongol s’exprime très peu. Mais quand il le fait c’est toujours avec force, que ce soit par le geste ou par la parole. Et c’est dans une chambre de bonne moscovite qu’il met au point des armes de science-fiction, entre deux bouteilles de vodka. Chambre de bonne opportunément équipée d’un coin forge. On le voit, le réalisme n’est pas total, mais encore une fois cela passe parfaitement bien et on n’a aucun mal à entrer dans le jeu.

Les personnages secondaires sont parfaitement typés, bien dans l’esprit du film, ainsi que les dialogues parfois décalés. Je me permettrai juste un petit bémol sur Scarlett Johansson, qui ne m’a pas parue très convaincante. J’ai préféré Gwyneth Paltrow, pourtant dans un rôle difficile, très ambigu également. Inutile de préciser par ailleurs que les effets spéciaux sont parfaitement réussis.

En définitive, la personnalité d’Iron Man, plus complexe et plus riche que celle de ses collègues Batman et Spiderman, et l’extraordinaire performance de Mickey Rourke, font de ce film un excellent divertissement. Un dernier tuyau pour bien l’apprécier : il offre une petite récompense finale aux aficionados des génériques.

03 mai.

[box-office US] démarrage du 30/04, Freddy (re)démarre fort

Ce nouvel opus de la série (culte) des Freddy est un réchauffé du film sortie en 1984. Son très bon démarrage est un mauvaise nouvelle pour ceux qui aiment l'originalité car on devrait voir d'ici quelques mois un paquet de films d'horreur des années 80 revisités une nouvelle fois.
Furry of Vengeance est une comédie dans la lignée de George le roi de la jungle qui aurait du remettre Brendan Fraser sur la route du succès. Raté.
cinefeed.com/news/images/film/freddy-img1.jpg"
1. A nightmare on elm street (2010)$32,205,000 / 3
2. How to train your dragon$192,385,000 / 38
3. Furry vengeance$6,500,000 / 3
4. The back-up plan$22,950,000 / 10
5. Clash of the titans (2010)$154,036,000 / 31
6. Date night$73,627,000 / 24
7. The losers$18,125,000 / 10
8. Kick-ass$42,160,000 / 17
9. Death at a funeral (2010)$34,777,000 / 17
10. Oceans$13,500,000 / 11

02 mai.

Blogs cinéma: le best-of S03E33

Amis lecteurs l'heure est grave puisqu'il s'agit du 33ème best-of. Si avec mes 3 confrères nous sommes touchés par une main Christique nous risquons de ne pas dépasser cette barre age symbolique. La suite la semaine prochaine...
Cineblogywood : 3D - Roman Polanski avant Marc Dorcel !
Filmgeek : Critique du film Camping 2
ToujoursRaison: Le mariage à trois
Cinefeed: Kick-ass fis naturel de John Woo & Sam Raimi
Cette semaine Pascale a eu la brillante idée (n'ayons pas peur des mots) de voir ce que recherchait les visiteurs de son site...
SurLaRouteDuCinema: Qui est le père d'Anne Marie Jaquet ?


30 avr.

Kick-Ass, le fils naturel de John Woo & Sam Raimi

  l'avis
de
Julie
Je l'ai déjà écrit, quelque part, en quelques mots rapides, sur cinefriends. Kick Ass est un savant mélange des grands moments hong kongais de John Woo et de Spiderman. Le fils spirituel de John Woo n'est donc pas Quentin Tarentino, malgré l'idée reçue, mais Matthew Vaughn. Avec Kick Ass, il nous livre un ballet de violence sans limite, de l'humour noir, du politiquement incorrect à flot. C'est a priori aussi puéril que Spiderman, aussi sombre que Batman, aussi violent que le Syndicat du crime et aussi teen ager que le Bal de Promo. Et pourtant, Kick Ass n'est pas un film Canada-dry qui ressemble à tout et à rien. Je ne parlerai pas d'ovni cinématographique pour ne pas abuser des beaux mots. Kick Ass ose là où peu voire où les autres n'osent pas. Car derrière cette histoire de "faux super-héros" prêt à tout pour donner un sens à sa vie, le héros de l'histoire donc, il y a quand même une héroïne de 11 ans qui tue sans compter, domptée par un père dont la seule devise dans la vie est Oeil pour Oeil, Dent pour Dent.
Dave Lizewski, fan de comics, auquel la vie paraît trop fade, décide un jour d'acheter un costume de super-héros sur internet et d'en endosser surtout le rôle afin de pimenter son existence. Très vite, à son insu, il se met à dos, le parrain de la mafia locale, qui est par ailleurs le père d'un copain d'école (incroyable Red Mist interprété par l'incroyable Christopher Mintz-Plasse). Alors qu'il commence sérieusement à prendre à coeur son rôle et à aimer son costume et que les ennemis profilent à l'horizon, Big Daddy et Hit Girl lui viennent en aide et lui sauvent la vie. Car voilà, Kick Ass n'est pas seul. Il existe d'autres super héros mieux organisés, mieux armés, plus forts.
Big Daddy prône la vengeance privée et use de n'importe quel moyen pour parvenir à ses fins: venger l'assassin de sa femme. J'ai lu, de la plume de bien-pensants, que le film était réactionnaire.....Comment dire? On ne peut pas vraiment dire ça. Le film ose. Le ton qu'il use, l'humour au 30ème degré, fait atterrir le propos de la vengeance privée dans un flot de grand n'importe quoi, dans un festival de pirouettes, de feux d'artifice, de collants moulants, de maquillages ridicules. Le malaise de la vendetta est stoppé dans son ardeur réactionnaire assez vite.
Le clou du spectacle, je vous l'ai dit, c'est Hit Girl, la fillette de 11 ans qui manie le couteau papillon mieux qu'une poupée Barbie. La violence extrême dont elle fait preuve tout au long du film est SANS limite et là est bien l'innovation.
A côté d'elle, je l'avoue, le héros, dans son collant vert moulant m'a attendrie. Emouvant, dans son rôle d'amoureux, gauche et tendre qui s'improvise en faux super-héros, il est le teen ager qu'on attendait pour détrôner un Peter Parker sur le retour. Je ne parle pas de Red Mist qui est tout bonnement à mourir de rire et vous laisse, Chers Lecteurs, découvrir par vous mêmes sa tête, son déguisement, son maquillage. Vous comprendrez.

29 avr.

affiche des films de Jean Becker: une histoire sans fin

La sortie du prochain film de Jean Becker, La tête en friche, me permet d'ajouter une affiche à la collection que j'avais commencé avec Les enfants du Marais



Il y a quelque chose de rassurant dans cette continuité, le monde change mais pas les affiches des films de Jean Becker. Un peu comme le printemps qui revient chaque année.


29 avr.

Box-office France semaine 17: camping 2 démarre fort

Alors que les chiffres de la première semaine de Camping 2 sont plutôt bons (moyenne de 1 738 s/c) je ne suis pas sur que Pathé, producteur & distributeur, se réjouisse tant que cela tant. En effet, le bouche-à-oreille est mauvais (63% de tweets négatifs, du jamais vu !) du coup le redémarrage est catastrophique (-60% ?) et l'objectif qui était de faire au moins aussi bien que le premier me semble hors de portée. Je ne vois pas le film aller beaucoup plus loins que 2.5 millions !
Adèle Blanc-Sec ne vivra pas d'aventures extraordinaires au box-office et c'est à nouveau un contre performance pour l'écurie Besson (From Paris With Love n'a réuni que 330 000 spectateurs et Coursier 260 000 entrées).
Kick-Ass s'en sort mieux en France qu'aux US mais ce n'est pas non plus la folie (786 s/c), le million de spectateurs me semble inatteignable. Mammuth nous prouve qu'il ne fallait pas enterrer le gros Gégé trop vite, il porte le film sur ses épaules et c'est un succès !
Tout ce qui brille continue sa carrière exceptionnelle et fait d'ores et déjà jurisprudence: un film de filles avec des inconnues peut cartonner. Il dépasse cette semaine L'immortel (cumul 1 100 000 entrées) qui a du couter deux fois plus cher.
1Camping 21 357 1091 357 109
2Adèle Blanc Sec (-50%, 2)322 203964 832
3Kick ass291 506291 506
4Alice au pays des merveilles (-46%, 5)232 8234 030 032
5Dragons (-41%, 4)231 6671 800 346
6Le choc des titans (-51%, 3)226 4401 645 837
7Mammuth200 405200 405
8L'arnacoeur (-35%, 6)183 1103 137 067
9Green zone (-50%, 2)174 009519 049
10Tout ce qui brille (-40%, 5)97 7601 174 279
11Remember me (-53%, 3)61 579412 308
12Les invites de mon pere (-46%, 4)59 256649 146
13Le chasseur de primes (-62%, 2)56 460205 711
14Nanny mcphee & le big bang (-43%, 4)46 521433 831
15La comtesse43 29443 294

26 avr.

[box-office US] démarrage du 23/04, les démarrages sont mous

Les nouveautés n'ont pas réussi à s'imposer ce week-end, Back-up plan (le Plan B) ne relance pas la jolie Jennifer Lopez et The Losers, film d'action pour teenagers, n'a pas réussi à créer la surprise. Reste les vieux pots dans lesquels on fait les beaux succès avec en tête Dragons qui commence à accumuler on bon paquet de $...
Océans qui pointe en 8ème place avec $8 millions de cumul est bien notre film à nous !
1. How to train your dragon$178,021,000 / 31
2. The back-up plan$12,250,000 / 3
3. Kick-ass$34,870,000 / 10
4. Clash of the titans (2010)$145,639,000 / 24
5. The losers$9,605,000 / 3
6. Date night$63,471,000 / 17
7. Death at a funeral (2010)$28,449,000 / 10
8. Oceans$8,466,000 / 4
9. The last song$55,398,000 / 26
10. Alice in wonderland (2010)$327,473,000 / 52

25 avr.

Blogs cinéma: le best-of S03E32

Franchement il fait trop beau pour trainer sur le Net à lire des articles ciné, vous avez mieux à faire un dimanche !
Rob Gordon a toujours raison : le blog orange dans tous ses états
Cineblogywood : Blu-ray - Avatar explose The Dark Knight
Filmgeek : Avatar Version, Avatar 2 et 3.
Cinefeed: Green Zone, chronique d'une guerre commandée
Ce qui a de bien avec l'invitée du best-of c'est que c'est moi qui choisis son article :)
SurLaRouteDuCinema: KICK ASS de Matthew Vaughn

23 avr.

Box-office France semaine 16: Adèle déçoit

Alors bien entendu le denier film de Luc Besson démarre largement en tête mais avec 1 010 s/c on est loin de l'évènement et les 30M€ vont être durs à rentabiliser. Je ne vois pas le film aller bien plus loin que 1.5 millions d'entrées ce qui serait une grosse catastrophe.
1Les aventures extraordinaires ...642 629642 629
2Le choc des titans (-51%, 2)464 1341 419 397
3Alice au pays des merveilles (-33%, 4)433 3783 797 209
4Dragons (-21%, 3)394 3671 568 679
5Green zone345 040345 040
6L'arnacoeur (-26%, 5)280 6092 953 957
7Tout ce qui brille (-20%, 4)162 7691 076 519
8Le chasseur de primes149 251149 251
9Remember me (-40%, 2)131 035350 729
10Les invites de mon pere (-37%, 3)110 180589 890
11L'immortel (-45%, 4)93 5721 065 051
12La rafle (-45%, 6)89 6512 722 401
13Nanny mcphee & le big bang (-28%, 3)82 072387 310
14New york, i love you39 79739 797
15Shutter island (-40%, 8)38 5863 045 384
168 fois debout35 20235 202
17Ajami (-42%, 2)30 00581 329
18The ghost writer (-30%, 7)27 482975 669
19Gardiens de l'ordre (-69%, 2)25 586108 027
20Solutions locales pour un desordre... (-41%, 2)22 61160 777

22 avr.

Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc Sec: la suite au prochain tome de Tardi

  l'avis
de
Julie
Fan de chacun des tomes de la fameuse bande dessinée et plus généralement de tout ce qui sort des doigts magiques de Tardi, j'attendais avec une certaine curiosité, plus qu'avec impatience, le film de Luc Besson. Car, pour le coup, je ne me décrirais pas vraiment comme une fan du réalisateur. Il est loin le temps de Léon, de Nikita et de Subway. Oui, il fut supris par une certaine fulgurance avec Jeanne d'Arc. Mais voilà, depuis des années, Luc Besson ne nous a habitués à rien de vraiment bien. Et, avec Adèle Blanc Sec, on ne peut pas dire qu'il ait su faire des diamants qu'il avait entre les mains une rivière d'exception. Faute d'inventivité et de valeur ajoutée, il a su, à peine plus, porter gentiment à l'écran la merveilleuse, l'extraordinaire bande dessinée de Jacques Tardi. Mais derrière le tapage médiatique, les effets spéciaux, le coût, le temps une question demeure: était-ce bien nécessaire? Pour moi, une seule réponse s'impose: j'attends, avec impatience, la suite des aventures d'Adèle Blanc Sec croquées, exclusivement, sous le crayon de Tardi.
Pour ceux qui seraient passés à côté de cette lecture indispendable, je rappellerai qu'Adèle Blanc Sec est une journaliste, d'une vingtaine d'années, vivant avant la première guerre mondiale, dans un Paris insouciant, beau, rétro, où quelques voitures encore sont tirées par des chevaux. Les filles sont belles, pleines de rondeurs, ne portent pas de pantalon, et rares sont celles qui, parmi elles, travaillent et haussent le ton. Mais Adèle, elle, ose le tout. Elle est féministe, et donc en avance sur son temps, pleine d'intuition, et n'a peur de rien. Adèle et la Bête, que Luc Besson a porté à l'écran (le premier tome) la met d'abord en scène en Egypte où elle part chercher la momie d'un ancien médecin, celui du pharaon (Ramsès II), seul capable, selon elle, de réveiller sa soeur tombée dans une sorte de coma à la suite d'un facheux accident de tennis.
Parallèlement à cette histoire de momie, notre belle héroïne est confrontée à une horde de savants, à des hauts fonctionnaires, à des policiers incompétents. Tout ce beau monde cherche à se débarrasser d'une bête préhistorique "remise en service" grâce aux incantations d'un savant fou qui a réussi à percer les mystères de la vie éternelle.
Sur le papier, entre les bulles et le crayon magique de Tardi, l'histoire est drôle, cocasse et un prétexte à retrouver le Paris de la III ème République d'avant guerre. Celui de la grande insouciance. Tardi, comme personne d'autre, sait dépeindre cette ville avant ses meurtrissures.
Sur l'écran, la magie n'opère plus. Il reste une histoire rigolote, des personnages sympathiques, plutôt bien interprétés (Gilles Lellouch, en vérité, est le meilleur d'entre tous). Mais c'est tout. Luc Besson n'a pas cherché à exploiter la manne qu'il avait entre les mains. Il a concentré tous ses efforts sur une réalisation, à mon sens, sans imagination, ni imaginaire. Les effets spéciaux sont beaux, c'est vrai. Les décors aussi. Mais à part tenter de porter scrupuleusement à l'écran les dessins de Tardi, sous les traits d'acteurs maquillés, habillés, Luc Besson n'a apporté aucune touche magique, personnelle. Et puis, si le grotesque des personnages passe dans une bulle, il est parfois gênant à l'écran.
Quant au jeu de Louise Bourgouin, l'héroïne, il m'a gênée. Et c'est peut-être ce qu'il y a de plus gênant. Elle est belle, crève l'écran (par sa beauté, seulement). Mais mon Adèle Blanc Sec à moi, et celle que Tardi avait voulu nous décrire, était désinvolte, peu bavarde, presque austère, un tentinet antipathique. En tout cas, loin de l'Adèle Blanc Sec dirigée par Luc Besson, parlant trop, trop vite, un peu pédante, voire agaçante. Le jeu de l'actrice, léger comme une plûme, est aux antipodes du caractère opaque et mystérieux de l'héroïne de Tardi.
Vous l'avez compris, Chers lecteurs, l'adaptation sur grand écran m'a déçue. Mais c'était couru d'avance comme on dit. Comme c'est toujours le cas pour les fans qui vont courir voir l'adaptation de leur bande dessinée préférée sur grand écran. Quand des images et une histoire ont bercé votre adolescence et vous ont poursuivi, la déception est une étape naturelle. Alors...


21 avr.

L'arnacoeur : l'attrape-coeur attrapé.

  l'avis
de
MAL
Les réclamations commencent à monter de notre fidèle lectorat concernant le trop faible nombre de critiques de films ces dernières semaines. En réponse à cette amicale pression, voici quelques lignes sur l’Arnacoeur, quelques lignes qui viennent un peu tard dans la vie du film, il faut bien le reconnaître.

Jérôme n’a pas fait mystère de son implication dans la promotion de ce film. Ce qui aurait posé des questions déontologiques assez complexes si l’envie m’avait pris de publier ici une critique négative. Heureusement j’ai positivement adoré.
Le scénario ne se contente pas d’une idée de base originale et porteuse, et en particulier il ne s’enlise pas dans l’exploitation facile et délayée de cette idée. Dans les premières minutes du film une large palette des situations cocasses nous est présentée de manière très rythmée, avec une telle rapidité qu’on a presque l’impression que les scénaristes ont grillé toutes leurs cartouches dès le début. Mais l’intensité ne faiblit pas ensuite, et sans qu’on puisse parler de rebondissements stupéfiants, on peut dire qu’on ne s’attend pas à ce qui survient. L’issue du film est peut-être plus ou moins prévisible, mais le chemin pour y arriver ne l’est pas.

Le personnage joué par Romain Duris, séducteur apparemment irrésistible, est d’autant plus attachant qu’on sent qu’il n’est pas infaillible. Les autres membres de son équipe sont très réussis également, avec des personnages plus cartoonesques (grand bravo à Julie Ferrier et François Damien), mais dont le côté presque irréaliste ne nuit en rien à la cohérence de l’intrigue. L’intrigue n’est d’ailleurs pas sacrifiée à la recherche des situations, elle est au contraire très soignée, et elle se trouve comme parachevée par l’une des toutes dernières répliques, qu’il ne faut pas laisser passer.
A l’arrivée, un mélange habile et réussi entre un scénario cohérent, des situations cocasses et des personnages très typés sans être grotesques.

19 avr.

[box-office US] démarrage du 16/04, Kick-Ass moins fort que prévu...

Kick-Ass qui est censé renouvelé le genre, un brin embouteillé, des super-héros ne démarre pas aussi fort que ce que le buzz généré autour du film pouvait laisser penser (effet Watchmen ?). Avec seulement $19 millions en 3 jours sur pourtant 3 000 écrans la barre symbolique des $100 millions semble dur à atteindre. Le choc de Titans marque le pas et vu le bouche-à-oreille plutôt négatif cela n'a rien d'étonnant.
Deat at a funeral est une comédie portée par Chris Rock & Martin Lawrence qui ne risque pas de faire des étincelles chez nous.
1. How to train your dragon$6,405,000$158,618,000 / 24
2. Kick-ass$4,850,000$19,750,000 / 3
3. Death at a funeral (2010)$4,745,000$17,000,000 / 3
4. Clash of the titans (2010)$4,510,000$132,985,000 / 17
5. Date night$4,100,000$49,246,000 / 10
6. The last song$1,300,000$50,000,000 / 19
7. Tyler perry's why did i get married too?$1,020,000$54,880,000 / 17
8. Hot tub time machine$983,000$42,505,000 / 24
9. Alice in wonderland (2010)$900,000$324,000,000 / 45
10. Diary of a wimpy kid$825,000$57,100,000 / 31

18 avr.

Green zone: chronique d'une guerre commandée

  l'avis
de
Julie
19 mars 2003. La guerre éclate en Irak. Une seconde fois. Cette fois, Georges W Bush décide de sauver le monde de Saddam et de ses armes de destructions massives assemblées dans des endroits tenus secrets. Le monde est divisé. Entre ceux qui sont contre la guerre et ceux qui la soutiennent. Mais l'armée américaine, elle, est unie, sur le terrain, entre Tikrit et Bagdad, elle cherche les cachettes, tente de démanteler les réseaux, de faire tomber chacune des têtes composant le fameux jeux de cartes....Parmi ces soldats, un homme, le Commandant Miller (Matt Damon est un natural born american soldier, un vrai leader), dirige la section des AMD (armes de destruction massive). Il réalise très vite, après avoir visité les trois sites d'armes de destruction massive indiqués par la taupe au service de l'armée américaine, un certain Magellan, que ces sites ont plus les allures d'usines désaffectées que de hauts lieux dangereux d'où se prépare une guerre nucléaire. Armé de son courage, accompagné de son interprète irakien qui lui ouvre les portes de la maison d'un proche de Saddam Hussein, Miller comprend que les armes ne sont qu'un prétexte pour faire une guerre en Irak, une seconde fois. Il perçoit les dangers de celle-ci à travers son absurdité, la méconnaissance, par l'armée américaine, du pays, la complexité qui y règne.
Paul Greengrass n'a rien perdu de son énergie. On reconnaît, dès la première minute de Green Zone, sa caméra dynamique pour ne pas dire nerveuse. Et pourtant, le réalisateur a gagné en sagesse, et ce n'est pas pour me déplaire. La Mort dans la peau, le deuxième Opus des fameuses aventures de Jason Bourne qu'il avait réalisé, m'avait, par moment, agressée. Sa caméra mouvante faisait trop de vagues. Avec Vol 93, Paul Greengrass avait su adapter à l'écran un sujet fort, compliqué, impossible. Sa caméra, à la manière d'un reportage, m'avait fait littéralement chavirer. Avec Green Zone, le réalisateur atteint une certaine perfection dans la réalisation. On ne peut plus parler de nervosité mais d'énergie.
Là encore, le scénario est un bijou. Et je trouve audacieux, courageux pour un réalisateur américain de faire un film sur une guerre qui dure encore et encore, depuis plus de 7 ans, d'en dénoncer l'absurdité. De dire combien tout un chacun a pu être berné, abusé, comment les choses auraient pu, quand même, peut-être, être évitées. Oui. Tel est le propos de ce film. Dès les premières explosions sur Bagdad, la tête de l'Etat savait et n'a néanmoins pas fait marche arrière. Elle a laissé sciemment les choses s'enliser. Pour les caprices d'un président trop stupide pour réfléchir? Pour le pétrole? Pour la beauté de la démocratie? Pour sauver un peuple d'un tyran sanguinaire? Pourquoi? Des questions sont posées et plusieurs réponses sont apportées. Mais surtout, à chaque porte qui s'ouvre, des multiples chemins s'offrent aux yeux du spectateur. Le manichéisme est l'ennemi certain que le réalisateur a chassé du terrain de son film. Dans cette guerre stupide - Comme toute guerre- il y a des bonnes raisons. Et dans ce jeux de cartes où chaque tête doit tomber, il y a les mauvaises têtes. Mais par qui pourront-elles être remplacées? Durablement? En paix? Il n'y a pas qu'une vérité. Mais une chose est certaine, et le propos du film est bien de le dénoncer, le déclenchement de la guerre en Irak est supercherie, une vaste supercherie dans laquelle près de la moitié du monde est tombée.
Green Zone est donc un tourbillon d'audace dans un désert en feu, porté par un acteur dont on se demande s'il n'est pas né pour servir dans l'armée américaine et pour percer la vérité des ADM.

18 avr.

Blogs cinéma: le best-of S03E31

Vu le soleil qui brille au dessus de nos têtes je ne suis pas sur que vous passiez votre dimanche à butiner les articles ciné que les blogueurs auront laborieusement écrit cette semaine mais bon faut bien respecter les traditions....
- Cineblogywood : Avatar se prend une bâche à Paris
- Rob Gordon a toujours raison : Adèle Blanc-Sec, critique consternée
- Filmgeek - La Grande Question : Qui pour rassembler les Vengeurs ?
- Cinefeed: toutes les bandes annonces en un clin d'oeil
Avant de vous laisser bronzer je voulais remercier tous les organisateurs de la soirée HIMYB qui nous a permis de nous rencontrer autour d'une bonne et (très) grosse pinte de bière, pour un compte rendu vous pouvez voir chez MyScreens.fr. Enfin parce qu'un best-of sans Pascale etc... :)
- SurLaRouteDuCinema: Green Zone de Peter Greengrass

16 avr.

Toutes les bandes annonces de la semaine en un clin d'oeil

Après avoir lancé en début d'année un site ou la fiche d'un film est présentée de manière simple, la galaxie des sites thématiques de cinefriends.com s'étoffe à nouveau avec Bande-annonce-cinema.com (pas facile de trouver un bon nom de domaine !).
Comme son nom l'indique il vous permet de voir les bandes annonces des films de la semaine regroupées sur une même page. Pas besoin de 10 clics et plein de pub tout est sur la même page ! En bonus vous avez également les articles de blogueurs cinéma...
article également publié sur sortiescinema.net

15 avr.

Box-office France semaine 16: Les Titans détrônent Alice

C'est logiquement que Le Choc des Titans s'empare de la 1ère place cette semaine devant Alice qui malgré une baisse de 40% garde une très bonne moyenne de 879 s/c ce qui devrait le porter vers les 4.5 millions d'entrées en fin de carrière !
Dragons et L'Arnacoeur se maintiennent bien et devrait encore faire le plein cette semaine grâce aux vacances scolaire et à l'absence de comédie. Remember me confirme que Robert Pattinson est une star capable de drainer un public rien que sur son nom !
Si la rubrique "gadin" existait encore My Own Love Song y aurait le droit sans hésitation tant son démarrage est mauvais (37 383 entrées sur 160 copies soit une moyenne de 234 s/c) et très largement injustifié car j'ai pour ma part trouvé le film beau et assez touchant.
Au rayon catastrophe on trouve aussi Ensemble nous allons vivre... qui ne fait guère mieux (64 195 entrées sur 220 copies soit 292 s/c).
1Le choc des titans955 263955 263
2Alice au pays des merveilles (-41%, 3)651 4773 363 831
3Dragons (-26%, 2)500 1981 174 312
4L'arnacoeur (-29%, 4)380 5522 673 348
5Remember me219 694219 694
6Tout ce qui brille (-37%, 3)203 538913 750
7Les invites de mon père (-42%, 2)176 002479 710
8L'immortel (-48%, 3)169 716971 479
9La rafle (-49%, 5)162 1302 632 750
10Nanny mcphee & le big bang (-40%, 2)114 068305 238
11Gardiens de l'ordre82 44182 441
12Tete de turc (-53%, 2)68 383213 758
13Ensemble, nous allons vivre...64 19564 195
14Shutter island (-56%, 7)64 0053 006 798
15Ajami51 32451 324

12 avr.

Box-office France semaine 15: un invité surprise...

Bonne stabilité générale pour les films en continuation cette semaine. Mention spéciale pour L'Arnacoeur qui continue à cartonner (cocorico) et qui se dirige tranquillement vers les 3 millions d'entrées !
Idem pour Tout ce qui brille qui permet à Géraldine Nakache & Leila Bekhti de continuer à faire leur belles sur les écrans de cinéma...
Après un démarrage moyen, Dragons devrait se maintenir grâce aux vacances mais les 2.5 millions me semblent compromis. Cette semaine c'est Les invités de mon père qui créé la surprise avec un démarrage au-delà de toutes les espérances, plus de 300 000 entrées et surtout 1 292 s/c !
1Alice au pays des merveilles (-30%, 2)1 112 7712 712 354
2Dragons674 114674 114
3L'arnacoeur (-9%, 3)536 1702 292 796
4L'immortel (-31%, 2)326 253801 763
5Tout ce qui brille (-16%, 2)323 441710 212
6La rafle (-25%, 4)316 1252 470 620
7Les invites de mon pere303 708303 708
8Nanny mcphee & le big bang191 170191 170
9Shutter island (-20%, 6)146 7112 942 793
10Tete de turc145 375145 375
11Cher john78 86378 863
12The ghost writer (-25%, 5)67 374908 806
13Legion (-35%, 2)57 208144 923
14Soul kitchen (-20%, 3)41 533191 684
15White material (-36%, 2)36 15292 680

12 avr.

[box-office US] démarrage du 11/04, Dragons reprend la tête

Petite semaine en terme de nouveauté et du coup c'est dans un mouchoir de poche que les 3 premiers se tiennent avec une petite avance pour Dragons qui en profite pour reprendre la tête. Le Choc des Titans se maintient bien et devrait donc dépasser les $180 millions, ajouter aux bo étrangers cela devrait permettre au film d'être largement rentabilisé. Date Night est la nouvelle comédie avec Steve Carell (40 ans et toujours puceau). Pour la petite histoire la version Française du titre trouvée par le distributeur est , Crazy Night...
1. How to train your dragon$7,770,000$133,891,000 / 17
2. Clash of the titans (2010)$7,265,000$110,468,000 / 10
3. Date night$7,100,000$27,100,000 / 3
4. Tyler perry's why did i get married too?$2,560,000$48,520,000 / 10
5. The last song$2,300,000$42,400,000 / 12
6. Alice in wonderland (2010)$1,700,000$319,300,000 / 38
7. Hot tub time machine$1,433,000$36,969,000 / 17
8. Diary of a wimpy kid$1,115,000$53,756,000 / 24
9. The bounty hunter$1,000,000$56,001,000 / 24
10. Letters to god$350,000$1,250,000 / 3

05 avr.

[box-office US] démarrage du 04/04, bon premier week-end pour Le choc des Titans

C'est logiquement que le choc des Titans s'impose pour son premier week-end avec un démarrage plutôt conforme aux attentes des studios. Le second de ce top est une star aux US et un quasi-inconnu en France. Les films de Tyler Perry sont tous des gros succès là-bas et quasiment jamais distribués ici.
The Last Song est une comédie dramatique adaptée d'un roman de Nicholas Sparks avec la valeur sûre des studios Disney Miley Cyrus, Hannah Montana c'est elle. J'imagine que c'est un film fait pour crédibiliser la star des pré-ados et montrer que ce n'est pas qu'un produit marketing.
1. Clash of the titans (2010)$13,450,000$64,055,000 / 3
2. Tyler perry's why did i get married too?$7,250,000$30,150,000 / 3
3. How to train your dragon$6,936,000$92,326,000 / 10
4. The last song$3,200,000$25,590,000 / 5
5. Alice in wonderland (2010)$2,170,000$309,793,000 / 31
6. Hot tub time machine$2,050,000$27,842,000 / 10
7. The bounty hunter$1,500,000$48,957,000 / 17
8. Diary of a wimpy kid$1,275,000$46,234,000 / 17
10. She's out of my league$349,000$28,659,000 / 24
9. Shutter island$349,000$123,415,000 / 45

04 avr.

Blogs cinéma: le best-of S03E29

En ce Week-end Pascal quoi de plus normal que d'accueillir Pascale comme invitée de marque pour ce best-of. Elle a récemment épinglée Precious, nous pensons exactement l'inverse, le débat est ouvert...
Cineblogywood : Allociné en questions
Rob Gordon a toujours raison : Enter the void, la critique
Filmgeek : Qui sommes-nous ?
Cinefeed: box-office france, lendemain de fête
SurLaRouteDuCinema: Precious de Lee Daniels

02 avr.

Box-office France semaine 13: lendemain de fête...

Alors qu'Alice au pays de merveilles fait le démarrage que l'on pouvait attendre d'un tel évènement (2 176 s/c) les films en continuation connaissent tous des baisses importantes de leurs entrées cette semaine. Il faut dire que le printemps du cinéma avait permis de doper la fréquentation cette baisse n'est donc pas illogique. Avec -50% cette semaine L'Arnacoeur est celui qui baisse le moins, il affiche d'ailleurs toujours une excellente moyenne de 1 351 s/c. Dur de dire ou le film peut aller mais les 3 millions sont à sa portée.
Tout ce qui brille (dont je vous avais présenté le court-métrage il y a un petit moment) fait un excellent démarrage (1 316 s/c) d'autant que le film ne partait pas gagnant: pas de pitch (une histoire de copine) et aucune star ! Comme quoi la sincérité au cinéma est une vertu qui continue de payer. Le million en fin de carrière me semble acquis.
L'immortel démarre bien et s'assure ainsi également un million d'entrées en fin de carrière mais, à mon avis, guère plus...
1Alice au pays des merveilles1 599 5831 599 583
2L'arnacoeur (-50%, 2)589 0281 756 626
3L'immortel475 510475 510
4La rafle (-53%, 3)423 7192 154 495
5Tout ce qui brille386 771386 771
6Shutter island (-61%, 5)182 5612 796 082
7The ghost writer (-56%, 4)89 332841 432
8Legion87 71587 715
9White material56 52856 528
10Soul kitchen (-47%, 2)52 052150 151
11Bad lieutenant escale a la nouvelle Orléans (-74%, 2)51 280250 511
12Piece montée (-70%, 3)49 264412 977
13Avatar (-65%, 15)43 01414 597 034
14Les chevres du pentagone (-70%, 3)39 153334 749
15Le mac (-71%, 6)35 2991 463 448

29 mar.

[box-office US] démarrage du 26/03, Dragon s'impose

Alice vient d'être détrôné par Dragon qui fait un très bon démarrage (4000 écrans tout de même !). Dragon est la dernière production animée de Dreamworks (Shrek c'est eux) et au vu des scores de ce week-end devrait devenir une nouvelle franchise très lucrative.
Hot Tub Time Machine est une (petite) comédie avec John Cusack qui raconte l'histoire de 4 amis qui s'ennuient dans la vie et qui grâce à un jacuzzi à remonter dans le temps retrouvent leur adolescence. Tout un programme...
1. How to train your dragon$13,420,000$43,300,000 / 3
2. Alice in wonderland (2010)$5,000,000$293,100,000 / 24
3. Hot tub time machine$3,550,000$13,650,000 / 3
4. The bounty hunter$3,300,000$38,812,000 / 10
5. Diary of a wimpy kid$2,875,000$35,776,000 / 10
6. She's out of my league$968,000$25,601,000 / 17
7. Repo men$932,000$11,342,000 / 10
8. Green zone$908,000$30,440,000 / 17
9. Shutter island$872,000$120,600,000 / 38
10. Avatar$610,000$740,408,000 / 101

28 mar.

Blogs cinéma: le best-of S03E28

Alors qu'à peine réveillé vous vous rendez compte qu'on vous a volé une heure de votre précieux sommeil rien ne vaut un petit best-of (et je ne parle pas d'un MacDo à 7h00 du mat) pour sauver ce dimanche qui démarre si mal...
PS: intro même pas soufflée par la reine du calembour...
Cineblogywood : Le fin des fins, la compile
Rob Gordon a toujours raison : Arropiero, le vagabond de la mort
Cinefeed: Jeu concours My Own Love Song
Filmgeek : Le joli succès de L’Arnacoeur


25 mar.

Box-office France semaine 12: L'arnacoeur largement en tête...

Inutile de bouder notre plaisir le résultat de L'Arnacoeur est juste phénoménal. Le score pour sa première semaine est déjà énorme mais la moyenne par copie (m/c) est juste incroyable: 3 081 et digne des plus grands blockbusters ! Pour mémoire, Spiderman 3 avait fait une moyenne de 3 269 s/c (sur 850 copies il faut tout de même le signaler). Avec un démarrage pareil la barre des 3 millions d'entrées est largement à sa portée, voir plus ?
Derrière le printemps du cinéma a permis aux films de la semaine dernière de garder le cap, voir même de progresser. La rafle par exemple fait une très bonne affaire et se dirige tranquillement vers les 2 millions d'entrées qu'il va dépasser largement. Idem pour Shutter Island qui a dépassé le score Gang of NY (2.2 millions d'entrées). Pièce montée après un démarrage moyen sauve les meubles et finira certainement sa carrière dans les 500 000 entrées.
Il ne faut pas croire que le dieu du box-office sourit à tout le monde car cette semaine Blanc comme neige, Bus Palladium ou encore Mesure exceptionnelle sont restés sur le bord de la route...
1L'arnacoeur1 167 5981 167 598
2La rafle (+11%, 2)901 6691 730 776
3Shutter island (+9%, 4)463 6602 613 521
4The ghost writer (-9%, 3)204 200752 100
5Bad lieutenant199 231199 231
6Piece montee (-19%, 2)162 500363 713
7Les chevres du pentagone (-21%, 2)130 202295 596
8Le mac (-4%, 5)121 6521 428 149
9Avatar (+7%, 14)121 49414 554 020
10Blanc comme neige101 499101 499
11Soul kitchen98 09998 099
12La princesse et la grenouille (-0%, 8)76 2323 649 629
13Oceans (-23%, 8)59 3042 727 628
14Bus palladium53 57953 579
15Mesures exceptionnelles52 37652 376

24 mar.

jeu concours My Own Love Song

A l'occasion de la sortie du nouveau film d'Olivier Dahan (La Môme c'était lui) My Own Love Song avec Renée Zellweger et Forest Whitaker sur une bande-orignale de Bob Dylan nous avons créé un jeu concours qui va vous permettre de gagner de nombreux cadeaux !
Tout d'abord 3 joueurs de cinefeed.com seront tirés au sort pour gagner un CD de Bob Dylan, une BO des Chats persans ou des places de ciné mais petit bonus supplémentaire tous les joueurs participeront au grand tirage au sort avec à la clé: un lecteur Blu-Ray, des DVDs, CDs etc.
A vous de jouer !

22 mar.

Box-office Week-end: L'Arnacoeur sur les chapeaux de roues

Sans faire de cinefeed.com le reflet de mon activité professionnelle (qui consiste à faire la promotion des films sur Internet pour ceux qui auraient raté l'explication) je ne résiste pas au plaisir de vous donner le résultat France de L'Arnacoeur pour ses 5 premiers jours d'exploitation car il est juste phénoménal !

780 379 entrées entre mercredi et dimanche sur 379 copies

Pour en avoir discuté avec la production et le distributeur je peux vous dire que ce résultat est au-delà de toutes leurs espérances, même si tout le monde y croyait tout de même un peu :-)

Avoir travaillé sur ce film a été un vrai plaisir et nous ressentons une petite dose de fierté à l'idée que tout le travail fournit à porté ses fruits. Si vous désirez suivre l'Arnacoeur sur le Net je vous conseille d'aller voir: Merci aux nombreux blogueurs qui sont venus à nos avant-premières ou qui ont joué le jeu en publiant notre contenu, nos jeux etc.

Article également publié sur notre site dédié à la distribution de contenu...

Jérôme, Florian, Sophie et toute l'équipe de SortiesCinema/ Cinefriends

22 mar.

[box-office US] démarrage du 19/03, Alice continue d'écraser la concurrence

Après 17 jours d'exploitation, Alice continue de régner sans partage sur le box-office US ! Même Le petit nicolas made in US (Diary of a Wimpy kid) ne fait pas un démarrage éclatant idem pour The Bounty Hunter la comédie du réalisateur de Hitch avec Gerard Butler et Jennifer Aniston qui ne fait pas d'étincelles...
1. Alice au pays des merveilles
(3,739 écrans)
$10,200,000$265,800,000 / 17 jours
2. Diary of a wimpy kid
(3,077 écrans)
$5,700,000$21,800,000 / 3 jours
3. The bounty hunter
(3,074 écrans)
$5,050,000$21,000,000 / 3 jours
4. She's out of my league
(2,958 écrans)
$1,766,000$19,954,000 / 10 jours
5. Repo men
(2,521 écrans)
$1,638,000$6,151,000 / 3 jours
6. Green zone
(3,004 écrans)
$1,502,000$24,702,000 / 10 jours
7. Shutter island
(2,704 écrans)
$1,275,000$115,770,000 / 31 jours
8. Avatar
(1,236 écrans)
$1,175,000$736,881,000 / 94 jours
9. Our family wedding
(1,609 écrans)
$1,015,000$13,668,000 / 10 jours
10. Remember me
(2,215 écrans)
$800,000$13,900,000 / 10 jours

21 mar.

Tant de choses à faire et si peu de temps...

Le temps passe et je me rends compte que nous n'avons toujours pas chroniqué un certain nombre des films que nous avons vu ces dernières semaines. Etant donné que je ne vois pas comment nous allons pouvoir rattraper notre retard, voici en quelques phrases ce que nous en avons pensé de Precious & Les Chèvres du Pentagone.
  l'avis
de
Jérôme
Precious a 16 ans, elle est pauvre, obèse, illettrée, détestée par sa mère et violée par son père, mère d'un enfant mongolien, enceinte. Ces deux enfants sont les conséquences des abus de son père.
Precious fait parti de ces films dérangeants, marquants. Filmé de manière quasi-documentaire le spectateur est très vite étouffé par le quotidien des personnages. La violence verbale côtoie la violence physique. Lee Daniels (le réalisateur) enchaine les scènes terrifiantes avec application. Certaines sont insoutenables. Mais, étonnamment, le film ne tombe jamais dans un misérabilisme facile, la caméra est objective tout le temps et c'est ce qui rend le film fort. Les petits moments ou Precious se met à réver d'une vie meilleure ponctue la dureté du quotidien avec délicatesse.

  l'avis
de
Jérôme
Après que sa femme l'ai laissé tombé pour son rédacteur en chef, Bob Wilton (Ewan McGregor) décide de pimenter sa vie de journaliste en allant faire un tour en Irak à la recherche de scoops. Affalé dans un hôtel luxueux loin du théâtre des opérations il tombe sur Lynn Cassady (George Clooney) un ex-soldat américain qui va le mener en Irak. Seulement Lynn n'est pas n'importe qui, il faisait parti d'une unité d'élite expérimentale qui devait exploiter leur pouvoir psychique pour devenir des super soldats.
Le premier film de Grant Heslov est beau, bien filmé, plutôt bien écrit et bien interprété par ce qui est aujourd'hui la crème des acteurs anglo-saxons: McGregor, Clooney, Bridges et Spacey. Et pourtant le film est bancal, poussif ne choisissant jamais vraiment son camps entre le comique et le burlesque. Le coup des Jedi m'a, au bout d'un moment, carrément gonflé par exemple. Reste quelques scènes sympathiques et un Jeff Bridges en soldat soixanthuitard / beatnik en pleine forme mais cela ne suffit pas pour rendre le film suffisamment attrayant...

21 mar.

Blogs cinéma: le best-of S03E27

Si vous n'êtes pas au cinéma en train de voir L'Arnacoeur autant en profiter pour lire le best-of de cette semaine qui sera le 27ème de la 3ème année (d'ou le Saison03Episode27 pour Pascale).
- Cineblogywood : Ninja Assassin, l'étoile dans les têtes
- Filmgeek : Galerie photos et featurette d'Adèle Blanc-Sec+la bande-annonce
- Cinefeed.com: Alice, Tim Burton n'est pas Lewis Carroll
- ToujoursRaison.com: Bad lieutenant, escale à la nouvelle Orléans


19 mar.

Box-office France semaine 11: La Rafle prend la tête du top hebdo

Franchement je ne m'attendais pas à ce que le démarrage de La Rafle soit si haut. Je pensais les spectateurs peu enclins à se faire violence pendant près de 2 heures. J'ai eu tort et c'est tant mieux.
Shutter Island continue son exploitation sans trop faiblir et va certainement devenir le plus gros succès de Martin Scorsese au box-office Français.
Au rayon nouveauté Les chèvres du pentagone démarre également très bien mais ne devrait pas tenir. Le bouche à oreille n'est pas très bon, il faut dire que le film est sacrément bancal.
SutdioCanal n'est pas à la fête en ce moment, Chloe fait une mauvaise première semaine (moyenne de 314 s/c). Idem pour Sans laisser de traces qui assume son titre jusque dans son exploitation. Dommage car le film possède un petit quelque chose mais il en faut certainement plus pour exister face à la déferlante de films qui arrivent sur les écrans chaque semaine. Rien que pour cette semaine les nouveautés ont pris d'assaut 1800 écrans (c'était 1200 la semaine dernière), la compétition est féroce. Un démarrage moyen et le film se fait déprogrammé la semaine suivante...
1La rafle812 932829 107
2Shutter island (-35%, 3)424 1602 149 861
3The ghost writer (-31%, 2)223 931547 900
4Piece montee201 213201 213
5Les chevres du pentagone165 394165 394
6Le mac (-39%, 4)126 0691 306 497
7Avatar (-37%, 13)113 51514 432 526
8Nine (-58%, 2)90 186304 466
9Oceans (-46%, 7)76 7562 668 324
10La princesse et la grenouille (-54%, 7)76 2603 573 397
11Fleur du desert66 69966 699
12Chloe64 03764 037
13Valentine's day (-57%, 4)63 0561 138 278
14Sans laisser de traces62 52762 527
15Thelma, louise et chantal (-52%, 2)58 625179 664

18 mar.

Alice : Tim Burton n'est pas Lewis Carroll

  l'avis
de
MAL
Tim Burton présente son film non pas comme un remake d’Alice au pays des merveilles, mais comme une suite. Le prétexte est le suivant : 15 ans ont passé, Alice a grandi, et elle revient au pays des merveilles. On y retrouve les mêmes personnages, mais malgré certaines constantes les choses ont bien changé. Pour moi le principal changement a consisté à remplacer Lewis Carroll par Tim Burton, et ce changement est radical. Nous ne sommes plus au pays des merveilles, nous sommes dans le monde de Tim Burton. C’est fort différent, ce n’est pas là que je voulais aller avec ce film, et c’est pourquoi il m’a déçu.

Il est difficile d’évoquer en quelques lignes ce qu’est le pays des merveilles de Lewis Carroll, tel qu’il apparaît dans ses deux romans, « Alice au pays des merveilles » (Alice’s adventures in wonderland) et sa suite, « De l’autre côté du miroir » (Through the looking-glass). En plus des conventions sociales insensées, on peut évoquer les jeux de mots et d’esprit, les argumentations sans fin, les raisonnements où la logique et l'irrationnel se confondent, en un mot les non-sens. Certains poussent plus loin l’analyse en voyant dans tout cela la contestation par le biais de l’absurde d’un monde bardé de conventions et de rigidités, comme l’était l’Angleterre Victorienne.

On ne retrouve pas cette dimension dans le film de Tim Burton. Je n’y ai vu ni la poésie ni les jeux de l’esprit de Lewis Carroll. C’est du bon Tim Burton, mais il n’y a pas la spécificité « Alice au pays des merveilles », et c’est dommage.

C'est en fait Alice au pays de Tim Burton, un pays qui rappelle celui de Beetlejuice, de Batman et bien sûr de Charlie et la chocolaterie. J’ai beaucoup aimé tous ces films (en particulier le très innovant et déjanté Beetlejuice), et les fans de Tim Burton adoreront celui-ci, mais avec cet univers sombre, plutôt pesant, presque macabre, on est loin du pays des merveilles promis dans le titre. Même la reine blanche, qui pourrait apporter un peu de fraîcheur, est presque moche. De la malheureuse Anne Hattaway ressortent surtout les yeux et les sourcils très noirs, des lèvres également très foncées, au milieu d’un visage et d’une chevelure à la pâleur maladive. Sa sœur, la méchante reine rouge, est finalement beaucoup plus agréable. Elle au moins elle a des couleurs !

L’ambiance et l’esprit du pays des merveilles de Lewis Carroll sont absents ici. La "partie" d'échec illustre bien la distance qui sépare Burton et Carroll. Dans « De l’autre côté du miroir » les lieux traversés et les personnages rencontrés par Alice évoquent le jeu d'échec. Mais on reste dans l’imaginaire, le suggéré, et finalement l’ambigu. Aucune ambigüité dans la version Burtonesque, avec une scène où l’affrontement est au contraire excessivement concret, et surtout dépourvu des subtilités propres à Lewis Carroll et au jeu d’échec.

En définitive les scènes que j’ai préférées dans ce film sont celles qui se situent non pas dans le monde imaginaire mais dans la « réalité » de l’Angleterre Victorienne. En quelques minutes le poids des conventions y est merveilleusement dépeint, avec en particulier une splendide demande en mariage délibérément grotesque, et qui est le point de départ de toute l’histoire.

Reste la 3D.

J’avais dit pour Avatar que je n’avais pas le sentiment que cela apportait beaucoup au film. Certains m’avaient répondu en me reprochant d’avoir perdu mon âme d’enfant et ma capacité d’émerveillement. Cela m’a fait réfléchir, et je me demande maintenant si ce n’est pas en fait le contraire qui est vrai : et si justement mon âme d’enfant et ma capacité d’émerveillement n’avaient pas besoin de cette technologie pour que je me sente dans le film ? Et si même un simple dessin animé me suffisait pour croire à une histoire, sans que mon imagination ait besoin d’être suppléée par cette vision 3D ?

Finalement, un enfant de 3 ans prend facilement un bout de bois pour la plus redoutable des épées laser. Et plus il va grandir, plus il va vouloir que l’objet soit ressemblant pour le considérer comme réel. Il ne se contentera plus d’imaginer, il voudra du concret. Pareillement, les adeptes de la 3D, qui ne sont plus des gamins, veulent des sensations toujours plus proches de la réalité pour croire au film. Contrairement à eux, ayant conservé mon âme d’enfant, je n’ai pas besoin de la 3D pour vivre le film, et je me suis déjà senti partie prenante de beaucoup de films en 2D, et même de certains dessins animés (comme nous tous, je suppose). Je persiste donc dans ma conviction que la 3D n’apporte pas grand-chose, et que cette opinion ne fait de moi ni un rétrograde ni un insensible.

Pour être totalement honnête, j’avoue tout de même un mouvement réflexe pour esquiver une tasse lancée par le lapin au gilet. Mais je commençais à somnoler et ma vigilance était émoussée.

15 mar.

[box-office US] Green Zone démarre mal...

Alors qu'Alice aux pays des merveilles continue sur sa lancée en cumulant $208 millions en 10 jours avec une moyenne toujours excellente, le démarrage de Green Zone est largement en dessous des objectifs puisqu'il ne cumule que $14.5 millions pour son premier week-end d'exploitation.
La dernière collaboration entre Paul Greengrass (le réalisateur) et Matt Damon avait fait des étincelles, The Bourne Ultimatum avait démarré avec un score de $69 millions pour son 1er week-end d'exploitation. Il ne faut certes par comparer les chiffres d'une franchise à succès et le score d'une nouvelle production mais la proximité des genres pouvait laisser penser que le film allait faire un carton. La promotion a d'ailleurs joué la filiation à fond: affiche, bande-annonce...
cinefeed.com/news/images/film/green-zone-img1.jpg" width=480

14 mar.

Blogs cinéma: le best-of S03E26

Le dimanche c'est best-of et j'avoue que l'inspiration commence à me manquer alors le plus simple c'est de vous mettre juste les liens pour que vous puissiez satisfaire (en partie) votre curiosité...
Cineblogywood : Glee, ça ne se sniffe pas mais c'est bon !
Cinefeed: à la rencontre de Grégoire Vigneron
Filmgeek : Critique du film La Rafle, de Rose Bosch
Le questionnaire de Rob | #11 | Aurélien
et enfin impossible de passer à côté de la vidéo de la semaine ou Marion Cotillard à une recette bien à elle pour qu'on la regarde (enfin) dans les yeux...


11 mar.

Box-office France semaine 10: Shutter Island toujours en tête

Les films Américains sont à l'honneur cette semaine avec une très bonne deuxième semaine pour Shutter Island qui affiche d'ailleurs la meilleure moyenne de la semaine (1 304 s/c). Porté par de très bonnes critiques et un bon bouche à oreille le film devrait aller vers les 2.5 millions d'entrées.
The Ghost Writer démarre également très bien (1 109 s/c) et devrait aller titiller les 1.2 million de spectateurs (concurrence oblige).
Le Mac est millionnaire (sic), tout comme Valentine's Day (re-sic) et Sherlock Holmes est double-millionnaire (triple-sic) alors que pendant ce temps, à quelques dans les mêmes cinéma A Single Man perd lui 47% de ses entrées.
Il y a vraiment plus de saison ma bonne dame !
1Shutter island (-39%, 2)652 1611 725 701
2The ghost writer323 969323 969
3Nine214 280214 280
4Le mac (-44%, 3)207 1961 180 428
5Avatar (-45%, 12)180 78314 319 011
6La princesse et la grenouille (-58%, 6)164 4213 497 137
7Valentine's day (-50%, 3)147 4911 075 222
8Océans (-43%, 6)142 1522 591 568
9Sherlock Holmes (-49%, 5)122 7012 071 226
10Thelma, Louise et Chantal121 039121 039
11Daybreakers117 073117 073
12Percy jackson le voleur de fou... (-52%, 4)97 6781 138 633
13Invictus (-37%, 8)81 4972 983 522
14Coursier (-49%, 2)75 108221 372
15Planete 51 (-59%, 5)67 007910 849

10 mar.

A la rencontre de Grégoire Vigneron...

A l'occasion de la sortie de son premier film en tant que réalisateur, Sans Laisser de traces, Grégoire Vigneron nous a accordé 1 heure de son temps pour une discussion à bâtons rompus sur son film, ses envies, ses objectifs.
Connu pour être le co-auteur de comédies à succès comme Le petit Nicolas, Molière, Mesonges et trahisons etc. en duo avec Laurent Tirard, il nous a appris que c'est en tant que réalisateur (d'un court métrage) qu'il s'est fait remarquer. Au départ les deux compères devaient écrire un film pour chacun à tour de rôle mais le succès du premier film de Laurent Tirard les a surtout amené à écrire les films de ce dernier.
Lorsqu'ils ont enfin pu se poser pour écrire SON film et après quelques hésitations le thriller c'est imposé naturellement comme étant le bon vecteur de son histoire, de ses envies. Il a pris comme référence Hitchcock ou Woody Allen, cherchant à creuser la thématique du bien et du mal. Il a voulu prendre le spectateur par la main et ne pas le lâcher, ne jamais l'emmener là ou on l'attend. Toujours chercher à surprendre. Alors que les films de Laurent Tirard sont plus portés vers la comédie il a voulu assumer un côté plus sombre (revoyez la bande-annonce avec le gros plan du morceau de verre dans la tête d'un des personnages), plus graphique.
Nous avons longuement discuté des contradictions de son personnage principal interprété par Benoît Magimel, du double presque psychanalytique qu'incarne François Xavier Demaison ou de la tentation qu'apporte le personnage de Léa Seydoux (à l'image d'une Scarlett Johansson d'ailleurs). L'échange fut fort intéressant et si cet encas vous a donné envie d'en savoir plus je vous invite à lire la retranscription que Florian a publié sur son site.
Si vous avez vous aussi envie de participer aux discussions ou projections que nous organisons via Cinefriends / SortiesCinema n'hésitez pas à me contacter !

09 mar.

David Cronenberg / Viggo Mortensen font à nouveau équipe

Après A History of Violence et Les Promesses de l'ombre, David Cronenberg à de nouveau fait appel à Viggo Mortensen pour son nouveau film appelé The Talking Cure. Il jouera Sigmund Freud au côté de Keira Knightley, Michael Fassbender. Un beau projet et vu la qualité des deux précédentes collaborations Cronenberg / Mortensen ça promet.

08 mar.

[box-office US] Alice fait des merveilles....

La dernière collaboration entre Tim Burton et Johnny Depp a déboulé sur 3 728 écrans vendredi dernier et enregistre un record de fréquentation pour un film en 3D.
Alice au pays des merveilles cumule $116 millions après seulement 3 jours d'exploitation ! Afin de vous remettre les chiffres en perspective, c'est le cumul final de bon nombre de films que l'on peut qualifier de succès (Traffic, Inglorious Bastard, Van Helsing, Hook etc.)

07 mar.

A Single Man: vingt quatre heures de la vie d'un homme

  l'avis
de
Jérôme
Depuis que George (Colin Firth) a perdu son compagnon dans un accident de voiture il survit. Répétant chaque jour les mêmes gestes pour se prouver qu'il est encore en vie. Solitaire malgré la présence de son amie Charley (Julianne Moore), elle-même confrontée à ses propres interrogations sur son futur, George ne sait plus s'il a encore la force de vivre.
A Single Man nous fait vivre le quotidien de George pendant 24 heures. Une journée dans la vie d'un homme presque mort depuis que le deuil l'a frappé. Une journée d'un homme qui ne sait plus s'il a encore la force de vivre.
Il arrive parfois qu'un film nous touche particulièrement sans qu'on sache vraiment pourquoi. L'esthétisme ? L'interprétation ? Le thème ?
A Single Man possède tout cela et bien plus encore.
=A Single Man m'a ému, touché, emporté. J'ai ressenti le profond désarroi de George mais aussi les quelques moments de grâce où la beauté de la vie arrive à le faire revivre: le désir qu'il éprouve pour un homme sur un parking, l'intérêt suscité par une secrétaire particulièrement en beauté, la curiosité pour une petite fille qui attend ses parents ou encore la compassion pour une voisine maltraitée.
Tom Ford, pour qui c'est le premier film, a réalisé une oeuvre sensitive. Il essaye de nous faire vivre le panel de sentiments qui traversent ses personnages. Il utilise l'image, l'odeur, la musique ou la couleur pour s'exprimer. Pour un premier essai c'est un coup de maître !
On reconnait un grand réalisateur à sa capacité à diriger ses acteurs. Colin Firth est tout simplement exceptionnel et nous prouve, une nouvelle fois, qu'il est un des grands de sa génération. Il incarne ce professeur d'université avec beaucoup de retenue, d'intériorité. A ses côtés on retrouve la Julianne Moore de Magnolia ou Short Cuts en névrosée solitiaire mais aussi Nicholas Hoult, un jeune acteur qui arrive à exister- s'imposer-au milieu de ces mastodontes du cinéma.
J'avoue ne pas comprendre quand je lis que le film manque d'émotion, ou bien encore qu'il est trop froid. Pour moi c'est exactement le contraire, c'est un film à fleur de peau d'un artiste (Tom Ford) qui est rentré dans le monde du cinéma en frappant un grand coup. Ne ratez pas ce film. Vous le regretterez !

07 mar.

Blogs cinéma: le best-of S03E25

Publication du best-of en retard pour cause de semi-marathon. Organisation absolument nulle et score médiocre ont fait démarrer le dimanche plutôt mal, heureusement je vais pouvoir me délecter des articles de mes petits compagnons :)
- Cineblogywood : 3D - Tarantino remet Cameron à sa place
- Rob Gordon a toujours raison : critique de Precious
- Filmgeek : Critique du film Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton
- Cinefeed: Du côté des US - semaine du 27/02
Je me permets de rajouter un site plutôt récent mais avec une idée sympa: la bande-annonce du dimanche chez RicoRizzo.com. Cette semaine j'ai pu découvrir Get Him To The Greek, une comédie qui promet d'aller assez loin...
Bonne lecture !

05 mar.

Box-office France semaine 9: Scorsese / DiCaprio fait des étincelles

La dernière collaboration entre Martin Scorsese et Leonardo DiCaprio fait un démarrage canon et devrait largement dépasser le score des Infiltrés (1.8 million d'entrées). La moyenne est excellente (2 147 s/c), idem pour le bouche à oreille ce qui pourrait porter le film au-delà des 3 millions de spectateurs.
Alors qu'on pensait que la 3D était l'avenir du cinéma, le score de La princesse et la grenouille prouve que la 2D même pour un dessin animé peut encore faire des très bon score !
José Garcia + comédie = succès. Le Mac, avec pourtant des critiques plutôt négatives, va surement finir sa course vers les 1.5 million d'entrées. Par contre M. Youn ne retrouve pas (beaucoup) les faveurs du public avec un démarrage moyen pour Le Coursier 146 000 entrées et surtout une petite moyenne de 607 s/c.
Enfin petite satisfaction personnnelle, A Single Man réalise la 2ème meilleure moyenne du box-office (1 213 s/c). Score qui n'est pas volé car le film est une réussite !
1Shutter island1 073 5401 073 540
2La princesse et la grenouille (-44%, 5)393 0113 332 716
3Le mac (-38%, 2)372 585973 232
4Avatar (-37%, 11)327 52414 138 228
5Valentine's day (-54%, 2)292 453927 731
6Oceans (-35%, 5)249 3542 449 416
7Sherlock holmes (-38%, 4)242 9191 948 525
8Percy jackson le voleur de fou... (-43%, 3)204 5151 040 955
9Planete 51 (-30%, 4)162 580843 842
10Coursier146 264146 264
11Invictus (-33%, 7)129 3112 902 025
12Ensemble c'est trop (-49%, 2)94 152278 549
13From paris with love (-54%, 2)93 629295 183
14Hors de controle (-57%, 2)90 713300 230
15Fantastic mr. fox (-32%, 2)87 683215 850

28 fév.

Blogs cinéma: le best-of S03E24

Dehors c'est la tempête (au sens propre du terme), alors profitez de ce petit moment de break pour lire le meilleur des plus grands et beaux blogs cinéma ! (je vais commencer à être en panne d'inspiration, Pascale si tu veux écrire mes lancements je suis preneur...)
- Cineblogywood : Pietro Germi, cinéaste américain... à l'italienne
- Rob Gordon a toujours raison : Rome plutôt que vous en DVD
- Filmgeek : Critique du film A Single Man de Tom Ford
- Cinefeed: Une de vos amies sort avec un abruti ? racontez-nous...


27 fév.

Une de vos amies sort avec un abruti ? racontez-nous...

Nous venons de mettre en ligne une application sur la page Facebook de L'Arnacoeur qui permet de participer au jeu twitter lancé sur le twitter officiel du film la semaine dernière. Le jeu consiste à raconter en 140 caractères pourquoi on pense qu'un(e) ami(e) sort avec un(e) abruti(e). Chaque semaine la meilleure anecdote gagne des cadeaux.
Grâce à notre application vous pourrez maintenant directement participer au jeu via la page facebook et sans avoir besoin d'un compte twitter. Votre histoire est automatiquement publiée sur le twitter du film (après validation) et prise en compte pour le jeu ! Si ça c'est pas de la communication cross-réseaux sociaux :-)
Plus aucune excuse pour ne pas participer !
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26 fév.

Box-office France semaine 8: les vacances font du bien aux continuations

Avec un +8% en 4ème semaine on peut dire que l'effet vacances joue à fond sur l'exploitation du dernier Disney qui réalise, avec un dessin animé 2D, un score très proche des grosses locomotives 3D !
Comme aux US Valentine's Day et sa ribambelle de star fait le plein et dame le pion à une concurrence pourtant rude. Même si je pense que le film ne tiendra pas longtemps le boulot est déjà fait et Warner peut être satisfait. La première semaine du Mac (1 292 s/c !) prouve que le public aime José Garcia dans une comédie assumée. Et même si les critiques sont unanimes pour dire que le film est mauvais le public s'en fiche et y va pour (espérer) se marrer. Une bonne leçon.
Dans un registre film d'action sans complexe From Paris with love rate son démarrage et ne devrait pas aller plus loin que 550 000 entrées.
1La princesse et la grenouille (+8%, 4)699 1962 939 705
2Valentine's day635 278635 278
3Le mac600 647600 647
4Avatar (-13%, 10)520 41413 810 704
5Sherlock holmes (-26%, 3)394 3551 705 606
6Oceans (-16%, 4)385 1372 200 062
7Percy jackson le voleur de fou... (-26%, 2)357 027836 440
8Planete 51 (+5%, 3)233 421681 262
9Hors de controle209 517209 517
10From paris with love201 554201 554
11Invictus (-27%, 6)194 2602 772 714
12Ensemble c'est trop184 397184 397
13Fantastic mr. fox128 167128 167
14I love you phillip morris (-41%, 2)105 703285 967
15Wolfman (-57%, 2)93 260307 757
16Lovely bones (-54%, 2)81 390257 455
17In the air (-44%, 4)59 390708 912
18Gainsbourg (vie heroique) (-34%, 5)52 2801 093 779
19L'autre dumas (-60%, 2)49 384172 630
20Brothers (-54%, 3)43 702290 134

21 fév.

Blogs cinéma: le best-of S03E23

Retour sur une semaine cinéma avec un petit florilège des articles sélectionnés par mes collègues (tu préfères cette introduction Pascale ?). J'en profite également pour vous rappeler que mercredi sort le magnifique film de Tom Ford, A Single Man, mon coup de coeur de ce début d'année !
- Rob Gordon a toujours raison : On partage plus que du cinéma
- Cineblogywood : Star Wars, french choregraphy et méga-flashmob
- Cinefeed: Lovely Bones, quand l'onirisme a rendez-vous avec l'horreur
- Filmgeek : MakingFX, Effects for films by Swoop


19 fév.

Box-office France semaine 7: grosse semaine pour les films en continuation...

En regardant de près ce top on remarque que les grands gagnants sont finalement les films en continuation. La princesse et la grenouille ne baisse que de 10% en 3ème semaine, idem pour Avatar avec un petit -11% en 9ème semaine !
Cela ne laisse pas beaucoup de place pour les nouveautés qui peinent à s'imposer. Service minimum pour Percy Jackson qui devrait cumumer 1.5 million mais guère plus même si les vacances scolaires devraient lui permettre de tenir un peu le cap. Wolfman rate son démarrage (578 s/c c'est trop peu en 1ère semaine) tout comme L'autre Dumas (439 s/c) avec pourtant un casting intéressant (je n'ai pas dit banckable)
J'ai tout de même l'impression qu'il y a beaucoup de films proposés et que finalement personne n'en ressort vraiment gagnant... Cette semaine a été également chargée en grosse sortie...
1La princesse et la grenouille (-10%, 3)648 0242 240 509
2Avatar (-11%, 9)598 16013 290 290
3Sherlock holmes (-32%, 2)530 8021 311 251
4Percy jackson le voleur de foudre479 413479 413
5Oceans (-22%, 3)456 5391 814 925
6Invictus (-22%, 5)265 3172 578 454
7Planete 51 (-1%, 2)222 523447 841
8Wolfman214 497214 497
9I love you phillip morris180 264180 264
10Lovely bones176 065176 065
11Proteger & servir (-37%, 2)144 454373 960
12L'autre dumas123 246123 246
13In the air (-47%, 3)106 953649 522
14Brothers (-37%, 2)95 246246 432
15Gainsbourg (vie heroique) (-53%, 4)78 7071 041 499
16Une execution ordinaire (-41%, 2)55 744150 295
17A serious man (-33%, 4)54 411407 242
18La horde48 09848 098
19Ninja assassin41 22341 223
20Alvin et les chipmunks 2 (-19%, 8)23 1851 377 041

17 fév.

LEBANON: Lion d'Or au Festival de Venise 2009

  l'avis
de
dbuk1000
Le troisième film israélien sur la première guerre du Liban qui soit paru en France.
Le premier fut BEAUFORT, Ours d'argent au Festival de Berlin en 2007, inspiré du livre éponyme
Le second VALSE AVEC BACHIR, film autobiographique de Ari Folman, distingué du Golden Globe Award du meilleur film étranger et le César du meilleur film étranger en 2009
Et maintenant LEBANON, film autobiographique de Samuel Moaz, distingué du Lion d'Or à Venise 2009. Pas mal pour un premier long métrage.

Etonnant...
Il est étonnant de constater comment ces réalisateurs israéliens qui ont été confrontés dans leur jeunesse à cette guerre et aux situations atroces qui accompagnent toute guerre sont aujourd'hui capables d'en analyser la complexité et de nous transmettre un message universel à partir de leur expérience de soldat de Tsahal.
Je dis bien universel car il est étrange de constater que ces films israéliens autobiographiques engrangent les meilleures distinctions décernées par le cinéma européen.

Comme si l'expérience vécue par ses réalisateurs soldats d'une armée démocratique ( ce ne sont pas des correspondants de guerre de CNN ou de l'AFP embarqués pour quelques jours pour un reportage ) avait valeur universelle sur le destin de l'homme, ses forces et ses peurs, ses convictions et ses doutes.

Synopsis : "Je venais d'avoir 19 ans en mai 1982. La vie était belle. J'étais amoureux. Ensuite on m'a demandé de partir sur une base militaire et d'être le tireur du premier tank à traverser la frontière libanaise. Cela devait être une mission d'une journée toute simple mais ce fut une journée en enfer. Je n'avais jamais tué quelqu'un avant cette terrible journée. Je suis devenu une vraie machine à tuer. Quelque chose là-bas est mort en moi. Sortir ce tank de ma tête m'a pris plus de 20 ans. C'est mon histoire."

La première image du film: un immense champ de tournesols immobiles, pas une brise. Puis progressivement un souffle d'air de plus en plus puissant parcourt ce champs depuis l'horizon jusqu'au premier plan et les tournesols se mettent à ondoyer.

La dernière image du film: le même champ de tournesols au petit matin mais il est occupé dans son centre par un tank israélien après la première nuit de combat.

Le film se déroule dans l'univers clos de l'habitacle d'un char.
Ce char accompagne, en soutien grâce à toute sa puissance de feu, une unité de commandos qui vient de pénétrer au Liban et qui progresse lentement en territoire hostile peuplé d'ennemis et de civils.
Cette unité est dirigée par un commandant israélien sans doute Druze car il s'appelle JAMIL .Interprété par Zohar Strauss qui interprétait dans " Tu n'aimeras point" le rôle du boucher juif orthodoxe qui succombe aux charmes d'un jeune garçon.

Et c'est JAMIL qui donne les ordres au char dénommé " RHINOCEROS".
Car ce RHINOCEROS est très puissant et très redoutable mais ce RHINOCEROS ne sait pas évaluer les situations d'ensemble. Il a une vue grossissante grâce à son périscope mais il est aveugle s'il n'est pas guidé pas à pas. A la fois loup et agneau.

Tout le film se déroule dans ce huis clos. On pense à l'univers d'un sous-marin , ou bien à ALIEN ou bien dans une tranchée de la grande guerre...
La vision de la guerre au travers du regard vers l'autre mais avec la faculté d'adaptation de la vue depuis un grand-angle 14 mm jusqu'au téléobjectif 500mm.

Regard téléobjectif zoomé vers l'extérieur - au travers du viseur du canon- où l'oeil est imprimé des images des dégâts causée par la guerre: ruines, corps déchiquetés et sanguinolents, angoisse sur le visage des fantassins, horreur du regard d'une mère à la recherche de son enfant et jusqu'au missile ennemi se dirigeant droit vers le tank avant d'exploser....

Regard grand angle sur les yeux des quatre servants du tank. Car dans la pénombre du tank, visages noircis par la poudre et l'huile, seuls brillent leurs yeux.
Querelles violentes entre l'officier commandant du tank qui littéralement va " péter un câble" et ses hommes novices au combat ( .... je n'ai jamais tiré que sur des tonneaux à l'entraînement..), rongés par le doute sur la mission ( ... pourquoi moi qui termine mon service dans quelques jours....) et par la peur ( ...appelle ma mère pour lui dire que je vais bien...).
Et l'absurdité du monde, de l'humanité et de sa condition, car celui qui tient ces propos va mourir peu après victime de l'explosion du missile sur le tank.

Ouverture de l'écoutille pour les irruptions de JAMIL à l'intérieur du tank pour donner les ordres ou bien pour y faire descendre la cadavre d'un soldat en attente de l'évacuation par hélicoptère, ou bien pour y mettre aux arrêts un prisonnier syrien. Prisonnier à qui un Phalangiste chrétien explique les supplices qu'il va lui infliger avant de mourir écartelé.
Il aura la vie sauve grâce à son statut de prisonnier de Tsahal.

Et des phrases chocs, dérangeantes:
- peinte à l'intérieur du tank: un tank n'est que ferraille seul l'Homme est d'Acier
- dans la bouche de JAMIL: on ne pourra pas gagner la guerre dans la crasse.

Un film sur la condition humaine.
Un film sur l'homme confronté à l'absurdité, à sa trouille et à ses obligations.
Un film très très éloigné des clichés instantanés des reporters "embarqués" de CNN ou de l'AFP.
Un film comme seule peut en produire une démocratie qui balance entre ses certitudes, ses doutes et ses espoirs.
Un film sur la réalité israélienne " la vraie"!!!


15 fév.

The Lovely bones: quand l'onirisme a rendez-vous avec l'horreur

  l'avis
de
Julie
Peter Jackson, pour moi, n'est pas le père du Seigneur des anneaux. Peut être, un peu plus, est-il le fou déjanté créateur de Bad taste (summum du gore des années 1980), le réalisateur d'un King Kong trop lisse. Mais définitivement, celui qui m'avait transpercé le coeur avec Créatures Célestes. Je me rappelle encore l'émotion ressentie pendant la marche longue où les deux créatures en question (dont la merveilleuse, jusqu'alors inconnue, Kate Winslet) mènent la mère de l'une d'elles à la mort. Madame Butterfly en musique de fond. Le cérémonial de la marche vers la mort était orchestré par un Peter Jackson transcendé. Ô bonheur! On retrouve enfin l'auteur avec un film fort, à vous crever le coeur et l'âme. La scène du crime, cette fois, est une cachette enterrée sous terre. La victime, n'est pas un mère mais une enfant de 14 ans, la veille de son premier baiser. On sait, d'emblée, que l'adolescente ne vieillira pas. Fauchée par la mort dont les habits sont revêtus par un voisin, pédophile vraisemblablement. N'ayez crainte, chers lecteurs, je ne vous dévoile pas l'histoire du dernier film de Peter Jackson. Lovely Bones c'est l'histoire de l'ange qui ne parvient pas à atteindre les cieux et qui, en attendant la fin du deuil de sa famille, ère entre terre et paradis, en regardant de l'au-delà sa famille la pleurer et son meurtrier continuer de vivre sa vie.
Au commencement, il y avait un roman, La Nostalgie de l'Ange de Alice Sebold. Best seller mondial entre 2002 et 2004, l'écrivain avait réussi à émouvoir la planète entière avec l'histoire de Suzie Salmon violée, tuée et découpée en morceaux par son voisin. J'ai fait partie de ces lecteurs. Mon sentiment, en fermant le livre était mitigé. Le conte m'avait touchée mais la symbolique, par endroit trop forte, en avait appesanti la lecture. La vision de l'Ange depuis le ciel était peut-être trop poétique pour une personne pragmatique comme moi.
Peter Jackson est tombé dans le même travers, mais pas de la même manière. Point de mots inutiles sur la pellicule. Mais le réalisateur peine à faire pénétrer le spectateur dans l'entre-deux mondes. Suzie Salmon dans son presque paradis est belle, triste, parfaite. L'adolescente meurtrie souffre, attend sa mort définitive avec résignation et espoir. Celui que sa famille ne l'oublie pas dans un premier temps, celui qu'elle accepte sa disparition dans un second. La vision de Suzie est parfaite. C'est celle de son monde l'est moins. Evidemment adapter visuellement l'errance de l'âme n'est pas facile. Peter Jackson a pris le parti de la couleur du bonbon acidulé, ou encore de celui d'une boîte à musique. L'entre-deux est un monde enfantin, un monde de conte. C'est à la fois très beau et un peu inutile. Là où l'écrit permet au lecteur l'interprétation, l'image stoppe l'imaginaire, impose au spectateur la visualisation du réalisateur.
Seulement, et heureusement, le film ne se réduit pas à l'attente de l'ange dans son étrange monde. Il y a les autres, ceux qui sont restés sur terre, qui l'attendent puis qui la pleurent. Il y a donc le deuil des parents, de la soeur, du frère, de la grand-mère et de l'amoureux. Et là, mon coeur de mère a été transpercé par une flèche amère. La douleur engendrée par la vision du père et de la mère de Suzie est nécessairement subjective. Et alors?! Mark Walhberg n'est pas qu'un simple acteur qui a su jouer son rôle. Rachel Weisz non plus. La peine du couple meurtri, de la famille endeuillée est tangible. Et c'est là où on reconnaît la marque d'un grand réalisateur. On la reconnaît, en réalité, dès la première minute. Premières images, celles de Suzie faisant du vélo devant le jardin du voisin. Et déjà, on est subjugués par la beauté. Le monde réel, cruel, cru est bien plus beau et touchant que l'entre-deux. Je repense d'emblée à la caméra de Peter Jackson qui s'infiltre dans la maison de poupée fabriquée par le tueur. Au champ de blé où Suzie disparaît. A la cachette souterraine où elle perd la vie. Je revois la tristesse de Suzie quand elle réalise qu'elle ne vit plus, la douleur du père, la fausse joie de la grand-mère qui tente de remonter le moral des troupes (extraordinaire Susan Sarandon), le courage de la soeur qui pénètre, par effraction, chez le tueur.
Et puis il y a la victime et son bourreau. Leur scène ultime n'est pas longue. Mais les quelques 3 ou 4 quatre minutes où elle dure sont oppressantes. Servi par deux acteurs géniaux (la jeune Saoirse Ronan connaîtra peut-être la même carrière que Kate Winslet. En tout cas, elle incarne l'Ange dans toute sa perfection. Quant au tueur, on a peine à le reconnaître sous les traits d'un Stanley Tucci grandiose et diabolique), ce duo suscite effroi et tristesse tout à la fois.
Un peu inégal, c'est vrai, Lovely Bones parvient quand même à émouvoir comme jamais. Et si le sujet est par définition fort, Peter Jackson parvient à atteindre visuellement le spectateur. Les moments de flottement dans l'entre-deux, même s'ils affaiblissent le rythme du film, ne ternissent pas le sentiment général d'émotion qu'il provoque, en profondeur.

14 fév.

Blogs cinéma: le best-of S03E22

Quand dehors il fait froid, il neige, il fait gris quoi de mieux que de relire le meilleur des meilleurs articles des plus grands blogs cinéma de l'univers ? (ça va Pascale ou j'en rajoute ?)
- Rob Gordon a toujours raison : critique de Shutter island
- Cineblogywood : A Bout Portant, photo exclusive !
- Cinefeed: Et si pour la St Valentin vous testiez votre couple...
- Filmgeek : Le phénomène Literal Videos


13 fév.

[concours] Et si pour la Saint Valentin vous testiez votre couple ?

La Saint-Valentin pointe le bout de son nez mais histoire de ne pas céder à l'ambiance rose bonbon qui va nous submerger dans quelques jours nous avons mis en place une petite application qui vous permet de savoir en combien de temps L'Arnacoeur va briser votre couple !
A la fin du jeu on vous demande votre email afin de pouvoir tirer au sort 5 participants qui gagneront un DVD (Coup de foudre à Notting Hill, The Holiday, Mamma Mia), des sacs aux couleurs du film ou des places pour l'avant-première du film dans leur région ! Le jeu prend fin le 16 Février...
L'arnacoeur est un film de Pascal Chaumeil qui sort le 17 mars avec Romain Duris et Vanessa Paradis dans les rôles titres.

12 fév.

Box-office France semaine 6: qui est premier ? « Élémentaire, mon cher Watson »

Après avoir conquis les US (plus de $200 millions de recettes) Sherlock Holmes démarre en tête s'offrant également la meilleure moyenne de ce top (1 155 s/c).
Le succès du dernier Disney montre que la 2D a encore de l'avenir alors qu'Avatar continue son incroyable chemin. En 8ème semaine il continue d'afficher une moyenne au dessus de 1 000 s/c ce qui montre que le potentiel du film n'est pas encore atteint ! Le film a d'ailleurs dépasser Titanic au box-office US avec plus de $635 millions au compteur.
Protéger et servir était surement la comédie franchouillard de trop pour Kad Merad, 230 000 entrées sur 345 copies c'est pas suffisant pour espérer renouveler l'exploit de RTT (1 000 000 en fin de carrière tout de même).
1Sherlock holmes780 449780 449
2La princesse et la grenouille (-18%, 2)716 4021 592 485
3Avatar (-17%, 8)673 87912 692 130
4Oceans (-25%, 2)583 8001 358 386
5Invictus (-24%, 4)338 9732 313 137
6Proteger & servir229 506229 506
7Planete 51225 318225 318
8In the air (-40%, 2)203 232542 569
9Gainsbourg (vie heroique) (-40%, 3)168 464962 792
10Brothers151 186151 186
11Une execution ordinaire94 55194 551
12A serious man (-25%, 3)81 077352 831
13Le livre d'eli (-56%, 3)69 794499 847
14Ou sont passes les morgan ? (-60%, 3)51 463425 757
15Le refuge (-40%, 2)29 64778 931

11 fév.

Sherlock Holmes versus La princesse et la grenouille: Walt Disney bat Guy Ritchie....Haut la main

  l'avis
de
Julie
Il y a d'abord une envie, celle de vous montrer, Chers Lecteurs, que mon avis ce n'est pas toujours bisounours au pays des barbapapas enrobés de chocolat. J'ai remarqué que mes dernières critiques étaient presque toutes dithyrambiques. Et vu que les prochaines que je vous concocte ont encore un parfum plutôt sucré (A venir Lovely Bones et A single man), j'ai voulu garder une certaine crédibilité. Non je n'aime pas tout. Non, je n'ai pas aimé Sherlock Holmes.
Guy Ritchie a perdu sa folie et sa verve d'antan. Je me rappelle avec une certaine nostalgie le déjanté Snatch (avec le non moins déjanté Brad Pitt en gitan fou). Il est résolu le temps où le réalisateur faisait un film avec trois bouts de ficelles mais où le scénario était la star, le clou du spectacle. Sherlock Holmes revisité par la dynamite ritchienne et le couple ultra sexy Downey Jr/ Law avait tout pour appâter. Les promesses sont vaines: le film est creux. It's nothing but a decor. J'ai presque tout dit. C'est beau, c'est bien fait. Mais le réalisateur semble avoir oublié qu'un film c'est avant tout une histoire, un scénario, des dialogues...Ici, Guy Ritchie slalome entre le simple concept du super détective atypique (auquel il n'ajoute RIEN) et les très beaux décors (ça, on l'aura compris). Entre les deux, point de salut. Les acteurs (pas n'importe lesquels...) peinent à sauver la mise au soufflet qui tombe, patatra, en quelques minutes! Ils n'y arrivent pas. Ils ne peuvent se raccrocher qu'à ce qu'ils sont: deux très bons acteurs. Mais ça ne suffit pas! Le film est long, ennuyeux, creux (je me répète). L'histoire tient dans un mini-mouchoir de poche, l'intrigue est si bête qu'on l'oublie même avant d'avoir atteint la sortie du cinéma. Sherlock Holmes m'a fait un drôle d'effet, le même que celui qu'on a lorsqu'on prépare un gâteau avec de bons ingrédients mais que le résultat est un désastre. La pâte est bonne mais le gâteau cramé.
  l'avis
de
Julie
Le bilan de mon week end cinématographique n'était pas complètement négatif. Et c'est Walt Disney qui est parvenu à le sauver avec son petit dernier: La princesse et la grenouille. Et là, je vous "entends" sourire: ça y est, c'est confirmé, elle s'est enguimauvée. Et bien non! Sous couvert de conte de fées, nous trouvons là un message intelligent où les princes et les princesses ne sont plus dans des châteaux à ne rien faire que leurs "beaucoup d'enfants". Ils ont des ambitions, ils doivent travailler pour parvenir à leurs fins, les princes ne choisissent pas forcément des princesses. Les insectes les plus affreux sont des héros. Les gens aiment chanter, danser, faire la fête. Les sorcières sont des vieilles mémés vaudou à pleurer de rire. La princesse et la grenouille a le goût familier d'Aladin, les décors de la Nouvelle-Orléans dans les années Charleston en plus. Walt Disney renoue donc avec ses premières amours, le dessin-animé en 2D classique, qu'il revisite et qu'il dépoussière à coup d'humour et de décors sophistiqués. Et là, les ingrédients une fois mélangés donnent une bonne pâte et un bon gâteau. Et ça tombe bien car, au commencement, c'est l'histoire d'une bonne petite cuisinière qui rêvait d'ouvrir un restaurant sur les bords du Mississippi.

08 fév.

I Love you Phillip Morris: Une histoire d'amour parmi d'autres...ou presque

  l'avis
de
Julie
L'affiche vous promet une histoire gay. C'est presque faux. Jim Carrey et Ewan Mc Gregor forment bien un couple, sont bien amoureux l'un de l'autre. Et pourtant "I love you Phillip Morris" n'est pas [particulièrement] une histoire d'amour homosexuelle. Phillip aurait pu s'appeler Joséphine que cela n'aurait pas [vraiment] changé grand chose. Enfin un film qui parle de deux hommes qui s'aiment sans tourner autour des thèmes de l'exclusion, de l'homophobie, qui nous montre deux hommes s'embrasser, faire l'amour en toute simplicité. L'amour et la folie sont universels.
Alleluiah!
Car voilà, ce n'est pas parce qu'il est gay que Steven Russell (Jim Carrey au sommet, une nouvelle fois, de son art. Le cinéma, sans cet acteur, ne serait pas ce qu'il est. Et, je pèse mes mots) est devenu ce qu'il est: un menteur invétéré, un arnaqueur, un mégalomane, un comédien, un déjanté, un jusqu'au boutiste, un flambeur, un prodigue, un rêveur. Être particulier, unique en son genre, Steven commence sa vie par un abandon. Né sous X d'une mère qui l'abandonne, Steven atterrit dans une famille qui lui apprend, sans prendre de gant, quand il a à peine 10 ans, qu'il est adopté. Moment clé d'une vie à rebondissements. On croit alors que Steven va trouver refuge dans les valeurs sacrées de la famille, qu'il est un gentil flic, un gentil mari, un gentil père, un bon chrétien. C'est vrai, en surface. Le jour où il manque de se faire tuer dans un accident de voiture, il décide de montrer sa vraie nature au grand jour et de vivre son homosexualité. L'hédonisme devient alors sa philosophie. Sa carte de crédit n'a pas le temps d'être débitée qu'elle brûle déjà sous le soleil des Keys. Les rolex, les hôtels de luxe et les Mercédès coupées sont alors payées grâce aux arnaques. Une fois en prison, Steven fait la rencontre de Phillip. Une histoire d'amour commence alors, folle, excessive à l'image de Steven.
I Love you Phillip Morris avant d'être une ode à l'amour, est l'histoire d'un homme sans limites qui, parce qu'il a décidé de vivre sa vie à 100 à l'heure sans jamais rien ne se refuser,a fait de l'arnaque et de l'escroquerie un métier. Et on se demande, qui d'autre que Jim Carrey aurait pu interpréter ce personnage loufoque? La réponse est certaine: personne. Survolté, fou, touchant, drôle, excessif, brillant, une coupe de cheveux improbable, Jim Carrey incarné en Steven Russell subjugue le spectateur de la toute première à la dernière minute. Et il finit, comme tous les autres d'ailleurs, par devenir lui aussi victime de la grande escroquerie. Car Steven est un manipulateur sans pareil. L'histoire narrée par l'homme aura le même effet que le charme d'un serpent à sonnette.Quant à Ewan Mc Gregor, en petite chose fragile, il parvient, ce qui n'était a priori pas facile, à ne pas disparaître sous l'extravagance de Jim Carrey. On retrouve l'acteur d' Une vie moins ordinaire, gauche, tendre, romantique, amoureux, mais cette fois non pas d'une Caméron Diaz dynamitée mais d'un Jim Carrey survolté.
Le film prend toute son ampleur avec le temps. Dire qu'il ne m'a pas conquise dès l'instant serait faux. Un film qui parvient tour à tour à me faire mourir de rire et pleurer à chaudes larmes, c'est suffisamment rare et désarmant pour d'emblée me plaire. Mais il laisse en plus une empreinte bien plus forte qu'il n'y paraît. C'est là le génie d'un scénario bien ficelé, d'un couple d'acteurs unique, d'une histoire folle et exubérante. N'ayez crainte d'être manipulés par Steven Russell, Chers Lecteurs, il ne vous fera aucun mal!

07 fév.

In the air : Clooney redescend sur terre

  l'avis
de
MAL
George Clooney (sous le pseudonyme de Ryan Bingham) passe sa vie dans les avions à sillonner les Etats-Unis. Sa collection de cartes Privilège fait de lui un invité de marque traité avec les plus grands égards tout au long de ses voyages, et donc de sa vie. Il a fait du cynisme sa profession : son métier est d'effectuer les entretiens de licenciement à la place d'employeurs qui n'en ont pas le courage. Il le fait avec la rigueur et la froideur qu'on lui connait, sans réagir à la détresse des malheureux licenciés et c'est ce qui fait son efficacité. Il s'est fixé comme objectif (apparemment le seul de son existence) d'accumuler une quantité de "miles" proprement astronomique.

Il va faire deux rencontres. Tout d'abord Alex (Vera Fermiga), qui passe comme lui énormément de temps dans les avions et semble être son équivalent féminin (mais un homme peut-il avoir un équivalent féminin ? On verra que c'est une bonne question). Ils vont entamer une relation joyeuse et cocasse, avec des rendez-vous programmés au gré de leurs itinéraires respectifs. Intervient aussi la jeune Natalie (Anna Kendrick), nouvelle employée de sa société, tout juste diplômée, et qui a convaincu son patron de travailler dorénavant par visio conférence, ce qui mettrait fin aux incessants voyages de George Clooney.

Ces deux rencontres vont le perturber, son armure va se fendiller, et sous sa carapace va apparaître un homme plus complexe qu'il ne semblait.
Dans un premier temps, le film prend le ton d'une comédie légère, en exploitant sans lourdeur les situations amusantes auxquelles peuvent donner lieu les rencontres entre les différents personnages, avec en particulier de délicieux échanges entre une Natalie idéaliste et une Alex presque aussi cynique que George.

Quand les certitudes du personnage central seront remises en cause, on comprendra qu'il ne s'agit pas de l'invulnérable George Clooney, mais de Ryan Bingham, qui lui est humain (sous-entendu il ne négocie pas directement avec le Tout Puissant à coup de machines à café). Et donc Ryan est en proie au doute, il n'est pas toujours capable de contrôler ses sentiments, et il peut même connaître des échecs.

Le ton se fait alors plus sérieux, et on en vient à se dire que ce film n'est pas une pure distraction, mais que l'on veut peut-être nous faire passer un message. J'ai trouvé que ce changement de ton était allé un peu trop loin : la toute dernière partie du film tombe par moments dans le sentencieux, comme si les auteurs voulaient se faire pardonner le cynisme du début, et réparer les dégâts qui ont été commis pendant cette première période insouciante. Ce basculement d'une comédie sans prétention, mais distrayante, vers un film apparemment plus ambitieux n'est pas une totale réussite.

Néanmoins l'ensemble reste globalement très agréable, et il permet surtout de voir un George Clooney qui redescend sur terre, à la hauteur de nous autres pauvres humains. Et c'est un vrai plaisir de constater que ça aussi, il le fait très bien.

04 fév.

Box-office France semaine 05: et de 12...

Alors qu'officiellement Avatar est maintenant le film qui a rapporté le plus d'argent sur le sol Américain (plus de $600 millions) il dépasse les 12 millions de spectateurs en France et ne semble pas vouloir s'arrêter puisque le film ne perd que 19% en 7ème semaine !
La princesse, Océans et In the Air font des très bons démarrages, par contre Le Refuge ne permet pas au prolifique François Ozon de renouer avec le succès. Invictus fera certainement plus que 3millions et Gainsbourg avec ses 794 000 entrées en 2 semaines déçoit un chouilla mais fait déjà mieux que Coluche sur toute sa carrière.
1La princesse et la grenouille876 083876 083
2Avatar (-19%, 7)815 67612 018 251
3Oceans774 586774 586
4Invictus (-33%, 3)443 5731 974 164
5In the air339 337339 337
6Gainsbourg (vie heroique) (-45%, 2)282 615794 328
7Le livre d'eli (-42%, 2)157 290430 053
8Ou sont passes les morgan ? (-47%, 2)130 138374 294
9A serious man (-34%, 2)108 302271 754
10Une petite zone de turbulences (-50%, 3)74 772480 652
11Alvin et les chipmunks 2 (-50%, 6)52 8191 325 224
12Le refuge49 28449 284
13Esther (-45%, 5)34 777625 494
14Bright star (-38%, 4)32 342287 297
15Complices (-46%, 2)31 63090 508
16Le baltringue30 31530 315

02 fév.

SUMO: Attention comédie déjantée!!!

  l'avis
de
dbuk1000
Grand Prix du Jury TPS STAR du Festival de l'Alpe d'Huez ( 19/24 janvier 2010) et aussi "Le coup de coeur de la profession" de ce même Festival.
Le Festival de l'Alpe d'Huez est l'unique Festival en France ayant comme thématique les Films de Comédie.

Et qui récompense un film israélien, SUMO, une comédie très légère malgré le poids total cumulé de ses quatre mousquetaires obèses: 500 kilos peut-être même 600!!!

Un film israélien où il n'est pas question de guerre et paix, de Juifs et de Palestiniens....
Oubliée un instant la menace existentielle iranienne.
Ici il est question de la guerre à outrance déclarée aux kilos très superflus.
Guerre perdue d'avance.....
Un combat sans fin mais affamé contre l'obésité.

Mais demeure une question existentielle angoissante: comment s'épanouir dans une petite ville en Israel quand on s'appelle Herzl et que l'on est un gros et que l'Autre ( le normal maigre) jette un regard méprisant sur votre tour de taille?

Comment se débarrasser de la dictature de la "sainte" balance sous le regard apitoyé des membres du club local des "Weight Watchers" et sous les vociférations de la cheftaine...bien maigre du club à but très lucratif?

Quand les clients du restaurant où vous officiez en salle réclament la mise au rencard à la plonge de Herzl, chef cuisinier au tour de taille trop impressionnant et donc trop dérangeant?

Alors vous démissionnez et vous atterrissez à la plonge dans un restaurant japonais et vous découvrez à la télévision japonaise d'autres gros aux yeux bridés mais très vénérés et très respectés: les lutteurs Sumo !!

Et il vous vient l'idée très saugrenue de convaincre le patron japonais du restaurant - qui parle un hébreu parfait et qui est venu en Israel pour fuir la vengeance des yakuzas - de vous entrainer afin de créer l'équipe israélienne de Sumo.

Et alors vous convainquez quatre autres gros, membres épuisés de votre club "pour maigrir" de vous accompagner dans cette aventure:
- un plombier en plein déboire conjugal car son ardente épouse, un peu délaissée, s'intéresse à un autre.... gros,
- un restaurateur qui fait son coming out après avoir découvert sur internet qu'un gros pouvait aussi être un nounours très recherché par des jeunes hommes ...... maigres
- un réalisateur de documentaires qui contribuera à votre gloire télévisuelle
et une jolie et impressionnante visiteuse sociale de prison pour femmes qui essaie d'initier les prisonnières aux vertus d'une nourriture......équilibrée.

Et bien sur la maman juive de Herzl qui se désespère du tour de taille de son fils et qui répète que son fils mourra comme son défunt mari du fait de son poids....une scène inénarrable du film.
Bonne couturière, c'est elle qui contribuera à mettre en scène les quatre lutteurs en fabriquant leurs slips de combat dans un chatoyant tissu rose!

Voici les délicieux ingrédients de cette comédie improbable et burlesque.
Un grand moment de rire et de légèreté - malgré le poids réels de ses sympathiques et attachants comédiens.
Cela vous changera de l'image si abstraite que l'on vous sert sur Israel.
Au fait il n'y a donc pas que des guerriers RoboCop dans ce pays?


31 jan.

Blogs cinéma: le best-of S03E20

Voici la sélection hebdomadaire des articles cinéma de la crème de la crème des blogs cinéma ! Inutile de vous dire que la pression de certains blogs indignes de faire partie de notre collectif est forte mais nous tenons le cap, ce n'est pas parce qu'on est 1er sur Wikio qu'on peut figurer au panthéon de la qualité. Chers lecteurs vous pouvez compter sur notre intégrité !
- Cineblogywood : Avatar 2, le pitch exclusif !
- Filmgeek : Une décennie d’affiches françaises originales
- Rob Gordon a toujours raison : Top 5 Joel & Ethan Coen
- Cinefeed: Avatar coule Titanic


28 jan.

Box-office France semaine 4: bonne stabilité générale...

Et de 11 (millions) pour notre champion mondial du box-office, vu qu'il ne baisse que de 13% je ne sais plus trop bien jusqu'où il va aller ! Invictus s'en sort également très bien puisqu'il affiche une très bonne moyenne de 1 383 s/c en 2ème semaine, du coup les 3.4 millions de Gran Torino semblent atteignables...
Derrière Gainsbourg fait un bon démarrage (1 000 s/c) et devrait aller chercher quelque chose comme 1.3 millions en fin de carrière
RTT a atteint la barre symbolique du million d'entrées, et Le Concert en est déjà à 1.8 million ...
1Avatar (-13%, 6)1 008 44111 202 575
2Invictus (-23%, 2)663 8681 530 591
3Gainsbourg (vie heroique)511 713511 713
4Le livre d'eli272 763272 763
5Ou sont passes les morgan ?244 156244 156
6A serious man163 452163 452
7Une petite zone de turbulences (-42%, 2)148 572404 949
8Alvin et les chipmunks 2 (-14%, 5)106 3571 272 405
9Le siffleur (-49%, 3)67 649400 591
10Esther (-47%, 4)63 396590 717
11Complices58 87858 878
12Festival cinema telerama58 23958 239
13Bright star (-43%, 3)52 534254 955
14Mr. nobody (-51%, 2)39 640120 877
15Loup (-41%, 7)32 6451 133 538

26 jan.

Avatar coule Titanic

Avatar est depuis aujourd'hui le film qui a rapporté le plus d'argent dans le monde devant Titanic avec un total de $1 838 802 321
Alors bien sur on va dire que le nombre de spectateurs est le seul véritable indicateur de la popularité d'un film mais il n'empêche James Cameron a réussi une nouvelle fois un véritable exploit et ce n'est pas fini. Avatar est toujours N°1 un peu partout dans le monde et la barre des $2Mds de recette devrait être franchie dès la semaine prochaine...
Voici les territoires les plus lucratifs
- USA: $551 millions

- Chine: $103 millions
- France: $125 millions
- Allemagne: $95 millions
- Japon: $77 millions
- Russie: $97 millions
- Corée du Sud: $80 millions
- Espagne: $76 millions
- UK: $93 millions


26 jan.

A serious man : le fréres Coen décevants

  l'avis
de
MAL
Dans les Etats-Unis des années 60, un honnête père de famille, professeur d’université, voit sa vie entière se détricoter. Les déboires familiaux et professionnels s’accumulent. Son équilibre et ses certitudes sont remises en cause, il perd le contrôle et aussi à moitié la raison. Le malheureux va essayer de trouver des réponses à ses interrogations auprès de plusieurs rabbins. En ne lui apportant aucune réponse ces rabbins ne feront qu’accroître son désarroi.


J’ai ressenti pendant ce film une certaine pesanteur, qui n’a été tempérée par aucun moment plus léger, contrairement à ce que laissait penser la bande annonce. Au fur et à mesure que le personnage perd pied, le film devient de plus en plus oppressant. On suppose que les consultations rabbiniques se voulaient plus ou moins comiques, elles ne le sont pas et ne font que contribuer à la montée du malaise.

Un point appréciable tout de même : le casting. Je ne sais pas où les frères Coen vont trouver leurs acteurs, mais leurs physiques sont assez impressionnants. Profondément typés sans être vraiment caricaturaux, certains disent quasiment tout du personnage par leur simple apparition. J’ai aussi bien aimé les toutes premières minutes, une sorte de prologue avant le générique. Mais j’avoue que je n’ai pas vraiment su la relier au reste du film. Je ne sais pas ce que les frères Coen ont voulu nous dire avec cette scène totalement décalée, mais je ne l’ai pas compris. Certains de leurs films m’ont beaucoup plu, je ne recommande pas celui-ci.

24 jan.

Blogs cinéma: le best-of S03E19

Dicton du jour, dimanche pluvieux = best-of heureux. Cette semaine c'est une sélection haut de gamme avec James, Peter, Clint et César...
- Cineblogywood : James Cameron présente Laser Cats 5
- Rob Gordon a toujours raison : Lovely bones, critique du Peter Jackson
- Cinefeed: box-office france, Clint invincible
- Filmgeek : Nominations des Césars 2010


21 jan.

Box-office France semaine 3: Clint invincible...

Alors qu'Avatar passe la barre mythique des 10 millions des spectateurs en 5ème semaine avec une stabilité qui prouve que le film en a encore sous le pied (-8%) il reste tout de même loin des 20 millions de Titanic mais pour longtemps ? Au niveau recette international la messe est dite et il ne fait pas de doute que Avatar lui passera devant puisqu'il cumule actuellement $1.6 milliard !
Malgré ce raz de marée Invictus réussit son démarrage avec une impressionnante moyenne par copie de 1 852 spectateurs (le fameux s/c). Le pari, en France, est d'ores et déjà rempli pour Clint Eastwood qui avait tout de même rassemblé 3.4 millions de spectateurs il y a tout juste un an, comme quoi le public Français ne se lasse pas des leçons de morale du vieux sage (je provoque :-) ).
Petite zone de turbulence s'en sort également pas trop mal (768 s/c), et même si le film ne devrait pas dépasser les 650 000 entrées en fin de carrière cela montre que le public cherche une comédie (même Le Siffleur ne baisse pas trop) à se mettre sous la dent mais il ne l'a pas encore trouvée...
1Avatar (-8%, 5)1 162 60910 194 134
2Invictus866 723866 723
3Une petite zone de turbulences256 377256 377
4Le siffleur (-34%, 2)132 663332 942
5Alvin et les chipmunks 2 (+4%, 4)124 3851 166 048
6Esther (-20%, 3)118 951527 321
7Bright star (-17%, 2)91 755202 421
8Agora (-39%, 2)87 125229 250
9Mr. nobody81 23781 237
10Pas si simple (-32%, 4)69 391653 362
11Blindes67 48867 488
12Loup (-45%, 6)55 7801 100 893
13Arthur et la vengeance de malt... (-31%, 7)54 7093 834 725
14Tetro (-27%, 4)50 277311 342
15Le concert (-9%, 11)45 5211 774 256

17 jan.

Invictus: La force d'un esprit libre

  l'avis
de
Julie
Retour sur un des évènements majeurs de la fin du XXème siècle. Les briques du Mur de Berlin jonchant encore le sol d'une Allemagne réunifiée, je me rappelle avec émotion l'annonce de cette nouvelle: Mandela est libéré. L'Apartheid sera désormais conjugué au passé. Cette libération, l'élection de celui qui resta enfermé près de 30 ans dans un cachot, condamné aux travaux forcés, on s'en souvient comme d'une victoire sur la liberté, de la fin d'un Etat faisant du racisme et du ségrégationnisme sa ligne de politique. 1990. Puis 1994. L'homme aux genoux usés par ces travaux, aux yeux abîmés par les éclats des pierres qu'il a dû casser pendant des heures, des années, des décennies n'est plus seulement le symbole de la liberté. Il devient le premier président noir élu au suffrage universel de l'Afrique du Sud. Fin d'un Etat raciste et ségrégationniste. Naissance d'un Etat sans repère, chaotique où les hommes, noirs d'un côté, blancs de l'autre, se regardent dans la haine, la rancoeur, les préjugés. Et Mandela, une nouvelle fois, va montrer son pouvoir. Hier libérateur d'un peuple opprimé, aujourd'hui unificateur de deux peuples, c'est l'esprit libre de l'homme, la foi en ses rêves qui va faire naître l'Afrique du Sud. A peine arrivé à la tête de l'Etat, Mandela va chercher à réunir les hommes. Cette difficulté, il la surmontera, comme il a surmonté sa peine. Cette fois, il trouvera dans le sport et l'équipe de Rugby, pourtant infiltrée d'afrikaners, le dénominateur commun.
C'est donc l'histoire de Mandela "Madiba" au moment de son entrée dans la scène politique que Clint Eastwood a décidé de raconter. Et c'est à travers la préparation psychologique par le chef de l'Etat de l'équipe de rugby, à l'aube de la Coupe du Monde que le réalisateur a voulu nous dévoiler l'homme dans toute sa splendeur, sa grandeur, son humilité. Il parvient avec beaucoup de simplicité à dépeindre celui qui réunifia les hommes et qui créa l'Etat libre d'Afrique du Sud.
Le film emboîte la grande histoire aux petites avec dextérité et le savoir-faire propres à Clint Eastwood. La grande histoire c'est celle de l'homme. Car le clou du spectacle, aussi émouvant soit-il, ce n'est pas le match final, c'est Mandela...que dis-je, Morgan Freeman, avec sa grande carcasse qui a peine à marcher, les genoux brisés, le sourire constant aux lèvres. L'acteur, dans la mesure et la justesse, joue le rôle de sa vie. Il est Madiba. Le libérateur, d'abord. Mais ensuite l'homme seul, abandonné des siens. L'homme entouré de femmes pour gouverner. L'homme humble qui se fait un devoir de connaître le nom de chacun des joueurs pour mieux les pousser à se dépasser eux-mêmes. L'homme calculateur qui a cherché dans un sport le tronc commun d'une nation qui ne voulait pas naître. Bien sûr, il y a les autres histoires. Celle du pays déchiré. Celle de l'équipe de rugby et de son capitaine (Matt Damon qui paraît avoir 18 ans dans son polo et son short de rugby est égal à lui-même: il est donc bon, même très bon). Celle de la préparation psychologique des joueurs. Et puis, il y a les petites histoires qui reviennent sans cesse, comme des satellites de la grande: ce sont des hommes qui ont basculé de l'Apartheid à la renaissance de l'Etat, celle du peuple noir libéré, celle de la rédemption. Par petites touches subtiles (ou pas), le réalisateur fait se rapprocher les destins pour finir par montrer le destin commun. Il y a donc, vous vous en doutez, des grands moments d'émotion. Et moi, âme sensible, (qui ai pleuré toute mon enfance devant la famille Ingalls et [leur] Petite Maison dans la prairie), j'ai pleuré.
J'ai pleuré lorsque j'ai vu disparaître le drapeau afrikaner et vu le nouveau drapeau sud africain brandi par tous.
J'ai pleuré lorsque la fougue sportive est venue s'abattre sur tous.
J'ai vibré aux sons des acclamations du nouveau peuple sud africain.
J'ai jubilé de les voir tous se tenir la main, se réconcilier.
C'était facile, il faut bien le dire. La réalisation oscille entre subtilité et facilité. La caméra de Clint Eastwood est simple, fluide. Elle ne cherche pas à éblouir. A force de trop vouloir laisser voir, elle est parfois un peu lente, ennuyeuse. La paresse du réalisateur n'est toutefois pas là, au contraire. Mais dans l'utilisation de ressorts scénaristiques aussi limpides que du cristal. Il ne cherche pas à dépasser cette facilité et à s'essayer dans la difficulté. La complexité du personnage (évidente) n'est pas suffisamment creusée, exploitée. Pour autant, le film est beau, émouvant, simple. Le réalisateur bientôt octogénaire, évidemment, est sidérant. Et si sa caméra pèche par sagesse et son film par trop de consensus, il continue d'évoluer et de créer. Invictus est une nouvelle étape dans son foisonnement artistique. Pas le chef d'oeuvre que j'attendais, certes. Mais qui aura réussi à me faire vibrer devant un match de rugby....pour la première fois de ma vie.

Pour en savoir plus sur Cinefriends.com...
- Fiche du film Invictus
- Clint Eastwood
- Morgan Freeman
- Matt Damon


17 jan.

Blogs cinéma: le best-of S03E19

Au programme de notre sélection (le mot best-of étant mal pris par certaine personne :-) ): places, 3D, Avatar et musique !
- Toujours Raison : A serious man : gagnez des places pour le dernier film des Coen
- Filmgeek : Ze 3D Takeover
- Cineblogywood : Avatar peut nuire gravement à votre santé
- Cinefeed: Le Solisite, la folie est-elle soluble dans l'autre ?


15 jan.

Le Soliste: la folie est-elle soluble dans l'Autre?

  l'avis
de
Julie
Aussi lisse et beau qu'une statue de marbre qui pleurerait, Le Soliste n'a pas cessé de m'étonner. La bande annonce m'avait mise en halène: Joe Wright entouré de Robert Downey Jr et Jamie Foxx, c'était, pour moi, un peu Rodin qui aurait sculpté Marylin dans de l'or. Et puis, en toile de fond sonore, le grand Ludwig Von Beethoven....L'excellence, quoi! Mon a priori était donc positif. Et pourtant, mon nez dans les meilleurs journaux ciné, j'apprenais que les critiques boudaient le film. Mon appétit n'en a été que plus aiguisé. Ma curiosité est maintenant assouvie. Et si le cocktail d'un esthète du cinéma et d'un acteur de génie n'est pas explosif, il a quand même réussi à m'enivrer, le temps d'une soirée.
Cette fois, Joe Wright (le réalisateur du MERVEILLEUX Orgueil et préjugés et du pompeux Reviens moi) a choisi de mettre en scène un conte philosophique moderne, inspiré de l'histoire vraie de Steve Lopez, journaliste au Los Angeles Times.
Chroniqueur en manque de sujet, Lopez (interprété par le très très très grand Robert Downey Jr) fait la rencontre fortuite de Nathaniel Ayers (Jamie Foxx), un SDF aux paroles décousues, aux pieds de la statue du grand Ludvig Von Beethoven. L'archet grattant les deux cordes restant à son violon, le sans-abri lui parle de sa vie d'avant, alors qu'il était étudiant à Julliard, la fameuse école des arts de New York.
Le chroniqueur en mal de mots y trouve immédiatement une source d'inspiration. Quelques investigations journalistiques plus tard et après avoir retrouvé le musicien déboussolé sous un tunnel, Lopez écrit sa première colonne sur Nathaniel. D'emblée, l'histoire du Fool de Ludvig plaît aux lecteurs. Bien plus qu'un simple sujet d'article, le musicien devient l'interlocuteur privilégier du journaliste, un but, un ami.
J'ai lu que Le Soliste était mièvre, mielleux, larmoyant. Qu'il était un kamikaze qui s'abattrait sur les Oscars (ou un truc de ce goût là). Les auteurs de ces mots ont certainement dû perdre leur coeur à la porte de leur bureau. Car si le film a des défauts, je ne les ai pas trouvés dans le sujet, ni dans le flot de sentiments provoqués par cette étrange et belle histoire. En réalité, Joe Wright a les défauts de ses qualités. Il n'est pas un simple réalisateur. C'est un metteur en scène qui a fait de la perfection une religion, une façon de filmer, de montrer. Chaque plan est mesuré, sous-pesé. Chaque séquence apporte une nouvelle pierre précieuse à la couronne. Mais cette perfection visuelle qui sous tend chaque petite seconde donne au film des allures de devoir de premier de la classe. J'avais détesté l'effet dans Reviens moi. Je l'avais adoré dans Orgueil et Préjugés. Dans l'un, l'histoire m'avait profondément ennuyée. Le film s'était noyé sous la caméra opiniâtre du réalisateur. Dans l'autre...Ah l'autre....Je suis FAN de Jane Austen. Orgueil et Préjugés est mon oeuvre préférée. Alors autant dire que les tableaux victoriens du 19ème siècle, même trop plaqués, m'avaient plu.
Là, mon sentiment est moins tranché et je me suis sentie partagée. Le perfectionnisme qui ne lâche pas le réalisateur de la première à la dernière minute m'a d'abord éblouie. Sous mon regard médusé, j'ai d'abord vu les images de Los Angeles se succéder. Puis je me suis surprise à être ennuyée. La première partie du film, celle où Lopez s'approche à petits pas de Nathaniel , est inégale. Le chroniqueur est à mi-chemin entre l'opportunisme et l'altruisme. L'histoire prend place lentement, très lentement. Dans les creux, trop de photos de galerie. Et puis, et puis, il y a Ludvig. La 9ème Symphonie en fond sonore. (Pas de la même manière que dans Le Concert Ô combien surestimé où le concerto pour violon de Tchaikovsky n'en finit pas de se jouer, comblant un scénario faussement loufoque). Et là l'émotion monte, grandissante. Elle épouse la relation entre les deux protagonistes qui, elle aussi, s'épanouit, progressivement. Le réalisateur n'a pas eu peur d'avancer lentement. La seconde moitié du film lui a donné raison. Son perfectionnisme obsessionnel laisse place, dans cette seconde partie, à l'émotion. L'histoire nous plonge ici dans les méandres de l'âme humaine. Dans des blessures incurables. Elle pose une question: Peut-on aimer un fou? Peut-on même seulement l'aider. Et si le film semble a priori y apporter une réponse négative, en vérité, il la laisse ouverte. L'essentiel n'est pas dans la question. On le comprendra.
Le Soliste ose aborder un thème complexe. Et derrière l'histoire de Nathaniel, celle d'un musicien schizophrène qui ne parvient à calmer ses voix intérieures pernicieuses qu'avec les bruits de la rue et la musique de Beethoven, il y a celle de Lopez, l'homme pressé par la vie qui n'a pas su voir l'essentiel. C'est donc la rencontre de deux âmes esseulées interprétées par deux grands acteurs. Et surtout la redécouverte d'un acteur extraordinaire, d'un des meilleurs, pour tout dire. Le rôle du musicien est bien servi par Jamie Foxx. Mais on le retrouve là où on l'attendait.C'est Robert Downey Jr qui crève l'écran. Il joue avec la même justesse de celui qui interprèterait son propre rôle. Sans reprendre le mauvais jeu de mots journalistique, l'acteur n'a rien d'un kamikaze qui s'abattrait sur les oscars mais tout d'un grand qui mériterait d'être récompensé. Pour le reste, le film aurait mérité de meilleurs égards. Ne tirez pas sur Le Soliste...Allez plutôt le voir!

14 jan.

Box-office France semaine 2: et de 9 pour Avatar...

Avatar n'en finit plus de remplir sa besace de spectateurs. C'est maintenant 9 millions de Français qui auront fait le voyage vers Pandora (dont 6 millions en 3D !) et une recette mondiale chiffrée à $1,3 milliards (un chiffre qui donne le tournis). Avatar est maintenant classé 2ème derrière Titanic qui avait cumulé $1,8 milliards de recette mondiale, je me garde encore une fois de tout pronostic...
Le Siffleur, malgré des critiques plutôt mauvaises, s'en sort plutôt bien avec une moyenne de 750 s/c. Si le bouche à oreille est pas trop mauvais (ce que n'indique pas le twittomètre) le film pourrait cumuler 450 000 entrées.
Malgré de bonnes critiques Agora n'attire pas les foules (471 s/c). D'autant plus étonnant que le réalisateur (Aménabar) est plutôt apprécié en France et que le film a été un véritable phénomène lors de sa sortie en Espagne (plus de 3 millions de spectateurs).
C'est Bright Star qui s'octroie la meilleure moyenne des nouveautés (962 s/c), sorti sur un parc réduit il a réussi à trouver son public. La fin des vacances a sonné la fin prochaine de l'exploitation de beaucoup de films (RTT, Arthur, Scooge...) qui voient leurs entrées baisser de plus de 60%...
Tetro (cumul de 261 000 entrées) et Les Chats Persans (cumul de 153 000 entrées) arrivent à maintenir la tête hors de l'eau et, petit à petit, trouver leur public. Tant mieux !
1Avatar (-43%, 4)1 257 4029 031 525
2Le siffleur200 279200 279
3Esther (-42%, 2)149 273408 370
4Agora142 125142 125
5Alvin et les chipmunks 2 (-69%, 3)119 1131 041 663
6Bright star110 666110 666
7Pas si simple (-53%, 3)102 166583 971
8Loup (-51%, 5)101 5521 045 113
9Arthur et la vengeance de malt... (-78%, 6)79 3653 780 016
10Tetro (-24%, 3)68 602261 065
11Bliss65 55265 552
12Rtt (-68%, 5)54 110955 101
13Rec 2 (-52%, 3)53 988417 579
14Le concert (-48%, 10)50 0311 728 735
15Le vilain (-47%, 7)48 213889 877

13 jan.

Les Chats Persans, ROCK ' ROLL et La République Islamique d'Iran.

  l'avis
de
dbuk1000
Ce film a été primé avec justesse au dernier festival de Cannes d'un prix spécial du Jury dans la catégorie "un certain regard".

C'est un film militant, tourné clandestinement, en dix-sept jours.
Un quasi documentaire avec une histoire.
L'histoire d'un couple de jeunes iraniens qui habitent Téhéran et qui veulent organiser un concert rock.
A la recherche des musiciens du groupe.
Visitant les caves ( ou étables !!!) clandestines.
A l'écoute du rock de contestation de ces musiciens de l'ombre.
A la recherche de l'argent qui leur permettra de fuir la dictature.
Et la caméra mobile, sans cesse en mouvement, visite un Téhéran insolite, fixant au hasard des personnages qu'aucune chaîne de télé accréditée ne pourra jamais vous montrer.
Au rythme du caméraman sur sa mobylette.
Au rythme des solos de guitare ou de batterie.

Comment être un jeune en Iran malgré la République islamique?
Comment vivre sa passion de la musique Rock dans un pays dominé par une idéologie totalitaire et anti occidentale.
Voilà ce que dit le réalisateur Bahman Ghobadi de son oeuvre:
D'après l'Islam, la musique (ghéna) est impure puisqu'elle provoque gaîté et joie. Entendre le chant d'une femme est considéré comme un péché car cela crée des émotions... En Iran, ces trente dernières années, un genre de musique (et en particulier la musique occidentale) a été quasiment interdit par les autorités. Cette musique occidentale doit se cacher dans des sous sols, se jouer en sous-sol, s'écouter en sous-sol ! Même si cette musique était cachée, cela ne l'a pas fait disparaître. Pendant tout ce temps, presque personne n'a osé en parler. Ça m'a intrigué et j'ai décidé de réaliser un film à ce sujet. Le cinéma m'a donné le courage de le faire. Lorsque je suis allé au coeur de Téhéran et que j'ai descendu les escaliers sombres menant aux sous-sols où cette musique-là se jouait, j'ai découvert un monde étrange, différent et fascinant. Un monde caché que peu d'habitants de cette ville ont pu voir ou entendre. J'ai aperçu leur univers, vu leur vraie vie : leurs soucis artistiques, les dangers encourus (aussi bien économiques que physiques), les difficultés avec leurs voisins, les arrestations de police, les coups de fouet et tout cela parce qu'ils chantent, jouent d'un instrument, aiment la musique, tout simplement... Je me suis dit qu'il fallait que je fasse ce film. Ce film est la première image vraie de la réalité de ces jeunes.
Dans nos médias les images de l'Iran sont celles de son président raciste Ahmadinejad ou bien celles de son Guide Suprême l'ayatollah Khamenei.
Ou bien celles des procès politiques ou bien celles des masses voilées de noir qui scandent la haine ou bien celles des défilés martiaux des Gardiens de la Révolution.....
Et on découvre que derrière l'immense burka qui emprisonne ce pays, palpite au rythme des guitares électriques, le coeur d'une jeunesse.
Une jeunesse qui veut vivre , aimer, jouer du rock.
Une jeunesse belle et clandestine.
Une jeunesse semblable à celle de notre pays dans ses espoirs.
Mais une jeunesse angoissée d'être privée à tout moment de sa liberté.
Et cette jeunesse nous adresse un cri : " Rock'n Roll - Révolte - Liberté"
Une véritable devise contre les tyrans.
Qui s'inscrira peut-être un jour sur les mairies de l'Iran libéré!
Car vous savez bien que le Rock a toujours été la musique par excellente de la révolte contre l'oppression, l'avant garde des combattants de la liberté.
Vive le Rock Iranien et vivent ses rockers!!!


10 jan.

Blogs cinéma: le best-of S03E18

Après un petit break pour fêter dignement la fin d'année voici notre petit collectif de blogueurs cinéma de retour avec une sélection très éclectique...
- Cineblogywood : Fun, les James Bond revus par Sam Mendes
- FilmGeek: Greg Mottola, video blog
- ToujoursRaison: How I met your Blogger...
- Cinefeed: Sandra Bullock cartonne de l'autre côté de l'Atlantique


08 jan.

Sandra Bullock cartonne de l'autre côté de l'atlantique

Après une petite période de flottement dans sa carrière on peut dire que l'année 2009 a sourit à Sandra Bullock avec deux gros cartons (plus de $150 millions de recette) à son actif:
- La proposition a cumulé $164 millions aux US et $314 millions dans le monde ! (voir la critique de Julie). Produit par l'actrice pour seulement $34 millions c'est donc une entreprise très très rentable !
- The Blind Side est toujours en exploitation aux US (pas de date de sortie prévue en France pour le moment) et affiche l'incroyable score de $210 millions pour là encore une budget très modeste ($29 millions).
Après les échecs au box-office de plusieurs films de studio relativement attendus comme Duplicity avec une Julia Roberts qui va avoir de plus en plus de mal à justifier son énorme salaire au regard de ses médiocres résultats aux BO ou encore State of Play qui avait pourtant Russel Crowe et Ben Affleck en tête d'affiche, Sandra Bullock doit être sacrément courtisée en ce moment...

08 jan.

Box-office France semaine 53: Avatar et encore Avatar...

L'incroyable fréquentation des salles pendant les fêtes de fin d'année permet à l'ensemble des films de se maintenir correctement avec en tête de gondole un Avatar en pleine forme. Une fréquentation quasi-stable, des discussions sans fin et une "obligation" social d'avoir un avis sur le film sont les signes que le phénomène est bien en marche. Nous avions vu exactement la même chose pour Bienvenue chez les cht'is, Avatar connaitra-t-il la même exploitation ? Même si j'ai franchement des doutes sur la capacité du film à rassembler autant je me garderais bien de tout pronostic...
Derrière les films ramassent les miettes et c'est parfois suffisant pour combler leur faim. On voit ainsi RTT titiller le million après un début plutôt mou, idem pour Loup.
Au rayon mauvais démarrage on trouve Coco Chanel & Igor Stravinsky qui ne démarre pas (503 s/c), il faut dire qu'il arrive un peu après la bataille (Le Coco avec Audrey Tautou avait rassemblé un million d'entrées, un téléfilm etc.).
Les chats Persans qui prouve que le cinéma peut être divertissant et instructif se maintient for bien.
Petit détail technique, nous avons une semaine 53 car les films de cette semaine sont sortis en 2009.
1Avatar (-25%, 3)2 200 4407 774 123
2Alvin et les chipmunks 2 (-28%, 2)386 165922 550
3Arthur et la vengeance de maltazar (-42%, 5)353 7513 700 651
4Esther259 097259 097
5Pas si simple (-19%, 2)215 611481 805
6Loup (-10%, 4)208 013943 561
7RTT (-16%, 4)169 781900 991
8Rec 2 (-55%, 2)112 474363 591
9Solomon kane (-39%, 2)111 164293 240
10Le concert (-7%, 9)96 9851 678 704
11Le drole de noel de scrooge (-38%, 6)94 1631 327 749
12Le vilain (+90%, 6)90 839841 664
13Tetro (-12%, 2)90 355192 463
14Coco chanel & igor stravinsky73 92273 922
15Le dernier vol (-33%, 3)69 933322 520
16Les chats persans (-18%, 2)53 415118 382
17Twilight chapitre 2 : tentat... (-43%, 7)48 9844 166 967
18Kerity la maison des contes (-53%, 3)47 474289 043

31 dec.

Box-office France semaine 52: bouquet final !

C'est en forme de bouquet final que l'année du box-office cinéma se termine avec une semaine à 6 500 000 spectateurs !
La deuxième semaine d'Avatar fait mentir les propos, un peu circonspects, que j'avais pu tenir quant à son démarrage. C'est maintenant un énorme succès en France (10 millions en fin de carrière ?) à l'image du raz de marée planétaire que le film connait avec ses $725 millions de recette mondiale au compteur !
Derrière les autres films ne sont pas à la peine, Arthur se maintient bien et finira dans les 4.5 millions d'entrées, décevant mais pas humiliant. Le petit Nicolas est le plus gros succès de l'année 2009 (5.4 millions d'entrées) et Le concert n'en finit pas de durer (+2% en 8ème semaine !).
Petite satisfaction pour l'équipe de cinefriends/cinefeed pour Les chats persans puisque le film a bien démarré (moyenne de 747 s/c). Il faut maintenant que le bouche à oreille fonctionne à plein régime pour un film qui en vaut largement le coup (c'est pas moi qui le dit c'est Pascale) !
1Avatar (+10%, 2)2 925 0875 573 683
2Arthur et la vengeance de Maltazard (-11%, 4)609 1173 346 900
3Alvin et les chipmunks 2536 385536 385
4Pas si simple266 194266 194
5Rec 2251 117251 117
6Loup (+10%, 3)232 232735 548
7Rtt (+6%, 3)201 738731 210
8Solomon kane182 076182 076
9Le drole de noel de scrooge (-11%, 5)152 7641 233 586
10Le dernier vol (-29%, 2)104 888252 587
11Le concert (+24%, 8)104 0251 581 719
12Tetro102 108102 108
13Kerity la maison des contes (-27%, 2)101 766241 569
14Twilight chapitre 2 (-30%, 6)85 6604 117 983
15Paranormal activity (-37%, 4)80 6511 039 821
162012 (-18%, 7)75 0004 563 477
17Les chats persans64 96764 967
18Max et les maximonstres (-43%, 2)57 241156 808
19Astro boy (-31%, 3)51 051208 369
20Le vilain (+15%, 5)47 927750 825

29 dec.

AVATAR : beaucoup d'effets spéciaux, aucun effet de surprise

  l'avis de MAL

l'avis de Julie
Edit 03 janvier: la rédaction de cinefeed est partagée, Julie (et Jérôme) sont d'un autre avis que celui de MAL. Vous trouverez en bas de l'article le commentaire d'humeur rédigé par Julie et partagé par Jérôme.

Je suis allé voir Avatar sous l'amicale pression de mes enfants qui, eux, en avaient très envie. Ils ont adoré, je n’ai pas aimé.

Le positif d'abord. C'est sans conteste un film techniquement parfait. Les effets spéciaux sont tellement réussis qu’on les oublie, et c’est le plus beau compliment qu’on puisse leur faire. Les créatures virtuelles, qui forment l’essentiel des personnages du film, semblent totalement réelles, leurs déplacements sont plus naturels que dans les derniers épisodes de Star Wars par exemple. On finit par ne plus s’étonner de voir des humanoïdes bleus chevaucher des archéoptéryx qui enchaînent loopings et plongées en piqué dans le ciel d’une jungle exubérante avant de s’attaquer à des hélicoptères de combat.

Les scènes d'actions s'enchainent, et c’est l’autre point à porter au crédit du film. Le décor est vite planté, de manière suffisamment habile pour nous permettre de comprendre rapidement le monde où nous sommes et comment il fonctionne, et par la suite, pendant les 2h45, on peut dire qu'il se passe toujours quelque chose. Peut-on dire pour autant qu'on ne s'ennuie pas ? Ce n'est pas certain, car le scénario manque singulièrement d'originalité et, surtout, on est rarement surpris par ce qui arrive.
Il serait exagéré de dire que l’on devine ce qui va se passer, mais on a tout de même l'impression d'un scénario qui déroule des scènes convenues, bourrées de stéréotypes déjà vus et revus. On connaît le point de départ : un peuple pacifique va être agressé par des militaires sans scrupules. Une précision importante sur ces militaires : ils sont américains, mais on nous indique bien qu’il ne s’agit pas de l’armée des Etats-Unis. Ce sont des mercenaires à la solde d'une multinationale qui veut piller les richesses minières de cette planète. Aucune ambiguïté donc sur le fait que ce sont bien des méchants.

Au sein de cette multinationale, le chef des militaires (un Franck Dubosc qui aurait fait beaucoup de muscu et qui se prendrait au sérieux) affronte une scientifique pleine d’humanité, Sigourney Weaver, idéale dans un rôle à mi-chemin entre Alien et Gorilles dans la brume. Le héros balance entre les deux avant de basculer dans le camp des gentils au fur et à mesure de son intégration au sein des humanoïdes, qui s’appellent des Navis (ce qui signifie prophète en hébreu, me signale une amie).

C’est cette intégration qui donne lieu aux stéréotypes les plus marqués et les plus ressassés : le héros qui se montre d'abord condescendant avant de réaliser qu’il a beaucoup à apprendre, qui se heurte à la fille du chef avant d’en tomber amoureux et qui finira par s’attirer le respect de tous par sa bravoure ; le peuple à l’allure primitive mais empreint d’une sagesse immémoriale, qui vit en symbiose avec la nature et communique avec ses ancêtres par l'intermédiaire des arbres, tout cela a été vu et revu depuis Little big man jusqu’à Pocahontas.

En définitive, cette débauche d'effets spéciaux et de prouesses techniques ne débouche pour moi sur rien de ce que je recherche au cinéma. Je n'ai pas ri, je n'ai pas pleuré, je n'ai pas été ému, et surtout je n'ai pas été surpris. Les innovations technologiques permettent de créer un monde fantastique qui semble parfaitement réel. Bravo. C'est incontestablement une réussite sur le plan technique et même esthétique, beaucoup apprécieront, tant mieux pour eux et tant mieux pour Cameron. Mais je reste avec la désagréable impression que cette puissance n'a pas été mise au service d'un scénario, d'un film, et que c'est au contraire le film qui sert de prétexte à cette démonstration de force.

Le hasard des programmes de Noël m'a fait voir les 4 Indiana Jones juste après avoir vu Avatar. Les 4 opus ne sont pas tous de même qualité, mais de manière globale, les effets spéciaux permettent de faire vivre une histoire riche, inventive, pleine de rebondissements. Ils rendent possibles les scènes les plus frappantes, mais ils sont un moyen et non pas une fin, ils ne sont pas la valeur ajoutée essentielle du film. Enlevez les effets spéciaux de Avatar, il ne reste rien. C'est le reproche que je fais à ce film, tout en rendant encore une fois hommage à la prouesse technique.

Je terminerai en signalant tout de même un élément singulier : Sigourney Weaver, la scientifique respectueuse des autres et de la nature, fume comme un pompier. Voilà un point qui donne à penser. Peut-être le seul du film.

L'avis de Julie
Mal, je te lis enfin. Je n'avais pas voulu le faire avant de me faire ma propre opinion du film.
Au préalable, bienvenue sur cinefeed en tant que rédacteur et je constate, avec une "jalousie" à peine masquée, que ton premier article est commenté 20 fois (ça ne m'est jamais arrivé!).
Sur ton avis, c'est curieux, je le partage et pourtant à la différence de toi je n'ai pas été déçue et je ne suis pas sortie en me disant "quel mauvais film!"
Avatar, une expérience cinématographique...
A vrai dire, je n'ai pas l'impression d'être allée voir un film mais plutôt d'avoir vécu un moment particulier, voire inédit. Je suis entrée dans la jungle pendant 2h30, aux côtés des Navis (Tzaek, nom de la grande prêtresse ressemble à Tzadik...Le Sage, en hébreu). Je les ai suivis, j'ai aimé l'histoire d'amour (comme toutes les histoires d'amour qu'elles soient en chair, en papier ou en 3D). J'ai vu beaucoup de thèmes forts abordés derrière tous ces effets spéciaux: la liberté, la résistance, la foi. Et un rappel d'évènements historiques tragiques dont, notamment, Hiroshima, le Vietnam, la déportation d'une population, les frappes préventives.
Evidemment Avatar n'est pas un film "intello". Et on ne le rangera pas parmi les chefs d'oeuvre. D'ailleurs, selon moi, il ne doit pas figurer dans notre top 10. Pour autant, tirer dessus ne m'est même pas venu à l'esprit ni pendant que je le voyais, ni en sortant de la salle de projection. Bien sûr, c'est un peu simple, stéréotypé, voire, parfois, manichéen (le colonel machin est quand même ridicule, enfin, surtout dans la seconde moitié). Le thème de la Mère Nature saccagée déjà vu, abordé (à ce sujet, je signale que je ne fais pas partie d'un groupe "écolo", que je ne mange pas "bio" et, surtout, mais surtout, que je ne suis pas "bobo". Et pourtant, l'Homme est-il si grand, si bon, tellement au-dessus de tout, pour qu'il ne puisse supporter la critique d'un réalisateur, en l'occurrence Cameron? Si ce dernier y va un peu fort dans la critique de la race humaine, je respecte le courage de l'auteur, son parti pris, aussi "facile" puisse-t-il être). Et c'est vrai qu'on a parfois un peu l'impression que le scénario est au service de la technique. Pour autant, Avatar est fascinant, innovant, unique.
Cameron m'a tout simplement fait entrer dans l'écran, spectatrice non pas devant une toile mais dans une toile (à voir en 3D absolument pour cette raison).
Le cinéma évolue grâce à la technique. Je ne souhaite pas, évidemment, qu'il se réduise à cela. Et je ne le crains pas. Mais le fait qu'il existe des films d'un type nouveau (pour ne pas dire "genre nouveau", ça brusquerait nos amis cinéphiles) est logique, magique.


28 dec.

Box-office France semaine 51: Sous le signe d'Avatar

Dire que c'est une surprise de voir Avatar prendre la tête du box-office de cette semaine serait mentir, par contre j'avoue que je le voyais bien plus haut. La durée et donc un faible nombre de séances sont certainement à prendre en considération mais il s'agit tout de même d'une très bonne 1ère semaine.
Derrière les autres nouveautés n'ont pas réussi à se faire une place au soleil, le dernier vol ne décolle pas, idem pour Max et les maximonstres qui affiche une mauvaise moyenne (358 s/c). Les films en continuation ont par contre tendance à s'en sortir. A l'image d'un Arthur qui continue une carrière correcte, toutefois très loin du score du premier opus. RTT prouve que le bon score de Safari (2M d'entrées tout de même) était peut être une anomalie et pas une recette (Une comédie pitchable + Kad + affiche pourrie) pour faire un succès. A vérifier avec la sortie de Protéger et servir dans les prochaines semaines.
1Avatar2 648 5962 648 596
2Arthur et la vengeance de malthazar (-13%, 3)684 5682 737 783
3Loup (-28%, 2)210 465503 316
4Rtt (-44%, 2)190 816529 472
5Le drole de noel de scrooge (-3%, 4)172 3481 080 822
6Le dernier vol147 699147 699
7Kerity la maison des contes139 803139 803
8Paranormal activity (-50%, 3)127 126959 170
9Twilight chapitre 2 (-43%, 5)122 1924 032 323
10Max et les maximonstres99 56799 567
112012 (-50%, 6)91 8474 488 477
12Le concert (-20%, 7)83 8301 477 694
13Astro boy (-10%, 2)74 507157 318
14La route (-47%, 3)67 040390 683
15Le petit nicolas (+1%, 12)41 7965 435 865
16Le vilain (-61%, 4)41 715702 898
17Gamines39 14739 147
18Oscar et la dame rose (-61%, 2)39 108138 691
19Jasper, pingouin explorateur32 02732 027
20Vincere (-24%, 4)28 388178 800

28 dec.

Blogs cinéma: le best-of S03E17

Dernier best-of de l'année avec l'apparition des tops...
- Rob Gordon a toujours raison : Vincent Gallo en citations
- FilmGeek : Le Top 10 des films les plus téléchargés de 2009
- Cinefeed: top 10 des films de l'année 2009
- Cineblogywood : Harry Potter à l'école des grossiers


24 dec.

Top 10 des films de l'année 2009

Faire à quatre mains le top 10 des films que l'on a préférés est digne des négociations de Yalta. Conciliabules, cris, négociations et tactiques deviennent pour un temps les maitres mots à la maison jusqu'à ce qu'on arrive à une liste qui satisfasse les deux parties. Sachez en préambule que nous avons raté quelques films qui, sur le papier, méritent de figurer dans notre top 10 de l'année: Inglorious Bastard, Les Noces Rebelles (sous votre amicale pression nous avons rattrapé notre retard et du coup ajusté notre top) ou Avatar sont les premiers qui nous viennent en tête. Toutefois lorsque nous nous retournons sur cette année 2009 (record en nombre d'entrées) il y a tout de même beaucoup de grands films !
1.Un prophète
2.Harvey Milk
3.Les Noces Rebelles
4.Là-Haut
5.Slumdog Millionaire
6.L'étrange histoire de Benjamin Button
7.Gran Torino
8.Still Walking
9.The Wrestler
10.Tellement proches
10.Funny People
choix peut être curieux mais nous avons été touchés par cette histoire dans la lignée de Man on the moon, c'est dire !

20 dec.

Blogs cinéma: le best-of S03E16

Alors que le froid fait rage sur la France vous avez visiblement décidé de squatter les salles de cinéma (années record) pour alimenter votre désire ciné voici un peu de lecture...
- Cineblogywood : Cadeaux de Noël - les idées du Père Léon
- Filmgeek : Premier Teaser des Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec
- Rob Gordon a toujours raison : Le père de mes enfants, Entretien avec Mia-Hansen-Løve
- Cinefeed: box-office Avatar en temps réel

17 dec.

Box-office France semaine 50: les nouveautés ne décollent pas

Grosse semaine de sorties avec pas moins de 6 nouveautés distribuées sur plus de 90 écrans mais aucune ne parvient à sortir vraiment la tête de l'eau. C'est Persecution qui affiche la meilleure moyenne (687 s/c) et Astro Boy qui confirme son démarrage catastrophique avec seulement 82 000 entrées au compteur sur pourtant 445 écrans !
RTT ne sera pas la comédie populaire de la fin d'année, la moyenne de 645 s/c sera trop faible pour tenir face à la déferlante Avatar qui arrive cette semaine et au mauvais bouche à oreille qui lui fera perdre plus de 50% en 2ème semaine. A moins que les vacances arrivent à le sauver...
Paranormal Activity confirme sa très bonne 1ère semaine, car si le film perd 55% en 2ème semaine il affiche toujours une très bonne moyenne par copie (1040 s/c), c'est d'ailleurs la meilleure de cette semaine. Arthur continue sur sa lancée et la maison Besson doit prier très fort pour que les vacances sauve cette franchise car 2 millions en 2 semaine c'est relativement peu vu l'envergure du projet.
Petit retour sur L'armée du crime qui cumule 404 000 entrées ce qui est un très beau résultat.
1Arthur et la vengeance de Maltazard (-35%, 2)786 8662 053 215
2Rtt338 656338 656
3Loup292 851292 851
4Paranormal activity (-56%, 2)253 719832 044
5Twilight chapitre 2 (-48%, 4)212 5633 910 131
62012 (-45%, 5)182 8014 396 630
7Le drole de noel de scrooge (-23%, 3)178 145908 474
8La route (-36%, 2)126 363323 643
9Le vilain (-47%, 3)106 183661 183
10Le concert (-25%, 6)105 3581 393 864
11Oscar et la dame rose99 58399 583
12Astro Boy82 81182 811
13Persecution65 91265 912
14Le petit Nicolas (-19%, 11)41 2755 394 069
15Mensch41 25341 253

13 dec.

Astro boy: sous le dessin-animé, le conte philosophique

  l'avis
de
Julie
J'y suis allée à reculons. Le manga des années 50, je ne le connaissais pas. Vu le faible nombre d'entrées les 3 premiers jours, j'étais septique. Et puis, il y avait une promesse, celle d'emmener ma fille de 6 ans au cinéma cet après midi de décembre trop froid. Et un constat: les films de Noël pour enfants sortent le mercredi avant les vacances. Astro Boy, a priori, n'avait pas tous les atouts. Ma surprise n'en fut que plus grande donc. Car Astro Boy a tout d'un grand.
Le film retrace les premiers jours de l'enfant robot. Tout commence par un drame: la mort d'un petit garçon, Tobby, dont le père est un savant fou qui travaille au ministère des sciences, fabrique les robots qui servent les humains dans la belle ville de Metropolis. Le jour où ce dernier fait une démonstration au président en poste, sorte de dictateur qui cherche à récupérer, par la force, les armes et les robots, les voix des habitants de Metropolis dont il a perdu la confiance, Tobby est happé par la force rouge, négative, instable. Fou de douleur, le savant, avec un peu d'ADN de feu son enfant, décide de créer un robot unique, clone en tout point identique à Tobby. Le Pinocchio ainsi façonné , s'il a l'aspect et l'intelligence du petit garçon, paraît, dès les premières minutes, différent. Son créateur le rejette donc. L'enfant robot n'est pas Tobby et ne le sera jamais. Et même s'il en a la mémoire, la sensibilité, le père ne parvient pas à vivre dans le déni de la mort de son fils. Le petit robot meurtri, en quittant sa maison, comprend petit à petit sa différence, appréhende ses nouveaux pouvoirs et apprend à devenir Astro.
Derrière l'histoire de la naissance d'un super héros, il y a d'abord un conte philosophique sur la Cité, les hommes qui y vivent, sur le pouvoir, la modernité et le passé. J'y ai vu les idées de G.Orwell, une parabole sur le totalitarisme, sur le mur de Berlin. Mais surtout, je n'y ai jamais vu de manichéisme bête et primaire. C'est tout le contraire. Il n'y a pas les bons et les méchants. Il y a les hommes empreints de contradiction. Il y a les enfants, héros des temps modernes, les seuls qui par leur pureté recherchent le monde Juste. Et ce n'est pas un hasard si le super héros prend ici les habits d'un petit garçon. Et il y a ensuite, par dessus ces problèmes contemporains du créateur du manga (contemporains de notre époque, en réalité), une histoire intemporelle: celle des liens filiaux. On retrouve tout au long du film, la quête de l'enfant, de ses origines, de sa place, la rupture avec son père, les retrouvailles avec les siens. Astro Boy n'est donc pas qu'un conte politique moderne. Sa portée psychanalytique lui donne une force insoupçonnable et offre au spectateur une très grande émotion tout son long.

13 dec.

Blogs cinéma: le best-of S03E15

Avant la sortie officielle du film évènement Avatar les critiques commencent à voir le jour sur les blogs ciné en général et ceux du best-of en particulier...
- Avatar : premières impressions
- Rob Gordon a toujours raison : Les années '00 en 20 films
- Filmgeek : Critique d’Avatar de James Cameron
- Cinefeed: la scène des comparutions immédiates, fou rire garantit


10 dec.

Box-office France semaine 49: Paranormal meilleure moyenne de la semaine

Beaucoup de grosses sorties cette semaine ce qui créent un sacré embouteillage au niveau des salles. Les films ne peuvent compter que sur 2/3 semaine pour faire le plein d'entrées, c'était vrai déjà avant mais en ce moment vu que les nouveautés squattent plus de 500 écrans c'est encore plus d'actualité. Dès que j'ai le temps je vous dresse un tableau du nombre de copies misent en place pour la sortie des gros films.
Arthur est largement premier mais sa position est fragile sa moyenne n'étant pas fameuse (1 312 s/c). Pas dit qu'il fera aussi bien que le premier opus d'autant que les critiques pour cet épisode sont largement négatives (je vous invite à lire celle de l'ami Rob qui vaut le détour). Niveau moyenne c'est Paranormal Activity qui explose tout avec 2 410 s/c ! Même si la suite de sa carrière risque d'être courte (le twittomètre de la semaine dernière montrait que le bouche à oreille était largement négatif), le distributeur à largement de quoi être content.
Le concert continue sur sa très bonne lancée, tout comme Vincere (-14%) alors que La sainte Victoire cale au démarrage, dommage le film vaut mieux que ses petits 78 000 entrées.
1Arthur et la vengeance de Maltazard1 213 3831 266 349
2Paranormal activity578 325578 325
3Twilight chapitre 2 (-58%, 3)411 1693 697 568
42012 (-48%, 4)333 3204 213 829
5Le drole de noel de scrooge (-54%, 2)231 235730 329
6Le vilain (-44%, 2)200 211555 000
7La route197 280197 280
8Le concert (-25%, 5)141 0161 288 506
9La sainte victoire78 47478 474
10Bienvenue a zombieland (-50%, 2)75 744228 374
11Vincere (-14%, 2)52 384113 258
12Le petit nicolas (-51%, 10)51 1215 352 794
13Rapt (-56%, 3)44 513305 309
14The limits of control40 48740 487
15Une affaire d'etat (-64%, 2)37 625141 140

07 dec.

Sortie DVD de Tellement proches: gagnez un Lecteur BluRay et d'autres cadeaux...

Les lecteurs réguliers de ce blog savent que j'ai suivi l'histoire Tellement proches depuis le début (tournage, coulisses de la sortie, sortie etc.) c'est donc en toute logique que l'on vous a concocté un petit jeu à l'approche de la sortie du DVD (le 9 Décembre) avec à la clé un lecteur de BluRay, des DVDs etc..
6 sites partenaires ont chacun mis en ligne un extrait du film pour que vous puissiez répondre à ces 6 questions...


06 dec.

Blogs cinéma: le best-of S03E14

Le 6 décembre c'est toujours un jour un peu particulier et pas seulement parce que c'est, cette année, le jour du best-of !
- Cineblogywood : Coupe du Monde 2010 - Charlize Theron annonce l'Irlande !
- Rob Gordon a toujours raison : Paranormal activity, gagnez des places !
- Filmgeek : Les scénarios en ligne grâce à la campagne aux Oscars 2010
- Cinefeed: Les chats persans, faire de la musique est un luxe

03 dec.

Les Chats Persans: faire de la musique est un luxe

Ami spectateur d'ici la fin de l'année tu vas être sollicité de toute part pour aller au cinéma. Tu pourras déplacer ta petite famille pour rigoler à la mode des années 70 devant une bonne comédie populaire, plonger dans un bain de nostalgie avec tes enfants, te vanter d'avoir vu ce qui sera l'avenir du cinéma, tenter de ne pas vomir une deuxième fois. Bref tu auras le choix et c'est tant mieux. Mais si tu décides que le cinéma peut aussi te permettre d'ouvrir les yeux sur le monde qui t'entoure sans pour autant te donner des leçons alors il faut que tu ailles voir Les Chats Persans un film sur la musique dans un pays qui l'interdit.
Ce petit film mérite toute notre attention car il réussi le tour de force d'avoir été tourné en 17 jours, de ne pas avoir reçu d'autorisation, de parler d'un sujet interdit et de ne jamais tomber dans le pathos. Sans être un documentaire tout y est vrai: les titres joués dans le film sont ceux du groupe des acteurs / musiciens, les acteurs du film ont été réellement emprisonnés pour avoir joué de la musique et sont aujourd'hui réfugiés politique en Angleterre.
Et si tu penses que tu vas avoir doit à 1h41 de Barbat ou Tombak c'est que tu n'as pas encore compris que Les Chats Persans parle de Pop, de Rap (eh oui) et de Rock... Un petit aperçu dans ce player disponible sur le site officiel.

PS: ce n'est pas une critique donc je ne déroge pas à notre code de déontologie

02 dec.

Box-office France semaine 48: Twilight reste au top

Dur d'exister en ce moment pour les *petits* films vu la déferlante de blockbusters qui squattent les écrans. Les trois premiers de cette semaine cumulent près de 2000 écrans ! Scrooge démarre mollement (895 s/c tout de même) et devrait rattraper son retard avec les vacances qui pointent, mais la concurrence (Arthur) arrive également.
Le Vilain est le premier film Français du top et fait une très bonne première semaine (1 002 s/c). Il devrait dépasser le million d'entrées en fin de carrière. Barre symbolique que Le Concert a atteint en 4 semaines et se maintient toujours à un bon niveau (-19%). Zombieland a finalement réussi à se frayer un chemin dans un paysage pourtant riche en film pour ado. Au rayon déception on aura le nouveau Michael Moore (489 s/c). Une affaire d'Etat démarre correctement (690 s/c) mais sans éclat (dommage).
1Twilight chapitre 2 (-58%, 2)967 8403 286 399
22012 (-37%, 3)642 3933 880 509
3Le drole de noel de scrooge499 094499 094
4Le vilain354 789354 789
5Le concert (-19%, 4)189 1641 147 490
6Bienvenue a zombieland152 630152 630
7Une affaire d'etat103 515103 515
8Le petit nicolas (-37%, 9)103 4945 301 673
9Rapt (-38%, 2)100 211260 796
10Tresor (-47%, 3)92 179613 304
11L'imaginarium du docteur Parnasius (-42%, 3)80 450459 004
12L'homme de chevet (-38%, 2)70 559185 022
13Capitalism : a love story65 53165 531
14Vincere60 87460 874
15A l'origine (-61%, 3)36 792310 010

30 nov.

Sin Nombre: Et la révélation d'un grand réalisateur

  l'avis
de
dbuk1000
Trop tardivement j'ai découvert ce bijou qui est à l'affiche ( pour combien de temps encore?) depuis un mois et je regrette donc de ne pas avoir été en mesure de vous encourager plus tôt.
SIN NOMBRE est le premier long métrage de CARY FUKUNAGA, un jeune réalisateur né en 1977 en Californie d'un père japonais et d'une mère suédoise et qui vit à New-York.
Un premier film et déjà distingué.
Prix du Jury à Deauville:Sin Nombre a reçu, ex-aequo avec Precious de Lee Daniels, le Prix du Jury lors de la 35ème édition du Festival de Deauville. Récompensé aussi à Sundance:Le film a obtenu les prix de la meilleure réalisation et de la meilleure direction artistique dans la catégorie film dramatique au Festival du Film Indépendant de Sundance 2009.
Pourquoi une telle unanimité?
Au départ on trouve la matière première de deux reportages
La migration clandestine, au travers du Mexique, de pauvres paysans qui quittent leur Honduras natal , terre sans avenir ,pour l'Eldorado des Etats-Unis. Pauvres hères, juchés sur le toit des trains de marchandises, et qui doivent se déjouer de tous les pièges tendus par les bandits, les policiers et des accidents et des intempéries. Seuls la moitié d'entre eux réussira.
La MARA, un phénomène de cette Amérique Centrale où sévissent des terribles gangs, véritables tribus des nouveaux barbares à la lisière de la civilisation dirigées par un chef impitoyable tout puissant, ayant droit de vie ou de mort sur ses "sujets" cooptés après un terrible rite initiatique.
Et le talent du réalisateur qui nous raconte une belle et tragique histoire d'amour et de larmes à partir de chacun de ces reportages et qui entremêle ces deux histoires; Roméo et Juliette sur fond de musique mexicaine...
Focus sur la jeune Sayra qui retrouve son père après une longue séparation. Elle va enfin réaliser son rêve, émigrer avec lui et son oncle aux Etats-Unis. Focus sur Casper est membre de la " Mara ".Pour venger la mort de sa fiancée, il tue un chef de bande et prend la fuite. Sur le toit du train qui file vers le Nord, entourés de centaines de candidats à l'émigration, Sayra et Casper se rencontrent. Il fuit son passé criminel, elle espère un avenir meilleur: parviendront-ils à échapper ensemble à leur destin et à franchir la frontière ?
Voici un road movie qui m'a fait penser aux grands films de Ridley Scott: Blade Runner, Black Rain et Thelma et Louise.
Des apparitions hallucinantes et parfois déjantées : le chef de la tribu Mara, visage tatoué comme un aborigène, sanguinaire, initiateur morbide du jeune Smiley, douze ans; Smiley , élève de Casper exécutera la sentence de mort et deviendra le bourreau de Casper, la grand mère de Smiley qui veut l'éloigner, en vain, des mauvais garçons, un transexuel en bas résilles vendeur de rafraichissements et de fleurs le long de la voie ferrée....
A découvrir dès maintenant avant que FUKUNAGA ne soit reconnu comme un nouveau grand.

29 nov.

Blogs cinéma: le best-of S03E13

Au menu de ce best-of un scoop, une découverte, une question et un succès (prévisible). De quoi bien occuper ce dimanche pluvieux.
- Cineblogywood : Reem Kherici - le retour de Carlotta dans OSS 117 III ?!
- Cinemateaser, déjà essentiel
- FilmGeek : La Grande Question Sam Worthington ?
- Cinefeed: box-office semaine 47, Twilight au sommet

27 nov.

Box-office France semaine 47: Twilight au sommet

En une semaine Twilight 2 totalise presque autant de spectateurs que le premier volet dans toute sa carrière (2.7 millions d'entrées). Logiquement 2012 baisse mais reste à un niveau très élevé. Le succès surprise du moment est à mettre au crédit du Concert qui titille le million d'entrées en 3 semaine. Sa stabilité devrait le porter vers les 2 millions de spectateurs !
Petite satisfaction pour l'équipe de cinefriends puisque Rapt démarre solidement (moyenne de 897 s/c). Dans un autre registre L'homme du chevet fait bonne figure (729 s/c), si j'avais eu à le pronostiquer je me serais bien trompé...
1Twilight chapitre 22 318 5592 318 559
22012 (-54%, 2)1 025 7463 238 116
3Le concert (-30%, 3)233 725958 326
4Tresor (-50%, 2)173 213521 125
5Le petit nicolas (-42%, 8)163 9475 198 179
6Rapt160 585160 585
7L'imaginarium du docteur Parnasius (-43%, 2)138 117378 554
8L'homme de chevet114 463114 463
9A l'origine (-47%, 2)94 522273 218
10Micmacs a tire larigot (-55%, 4)84 4801 198 741
11Michael jackson's this is it (-61%, 4)72 1761 519 559
12Clones (-55%, 4)61 883959 954
13Le ruban blanc (-17%, 5)56 415506 492
14Les herbes folles (-50%, 3)55 225356 251
15Saw vi (-58%, 3)53 154446 670

22 nov.

Blogs cinéma: le best-of S03E12

Un best-of pour tous les goûts cette semaine qui saura satisfaire votre curiosité...
- Cineblogywood : Esquire - Robert Downey Jr en réalité augmentée
- Filmgeek : Festival Franco-Coréen du Film
- Top 5 : Cinéma et football.
- Cinefeed: Twilight 2, mon péché mignon


20 nov.

Twilight 2, [ma] Tentation. Mon péché mignon

  l'avis
de
Julie
Je l'attendais depuis...un an, depuis que j'avais vu le premier épisode, Fascination. Abreuvée entre temps des 4 quatre tomes de Stephenie Meyer, que j'avais lus dans la foulée, mon attente était calmée. Surtout depuis la sortie du DVD cet été. Bref, à 35 ans, mère de deux enfants, je suis twilightée. Cette maladie, pourtant, ne semble atteindre que les jeunes filles de 14 ans. Selon un éminent pédopsychiatre que j'écoutais sur Europe 1, le matin de la sortie de l'épisode 2, l'histoire d'amour d'Edward et Bella suscite le déchaînement des jeunes parce que ces derniers, je cite, ont une angoisse profonde de la mort... Dubitative, moi qui ne suis donc pas concernée par ces propos, moi qui ne fais pas du tout partie de la cible, je me suis interrogée sur mes motivations....La saga Twilight a tout les atouts pour accrocher les romantiques désabusés. Une histoire d'amour comme ça, Cher lecteurs, on n'en fait plus.
Pour ceux qui ont raté le train (toutefois, je me demande comment ils ont pu passer à côté du Phénomène T), un petit rappel s'impose : "dans les épisodes précédents", Bella est partie vivre chez son père à Forks, petite bourgade paumée, au fin fond de l'Etat de Washington où il pleut et où il fait gris. Premier jour à la High School locale, c'est le coup de foudre pour un bellâtre à l'air étrange. Ce dernier, Edward Cullen, s'avère être un vampire. Peu importe, Bella et Edward ont décidé, contre vents et marées, malgré les loups garous, les autres vampires pas contents, leur différence d'âge, de s'aimer pour toujours. Les problèmes profilent déjà à l'horizon à la fin du 1er opus: Bella est mortelle, veut devenir vampire, Edward refuse, Jacob est fortement attiré par Bella qui n'a d'yeux que pour Edward....
Là commence, l'épisode 2: Tentation. Que les tentations peuvent être grandes quand on a 18 ans, que l'on est pleins d'hormones prêtes à exploser mais qu'on ne peut pas passer à l'acte.... Mais ici, moins des tentations, il s'agit de la tentation de Bella pour Jacob. Ce retournement de situation commence le soir de l'anniversaire de Bella, organisé chez les Cullen, la famille recomposée d'Edward, toute pleine de vampires. Jasper, "le frère" d'Edward est prêt à foncer sur la jeune mortelle qui vient, en tirant le ruban d'un de ses papiers cadeaux, de se couper et de perdre une goutte de sang. S'en est trop pour l'amoureux qui décide de rompre les liens définitivement plutôt que de mettre sa bella en danger. Abandonnée à son triste sort, Bella sombre dans la dépression. Quand elle réalise un soir que, lorsqu'elle est en danger, elle peut voir la silhouette d'Edward devant elle (une hallucination en quelque sorte), elle décide de se mettre, coûte que coûte, en danger. Elle récupère donc deux motos à bricoler qu'elle décide de confier à Jacob, son ami de toujours. Seulement les intentions de ce dernier ne sont pas du tout amicales. Surtout, face au désespoir de Bella, au trou béant laissé par Edward en l'abandonnant, Jacob est le seul capable de combler ce néant abyssal. La messe n'est pas dite...Malgré la tentation Bella reste fidèle à la pensée, à la silhouette d'Edward.
Je vous entends déjà rire, Chers lecteurs....Je vous vois même sourire, vous moquer de moi, des jeunes fans, de cette histoire qui sait si bien combiner Buffy aux drames d'Arlequin. Et, vous avez raison. Mais il y a pire encore que tout cela!!! Le film est bien en deçà du niveau du 1er opus. Fascination avait pour lui, les attraits de la nouveauté, d'une histoire d'amour à son paroxysme (le début de l'histoire, en fait). J'étais tombée, comme toutes ses midinettes de 12 ans, sous le charme irrésistible d'Edward (Robert Pattinsonnnnnnnnnn) beau comme un dieu, fragile et fort à la fois, plein de délicatesse, d'attention. Il faut le concéder, la réalisatrice Catherine Hardwick avait pour elle les atouts du premier tome envoûtant avec cette histoire improbable, cette passion sans limite. Elle avait su faire plus....insuffler une énergie incroyable aux personnages et faire preuve d'initiative en se détachant, à bon escient, du roman parfois un peu long et naïf. La photo était belle, la musique envoûtante, la lumière pale, presque glauque. On avait envie d'y croire, d'y plonger, d'être la bella d'Edward....
Le deuxième tome, certes moins bon, aurait pu, j'en suis SÛRE, être mieux porté à l'écran, s'inspirer de tous les bons éléments mis en place dans le premier film. Au lieu de cela, voilà un film sans envergure, un copier-coller du roman, les images en plus. Point d'imagination, point de fantaisie, le réalisateur Chris Weitz est un moine copiste, un mauvais moine copiste. Les Cullen sont devenus une bande d'affreux aux yeux jaunes globuleux. Leur pâleur, hier subtile, combine aujourd'hui le look vicomte de la fin du 18ème siècle à celui de bozo le clown. Edward en mime Marceau, ne fait plus du tout fantasmer (c'était pourtant très difficile de rendre Robert Pattinson presque moche). Il reste Bella, égale à elle-même, une petite mine dépressive mais jolie. Crédible dans son rôle d'amoureuse éconduite, meurtrie. Et puis, il faut bien l'avouer, la frustration suscitée par la rupture et l'absence d'Edward rend les 2-3 scènes de baisers dignes d'un des meilleurs épisodes d'Emmanuelle. Et puis, il y a le père de Bella qui est certainement le personnage le plus crédible. Il y a Victoria dont il faut bien dire que les apparitions sont magiques et belles. Les petits copains de la High Scool sont délaissés. Jessica dans son rôle de teen ager reste parfaite. Mais il y a, et là j'entends encore les cris de furies des adolescentes qui m'entouraient dans la salle de cinéma, mercredi soir dernier, Jacob, le nouveau prétendant de Bella. Gonflé aux stéroïdes, évidemment pour les besoins du film, est trop ridicule pour [me] faire rêver. Mais peut-être est-ce par ce que je ne suis pas la cible...
Voilà, après avoir fait mon coming out, vous avoir dit combien j'avais été twilightée, je vous avoue avoir été déçue par le 2ème volet. Je n'y ai pas retrouvé l'atmosphère qui m'avait tant plu dans Fascination. D'ailleurs, les seuls moments oniriques du film ont été honteusement, purement, simplement repris du 1er épisode. Je reste pourtant persuadée que j'irai courir voir le 3ème épisode, Hésitation, en juin prochain. Pire encore, je suis persuadée que j'achèterai le DVD le jour même de sa sortie, et que je reverrai encore et encore Tentation. Twilight, c'est mon péché mignon....

19 nov.

Box-office france semaine 46: La fin du monde fait recette

Avec l'incroyable moyenne de 3 090 s/c, 2012 est sans conteste le carton de cette rentrée cinéma. Même si la chute risque d'être brutale c'est d'ores et déjà un très gros succès publique et on risque de voir les films catastrophes (re)fleurir dans les prochaines années.
Après un bon 1er jour Trésor ne confirme pas. Sa moyenne (796 s/c) n'est pas mauvaise mais sa part de marché n'a cessé de reculer au fil des jours ce qui n'est jamais bon signe pour la suite.
Le concert continue sa très bonne carrière (-14% de baisse) et devrait dépasser les 1.2 millions d'entrées en fin de carrière ce qui consolera Europa Corp du médiocre démarrage du pourtant très bon A l'origine. Petite question lancée à la cantonade, This is it ne devait-il pas être exploité sur une durée limitée de 2 semaines ?
120122 212 3702 212 370
2Tresor347 912347 912
3Le concert (-14%, 2)334 420724 601
4Le petit nicolas (-27%, 7)284 4835 034 232
5L'imaginarium du docteur parna...240 437240 437
6Michael jackson's this is it (-56%, 3)186 9711 447 383
7Micmacs a tire larigot (-39%, 3)186 6211 114 261
8A l'origine178 696178 696
9Clones (-45%, 3)137 791898 071
10Saw vi (-52%, 2)127 474393 516
11Les herbes folles (-42%, 2)110 803301 026
12Lucky luke (-51%, 4)107 1001 814 411
13The box (-50%, 2)94 499281 708
14Mission g (-32%, 5)84 2961 272 533
15Away we go (-30%, 2)75 319182 446

18 nov.

A l'origine: faire le bien fait du bien

  l'avis
de
Jérôme
A l'origine il y a Philippe Miller (François Cluzet inspiré), un petit escroc solitaire qui survit en organisant ses trajets pour optimiser ses vols: la télé des hôtels où il loge, le matériel qu'il trouve sur les chantiers, l'argent de son receleur. Un jour il découvre par hasard le chantier d'une autoroute abandonnée. Son arrêt a causé une catastrophe économique pour les prestataires locaux qui avaient tout misé sur ces travaux.
Très vite le petit village voit en Philippe l'homme providentiel que le siège a envoyé pour relancer les travaux. Très vite Philippe voit en ce chantier l'occasion de gagner, sans se forcer, beaucoup d'argent. Les entrepreneurs lui proposent spontanément des pots de vins pour être sûrs que leur entreprise soit choisie.
Mais très vite le bonheur et l'espoir qu'il suscite torturent sa bonne conscience. Escroquer des entreprises sans visage ou des gens malhonnêtes ne lui pose pas de problème mais briser les espoirs d'une vie meilleure qu'il a suscités chez Monika (Soko la première révélation de ce film) ou décevoir Stéphane (parfaite Emmanuelle Devos) lui devient très vite insupportable.
Philippe s'ouvre petit à petit aux autres, il renaît. Et si tout n'était pas perdu ? et s'il n'était pas le sale type qu'il avait l'impression d'être jusque là ? Alors il décide de construire la route qui donnera tant de bonheur à ces gens.
Par petites touches Xavier Giannoli (le réalisateur) ouvre son personnage à la vie. Sans jamais tomber dans la caricature il parvient à donner corps à Philippe dont on ne sait finalement pas grand chose. On sent ses tiraillements. On ressent sa solitude puis son enthousiasme.
Il ne s'agit pas de la renaissance d'un homme bon mais d'une prise de conscience du bonheur que l'on peut recevoir à en donner. A l'origine c'est un peu l'histoire d'un homme qui se prend pour le bon dieu. Grisé par le pouvoir de rendre les gens heureux. Tout cela reste bien égoïste car c'est avant tout pour lui que Philippe entreprend cette folie. Mais peu importe car cet égoïsme fait du bien.
La caméra de Giannoli filme juste: la misère d'un département dévasté par le chômage (Vincent Rottiers deuxième révélation), la naissance d'une relation amoureuse.
Mais elle ne s'enferme pas, le ballet des véhicules avant d'entamer les travaux est magnifique, l'éclairage du chantier la nuit est surréaliste.
Quel bonheur de voir qu'un sujet aussi fort soit traité avec autant de finesse ! Bravo !


18 nov.

LE RUBAN BLANC - Chroniques d'un village allemand en 1913-1914

  l'avis
de
dbuk1000
Un village protestant de l'Allemagne du Nord à la veille de la Première Guerre mondiale (1913/1914). L'histoire d'enfants et d'adolescents d'une chorale dirigée par l'instituteur du village et celle de leurs familles : le baron, le régisseur du domaine, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans... D'étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d'un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?

Un film en allemand et en noir et blanc

Blanc , luisant au soleil d'hiver comme un sol gelé recouvert par la neige
Blanc, immaculé comme la Sainte Vierge
Noir, noirceur comme l'âme des pécheurs
Noir, tristesse de la condition des pauvres paysans

Un film où les hommes, les femmes, les enfants sont noirs et blancs
Un monde clos où se côtoient le Bien et le Mal, le Vice et la Vertu

Un monde où les pauvres familles ont trop d'enfants, trop de bouches à nourrir.
Un monde où l'enfant est la victime de la brutalité des pères.

Père, régisseur du domaine de Monsieur le Baron, le seigneur du village , qui corrige à coups de bâton son fils avec une violence meurtrière.
Père, pasteur au service d'un impitoyable Seigneur des Cieux , qui inculque la Vertu à ses enfants au moyen du fouet pour obtenir des contritions moyenâgeuses.
Père, médecin de ce village, veuf à la sexualité insatisfaite par une maîtresse vieillissante , impose à sa fille adolescente une exploration des territoires de l'inceste.

Et ces beaux enfants, aux jolies têtes blondes, pétrifiés par la peur des Pères, sont devenus de tristes sujets silencieux.

Un film effrayant où la violence des mots accompagne la brutalité des gestes.
Comme si le réalisateur Michael Haneke avait voulu nous infliger une épreuve expiatoire, une punition avant le basculement de ce monde archaïque et frustre dans la tuerie de la Grande Guerre.

Epreuve adoucie par la présence de deux femmes lumineuses et fragiles.
La Baronne retrouve, lors de son hivernage en Italie, la douceur d'un monde cultivé et raffiné, propice à la découverte d'un nouvel amour.
La jeune nurse des jumeaux de la Baronne découvre, auprès de l'instituteur, les premiers tourments de l'amour.

On ne sort pas indemne de ce beau film étrange et impitoyable.

17 nov.

Gagnez des places pour voir "Une affaire d'Etat"

Une affaire d'Etat est un thriller politique mené par tambour battant par Eric Valette et qui a aujourd'hui une résonance étonnante avec les affaires Pasqua / Chirac de notre cher France Afrique.

En répondant à ces quelques questions vous avez la possibilité de gagnez 5x2 places pour voir le film en salle...


15 nov.

Blogs cinéma: le best-of S03E11

La saison des blockbuster a officiellement commencé avec le démarrage tonitruant de 2012 qui nous vaut 2 articles dans ce best-of et le carton à venir de Twilight déjà parodié avec pour finir la chronique de FilmGeek au pays des vampires.
- Cineblogywood : Firelight, la parodie de Twilight
- Toujoursraison: 2012 : comment exploiter la fin du monde
- Filmgeek: Soirée True Blood
- Cinefeed: 2012 Premier jour France historique


12 nov.

Box-office France semaine 45

1Michael jackson's this is it (-43%, 2)476 8611 312 513
2Le petit nicolas (-52%, 6)390 6404 749 749
3Le concert390 181390 181
4Micmacs a tire larigot (-50%, 2)308 090927 640
5Saw vi266 042266 042
6Clones (-51%, 2)251 300760 280
7Lucky luke (-64%, 3)217 1631 707 311
8Les herbes folles190 223190 223
9The box187 209187 209
10Mission g (-71%, 4)124 4151 188 237
11Away we go107 127107 127
12Le ruban blanc (-36%, 3)85 181381 850
13Tempete de boulettes geantes (-72%, 3)75 285543 772
14Cineman (-68%, 2)69 249285 391
15Mademoiselle chambon (-51%, 4)44 710438 215
16La loi de murphy44 11844 118
17Jennifer's body (-75%, 3)28 313314 966
18Fame (-75%, 5)24 385734 651
19Les zintrus (-76%, 2)18 90597 726
20Sin nombre (-43%, 3)18 02197 234

11 nov.

LE CONCERT: Tragédie Comique sur le Concerto de Tchaikovsky. Pour rire et pleurer à la fois

  l'avis
de
dbuk1000
Le 1er Novembre, alors que je suis en voyage, un ami, militant cinématographique, m'adresse un email au propos de la sortie prochaine du film "LE CONCERT"
Dès mon arrivée à Paris , je vais regarder et écouter LE CONCERT;je suis alors saisi par de grandes bouffées d'émotion et de rire. Pleurer et rire en même temps!! Normal, j'ai une ame un peu slave....

Et maintenant, en écoutant le Concerto pour Violon de Tchaikovsky interprété par Issac Stern, je vous dis tout le bonheur que je m'a donné ce film dont la vedette est bien l'âme slave accompagnée par cette musique très russe et très romantique qui sert de trame à l'histoire qui s'appuie sur quelques faits réels.

A l’époque de Brejnev, Andrei Filipov était le plus grand chef d’orchestre d’Union soviétique et dirigeait le célèbre Orchestre du Bolchoï. Mais après avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs, dont son meilleur ami Sacha, il a été licencié en pleine gloire. Trente ans plus tard, il travaille toujours au Bolchoï mais… comme homme de ménage.Un soir, alors qu’Andrei est resté très tard pour astiquer le bureau du maître des lieux, il tombe sur un fax adressé au directeur : il s’agit d’une invitation du Théâtre du Châtelet conviant l’orchestre du Bolchoï à venir jouer à Paris… Soudain, Andrei a une idée de folie : pourquoi ne pas réunir ses anciens copains musiciens, qui vivent aujourd’hui de petits boulots, et les emmener à Paris, en les faisant passer pour le Bolchoï ? L’occasion tant attendue de prendre enfin leur revanche…

Bien sûr, j'ai lu des critiques du film où il est dit avec beaucoup d'aplomb : invraisemblable..., larmoyant...., mièvre....., caricatural...
Sauf que j'ai ressenti comme une véritable émotion, un subtil mélange de peine et de nostalgie entrecoupé par des rires. J'ai pensé au cinéma de Pavel Lounguine et à celui de Emir Kusturica: coloré, déconcertant, fracassant, excessif et musical. Et aussi aux Marx Brothers....

Car ce film est un genre assez inhabituel : le mélange sucré-salé de la farce et des larmes.
Et c'est grace à la présence de personnages picaresques voire caricaturaux que naît ce bonheur:

- le monumental chef d'orchestre soviétique, déchu en pleine direction du Concerto de Tchaikovsky, obsédé par l'harmonie ultime entre son orchestre et la soliste qu'il avait atteinte
- son épouse qui loue des figurants, âgés et couverts de médailles pour remplir des manifestations pro communistes
- l'imposant conducteur d'ambulance, violoncelliste ami du chef d'orchestre, divorcé de sa femme partie vivre en Israel avec ses enfants
- l'ex dirigeant communiste nostalgique de l'ère soviétique, fossoyeur politique de notre chef et reconverti en manager de l'orchestre
- le mariage délirant d'un oligarche russe qui semble extraite d'un film sur Al Capone,
- le directeur du Théâtre du Châtelet , archétype de haut fonctionnaire de la culture parisienne
- le violoniste gitan, aux dents couronnées d'or, faussaire et bienfaiteur ...

Et la redécouverte du sublime Concerto pour Violon de Tchaikovsky "interprété" par une Mélanie Laurent, soliste technicienne et distante qui se laisse enfin submergée par l'émotion d'une interprétation historique qui lui permet de découvrir l'histoire cachée de ses vrais parents et refermer ainsi la blessure de son âme.

Enfin, un film à voir avec ses tripes pour rire et pour pleurer à la fois!!!


08 nov.

Blogs cinéma: le best-of S03E10

C'est dimanche, il fait froid, il pleut mais vous n'avez pas besoin de toutes ces raisons pour lire le best-of...
- Toujoursraison.com: Top 5 Mélanie Laurent
- Cineblogywood : Cannibal Holocaust, Tristes Tropiques
- Filmgeek : Avant-première du film Le Concert au théâtre du Châtelet
- Cinefeed: Trésor, plutôt Bambou ou Marely ?

04 nov.

Box-office France semaine 44: Michael Jackson brille au cinéma (pour une fois)

Autant l'avouer tout de go je n'avais pas vu venir This is It, encore moins à ce niveau de succès. Je me doutais bien qu'il arriverait à faire son petit bout de chemin mais je n'avais pas imaginer que les chiffres seraient à rapprocher de ceux d'un blockbuster (1 859 s/c). Par contre je reste persuadé qu'il ne se maintiendra pas et que les entrées vont fondre comme neige au soleil mais bon vu que je me suis déjà trompé une fois...
Dans la rubrique combat entre films Français avec un budget digne d'une grosse production US le gagnant est sans conteste Le petit Nicolas qui voit ses entrées (encore) progresser et vogue très certainement vers les 6M de spectateurs. Derrière Lucky Luke sans sort pas si mal et Micmacs affiche un score honnête (1 000 s/c). C'est toutefois très loin de ce que le cocktail Boon + Jeunet pouvait laisser présager avec un score final qui sera certainement proche de 1.5 millions d'entrées.
Le grand perdant, puisqu'il en faut un, est Cineman et ses 216 000 entrées en 1ère semaine affichant la modeste moyenne de 465 s/c. Ca sent le Pathé.
Petite satisfaction pour l'équipe de cinefriends, Florian c'est un bon moyen de savoir si tu me lis :-), Sin Nombre cumul près de 80 000 entrées !
1Michael jackson's this is it835 652835 652
2Le petit nicolas (+8%, 5)805 9034 359 109
3Micmacs a tire larigot619 550619 550
4Lucky luke (-31%, 2)610 3161 490 148
5Clones508 980508 980
6Mission g (+39%, 3)426 7461 063 822
7Tempete de boulettes geantes (+30%, 2)265 191468 487
8Cineman216 142216 142
9Le ruban blanc (-19%, 2)132 657296 669
10Jennifer's body (-37%, 2)111 098286 653
11Fame (-35%, 4)97 981710 266
12Mademoiselle chambon (-34%, 3)90 382393 505
13Les zintrus78 82178 821
14The descent part 2 (-35%, 3)57 225284 751
15Neuilly sa mere ! (-16%, 12)47 1262 496 564

01 nov.

Blogs cinéma: le best-of S03E09

Petit évènement pour notre collectif de blogs cinéma qui voit un nouveau membre rejoindre l'équipe et pas n'importe quel blog puisqu'il s'agit d'un des blogs le plus actif / renommé / redouté pour ses critiques sans concessions: Toujoursraison.com tenu par Thomas aka Rob Gordon. Bienvenue !
- Rob Gordon a toujours raison : critique de 2012
- Cineblogywood : Nanar Cry
- Filmgeek : Conférence de Presse de Bruce Willis pour Clones
- Cinefeed: Box-office, Lucky Lucke sauve la mise

29 oct.

Box-office France semaine 43: Lucky Luke sauve la mise...

Au regard des démarrages de cette semaine on peut dire que Lucky Luke s'en sort pas trop mal même si le bouche à oreille risque de le faire souffrir. Il peut viser un cumul de 1.5 millions d'entrées ce qui sera surement insuffisant pour équilibrer son budget mais vu ce que risque de faire Mics Macs et Cineman ce n'est déjà pas si mal. Le grand gagnant de cette semaine est sans conteste Le petit Nicolas qui s'offre le luxe de progresser et de garder une très bonne moyenne (1 193 s/c). Derrière les films en continuation limitent leur baisse (-7% pour Mission-G), Jennifer's Body s'en sort pas trop mal (832 s/c) sur une combinaison et Le Ruban Blanc tient son rang (1 233 s/c). Reste que Divorces ne se relève pas d'une mauvaise première semaine (-49%) et surtout Rose & Noir qui sombre carrément (-71%) n'affichant que le tout petit cumul de 101 000 entrées !
1Lucky luke879 832879 832
2Le petit nicolas (+11%, 4)749 4663 553 206
3Mission g (-7%, 2)307 308637 076
4Tempete de boulettes geantes203 296203 296
5Jennifer's body175 555175 555
6Le ruban blanc164 012164 012
7Fame (-15%, 3)150 264612 285
8Mademoiselle chambon (-17%, 2)137 232303 123
9The descent part 2 (-37%, 2)88 172227 526
10La proposition (-23%, 5)64 918768 920
11L'affaire farewell (-25%, 5)63 039705 698
12Neuilly sa mere ! (+1%, 11)56 1202 449 438
13Whiteout54 80254 802
14Divorces (-49%, 2)51 218151 869
15District 9 (-25%, 6)49 7811 079 116

26 oct.

Invitation à l'avant-première privée de RAPT

Petit cadeaux pour quelques lecteurs de ce blog qui pourront participer à l'avant-première de RAPT en présence d'Yvan Attal (j'en connais quelques unes qui commencent à trépigner...). Je vous conseille de réserver votre place rapidement ici car il risque de ne pas y avoir de place pour tout le monde...
Invitation à l'avant-première de RAPT

25 oct.

Blogs cinéma: le best-of S03E08

Au menu du best-of de cette semaine une répétition, une interview et une déception (le score de Lucky Luke)...
- Cineblogywood : Nine, Penélope Cruz et Marion Cotillard en répétition (vidéo)
- Filmgeek : Sin Nombre, entretien avec Cary Fukunaga
- Cinefeed: premier jour France, Lucky Luke s'impose mais...


22 oct.

Box-office France semaine 42: les nouveautés peinent à s'imposer

En attendant l'arrivée de Lucky Luke cette semaine c'est toujours Le petit Nicolas qui domine le box-office (un cumul proche de 3M d'entrées tout de même) avec une baisse limitée (-33%) et surtout une moyenne digne d'une 1ère semaine (1 112 s/c). Les vacances qui arrivent risquent de le mener au delà des 4M d'entrées, un succès !
Qu'il semble loin le temps ou un score d'1M d'entrées était une simple formalité pour Gérard Jugnot (Meilleur espoir féminin et Boudu ont fait 1,1 million d'entrées). Le démarrage de Rose & Noir est une catastrophe: 78 000 entrées et surtout une moyenne de 208 s/c. Vu la concurrence qui arrive il ne devrait pas pouvoir tenir à l'affiche longtemps. Divorces ne s'en sort guère mieux avec 302 s/c. C'est finalement Mademoiselle Chambon qui remporte la mise confirmant le statut de Vincent Lindon dans le paysage cinéma Français grâce à sa très bonne moyenne de 860 s/c.
1Le petit nicolas (-33%, 3)672 5322 803 740
2Mission g329 768329 768
3Fame (-38%, 2)177 557462 021
4Mademoiselle chambon165 891165 891
5The descent part 2139 354139 354
6Divorces100 651100 651
7L'affaire farewell (-34%, 4)84 385642 659
8La proposition (-36%, 4)84 136704 002
9Rose et noir78 29678 296
10District 9 (-41%, 5)66 1351 029 335
11Le syndrome du titanic (-47%, 2)65 922190 940
12Neuilly sa mere ! (-37%, 10)55 3622 393 318
13Meres et filles (-45%, 2)52 053146 128
14Le dernier pour la route (-41%, 4)40 100323 106
15Victor (-64%, 2)35 483134 528

19 oct.

Le buzz et la notoriété ne sont pas toujours synonymes de carton au box-office

Le 21 Octobre sort sur nos écrans Jennifer's Body avec la sculpturale Megan Fox sur un scénario de Diablo Cody (à qui l'on doit le succès surprise de l'année dernière Juno). Le film, précédé par un buzz important, a laissé de marbre nos amis Américains ne cumulant qu'un petit $15.8M pourtant distribué sur une grosse combinaison de 2 700 salles. On nous a abreuvé de photos du tournage, il faut dire qu'elles avaient tous les atouts pour séduire les internautes voyeurs que nous sommes. Je vous laisse juge:

Et pourtant le succès n'a pas été au rendez-vous. Se pose donc une nouvelle fois la fameuse question de l'intérêt de faire du buzz pour un film si au final cela ne se traduit pas en spectateurs ?
Je suis de plus en plus persuadé que la notoriété d'un film et son succès sont deux notions complètement décorrelées. En France l'exemple typique de buzz inutile a été atteint avec La personne aux deux personnes qui avait connu son heure de gloire sur Internet avec le faux clip de Gilles Gabriel (Alain Chabat) et ses millions de visualisations et pourtant le film n'a cumulé que 218 000 entrées. Il n'a même pas démarré (21 000 spectateurs pour son 1er jour) preuve que le buzz n'a suscité aucune envie. Des serpents dans l'avion avait connu les mêmes déboires. Fort de sa notoriété Internet il a été sorti en grande pompe (3 500 écrans !) pour finalement ne cumuler que $34M sur le sol US.
Dans une moindre mesure les 750 000 entrées des Watchmen sont également décevantes au regard de l'engouement des Internautes des mois avant la sortie du film en salles. A l'inverse le bouche à oreille ultra négatif des Bronzés 3 quelques jours après sa sortie n'a pas empêché le film de faire 10 millions d'entrées !
Alors que la sortie US de Paranormal Activity (l'ami Flo vous explique très bien le phénomène) prouve qu'Internet peut faire beaucoup pour le succès de certains films (c'était déjà le cas pour Blair Witch Project) je reste persuadé que notoriété ne rime pas nécessairement avec entrées et qu'il vaut mieux que le film soit clairement identifié (comédie ? drame ? etc.) par sa cible de spectateurs plutôt que de multiplier une notoriété souvent inutile...

18 oct.

Blogs cinéma: le best-of S03E07

Un best-of plein de surprises cette semaine: des trésors révélés, une phénomène expliqué et une voyage à la clé !
- Cineblogywood : Disney-Pixar révèle ses trésors
- Filmgeek : Paranormal Activity : le phénomène expliqué
- Cinefeed: Le dernier film de Sam Mendes vous fait partir à Las Vegas


16 oct.

Partez à Las Vegas en jouant avec Away We Go le dernier film de Sam Mendes

J'ai déjà eu l'occasion de vous évoquer rapidement la musique envoutante de Away We Go le dernier film de Sam Mendes. Vous avez maintenant l'occasion de gagner un voyage à Las-Vegas, des BO du film ou des places de ciné en jouant à un jeu que nous venons de mettre en place sur le site officiel: http://www.awaywego-lefilm.com/jeu-concours.
A l'instar de Burt (John Krasinky) et Verona (Maya Rudolph) qui partent dans le film à la recherche d'un endroit parfait ou fonder une famille, pour participer à notre jeu il vous suffit de nous dire quel est pour vous cet endroit...

Plus vous invitez vos amis et plus vous avez de chance d'être tiré au sort pour gagner l'un des lots mis en jeu et grâce à Facebook Connect tout cela se fait en 1 click !
Mon code de déontologie m'empêche de vous dire tout le bien que je pense du film mais je ne manquerai pas de relayer les critiques de mes amis blogueurs..

16 oct.

Box-office France semaine 41: Le petit Nicolas toujours à l'honneur

Avec une fréquentation quasi-stable en 2ème semaine Le petit Nicolas assure son succès aux box-office. Derrière Fame déçoit avec un démarrage médiocre (tout comme aux US d'ailleurs) alors que Le Syndrome du Titanic démontre, une nouvelle fois, l'appétit du public pour des documentaires intelligents. Au rayon gros gadin, Victor ne marquera pas le retour de Pierre Richard au premier plan (très faible moyenne de 321 s/c) et Funny People montre une nouvelle fois que les comédies US de la bande Apatow sont difficilement importables en France...
1Le petit nicolas (-12%, 2)998 7582 131 208
2Fame284 464284 464
3La proposition (-29%, 3)131 627619 866
4L'affaire farewell (-25%, 3)128 367558 274
5Le syndrome du titanic125 018125 018
6District 9 (-26%, 4)112 702963 200
7Victor99 04599 045
8Meres et filles94 07594 075
9Neuilly sa mere ! (-21%, 9)88 3052 337 956
10The informant ! (-36%, 2)78 369200 933
11Le dernier pour la route (-28%, 3)68 320283 006
12(500) jours ensemble (-38%, 2)51 229133 661
13Inglourious basterds (-34%, 8)50 0502 735 998
14La haut (-36%, 11)48 2614 306 519
15Un prophete (-30%, 7)45 6051 137 161
16Mary et max (-21%, 2)40 71392 112
17L'armee du crime (-29%, 4)35 627321 277
18Funny people34 65034 650
19Demineurs (-38%, 3)34 368177 547
20Hotel woodstock (-44%, 3)25 134148 434

11 oct.

500 jours ensemble: Je t'aime, moi non plus

  l'avis
de
Julie
Petite pépite, petit trésor, 500 jours ensemble fait partie de ces films simples, voire modestes, qui enchantent, "rafraichissent", laissent un sourire niais aux lèvres du spectateur, de ces films vrais, à la B.O démente, au scénario travaillé, de ces films touchants qui nous ressemblent, d'une manière ou d'une autre. Ce cinéma là est une bénédiction dans l'océan des films insipides et surfaits. Quand j'y pense, 500 jours ensemble a des allures de High Fidelity, la passion des vinyles en moins, avec son personnage masculin central, doux et tourmenté, qui souffre et trouve le soutien de ses deux amis de toujours.
Le coeur du film, c'est le coeur de Tom qui bat pour Summer. Mais la magie n'est pas là où on la trouve généralement dans une comédie romantique. Cette magie n'est pas dans la rencontre, le premier baiser, l'amour inconditionnel que deux êtres vont se vouer jusqu'à la fin de leur jour. Le spectateur n'est pas pris au dépourvu. Il sait, dès la première minute du film, que Tom et Summer ne vieilliront pas ensemble. Pas de place au rêve donc. Et pourtant la magie opère. Le miracle est dans la réalisation, la construction scénaristique. Du jamais vu en la matière. Le spectateur se trouve propulsé dans la tête de Tom. Non, dans son coeur. Il y retrouve les pièces d'un grand puzzle, petites tranches d'une vie d'un amour échoué. Du premier jour, celui de la rencontre et du coup de foudre, au dernier jour, celui où le feu s'est éteint. Mais le génie du scénario c'est d'avoir mélangé ces pièces.
Le réalisateur ose poignarder le coeur des fous romantiques dès les premiers instants du film. Les pièces sont placées à bon escient, intelligemment pour mieux faire vivre les sentiments de Tom. Une pièce: Tom souffre. Puis une autre: Tom espère. Une suivante: Tom jouit. Une autre encore: Tom est heureux. Pour une fois, la victime, la petite bête fragile c'est l'homme. Lui seul croit en l'amour. Lui seul aime. Elle, Summer, est un enchantement sans coeur, une herbe folle, un ravissement dur comme une pierre.
On y croit comme on pourrait croire un ami qui vous raconte ses mésaventures. Qui n'a donc jamais aimé une personne indifférente? C'est toute l'histoire de la vie que 500 jours ensemble nous raconte. Tout un chacun se reconnaîtra d'une manière ou d'une autre. Soit dans Tom, l'âme meurtrie, l'amoureux transi, le doux, le rêveur, le gentil. Soit dans Summer, la proie, celle qu'on veut mais qu'on n'a pas, celle qui n'aime pas, celle qui fait souffrir. Car un jour ou l'autre, on a été l'un ou l'autre. Le film est empreint d'un réalisme à faire pleurer les plus insensibles.
L'histoire de Tom suffisait à faire succomber le spectateur sous le charme du film. Mais il y a plus. Il y a une réalisation magique, un acteur principal, Joseph Gordon-Levitt, SUR MESURE. Avec ses allures de jeune premier, Ce dernier ressemble à tous les Beatles réunis. C'est un condensé de la beauté de chacun. Mais il n'est pas qu'un acteur excellent, Joseph est Tom, un adorable romantique, avec toute la panoplie de l'amoureux éconduit. Et puis, il y a, évidemment, Zooey Deschanel. Belle comme une fleur. Si le film était parfumé, on imagine bien que Summer sentirait la fraise ou la framboise, le chewing gum, le bonbon acidulé. Le réalisateur nous la montre telle que Summer doit être: belle, légère, sans attache, insaisissable, libre.
Et puis, et puis, il y a...tout le reste encore: Une ville, Los Angeles, telle qu'on ne nous l'avait jamais montrée. Des situations cocasses, des rôles secondaires parfaits, des effets spéciaux qui pleuvent comme des petits clins d'oeil sur la pellicule, une BO parfaite et les Beatles. Ce film avait donc décidément tous les attributs pour me plaire...

11 oct.

Blogs cinéma: le best-of S03E06

Succès oblige, Le petit Nicolas est au coeur de deux des articles du best-of de cette semaine mais on peut toujours compter sur l'ami Flo pour nous y mettre une petite touche de gore / geekerie :-)
- Cineblogywood : Le Petit Nicolas ne sera jamais président
- Filmgeek : Les 5 trucs pour survivre à une attaque zombie
- Cinefeed: Box-office semaine 40, une nouvelle franchise est née ?


08 oct.

Box-office France semaine 40: une nouvelle franchise est née ?

Après un très bon démarrage c'est logiquement que Le Petit Nicolas s'installe tranquillement sur la 1ère marche du box-office de cette semaine. Sa moyenne est très confortable (1 983 s/c) il devrait dépasser les 3M d'entrées cette semaine étant assez pauvre en sortie par contre la concurrence à venir s'avère rude (Lucky Luke, Cinéman, Mic Mac etc.).
The informant qui était l'autre grosse sortie de la semaine n'a pas convaincu (faut dire que l'affiche et la promo étaient plutôt déconcertantes car d'un côté on tirait vers le glamour des Ocean's mais tout évoquait une comédie plutôt loufoque...). 500 jours ensemble est également une petit déception, je le voyais bien plus haut (critique de Julie à suivre). Derrière les films en continuation tiennent le cap avec un Neuilly sa mère toujours en très grande forme !
1Le petit nicolas1 132 4501 132 450
2La proposition (-39%, 2)184 705488 239
3L'affaire farewell (-34%, 2)170 524429 907
4District 9 (-32%, 3)152 769850 498
5The informant !122 564122 564
6Neuilly sa mere ! (-21%, 8)111 6232 249 630
7Le dernier pour la route (-20%, 2)95 331214 686
8(500) jours ensemble82 43282 432
9Inglourious basterds (-38%, 7)76 2112 685 948
10La haut (-36%, 10)74 8394 258 258
11Un prophete (-32%, 6)65 2821 091 424
12Demineurs (-36%, 2)55 646143 179
13Mary et max51 39951 399
14L'armee du crime (-41%, 3)49 893285 650
15Hotel woodstock (-43%, 2)44 859123 300

05 oct.

Box-office week-end semaine 40: Le petit Nicolas est officiel un carton

Les chiffres France des 5 premiers jours de la semaine viennent de tomber et le score est sans appel: Le petit Nicolas a trouvé son public et en grand nombre puisqu'on approche le million d'entrées.
- Le petit Nicolas: 986 306 entrées
- La proposition: 159 290 entrées
- L'affaire Farewell: 138 230 entrées
- District 9: 131 534 entrées
- The informant: 102 405 entrées
- Neuilly sa mère: 98 882 entrées


05 oct.

Le petit Nicolas: un bouillon de malice pour les petits et les petits devenus grands

  l'avis
de
Julie
Tous ceux qui, comme moi, ont eu leur enfance bercée par la série du Petit Nicolas ne seront pas déçus. L'adaptation cinématographique est en tout point fidèle aux livres. L'atmosphère du Paris des années 1950 est magnifiquement recréée, les personnages sont sortis tout droit de la plume de Sempé, les situations cocasses reflètent à merveille l'écriture de Goscinny. Pour ceux-là, Le Petit Nicolas leur fera revivre, à coup sûr, des sentiments bien connus et partager une tranche de la vie de Nicolas, Clotaire, Rufus, Joachim, Alceste, Geoffroy, Eudes et Agnan. Cette fois, Nicolas croit comprendre qu'il va avoir un petit frère. Pour lui, c'est la fin d'une vie tranquille qu'il va devoir partager avec un parfait inconnu. Pire encore, il pense que ses parents vont se débarrasser de lui aussitôt le bébé arrivé dans la famille. Il décide alors, escorté par sa horde de copains, d'échafauder un plan mettant un terme à toutes ses craintes.
L'histoire n'est qu'un prétexte pour retrouver tout l'univers du Petit Nicolas: ses parents, son école, sa maîtresse, son surveillant, sa maison, son voisin, ses copains mais aussi, et surtout, Paris....
La prouesse du film est certainement la reconstitution d'un Paris d'après-guerre plein de charme, paisible, tranquille. La chaussée a encore des pavées, les cabines téléphoniques ont besoin de pièces jaunes pour fonctionner, les voitures ne semblent pas beaucoup circuler, les immeubles sont rares, il y a des terrains vagues en plein coeur de la ville, les gens habitent des pavillons avec jardin, les petites filles portent de longues robes et sont enrubannées , la cour d'école sent la craie et les billes de verre, les garçons ont des culottes courtes même en hiver. Le film nous parle donc d'un temps que les moins de 60 ans ne peuvent pas connaître. Malgré le caractère désuet des situations vécues, de la jeunesse décrite, de la vie dépeinte, Le Petit Nicolas a un charme indéniable qui mériterait de fédérer le public.
Les dialogues sont pleins de malice et on retrouve parfois même l'humour un peu décalé d'Alain Chabat coscénariste.
Les acteurs franchement justes redonnent vie, chacun, au rôle qui leur a été assigné. On y retrouve en guest stars Michel Galabru, Anémone et, pour ne pas nous déplaire, François Damiens (qui excelle dans son rôle de voisin curieux). Le casting des enfants est parfait; Maxime Godard, qui interprète Nicolas, étant peut être le moins bon. La faute au rôle: Nicolas, forcément, est le personnage le moins haut en couleur, le plus conventionnel, donc le moins drôle. Mais on le sait, Nicolas est un prétexte pour faire graviter autour de lui une dizaine d'électrons, une galerie de personnages colorés, originaux, drôles, loufoques, d'une autre époque.
Evidemment, ici, tout le monde est beau tout le monde est gentil. C'est parfois un peu plein de bons sentiments. Pour autant, se replonger dans un bain de candeur fait du bien, surtout avec comme toile de fond des images à la Doisnau. Quant aux enfants, les plus petits surtout, tomberont, évidemment, sous le charme de cette vie édulcorée fidèle à celle des livres de Sempé et de Gosciny.

04 oct.

Blogs cinéma: le best-of S03E05

Nous vous avons préparé un best-of plutôt varié cette semaine, à vous de juger...
- Cineblogywood : Disney Trip 5 - La Princesse et la Grenouille, retour vers le futur !
- Filmgeek : Premier bilan des Blockbusters 2009
- Cinefeed: Le petit Nicolas démarre en trombe


04 oct.

La proposition: mais où sont donc passés Harry, Sally et les autres?

  l'avis
de
Julie
L'été s'était achevé avec une comédie romantique grasse, vulgaire et sans intérêt: My best friend's girl (presque insoutenable), voilà l'automne qui démarre, lui, avec une comédie romantique bâclée, vide et bête: La proposition. Les réalisateurs en mal d'inspiration s'y méprennent peut-être un peu trop: Le genre comédie romantique est un art où il n'est pas facile d'exceller. Car il faut savoir tout à la fois faire rire et rêver, sourire et pleurer. ET l'on constate (moi, à mon grand désespoir) que rares sont les scénaristes qui savent manier les ficelles avec dextérité.
Pourtant avec un tel casting, on pouvait s'attendre à un film bien calibré pour marcher. Sandra Bullock avait réussi le tour avec Two weeks notice en faisant tourner la tête de Georges (alias Hugh Grant). Quant à Ryan Reynolds, on avait eu (enfin en ce qui me concerne) un grand plaisir à le découvrir avec Definitly may be (Un jour peut-être en français), une comédie douce-amère sur un homme et ses rencontres, ses choix, ses erreurs avec, en toile de fond l'élection de Bill Clinton dans les années 1990.
Le pitch, lui aussi, était plutôt prometteur: Sandra Bullock, patronne sans âme ni coeur, qui sème la terreur au sein de la maison d'édition qu'elle dirige d'un bras de fer, est sur le point de se faire expulser des Etats-Unis son visa étant expiré. Elle impose donc à son jeune assistant, interprété par Ryan Reynolds,de se marier avec elle le temps d'obtenir ses papiers. Comme rien ni personne ne semblent lui résister (on ne comprend pas vraiment pourquoi), ce dernier accepte sous réserve d'obtenir à son tour une promotion. Le deal est scellé. Le jeune faux couple part annoncer les fiançailles à la famille de l'assistant qui vit quelque part sur une île perdue en Alaska.
Seulement voilà, Sandra Bullock ne semble pas savoir ou pouvoir jouer les méchantes prédatrices. Dix minutes à peine après s'être faite traiter de sorcière par tout le staff de la maison d'édition, on la retrouve en Alaska, les escarpins Gucci s'enfonçant dans la boue, le sac Vuitton roulant dans l'herbe fraîche, devenue snob, ça on l'aura compris, mais sans plus aucune once de méchanceté...Les gags qui se succèdent de manière poussive tombent tous comme un soufflé. Les situations cocasses mal étudiées frisent le ridicule: des incantations indiennes de la grand-mère de Ryan Reynolds dans la forêt, au streap teaser dans une boîte de nuit paumée, en passant par le petit chien agoraphobe qui se fait kidnapper par un aigle, tout fonctionne pour provoquer une certaine gêne (voir de la pitié) chez le spectateur.
Quant à la romance, elle est dénuée de tout réalisme. On ne comprend pas bien à quel moment les deux font la paire, ni ce qui les fait tomber dans les bras l'un de l'autre hormis un pauvre qui pro quo tout aussi ridicule (je ne vous en dit pas plus pour ne pas dévoiler le secret). La différence d'âge des deux personnages ôte définitivement toute crédibilité à ce couple de circonstance.
Avec un scénario paresseux, des dialogues plats comme une lagune et une post production à faire rougir Ed Wood dans les années 50 (je pense aux paysages d'Alaska rajoutés....), La proposition n'a de la comédie romantique que l'appellation que lui ont donnée les producteurs et les journalistes....

03 oct.

Le petit Nicolas démarre en trombe...

Pour son premier jour France Le petit Nicolas a confirmé son statut de potentiel blockbuster en cumulant 140 625 entrées sur 571 copies. Même si le mercredi est forcément un jour fort pour ce genre de film c'est tout de même une grosse performance et l'on va regarder les résultats des 5 premiers jours avec attention.

02 oct.

District 9: la SF aux allures d'antan

  l'avis
de
Julie
Il est loin le temps où nos écrans noirs étaient monopolisés soit par les films d'horreur soit par les films de science-fiction/gores. Le genre est passé et avec lui, on a fait nos adieux à Freddy Crugger, à Jason, à la Maison du Diable, à Evil Dead et à bien d'autres encore. Il a laissé la place à un nouveau genre : les films à effets spéciaux, catégorie fourre-tout où l'on retrouve, parfois, au détour d'un recoin, un peu d'horreur, un peu de gore, un peu de science-fiction. Les films SF d'aujourd'hui sont là pour "en mettre plein la vue", subjuguer le spectateur par les prouesses des ordinateurs. A quand remonte ce premier film à effets-spéciaux-parfaits? Au début des années 1990...Jurassic Park peut-être? Quoi qu'il en soit, la saveur, le goût et le contenu des films de SF/horreur/gore des années 1970-1980 ont - un peu- disparu. Il reste encore des pépites imprévisibles...Je pense à Cloverfield, à Saw I...
C'est dire l'enthousiasme avec lequel j'ai retrouvé cette madeleine de Proust en découvrant District 9. Fini les successions d'images léchées...Place à l'action, au glauque, au malaise, à la saleté. Point de place, non plus, aux effets spéciaux inutiles. Caméra "presque-au-poing", le réalisateur ose montrer des alliens laids, la pourriture des bidons-villes, des gens un peu moches et bêtes, le sang explosant sur l'écran. S'il n'y avait que cette authenticité! A côté d'un film brut et sans fioritures, il y a aussi un scénario puissant, une histoire complexe, une morale sous-jacente gênante.
Car il faut oser dénoncer un pays, l'Afrique du Sud (rien que ça), au début des années 1980 (mais si!), qui, après avoir recueilli un vaisseau spatial en détresse et accueilli les créatures l'habitant, après avoir parqué celles-ci dans une zone de non-droit au coeur de la capitale, décide un jour de les expulser pour les déporter dans une sorte de ghetto spécialement aménagé pour elles. Le nettoyage est confié à un petit agent du ministère des alliens, un pion, dévoué, prêt à exécuter tous les commandements dès lors qu'ils viennent d'en haut.
A travers l'histoire de cet agent spécial, c'est celle des alliens qui nous est contée. Mais pas seulement. Le propos audacieux du scénario ne feint pas: il s'agit bien de dénoncer le racisme primaire, celui qui de tout temps a existé, emportant avec lui ses ghettos, ses déportations, ses exécutions sommaires, ses expérimentations génétiques, ses agents dociles...
On peut peut-être un peu regretter que la morale du film n'ait pas été mieux soignée, plus explicitée. Le propos reste parfois un peu brouillon. A part la dénonciation du racisme, on retrouve aussi une glorification de la résistance et parfois même (je me trompe peut-être) du terrorisme.
Il n'en demeure pas moins que le film est une gifle, un coup de poing, rythmé par l'évolution progressive de son personnage principal. A la manière d'un reportage en direct, on suit celui-ci dans son avancée au sein du District 9. Son évolution, physique, mentale, est vertigineuse. Le spectateur le suit d'abord pas à pas, dans son avancée chez les allliens. Puis, il intègre petit à petit son esprit et son corps. La métamorphose est angoissante. L'absence d'effets spéciaux visuels renforce certainement cette angoisse. L'image est brute et sale. Et parce qu'il n'a de temps à perdre à contempler la beauté d'un rayon laser ou d'une bagarre inter galactique, le spectateur est pris aux tripes. Il en sort, non pas marqué par une succession d'images inutiles, mais par un sentiment fort de crainte mêlé à de la gêne.
District 9 aurait pu naître dans les années 1980. Il en a l'audace. Il est né dans les années 2000. Il en a donc le recul.

01 oct.

Box-office France semaine 39: La proposition démarre fort

Retour gagnant à la comédie romantique pour Sandra Bullock après un petit passage à vide de quelques films (Prémonitions, Entre deux rives) puisque La proposition est non seulement 1er du box-office mais c'est aussi la meilleure moyenne de la semaine (940 s/c). L'affaire Farewell ne devrait pas rééditer l'exploit de Joyeux Noël (2M d'entrées en fin de carrière avec une 1ère semaine à 606 009 entrées), la moyenne n'est pas bonne (568 s/c) et surtout la concurrence des semaines à venir s'annonce rude. Neuilly sa mère dépasse les 2M d'entrées et Un Prophète la barre symbolique du million, sans commentaire.
1La proposition303 534303 534
2L'affaire farewell259 383259 383
3District 9 (-53%, 2)223 856697 729
4Neuilly sa mere ! (-33%, 7)141 8482 138 007
5Inglourious basterds (-41%, 6)122 5072 609 737
6Le dernier pour la route119 355119 355
7La haut (-17%, 9)116 6974 183 419
8Un prophete (-40%, 5)96 2611 026 142
9Le coach (-52%, 3)88 136550 022
10Demineurs87 53387 533
11L'armee du crime (-43%, 2)85 188235 757
12Hotel woodstock78 44178 441
13Destination finale 4 3d (-53%, 5)46 7351 037 285
14Julie & julia (-64%, 2)46 402175 869
15Fish tank (-46%, 2)35 955102 561

27 sep.

Blogs cinéma: le best-of S03E04

Dimanche c'est jour de marché et de best-of, voici donc une petite sélection des articles de 3 blogs cinéma. Au programme l'écriture de script version Adobe, une plongée au coeur de l'usine Disney et l'eldorado du box-office: Goscinny.
Filmgeek : Adobe Story pose la première pierre d’Adobe Creative Suite Production Premium
Cineblogywood : Disney Trip 2, Blanche-Neige la fondatrice
Cinefeed: Goscinny, le Marvel Français ?


26 sep.

Goscinny le Marvel Français ?

Alors qu'outre Atlantique les adaptations des personnages de Marvel font le bonheur des studios, chaque nouveaux films étant l'occasion de battre le record d'entrées du précédent, les producteurs Français peinent à trouver leur saint Graal. Il y a bien eu quelques tentatives qui ont souvent été des déceptions. On peut citer de mémoire Les Chevaliers du ciel (adaptation des aventure de Tanguy et Laverdure) lancé en grande pompe mais qui a un déçu avec ses 1 200 000 entrées, idem avec Michel Vaillant (901 788 entrées). Même Largo Winch avait un peu déçu avec ses 1.8 millions d'entrées, les producteurs ont tout de même décidé de remettre le couvert puisqu'une suite est en cours de tournage.
Dans ce parterre d'adaptations ratées il y a tout de même un auteur qui s'en sort mieux que les autres et qui est au coeur de l'actualité cinématographique de cette rentrée: René Goscinny. La saga Asterix, même si le dernier opus a largement déçu, est maintenant perçu comme une locomotive du box-office (9M, 14M, 7M) et Iznogoud a rassemblé un large public (2.5M de spectateurs). On attend donc avec impatience la sortie du Petit Nicolas le 30 septembre puis celle de Lucky Luke 3 semaines plus tard. L'objectif des producteurs doit être quelque part autour de 3 millions d'entrées pour ces deux films. Pour ma part il ne fait aucun doute que l'un comme l'autre l'atteindront, je pense même que Le petit Nicolas est en marche pour dépasser les 4 millions si le résultat est à la hauteur de l'attente qu'il suscite. Rendez-vous dans quelques jours...

24 sep.

Box-office France semaine 37: District 9 à l'assaut du bo

Après avoir raflé plus de $112M au box-office US (pour un budget de $30M), District 9 prend largement la tête du box-office en France (double d'entrées du numéro 2) et affiche 1 060 s/c. Après son 1er jour canon (114 000 entrées) je m'attendais à des chiffres plus important mais je ne vais tout de même pas jouer le rabat-joie car il s'agit tout de même du 1er film de Neill Blomkamp sans tête d'affiche !
Derrière Neuilly sa mère continue son exploitation exceptionnelle qui devrait prendre fin la semaine prochaine avec la sortie du Petit Nicolas, le cumul (près de 2M d'entrées) est tout simplement phénoménale au sens premier du terme. A noter que La Haut dépasse maintenant les 4M d'entrées, succès largement mérité.
1District 9473 873473 873
2Neuilly sa mere ! (-12%, 6)212 4111 996 159
3Inglourious basterds (-34%, 5)209 2992 487 230
4Le coach (-34%, 2)183 026461 886
5Un prophete (-24%, 4)160 755929 881
6L'armee du crime150 569150 569
7La haut (-18%, 8)140 7094 066 722
8Julie & julia129 467129 467
9Destination finale 4 3d (-39%, 4)98 848990 550
10Ultimate game (-56%, 2)80 564265 684
11L'abominable verite (-36%, 4)78 245609 047
12Fish tank66 60666 606
13Non ma fille tu n'iras pas dan... (-48%, 3)65 990343 965
14Rien de personnel54 64154 641
15Very bad trip (-22%, 13)45 3321 938 229

20 sep.

Blogs cinéma: le best-of S03E03

Alors qu'un Dimanche plutôt maussade pointe le bout de son nez quoi de mieux que de rattraper sa semaine ciné en consultant les articles du best-of ? (j'en fais un peu trop ?). Vous avez aussi un bon panorama des news / critiques ciné sur cinefriends...
Cineblogywood : Tribute to Giuliano Gemma, bellâtre mais pas trop
Filmgeek : Film Festival de Ghent, J-15
Cinefeed: promo de Sin Nombre, les blogs ont la parole


18 sep.

Promo de "Sin Nombre", les blogs ont la parole

Dans le cadre de la promotion sur Internet de Sin Nombre (en salles le 21 Octobre), que Diaphana à eu l'intelligence de nous confier ;-), nous venons de mettre en ligne un site officiel simple mais qui fait la part belle à l'avis des blogueurs qui ont eu la chance de voir le film en avant-première. Leurs articles sont accessibles sur une page dédiée et repris en bandeau défilant sur la home page (avec un lien direct vers l'article).
N'hésitez pas à ajouter directement votre article ou à m'en faire part par email pour que je le rajoute. J'en profite pour souhaiter la bienvenue à Florian qui a courageusement accepter de rejoindre la petite équipe de cinefriends à un poste sans véritable titre ce qui m'autorise à lui faire subir les pires outrages :-). Les idées sont les bienvenues...


17 sep.

Box-office France semaine 37: on reprend les mêmes...

Les semaines passent et se ressemblent beaucoup avec un Tarentino au sommet et Neuilly sa mère qui ne montre aucun signe d'essoufflement grâce à la rentrée du semaine qui permet à tout le monde de garder, peu ou prou, ses entrées. Le coach réalise un démarrage correct (808 s/c sur une combinaison de 345 salles tout de même), preuve que la comédie à-la-Veber a encore sa place en France. Very Bad Trip progresse (+16%) et Harry Potter dépasse les 6 millions d'entrées.
Un prophète ne perd presque pas d'entrées cette semaine et devrait passer facilement le million d'entrées mais je doute qu'il puisse aller titiller les 1.5 millions...
1Inglourious basterds (-17%, 4)318 9562 277 931
2Le coach278 860278 860
3Neuilly sa mère ! (-0%, 5)241 1731 783 748
4Un prophète (-5%, 3)212 195769 126
5Ultimate game185 120185 120
6La haut (-17%, 7)170 9963 926 013
7Destination finale 4 3d (-27%, 3)161 659891 702
8Non ma fille tu n'iras pas danser (-16%, 2)126 902277 975
9L'abominable verite (-17%, 3)121 665530 802
10Les regrets (-27%, 2)65 766155 434
11Ma vie pour la tienne60 90760 907
12Very bad trip (+16%, 12)57 8411 892 897
13Numero 9 (-29%, 4)49 821481 907
14L'age de glace 3 (-27%, 11)49 2677 678 397
15Partir (-24%, 5)44 813537 120

13 sep.

Blogs cinéma: le best-of S03E02

Dimanche c'est jour de best-of, voici donc une sélection d'articles que vous devez avoir lu avant de commencer votre semaine.
- Filmgeek : Les meilleures applications cinéma pour iPhone
- Cineblogywood : Quand aller faire pipi pendant un film ?
- Cinefeed.com: box-office, on reprend les mêmes...


10 sep.

Box-office France semaine 36: on reprend les mêmes...

Septembre est un mois traditionnellement mauvais pour le cinéma. La rentrée, la fin des vacances et les impôts sont surement les raisons de ce désamour passager mais on peut toujours se demander si une autre programmation ne pousserait pas plus de gens dans les salles.
A voir le score moyen d'Un prophète je commence à croire que le choix de films n'y est pour rien et que septembre est définitivement un mauvais mois car si les chiffres ne sont pas mauvais (une baisse contenu et un cumul correcte) on est très loin de ce que le film mérite (2 millions d'entrées?). C'est une petite déception.
1Inglourious basterds (-39%, 3)386 5601 958 975
2Neuilly sa mere ! (-43%, 4)242 3211 542 575
3Un prophète (-33%, 2)223 509556 931
4Destination finale 4 3d (-57%, 2)221 213730 043
5La haut (-51%, 6)206 9793 755 017
6Non ma fille tu n'iras pas danser151 073151 073
7L'abominable verite (-45%, 2)145 788409 137
8Les regrets89 66889 668
9Numero 9 (-52%, 3)70 580432 086
10L'age de glace 3 (-56%, 10)67 1917 629 130
11Harry potter (-57%, 8)59 2705 988 816
12Partir (-37%, 4)58 691492 307
13Very bad trip (-15%, 11)49 8311 835 056
14Tu n'aimeras point30 84630 846
15G.i. joe le reveil du cobra (-62%, 5)26 793891 038

06 sep.

Blogs cinéma: le best-of nouvelle saison...

Septembre étant maintenant bien installé c'est l'occasion de lancer une nouvelle saison de notre "best-of blog cinéma" mis en place avec FilmGeek et Cineblogywood. Le principe est de vous proposer un article par blog publiés dans un billet commun, nous on pense que l'audience sur Internet SE PARTAGE !
- Cineblogywood : Jeunet a vieilli...
- Cartographie de la science fiction et du fantastique à la TV
- Cinefeed.com: Un prophète: et l'été s'achève sur un chef d'oeuvre

02 sep.

Box-office France semaine 35: les bâtards toujours au top

J'ai enfin rattrapé mon retard sur la publication des tops hebdomadaire du mois d'août. Tarantino fait toujours des étincelles et garde la 1ère place avec un impressionnant cumul mais c'est définitivement Neuilly sa mère qui a créé l'évènement de cet été avec 1.3 millions d'entrées en 3 semaines et surtout des entrées qui ne faiblissent quasiment pas ! Les 2 millions semblent largement assurées et je me demande même si les différentes fêtes qui arrivent ne vont pas porter le film plus loin...
Un prophète démarre très bien (moyenne de 1 134 s/c), reste maintenant à voir si le bouche à oreille est à la hauteur des réactions unanimes que le film à provoqué un peu partout mais la partie n'est pas encore assurée...
1Inglourious basterds (-33%, 2)632 6271 572 415
2Destination finale 4 3d508 830508 830
3Neuilly sa mere ! (-5%, 3)421 9531 300 254
4La haut (-11%, 5)421 7643 548 038
5Un prophete333 422333 422
6L'abominable verite263 349263 349
7L'âge de glace 3 (-21%, 9)152 8437 561 939
8Numéro 9 (-31%, 2)147 624361 506
9Harry potter (-27%, 7)137 7735 929 546
10Partir (-32%, 3)93 823433 616
11G.I. Joe le réveil du cobra (-42%, 4)70 475864 245
12Very bad trip (-18%, 10)58 4741 785 225
13Voyage sous les mers 3d46 77246 772
14La copine de mon meilleur ami (-53%, 2)39 814125 333
15Les derniers jours du monde (-47%, 2)38 207109 933

30 aoû.

Un prophète: et l'été s'achève sur un chef d'oeuvre

  l'avis
de
Julie
Existe-t-il un moment plus jouissif que celui où l'on sort d'une salle noire, les yeux habitués à l'obscurité, la tête encore pleine des images projetées, les membres engourdis, titubant presque sur le bitume du trottoir avec un sourire béat aux lèvres, celui du spectateur contenté, repus? Vous connaissez, Chers lecteurs, cette sensation de bien-être, celle d'avoir goûté à la perfection cinématographique...Mais rares sont les films qui nous procurent une telle jouissance. Jacques Audiard est l'un de ces géniaux réalisateurs qui réussissent le tour non pas une fois, non pas deux fois mais à chaque fois...Je me souviens encore de ma mine en sortant de la projection d'Un héros très discret, ou encore de celle de Sur mes lèvres. Et je repense avec envie à la sensation vécue après avoir vu sur grand écran De battre mon coeur s'est arrêté. Ô bonheur! Jacques Audiard n'avait pas dit son dernier mot. Il réitère le miracle avec Un Prophète en nous racontant l'histoire d'un homme, petit truand paumé sans repère ni attache, et de sa métamorphose dans l'univers carcéral au contact des délinquants. Malik dès son arrivée à la Centrale se trouve confronté au clan corse, en particulier son chef César Luciani qui lui ordonne de tuer un autre détenu dont le témoignage paraît trop compromettant pour lui. Le jeune homme comprend bien vite qu'il n'a pas d'autre choix que d'exécuter le crime. La mafia corse règne en maître sur l'administration pénitentiaire. Le crime une fois commis, Malik devient "le protégé" de César Luciani.
Si aux yeux des autres détenus, le jeune homme fait partie du clan corse, il n'est en réalité qu'un esclave au service du parrain pour lequel il effectue toutes sortes de tâches : café, serpillère, ménage. En contrepartie, il doit subir le racisme primaire de la mafia corse, la violence, l'arrogance du maître. Pour Malik la situation est inextricable, sa "protection" devient une prison dans la prison.
Isolé, il finit par communiquer en secret avec sa victime dont le spectre vient hanter sa cellule. La rage contenue fait naître un sentiment de survie chez lui. Et, petit à petit, le jeune homme se construit. A partir de ces communications d'outre-tombe, de ses rencontres avec d'autres détenus, de ses lectures, Malik va apprendre à devenir un homme puis, à son tour, un caïd.
D'un bout à l'autre, Un Prophète procure un sentiment curieux chez le spectateur: le film conjugue simplicité et complexité à la perfection. Si la construction scénaristique est simple, le cheminement que parcourt Malik est subtil, la confrontation avec César semée d'embuches et de pièges incessants. L'on craint constamment pour la vie du jeune homme et, jusqu'au bout, on ignore l'issue de sa métamorphose. Cette inquiétude ne quitte pas le spectateur jusqu'à la dernière minute du film. Et si Malik se transforme en caïd, on ne rougit pas pour autant de la sollicitude éprouvée pour lui.
La lenteur du film, elle aussi, est déconcertante. Là où d'autres films ennuient par leur esthétisme exacerbé, pèchent par une lenteur inutile et prétentieuse, Un Prophète est envoutant. Le fil se déroule progressivement, de manière initiatique. Le spectateur entre dans la Centrale avec Malik et en sort avec lui, six ans plus tard. Il observe la mutation du jeune homme par petites touches. Il subit sa solitude, s'inquiète pour lui, veut sortir des murs avec lui. Les permissions accordées à Malik sont vécues comme une bouffée d'air frais.
Jacques Audiard a réussi à recréer à la perfection l'univers carcéral. Non pas seulement en décrivant les conditions de vie dans la Centrale, mais en repeignant l'atmosphère étouffante des cellules, des couloirs, des douches, du cachot. La saleté dégouline de partout jusqu'à indisposer le spectateur.
Il filme, en toute simplicité, le visage de Malik, ses cicatrices, ses traits grossiers, son regard apeuré, sa haine contenue. L'émotion qu'il parvient à faire sortir de la bobine est brute, presque pâle comme les visages blafards des détenus. Il réussit au cinéma ce que seule la littérature permet de faire vivre au lecteur: éveiller son imagination. Le spectateur est presque acteur. D'un bout à l'autre, il cherche à pénétrer l'esprit du détenu pour comprendre son cheminement, ses envies, ses motivations.
Il suscite aussi la curiosité du spectateur par la manière qu'il a de dépeindre la relation entre Malik et César voire toutes celles entretenues par le jeune homme. De ses rencontres avec le parrain puis avec son ami Ryad et Jordi le gitan, Malik va apprendre à devenir l'homme qu'il n'était pas en entrant à la Centrale. On s'interroge alors sur le sens de ces relations. J'y ai vu, pour ma part, à chaque fois, mais de manière différente, la relation père-fils. Peut-être à tort...
Jacques Audiard a su choisir pour interpréter chacun des rôles des acteurs exceptionnels. Si Tahar Rahim (qui interprète Malik) est une révélation et crève l'écran, il n'est pas le seul à porter le film. Niels Arestrup est fascinant en parrain corse. Il parvient même à susciter de la pitié chez le spectateur. Quant aux acteurs qui interprètent Ryad et Jordi le gitan, ils sont tout aussi crédibles chacun dans leur rôle. Je pense en particulier au gitan, à sa manière de se droguer, de parler en avalant ses mots, de chanter complètement shooté un soir de noël.
Il paraît que quelques corses ont critiqué le film en dénonçant la manière dont le réalisateur avait de les présenter....Je n'ai vu à aucun moment de racisme, de stéréotypes, de clichés. J'y ai vu, au contraire, beaucoup de réalisme et d'humanisme. Jacques Audiard parle des corses comme il parle des musulmans, des islamiques. Il les montre simplement, sans jugement, ni parti pris. Ce n'est pas la vérité ni sa vérité. C'est une vérité, à un moment donné.

27 aoû.

Box-office France semaine 34

1Inglourious basterds939 788
2La haut (-10%, 4)472 654
3Neuilly sa mere ! (+3%, 2)445 579
4Numero 9213 882
5L'age de glace 3 (-9%, 8)192 444
6Harry potter (-26%, 6)189 581
7Partir (-31%, 2)138 551
8G.i. joe le reveil du cobra (-41%, 3)122 115
9La copine de mon meilleur ami85 519
10L'attaque du metro 123 (-35%, 4)74 627
11Les derniers jours du monde71 726
12Very bad trip (-20%, 9)71 013
13Le temps qu'il reste (-31%, 2)40 224
14Public enemies (-46%, 7)35 197
15The reader (-31%, 6)30 545
16Lili la petite sorciere le dra... (-28%, 2)26 461
17Whatever works (-15%, 8)25 972
18Le herisson (-2%, 8)24 436
19College rock stars (-59%, 2)24 172
20Une semaine sur deux (-49%, 5)18 294

20 aoû.

Box-office France semaine 33

1La haut (-36%, 3)525 731
2Neuilly sa mere !432 722
3Harry potter (-43%, 5)255 915
4L'age de glace 3 (-39%, 7)210 997
5G.i. joe le reveil du cobra (-55%, 2)208 544
6Partir201 242
7L'attaque du metro 123 (-39%, 3)115 613
8Very bad trip (-23%, 8)88 548
9Public enemies (-39%, 6)64 755
10College rock stars58 677
11Le temps qu'il reste58 297
12The reader (-44%, 5)44 001
13Lili la petite sorciere le dra...36 603
14Une semaine sur deux (-59%, 4)35 691
15Joueuse (-59%, 2)32 557
16Whatever works (-28%, 7)30 706
17Demain des l'aube27 816
18L'an 1 des debuts difficiles24 954
19Le herisson (-37%, 7)24 880
20Little new york (staten island (-63%, 2)21 658

13 aoû.

Box-office France semaine 32

1La haut (-37%, 2)825 909
2G.i. joe le reveil du cobra463 111
3Harry potter (-38%, 4)448 079
4L'age de glace 3 (-22%, 6)346 144
5L'attaque du metro 123 (-44%, 2)190 307
6Very bad trip (-6%, 7)114 429
7Public enemies (-27%, 5)106 819
8Une semaine sur deux (-33%, 3)87 909
9Joueuse80 114
10The reader (-27%, 4)79 215
11Little new york (staten island...58 633
12Whatever works (-28%, 6)42 782
13Le herisson (-18%, 6)39 380
14Transformers 2 la revanche (-41%, 7)26 537
15Ong bak 2 la naissance du drag... (-61%, 3)24 789
16Jusqu'a toi (-52%, 2)23 338
17Bruno (-62%, 3)22 637
18Une arnaque presque parfaite21 727
19Totally spies ! le film (-51%, 3)15 834
20Adieu gary (-40%, 3)14 938

06 aoû.

Box-office France semaine 31: Là Haut au top (c'est facile mais on est en août alors je me permets)

Alors que les succès de L'age de Glace et Harry Potter auraient pu laisser penser que Là Haut était la sortie de trop, le dernier Pixar démarre en trombe (très loin des 900 000 entrées en 1ère semaine de Wall-E). J'ai finalement eu raison d'être enthousiaste !
Derrière les nouveautés s'en sortent plutôt bien (L'attaque du métro ou Jusqu'à toi) et il en va de même pour les continuations (Une semaine sur deux ne perd que 34% de ses entrées), il est pas beau le box-office ?
1La haut1 301 9801 301 980
2Harry potter et le prince... (-44%, 3)727 7004 898 198
3L'age de glace 3 (-41%, 5)445 9746 659 511
4L'attaque du metro 123339 891339 891
5Public enemies (-32%, 4)145 6491 283 728
6Une semaine sur deux (-34%, 2)130 505327 402
7Very bad trip (-15%, 6)122 2401 452 761
8The reader (-28%, 3)107 937484 757
9Ong bak 2 (-59%, 2)64 378222 085
10Whatever works (-21%, 5)59 323694 338
11Bruno (-56%, 2)58 834192 635
12Jusqu'a toi48 85948 859
13Le herisson (-37%, 5)48 060628 741
14Transformers 2 la revanche (-44%, 6)45 0322 235 841
15Totally spies ! le film (-62%, 2)32 166117 832

30 juil.

Box-office France semaine 30: on prend les mêmes et on on recommence

Pas de gros bouleversement dans le top cette semaine avec les locomotives (Harry & L'age de glace) qui continuent de faire le plein d'entrées. Une semaine sur deux démarre très mollement (579 s/c). Mathilde Seigner risque de perdre son surnom de Madame 1 million d'entrées à ce rythme là (Quelque chose à te dire avait fait 170 000 entrées en 1ère semaine pour finir sa carrière à 400 000 entrées). Bruno fait un démarrage bien mou et devrait finir sa carrière à moins de 300 000 entrées, bien loin des 780 000 entrées de Borat !
1Harry potter et le prince de s... (-55%, 2)1 288 1014 170 498
2L'age de glace 3 (-33%, 4)754 9176 213 537
3Public enemies (-35%, 3)214 5041 138 079
4Une semaine sur deux 196 897196 897
5Ong bak 2157 707157 707
6The reader (-34%, 2)149 366376 820
7Very bad trip (-19%, 5)143 0031 330 521
8Bruno133 801133 801
9Totally spies ! le film85 66685 666
10Transformers 2 la revanche (-44%, 5)80 0982 190 809
11Le herisson (-38%, 4)76 104580 681
12Whatever works (-31%, 4)74 821635 015
13Victoria les jeunes annees d'une reine61 64861 648
14Adieu gary33 70033 700
15Bancs publics (-48%, 3)28 202179 014

30 juil.

Là-haut: quand un film d'animation atteint des sommets

  l'avis
de
Julie
Les 10 premières minutes de Là-haut à peine passées et déjà le spectateur, les yeux embrumés, tombera sous le charme de Carl, de sa maison pittoresque enchevêtrée dans de hauts grattes-ciel, de son histoire, de sa mélancolie et de sa solitude. Le dernier Pixar est certainement le crû le plus abouti, le plus mûr, le plus poétique, le moins enfantin. Derrière le sarcasme de Carl, se cache, on le comprend bien vite, un être plein de tristesse qui, après la mort de sa femme, décide de prendre sa revanche sur la vie, sous la forme d'un voyage improbable, dans sa maison hissée au ciel grâce à des milliers de ballons gonflés par lui-même. Là-haut, c'est une sorte de conte sur le sens de la vie, sur les regrets, sur les ambitions, et, surtout, les déceptions. Les adultes y percevront une morale non moralisatrice empreinte d'une grande sagesse. Quant aux plus jeunes (et les plus grands d'ailleurs), ils seront subjugués par la beauté du film, ses couleurs, ses dialogues sucrés-salés, ses personnages incroyables, ses chiens parlants, par le couple drôle et tendre formé par Carl et Russell.
Après avoir hissé les "ballons", emportant par mégarde avec lui, un petit boyscout pugnace, Carl veut à tout prix honorer la mémoire de son épouse qu'il a perdue, en entreprenant de partir visiter le pays de leur rêve, en Amérique du Sud. Car, confrontés aux épreuves de la vie, ces deux là n'ont jamais quitté leur petite maison et ont mené une vie sans surprise. Seulement Carl réalise au fur et à mesure de son voyage à travers la jungle, face aux situations les plus cocasses et incroyables, le vrai sens de sa vie, de la vie.
N'ayez crainte âmes impassibles! Malgré sa profondeur et sa grande sensibilité, Là-haut ne tombe jamais dans la sensiblerie et reste avant tout un film d'animation drôle, intelligent, inédit! Le voyage de Carl et de Russell, c'est aussi un périple magique dans une jungle colorée et majestueuse, une rencontre avec des animaux fous et collants et un savant fou et démoniaque.
Là-haut allie à la perfection le rêve, l'aventure, l'humour, la sagesse. Plus qu'un film d'animation réussi, Là-haut est un grand film, un chef d'oeuvre!

28 juil.

Pixar: une machine à succès

La sortie d'un film Pixar est toujours un évènement même si le studio créé par Steve Jobs a maintenant de sérieux concurrents sur le créneaux de l'animation 3D (Dreamworks, 20th Century Fox). Depuis le succès de Toy Story en 1996 tous les films Pixar ont réussi a mettre d'accord le public (ils ont tous dépassé les 2 millions d'entrées) et la critique et Là-Haut ne devrait pas bouleverser ce consensus tant le film est réussi (critique de Julie à venir si elle arrive à émerger). Alors même si le succès ne fait aucun doute les, déjà, 6 millions de spectateurs de l'Age de Glace 3 ou encore 4 millions d'Harry Potter risquent fort de l'empêcher de retrouver le niveau de Ratatouille (7.8 millions de spectateurs) pour se situer dans les eaux confortables de Wall-E (3.2 millions d'entrées). Je pense même que le film arrivera à tirer son épingle d'une programmation dense pour finalement cumuler 4.6 millions de spectateurs, moins ce serait injuste.
FilmB.O USEntrées France
Là-Haut$283 M4 600 000 (pronostic)
Wall-E$223 M3 200 000
Ratatouille$206 M*7 800 000
Cars$244 M2 080 000
Les Indestructibles$261 M5 600 000
Le Monde de Némo$339 M9 300 000
Monstres & Cie$256 M3 500 000
Toy Story 2$245 M5 500 000
1001 Pattes$162 M3 100 000
Toy Story$191 M2 700 000
*: Pixar avait accusé Disney d'avoir saboter la sortie US
Et vous à combien vous le voyez Là Haut ?


22 juil.

Box-office France semaine 29: Harry prend les rênes ...

Je ne me souviens plus depuis combien de temps nous n'avons pas eu deux films qui dépassent 1 million d'entrées dans le box-office ! Il y a eu cette semaine 5.6 millions de spectateurs dans toute la France en augmentation de 86% par rapport à l'année dernière et ce n'est pas fini car il y a encore Là Haut (dernier Pixar) qui devrait enfoncer le clous d'un été placé sous le signe des blockbusters. Le premier film Français de ce top est le Hérisson qui pointe en 7ème place avec un bon maintient (-30%) et un cumul tout à fait honorable (504 577 entrées en 3 semaines). Le phénomène Very Bad Trip continue de faire des ravages avec une petite baisse (-19%) et surtout une bonne moyenne (678 s/c) ce qui lui assure de garder ses copies dans un environnement très concurrentiel. Au rayon démarrage The Reader fait très bonne figure (798 s/c) alors que Tricheuse rejoint Bambou au catalogue des démarrages ratés (moyenne de 200 s/c avec une première semaine à 22 000 entrées).
1Harry potter et le prince de sang mélé2 882 3972 882 397
2L'age de glace 3 (-41%, 3)1 131 2665 458 620
3Public enemies (-44%, 2)330 177923 575
4The reader227 454227 454
5Very bad trip (-19%, 4)175 6511 187 518
6Transformers 2 la revanche (-47%, 4)142 6652 093 656
7Le herisson (-30%, 3)123 455504 577
8Whatever works (-34%, 3)108 896560 194
9Toy boy (-48%, 2)73 359214 187
10Bancs publics (-43%, 2)54 707150 812
11Bronson54 30254 302
12Bambou (-62%, 2)36 136130 742
13Tellement proches (-56%, 5)34 022765 602
14Les beaux gosses (-47%, 6)33 492847 225
15Jeux de pouvoir (-69%, 4)31 946653 098

17 juil.

Box-office France semaine 28: un été très US

Chaque année le box-office est trusté par les blockbusters US, on a beau le savoir c'est toujours très impressionnant de les voir débouler dans le top semaine après semaine. J'ai tout de même l'impression que cette année est particulièrement chargée (HP a venir entre autre) car les distributeurs ont également cherché à placer quelques comédies Françaises histoire de réitérer les succès des années précédentes (Nos jours heureux, Le premier jour du reste de ta vie) mais les places sont chers. Bambou est un terrible échec et Bancs Publics risque de finir vers les 200 000 entrées ce qui montre que la date de sortie n'était pas très bien choisie.
1L'age de glace 3 (-20%, 2)1 923 6204 327 354
2Public enemies593 398593 398
3Transformers 2 la revanche (-53%, 3)268 7441 950 991
4Very bad trip (-44%, 3)218 0681 011 867
5Le herisson (-14%, 2)176 406381 122
6Whatever works (-43%, 2)163 846451 298
7Toy boy140 828140 828
8Jeux de pouvoir (-53%, 3)102 283621 152
9Bancs publics (versailles rive...96 10596 105
10Bambou94 60694 606
11Tellement proches (-51%, 4)77 826731 580
12Les beaux gosses (-53%, 5)63 721813 733
13Lascars (-64%, 4)41 017535 775
14Hannah montana le film (-62%, 4)30 381335 910
15Terminator renaissance (-68%, 6)28 3611 554 973

17 juil.

Box-office France semaine 27: l'age de glace au firmament

Je rattrape doucement mon retard voici donc le box-office de la semaine 27. En quelques jours L'age de glace 3 a réussi à se placer 1er au top annuel et vu sa stabilité son score devrait grimper très haut. Le grand vainqueur de la fête du cinéma est sans conteste Very Bad Trip qui ne baisse presque pas (-3%). Dans l'ensemble la fête du cinéma s'avère être une opération très décevante et les bons chiffres sont surtout du à une offre exceptionnelle cette année.
1L'age de glace 3 le temps des Dinosaures2 403 734
2Transformers 2 la revanche (-49%, 2)566 359
3Very bad trip (-3%, 2)390 826
4Whatever works287 452
5Jeux de pouvoir (-29%, 2)215 813
6Le herisson204 716
7Tellement proches (-23%, 3)157 578
8Les beaux gosses (-17%, 4)135 209
9Lascars (-27%, 3)114 342
10Terminator renaissance (-27%, 5)89 951
11Hannah montana le film (-10%, 3)80 397
12La nuit au musee 2 (-21%, 7)51 520
13Notorious b.i.g. (-39%, 2)45 404
14Coraline (-34%, 4)42 552
15Good morning england (-13%, 9)40 271

03 juil.

Very bad trip: Une comédie sans (aucune) limite

  l'avis
de
Julie
Le cinéma nous livre avec ce film déjanté la troisième comédie de l'été. Après Les Beaux gosses à l'humour décapant et Tellement proches entremêlant éclats de rire aux fortes émotions, Very bad trip se présente comme une comédie jusqu'au-boutiste, sans limite. Les situations les plus improbables se succèdent devant le regard médusé du spectateur. Pris au piège du délire auquel se livre le réalisateur, le spectateur ne pourra retenir, à un moment ou un autre, une crise de fou rire incontrôlable. Very bad trip a l'audace d'une production Apatow la surdose de gras, si (trop?) chère à ce dernier, en moins.
A priori le scénario semble dénué d'originalité: Virée entre hommes à l'occasion de l'enterrement de vie de garçon de l'un d'eux. Destination Las Vegas. Réveil comateux, trou noir sur les évènements de la nuit passée. Le marié a disparu. A sa place, ses compères se retrouvent avec un bébé dans les bras et un tigre enragé dans les toilettes. Commence alors pour eux une quête délirante et sans répit. A travers la recherche de leur ami volatilisé, ils vont, peu à peu, être confrontés à leur nuit oubliée et retrouver, par petites bribes, la trace du marié.
On pourrait difficilement en dire plus sans dévoiler dans toute sa folie le film. L'histoire, vous l'aurez compris, est abracadabrante, improbable, délirante. Le film repose, en réalité, sur l'enchainement des situations cocasses dans lesquelles les garçons d'honneur se retrouvent et, bien évidemment sur les personnages détonants dont ils font la connaissance au cours de leur séjour à Las Vegas (je pense en particulier au kidnappeur asiatique sortant nu d'un coffre, appareillé d'un sexe de femme, à Mike Tyson en train de chanter Phil Collins, à la Wedding Chapel ultra kitch qui vend des mugs et des casquettes à l'effigie des mariés, aux deux flics vengeurs qui martyrisent les trois compères à coup de chocs électriques).
Dès le réveil des trois garçons d'honneur, on tombe, avec eux, et pour notre grand bonheur, dans un cauchemar éveillé. Leur very bad trip s'annonce, pour le spectateur, comme un fou rire nerveux et incontrôlable. Le clou du spectacle reste le beau-frère du marié (interprété par l'EXTRAORDINAIRE Zach Galifianakis) sorte de Rain man décalé, d'adolescent attardé, de gros barbu disjoncté. La seule vision du bébé accroché à ce dernier en porte-bébé, les énormes lunettes de soleil sur le nez, plonge immanquablement le public dans l'hilarité. Cette scène se hissera, sans aucun doute, au rang des très grands moments d'anthologie du cinéma. Après elle, d'autres se succèdent toutes aussi cocasses et farfelues.
Et si on peut regretter que le ressort comique s'épuise un peu, par moment, Very bad trip reste un film unique en son genre, fou, délirant et assurant le rire au public.

02 juil.

Box-office France semaine 26: Transformers en tête

La fête du cinéma commence doucement à avoir un impact positif sur les entrées, les films sortis la semaine dernière ne chute pas trop (-30% pour Tellement proches et Lascars) et l'on peut d'pres et déjà dire que les grands gagnants de cette opération en demi teinte sont Les beaux gosses (quasi stable avec seulement -6%) et surtout Very Bad Trip qui affiche la meilleure moyenne de cette semaine (1 600 s/c). Avec l'été qui commence et un bouche à oreille très positif il est bien difficile d'anticiper le score final mais à mon avis les 1.5 millions sont atteignables.
La fête du cinéma à tout de même permis à 17 ans encore de dépasser le million d'entrées (1 001 000 entrées).
1Transformers 2 la revanche1 115 8881 115 888
2Very bad trip402 973402 973
3Jeux de pouvoir303 056303 056
4Tellement proches (-30%, 2)203 789496 176
5Les beaux gosses (-6%, 3)162 715614 803
6Lascars (-29%, 2)157 423380 416
7Terminator renaissance (-33%, 4)123 6141 436 661
8Hannah montana le film (-34%, 2)89 798225 132
9Notorious b.i.g.74 02874 028
10La nuit au musee 2 (-22%, 6)65 3031 530 301
11Coraline (-28%, 3)64 763321 462
12Fais moi plaisir !61 27261 272
13Blood: the last vampire (-48%, 2)47 797139 628
14Hante par ses ex (-41%, 2)47 377128 263
15Anges & demons (-36%, 7)46 7461 997 249
16Good morning england (+14%, 8)46 218726 356

Au risque de me faire reprendre (gentiment) dans les commentaires, petite satisfaction pour les 500 000 entrées en 2 semaines de Tellement proches

30 juin.

Qu'est ce que Twitter en pense ?

Derrière ce titre un brin abscons se cache la dernière innovation que nous avons mis en ligne sur Cinefriends.com: avoir en temps réel une idée de ce qui se dit sur Twitter à propos d'un film.
Twitter est un service de microbbloging qui vous permet de suivre à la trace vos amis: ou ils sont, ce qu'ils font, ce qu'ils disent etc. Pour faire simple Twitter c'est comme le statut de Facebook mais visiblement par le monde. Sachant qu'un tweet (message envoyé à ses amis) ne peut pas excéder 140 caractères on se doute que l'information sur un film sera synthétique et c'est justement tout l'art du tweet: donner une information intéressante avec peu de mots. Suivre les tweets sur un film donne un point de vu complémentaire à tout ce que l'on peut trouver sur les blogs / commentaires / forum. Et comme rien ne vaut quelques exemples allez consulter ce qu'on dit sur Les beaux gosses, Very bad trip ou Tansformer 2



29 juin.

Transformers 2 - Gros carton au box-office US

Avec un cumul de $201M en 5 jours d'exploitation Transformer 2: La revanche est le 2ème film le plus rapide de l'histoire à atteindre la barre mythique des $200M de recette sur le sol US (derrière The Dark Knight) et ce n'est visiblement pas près de s'arrêter. Dans le monde le film a déjà rapporter $387M.

28 juin.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #60

Alors que la fête du cinéma démarre (mollement visiblement) je vous livre notre petit best-of hebdomadaire...
- Cineblogywood : Very Bad Trip, le meilleur film que j'ai bu
- Filmgeek : George Lucas interviewé en 1971
- Cinefeed.com: UN VOYAGE et DEPARTURES


26 juin.

UN VOYAGE et DEPARTURES

  l'avis
de
dbuk1000
En cette période de promotion des séjours touristiques pour les prochaines vacances, j'ai décidé de faire le tour du monde en cinq soirées et pour la modique somme de 50 € tout compris.
Je suis allé au cinéma et ce fut un merveilleux dépaysement sans retard dans les "vols", sans contrôle tatillons pour la sécurité du spectateur, sans vaccins et sans supplément.
J'ai commencé mon voyage en Israel avec le très beau film JAFFA sur le difficile amour entre une Juive et un Palestinien. Je l'ai continué dans la Pologne de 1940 avec KATYN sur l'assassinat par les Soviétiques de milliers d'officiers polonais pris au piège du pacte entre l'Allemagne nazie et l'Union soviétique de Stalinie. Un petit détour en Argentine pour accompagner un vieil homme dans ces derniers instants avec la FENETRE, ouverte sur les grands espaces de la Patagonie et de ses souvenirs. Une récréation légère et drôle à Paris avec TELLEMENT PROCHES. Enfin une longue et troublante étape au Japon avec DEPARTURES. Ce fut un voyage magique parmi des pays aux cultures si différentes mais où les hommes sont si semblables.

Lecteur , je vais exciter ta curiosité en te comptant un chef d'oeuvre peu connu du grand public, DEPARTURES qui a obtenu l'Oscar du meilleur film étranger. Film dérangeant car morbide et notre société, qui glorifie la jeunesse, n'est pas vraiment prête à côtoyer la mort bien que les films regorgent de tueries à grand spectacle.
En lever de rideau la musique éclatante de l'Hymne à la Joie qui progressivement va s'éteindre pour faire place à la complainte mélancolique d'un violoncelle solo. Lentement nous pénétrons avec délicatesse et beaucoup de pudeur dans le rituel funéraire nippon de la courte période entre la mort physique et l'élimination du corps du défunt.
Au début, à Tokyo, un jeune violoncelliste Daigo perd ses illusions artistiques quand son orchestre symphonique est dissous car il n'attire pas assez de spectateurs. Daigo retourne alors vivre avec sa jeune épouse dans sa petite ville natale, Yamagata dans une province rurale du nord du Japon,là où sa mère décédée lui a léguée une petite maison chargée des souvenirs de son enfance.
Daigo répond à l'offre d'emploi d'une agence de voyage et immédiatement il décroche le poste fort bien rémunéré. Il découvre que cette agence organise des voyages très spéciaux : aller simple pour l'au delà. Par nécessité financière, il accepte cet emploi impur dont il cache la réalité à sa jeune épouse.
L'entrepreneur vieillissant va devenir le maître de Daigo et lui enseigner les rites funéraires. Peu de mots , quelques longues complaintes de violoncelle, une caméra exigeante qui scrute les mains et gestes de Daigo, de son maître , leurs visages et ceux de la famille du défunt réunie pour assister à la cérémonie. Peu de mots. Daigo caresse délicatement les corps qu'il est chargé de préparer pour la crémation comme il caresse son instrument pendant que son regard s'attarde délicatement sur l'assistance quasiment envoûtée par ses gestes. Les proches du défunt sont les spectateurs acteurs d'une incroyable catharsis : « nous prenons plaisir à contempler les images les plus exactes de choses dont la vue nous est pénible dans la réalité, comme les formes d'animaux les plus méprisés et des cadavres » (Aristote, Poétique, 1448b10)."

Une grande charge à la fois émotionnelle et poétique; un chef d'oeuvre pour ceux qui pourront surmonter leurs peurs.


24 juin.

Box-office France semaine 25: Tellement proches... des spectateurs

Tellement proches prend la tête du box-office cette semaine avec une bonne moyenne de 742 s/c suivi des Lascars qui débute également solidement (769 s/c). A noter tout de même que nous avons une petite semaine de fréquentation, beau temps et fête du cinéma à venir sont certainement les responsables de cette relative désertion. Les beau gosses continue sur sa bonne lancée en ne perdant que 38% de ses entrées. Coraline est une grosse déception (438 copies tout de même) avec un cumul en 2ème semaine de 256 000 entrées !
Ne te retourne pas et Anticrhrist ne vont pas gagner grand chose dans les semaines à venir terminant ainsi une carrière éclaire (163 000 entrées et 121 000 entrées). OSS 117 dépasse maintenant les 2.5 millions d'entrées et devient le 3ème succès Français de cette années derrière Coco et LOL
1Tellement proches292 387292 387
2Lascars222 993222 993
3Terminator renaissance (-50%, 3)185 6671 313 047
4Les beaux gosses (-38%, 2)173 809452 088
5Hannah montana le film135 334135 334
6Blood : the last vampire91 83191 831
7Coraline (-47%, 2)89 346256 699
8La nuit au musee 2 (-47%, 5)83 3151 464 998
9Hante par ses ex80 88680 886
10Anges & demons (-43%, 6)73 2681 950 503
11Etreintes brisees (-39%, 5)57 153780 817
12Amerrika52 01152 011
13Looking for eric (-43%, 4)44 635413 106
14Millenium (-49%, 6)43 9451 145 271
15Good morning england (-24%, 7)40 508680 138

24 juin.

The very bad trip - Carton US de ce début d'année

Produit pour $35M, Hangover (The very bad trip en Français) cumule après 3 semaines la coquette somme de $156M sur le sol US et vogue vers la barre mythique des $200M. Pour une comédie sans tête d'affiche (Bradley Copper n'est pas encore une tête d'affiche) c'est le jackpot !
Le film sort aujourd'hui sur nos écrans, reste à savoir s'il connaitre le même sort que les films des nouveaux comiques US (un petit tour et puis s'en vont) ou s'il fera office d'exception. Les 884 spectateurs sur Paris à 14 heures (sur 17 copies) ne sont pas un bon présage...

22 juin.

Jeu concours: "Jeux de pouvoir"

A l'occasion de la sortie le 24 juin de Jeux de pouvoir, StudioCanal permet aux lecteurs de cinefeed.com de gagner des affiches dédicacées par le réalisateur du film, Kevin MacDonald.
Tous ceux qui répondront correctement aux questions ci-dessous pourront participer au tirage au sort pour gagner l'une des 5 affiches mises en jeu.
Bonne chance à tous !

21 juin.

Blogs cinéma: le best-of #59

Dimanche c'est l'heure du best-of (même avec un peu de retard) avec cette semaine une critique, une vidéo et des chiffres...
- Filmgeek : Critique de Tranformers 2 La Revanche
- Cineblogywood.com : Benoît Poelvoorde : la différence entre le cinéma belge et le cinéma français
- Cinefeed: Box-office France semaine 24: les beaux gosses cartonnent


20 juin.

Box-office France semaine 24: les beaux gosses cartonnent

Certes Terminator est toujours 1er du top mais c'est véritablement Les beaux gosses qui sort du lot cette semaine. Sans tête d'affiche, un petit budget le film réussi l'exploit de réaliser l'excellente moyenne de 1 384 s/c, je suis content de voir qu'un film aussi peu formaté puisse également remporter un succès public. Fin de carrière à 800 000 entrées ?
Terminator confirme son mauvais démarrage et ne cumule que 1.1 millions d'entrées. Coraline est également une déception, le marketing (sur Internet) était bon tout comme les premiers échos mais avec seulement 167 000 entrées (faible moyenne de 382 s/c) c'est une grosse déception. Je vais te manquer finira sa carrière dans les 200 000 entrées, sans commentaire.
1Terminator renaissance (-51%, 2)371 0571 127 380
2Les beaux gosses278 279278 279
3Coraline167 353167 353
4La nuit au musee 2 (-29%, 4)158 5741 381 683
5Anges & demons (-24%, 5)129 5601 877 235
6Je vais te manquer98 33498 334
7Dancing girls97 71997 719
8Jusqu'en enfer (-22%, 3)94 405425 162
9Etreintes brisees (-33%, 4)93 740723 664
10Millenium (-29%, 5)85 3421 101 326
11Looking for eric (-35%, 3)78 017368 471
12Quelque chose a te dire (-41%, 3)71 222362 271
13Ne te retourne pas (-40%, 2)54 558146 185
14Good morning england (-10%, 6)53 216639 630
15Antichrist (-37%, 2)40 295104 014
16Confessions d'une accro du sho... (-49%, 4)35 172427 715
17Sunshine cleaning32 64732 647
18The women (-51%, 2)29 84191 300
19Jaffa29 05329 053
20Home (-77%, 2)26 218138 644

15 juin.

Tellement proches: revue de blogs

  l'avis
des
Blogs
Même si l'envie de faire une critique de Tellement proches me démange, je ne vais pas rompre ma promesse mais plutôt livrer à votre sagacité une liste exhaustive des critiques publiées par les amis blogueurs qui ont assisté aux différentes avant-premières. Si votre critique n'apparaît pas n'hésitez pas à la laisser en commentaire à cet article je tacherai de l'ajouter rapidement.
  • DVDRama.com
    Une comédie débordante de vitalité et d’intelligence qui s’acharne, dans un joyeux bordel, à abolir toutes les frontières et les préjugés... Ca commence de manière hyper classique et ça se termine à mille lieues de ce qu’on pouvait imaginer. Et c’est loin d’être un défaut.
  • www.prland.net
    Tellement proches, d'Eric Toledano et Olivier Nakache, est une comédie ovni qui débute donc un peu péniblement avant d'aligner en continu des scènes d'anthologie drôlissimes. Chacune pourrait d'ailleurs constituer un sketch indépendant qui se suffit à lui-même. Parmi mes moments préférés : l'entretien d'embauche de la femme de ménage, l'avocat commis d'office "face à ses clients" (excellent François-Xavier Demaison), le médecin black qui a du mal à s'imposer (étonnant Omar Sy), Geneviève 91 ans arbitre d'un match de ping pong en pleine cité (Renée des films de Klapish égale à elle-même), une séance de crazy signs improvisée (Vincent Elbaz fait un GO tout à fait crédible), la fausse juive qui vrille assez violemment dans l'excès, une soirée diapos en famille d'un nouveau genre et pas mal d'autres
  • www.lexpress.fr
    En 2009, la réussite est au rendez-vous : Tellement proches, l'histoire d'une famille avec couples, beau-frère, beaux-parents, gamin excité, boulots pas drôles, visite à Ikea et prises de têtes à claques aux repas.
  • www.cine-mermoz.com
    Un petit bijou d'humour, d'émotion, de délire, de fraîcheur ! une comédie irrésistible !
  • ludosworld.blogspot.com
    Avec Doudou, on a vu ce film en avant-première, en présence de l'équipe du film. C'était génial, les ralisateurs de Nos jours heureux m'avait séduit, mais là ce film sur la famille est tellement vrai.
  • blogsperso.orange.fr
    Un casting à la hauteur de l'excellent moment passé ! En bonus, rencontre avec une partie de l'équipe du film (les réalisateurs, Audrey, Joséphine, Omar et le petit Max). Une équipe d'une grande disponibilité puisque l'échange a été d'une bonne demi heure ce qui est rare. Omar est même monté dans la salle faire un câlin à une dame qui lui disait qu'elle le préferait dans le film plutôt que dans le "SAV des émissions" de Canal+
  • grandmath.canalblog.com
    Ca y est, pour moi le tandem Toledano & Nakache c'est comme une marque déposée, et ce en seulement deux films que j'ai pu voir de ces réalisateurs. C'est dire à quel point Tellement proches est réussi, et pourtant on les attendait au tournant après la merveilleuse surprise que fut Nos Jours Heureux il y a deux ans.
  • www.lepost.fr
    Ce film est devenu mon coup de coeur du moment .C'est étonnant comme le nouveau cinéma français se veut intimiste et surprenant ces temps-ci. En regardant ce film réalisé par Eric Toledano et Olivier Nakache beaucoup de sujets sont traités de façon très lègère et sur fond d'humour que certains désigneront comme potache mais qui restent efficace .
  • Toutmoncinema.com
    Trois ans après l'excellente surprise de Nos jours heureux, Eric Toledano et Olivier Nakache reviennent en force avec cette comédie délicieusement barrée et tellement tendre. Un Tellement proches qui sonne tellement juste et nous confirme que nous tenons-là deux grands talents de la grande comédie !
  • sophiemenart.info
    j'ai ri, beaucoup.. j'ai même larmoyé jusqu'à me moucher bruyamment... si si ! La sortie c'est le 17 juin, allez le voir, c'est du pur bonheur, et ça fait du bien !
  • choukrounette.hautetfort.com
    Bref courrez tous voir ce film, c'est du bonheur à l'etat brut! Pour tous publics, toutes nationalités, que tu sois fils unique ou issu d'une famille nombreuses tu vas a-dor-rééééééééééé!
  • www.monsieurzac.com
    Le tout est bien filoché et on passe vraiment un bon moment en compagnie de toute la troupe d'acteurs vraiment différents les uns des autres. L'affiche en témoigne d'elle-même. Un film noté "bien" d'un commun accord avec l'ami.
  • mulderville.net
    L'accomplissement majeur de Tellement proches réside ainsi dans la capacité de ses créateurs de préserver la bonne humeur communicative de leur film précédent, Nos jours heureux, et de l'enrichir d'un fond existentiel certes sérieux, mais qui provoque avec le recul une sympathie et une compassion humaines authentiques, à la place de la moquerie ironique, voire cynique, bien trop souvent de mise dans ce genre de film.
  • www.blugture.com
    Les acteurs sont tout pile parfaits, d'une justesse et d'un à-propos géniaux. Vincent Elbaz est toujours mon amoureux secret, Isabelle Carré pile à sa place dans ce rôle inhabituel, Omar Sy sur le fil ne tombe pas dans la caricature. Mention spéciale à Pierre Bénichou juste génial : drôle et attendrissant dans son rôle de coiffeur chauve et perruqué à la retraite. Je ne vais pas dire que ce film m'a fait réfléchir sur le sens de la vie bien sûr mais il m'a emportée tout bêtement. J'ai passé un bon moment avec cette famille loufoque, qui ne pourrait pas être la mienne, qui n'est a priori pas très crédible et à laquelle pourtant, le casting a réussi à me faire croire.
  • www.melty.fr
    Si vous avez aimé Jean-Paul Rouve directeur de colo, Omar Sy, ultra connu pour le SAV, animateur qui pue de la bouche ou Joséphine De Meaux, folle dingue qui insulte les jeunes enfants, alors courez au cinéma le 17 juin prochain pour vous esclaffer devant l'équipe entière réunie devant la caméra de deux réalisateurs passionnés par leur travail. Présenté en avant-première à l'UGC Ciné Cité de Sqy Ouest (78), le film a reçu un accueil chaleureux du public et les acteurs ont été applaudis longuement à la fin du générique.
  • blog.letudiant.fr
    A la fin j'ai donné mon avis e tant que membre j'ai choisi "Excellent" (enfin le meilleur bulletin des 4 possibles). Rare sont les films qui ne sont pas de l'action ou de la science fiction que je vois au cinéma, là pour le coup si votre mesdemoiselles votre geek est réticent à aller au cinéma, il ne s'ennuiera pas avec ce film drôle et émouvant ou on se reconnaît assurément.
  • analepse.wordpress.com
    Bien que l'histoire s'avère de prime abord banale, voire totalement clichée (deux familles qui se supportent mal au départ finissent par s'adorer à la fin), c'est à travers un montage traditionnel « cut » et le procédé du flash back que les spectateurs sont amenés à apprécier les péripéties de ces familles, dont le réalisme interpelle très directement.
  • www.leslie-parisienne.fr
    J'ai beaucoup ri et pleuré. Beaucoup d'émotions. Bien que ma famille ne ressemble pas du tout à cette famille, c'est le genre de film qui me met face à la relation que nous avons face à nos parents, frères et soeurs. Ca me permet de m'apercevoir que je devrais être un peu plus proche d'eux de peur de rater quelque chose de leur vie. Bref, ça me fout toujours une claque ce genre de film?
  • www.toutunprogramme.com
    Cette dernière réalisation du duo Toledano-Nakache a réussi le miracle de me réconcilier avec les comédies françaises sur la famille. Enfin jusqu'à ce que je retombe sur un bon vieux navet?
  • www.thomasgoubin.com
    Pour résumer en quelques mots, vous assisterez à un grand spectacle, vous passerez un excellent moment avec le sourire scotché sur votre visage, vous serez admirablement surpris par une chute inattendue, vous adorerez les différents personnages évoluant sous vos yeux ébahis, vous aurez envie de remercier l'équipe du film et d'en découvrir un peu plus sur cette jolie histoire.
  • www.iblogmyworld.com
    c'est réellement du rire en barre, beaucoup parle de comédie française de l'année et je pense également que ce sera difficile de le surpassé, tant la barre a été mise haute.
  • www.p1prenelle.fr
    Tellement Proches est le genre de film que je ne vais jamais voir au cinéma. D'une part parce que c'est une comédie et que je n'aime pas trop les comédies et d'autre part parce que c'est une comédie française et que j'aime encore moins ça. Il est certain que si je n'avais pas eu l'opportunité d'aller le voir en avant première, je ne serais jamais allée le voir et j'aurai eu tord.
  • shin.over-blog.org
    Parce que même si le cinéma français a peu la fâcheuse tendance à se complaire dans la production de comédies familiales en-veux-tu-en-voilà, le simple fait que ce film soit réalisé par le tandem à l'origine des très bonnes surprises Je préfère qu'on reste amis et Nos jours heureux me rassure largement sur son potentiel de divertissement de grande qualité.
  • ladiesroom.fr
    tellement proches est un petit bijou savamment rythmé, truffé de situations cocasses et drôles, de moments tendres et d'humour efficace. Les répliques sont déjà cultes (« Ah parce que c'est un chien?? »), les acteurs sont bons (Josephine de Maux est impériale dans le rôle de l'hystérique sous fixette), la chute finale est inattendue et très belle (Leslie et moi en avons pleuré)
  • www.graine2blog.com
    dans Tellement proches le stéréotype de la belle-mère envahissante ma beaucoup fait rire. Le ton est bien pesé tout comme les répliques. On n'est jamais dans le trop. J'expliquerai cela par le choix des acteurs. Vincent Elbaz, Omar Sy et Demaison a qui on offre souvent les costumes de personnages uniquement comiques, réussissent ici par plusieurs fois le grand écart. Ils sont capables de nous faire rire d'une autre façon, un vrai talent.
  • aide-soignant.over-blog.fr
    Ce film est devenu mon coup de coeur du moment. C'est étonnant comme le nouveau cinéma français se veut intimiste et surprenant ces temps-ci.
  • jessfarrugia.blog.sudouestjob.com
    Les acteurs jouent bien leur rôles, parfaitement crédibles (dans les extrêmes, j'entends), ça roule, on ne s'ennuie pas une seconde, on ne réfléchit pas non plus. Très bien pour déconnecter après une grosse journée de boulot!
  • www.filmsactu.com
    Trois ans après l'excellent Nos Jours heureux, le tandem Toledano / Nakache revient avec Tellement Proches, film sur la famille qui, tout comme son aîné, fleure bon le vécu et la nostalgie. Hélas, malgré une volonté de recréer à l'écran ce qui faisait le charme de leur précédente sucrerie, Toledano et Nakache ne parviennent qu'à de trop rares occasions à impliquer le spectateur dans ce qui s'apparente plus à un gros clin d'?il à leur famille respective qu'à une véritable peinture à la portée universelle. Au final, si les personnages dépeints ici sont bel et bien proches, le spectateur de son côté l'est beaucoup moins. Il en est même loin ... tellement loin.
  • peepingtom1.blogs.allocine.fr
    On y croit, on se voit; dans cette famille aux accents divers et variés. Un casting impeccable (Elbaz, Carré, Demaison, Sy, Dana et Joséphine de Meaux) d'aucun ne vole la partition de l'autre. Parfait de rythme et de mise en scène (plus que de réalisation d'ailleurs) avec un scénario intelligent de cadence, le film poursuit son chemin de la première minute à la dernière.
  • www.viedegeek.fr
    Un souffle "vrai" sur la comédie française, une ode à la famille. Humour, réalisme quotidien et folie font de ce film, un bon film !
  • www.lavieestunefete.fr
    Je me suis rendu à l'avant première sans motivation particulière m'attendant à voir une en-ième comédie sauce française à coup de produits du terroir et de gros rouge qui tache? pour en ressortir heureux. Et pourtant vous pouvez me croire je fais parti des publics extrêmement difficiles en matière d'humour : je ne sourcillerai pas devant un Veber, je reste stoïque devant Dubosc, Pierre Richard me désole? Mais là franchement les auteurs font fort : la scène d'ouverture est absolument hilarante. Les situations dépeintes font résonner le vécu ou l'empathie en nous. Le film souffre de très légères pertes de vitesse dans l'intensité narrative : ce serait le seul microscopique point faible.
  • cedric.bourgeon.free.fr
    Les scènes cocasses s'enchaînent d'un bon rythme, des petits riens font sourire, voire même rire. En effet, l'humour dans ce film est bon. Si vous avez aimé "Nos Jours Heureux", vous ne pourrez qu'apprécier "Tellement Proches" et je vous encourage à aller le voir (que vous ayez vu ou pas leurs films précédents).
  • www.thomasgoubin.com
    Pour résumer en quelques mots, vous assisterez à un grand spectacle, vous passerez un excellent moment avec le sourire scotché sur votre visage, vous serez admirablement surpris par une chute inattendue, vous adorerez les différents personnages évoluant sous vos yeux ébahis, vous aurez envie de remercier l'équipe du film et d'en découvrir un peu plus sur cette jolie histoire.
  • www.throughmyeyes.fr
    Difficile de résumer en quelques mots le film de Nakache et Toledano. Il se passe plein de choses durant plus d'une heure et demi, le scénario nous surprend pratiquement à chaque scène. C'est la force du film, qui navigue habilement entre rire et émotion, toujours sur la corde raide sans jamais fléchir. Cette comédie enlevée nous brosse une galerie de personnages truculents portés par des acteurs très en forme.
  • nelshd.free.fr
    Ça fait du bien. Ça fait du bien de voir que le genre « comédie française » n'est pas mort !
  • vivilachipie.hautetfort.com
    Après 1h42, j'ai mal aux zygomatiques et j'ai passé un agréable moment ! Le film est plus aboutit, plus mûre que "Nos jours heureux".
  • xav-b.blogs.allocine.fr
    Tellement Proches confirme tout le bien que l'on pensait du duo Nakache & Toledano apres les excellents Je Prefere Qu'on Reste Amis et Nos Jours Heureux. Ce troisieme film, tout aussi réussi, risque fort de se reveler comme LA Comédie de cet été.
  • chroniquesda.over-blog.com
    Et comme dirait Beckett, pas de comique sans tragique : forcément des remises en causes, des rutpures, des coups de gueule... jusqu'à la scène finale très chargée en émotion.
  • desvigne.org
    passé les premières minutes du film (fidèles à l?esprit de la bande annonce), on découvre des personnages attachants, qui font le grand écart entre leurs rêves et la vision réaliste de leur vie. Certaines scènes nous rappellent forcément quelque chose (ahhh, les petites explications familiales viriles). Bref, très bon film pour se changer les idées et se désarticuler les zygomatiques. Quant à la réaction du public à mes cotés : à aucun moment j?ai entendu un spectateur parler d?un architecte qui aurait construit des immeubles en forme de choux?
  • blackwarrior57.canalblog.com
    Ce qui m'a aussi déçu, c'est l'absence d'un véritable fil conducteur du scénario, on assiste plus à une série de petites histoires différentes, même si toutes sont reliées par le fait qu'elles se passent dans la même famille, qu'à une base solide sur laquelle repose le film. On en arrive à se demander d'où sortent toutes ces idées qui tournent vite à l'absurde. J'ai cependant bien aimé la fin qui fait passer plus d'émotions, mais je ne vous en dis pas plus pour ne pas trop gâcher si vous allez le voir. A mon avis, tout le film aurait dû être plus comme la fin.
  • feeds.ladiesroom.fr
    Au final, tellement proches est un petit bijou savamment rythmé, truffé de situations cocasses et drôles, de moments tendres et d'humour efficace. Les répliques sont déjà cultes (« Ah parce que c'est un chien?? »), les acteurs sont bons (Josephine de Maux est impériale dans le rôle de l'hystérique sous fixette), la chute finale est inattendue et très belle (Leslie et moi en avons pleuré)
  • www.poleenandthecity.fr
    Ce film est une vraie perle, on passe du fou rire à la vive émotion d?une scène à l?autre. Les dialogues sont très caustiques, pointus, drôles et touchants. Les acteurs ont tous un petit quelque chose d?attachant et d?exaspérant à la fois. J'aurais du mal à vous résumer ce film, ni comédie, ni drame. Il est tout simplement une bonne dose de rire, de naturel et d'émotion pendant 1h40.
  • santabarbablog.online.fr
    Mon avis donc : On ne s?ennuie pas une seconde dans ce film qui démarre sur les chapeaux de roues ! De l?humour grinçant, des jeux de mots, des situations absurdes, il y en a pour tous les goûts et il est rare de rester plus de 5 minutes sans rire ou sourire !! Ce qui est plutôt bon signe :-) En revanche la fin joue sur la corde sensible pour nous faire verser notre petite larme. C?est réussi, on a l??il humide. Je trouve cependant dommage d'avoir joué la carte de la mièvrerie à l'américaine, le film étant en soi très très amusant.
  • tibotebo.hautetfort.com
    Mais ce qui est fort, c'est qu'en un instant on passe des rires aux larmes, les acteurs jouent bien, notemment la soeur complètement dejanté (dans le film car dans la vrai vie, elle fait un peu coincée). Donc je vous le conseille vivement pour se vider l'esprit et rigoler un bon coup.
  • eamimi.hautetfort.com
    C'est bien simple, je ne suis pas adepte de comédies françaises donc de moi même je ne serais pas allée voir ce film en salle le 17 juin. Et bien ça aurait été une belle connerie ! J'ai beaucoup aimé ce film et du coup ça m'a donné envie de regarder Nos jours heureux des mêmes réalisateurs (Eric Toledano, Olivier Nakache).
  • www.marietorres.fr
    Après Nos Jours Heureux, Eric Toledano et Olivier Nakache nous font encore plaisir avec Tellement proches. Cette comédie française, de bon goût, ne nous laisse pas indifférent: un rythme effréné, des situations improbables, et un esprit de famille dans lequel chacun de nous se reconnaitra.
  • critique-ouverte.blogspot.com
    2 mots : simple et efficace ! Le duo de scénaristes/réalisateurs Eric Toledano et Olivier Nakache remettent ça ! Dans la continuité de leur précédente comédie Nos jours heureux, on retrouve : - un thème grand public fédérateur (NJH : les colos - TP : la famille) - une atmosphère conviviale, pas d'humour blessant ou choquant - du rythme, des scènes drôles qui pourraient être tirées de notre propre vécu - des formations de couples (forcément attendrissants) - quelques acteurs talentueux en commun : Joséphine de Meaux, Omar Sy
  • thegiao2001.typepad.fr
    La comédie familiale est assez plaisante sans atteindre le niveau de Nos Jours Heureux. En outre, le plus beau film qui traite de ce sujet à mon sens est de très loin Le Premier Jour du Reste de Ta Vie de Rémi Bezançon qui m'a scotché du début à la fin au point d'aller le voir trois fois dans la même semaine. Il reste une bluette assez bien vue avec des situations exagérées à l'extrême et de bons numéros d'acteurs.
  • chroniqueblonde.blogspot.com
    Le fil conducteur du film est la famille, aussi loufoque soit-elle, dans laquelle j'ai reconnu ma propre famille. Tellement proches prouve qu'on doit composer avec les caractères de chacun mais que malgré tout la famille reste forte et soudée et qu'en épousant quelqu'un on épouse aussi sa famille. Entre moments d'humour et d'émotion qui jalonnent le film je suis passée du rire aux larmes. Eh oui ! J'ai ri pendant 1h40 mais il fallait bien un moment où je verserai ma larme.
  • moncoteface.over-blog.com
    Au final, tellement proche est un petit bijou savamment rythmé, truffé de situations cocasses et drôles, de moment tendres et d'humour efficace. Les répliques sont déjà cultes (« Ah parce que c'est un chien?...»), les acteurs sont bons (Josephine de Maux est impériale dans le rôle de l'hystérique sous fixette), la chute finale est inattendue et très belle (Leslie et moi en avons pleurés) festival de Banlieue parisienne, de juiveries, d'hysteries, de nevroses, d'amour, de clichés, bref, un tendre bordel vivant dans lequel on se reconnaitra tous. Et Vincent Elbaz a un sourire qui t'arrache la chemise avec les dents en poussant des grognement (et en vrai, c'est pire. Quelqu'un aurait un bavoir?...).
  • leblogcine.fr
    Comme l'a dit un des deux réalisateurs : ?Le film est impossible à raconter?. Entre personnages stéréotypés, guerre de famille, hypocrisie et moment de rigolade?le film est un vrai moment de détente que nous vous conseillons.
  • alexis.denise.free.fr
    Si vous devez aller voir une comédie, et plus particulièrement une comédie française, c'est bien celle-ci ! On rit pratiquement du début à la fin, les scènes s'enchainent, et je ne dirais pas qu'on se reconnait dans les personnages parce que chaque famille est différente (et celle-ci encore plus que les autres), mais on s'imagine tous à leur place. Il leur arrive des trucs qu'on ne souhaite à personne mais qui nous font marrer quand on sait que ça arrive? Bref, du rythme et des situations improbables. Un vrai régal.
  • lebananablog.fr
    Tout ce beau monde forme une petite famille qui va connaître des changements radicaux, des situations cocasses ou émouvantes, et qui en définitive nous emmène d'un bout à l'autre du film sans le moindre temps mort. On sort de ce film avec le sourire, et une furieuse envie de voir plus de films français de cette trempe.
  • xav-b.over-blog.com
    Eric Toledano et Olivier Nakache signe eux meme un scenario vraiment tres drole emplis de rebondissement, pas le temps de s'ennuyer ! On suit les branches de l'arbre généalogique d'une famille d'épicier dont chaque membre connait des quelques difficultés dans la vie, des problèmes qui parleront à tous. Grace a des dialogues ciselés à la perfection aux répliques immédiatement cultes et un montage vif, on passe 1h40 a rire ou sourire de leur déboires. La visite à Ikea et la scene du repas au début du film donnent immédiatemment le ton de ce qui nous attend. D'autres scenes tout aussi hilarantes qu'on aura plaisir a voir et a revoir parsement le film.
  • bj-mat.blogs.allocine.fr
    Des questionnements, des choix, des remises en questions que nous sommes inéluctablement amenés à faire un jour ou l'autre. Sans tomber dans la moralisation ou le discours simpliste, le duo de réalisateurs arrivent à jongler habillement entre humour et sentiments sans tomber dans l'excès de l'un ni de l'autre. Il est cependant dommage que le final du film ne soit pas d'aussi bonne facture, le sentimentalisme revenant aux premières loges (mais en plus dégoulinant) comme pour arracher les larmes aux spectateurs les plus nostalgiques. Ce choix était à mon avis à éviter mais s'assure un succès indéniable auprès d'une très large partie du public.
  • en-toute-impunite.blogs.allocine.fr
    Tellement proches comporte ainsi un certain nombre de défauts de jeunesse. L'humour tient surtout sur les situations et les confrontations de personnages que rien ne rapprochent au risque de répéter le schéma. Les acteurs se démènent pour faire vivre leur personnage, mais tombent trop souvent dans le cri et le surjeu. Les scènes de conflit (présente à la pelle) peinent du coup à faire mouche. Les deux scènes de fin surtout tombent lourdement dans le cliché du happy end musical. Certaines scènes, pourtant, sont très touchantes et chaque acteur se voit consacrer un pur moment d'émotion. C'est quand ils s'éloignent des scènes chorales (et donc du thème de la famille) que les réalisateurs trouvent finalement leur ton le plus juste. Quelques très bonnes répliques fusent et resteront sans aucun doute cultes.
  • www.finrod.info
    Le thème est donné : on va parler famille ! On sent également bien le ton ?bordel affectif? qui sera omniprésent dans le film et qui était déjà présent dans Nos Jours Heureux. Car sans être une suite de cet excellent film, Tellement Proches emprunte le même style de comédie en caricaturant (un peu) les galères quotidienne de personnes comme vous et moi (ou presque?). Ça va donc à 100 à l'heure et les acteurs ont du bien se marrer à tourner ces scènes. Justement parlons de la distribution, les têtes d'affiches se nomment Vincent Elbaz, Isabelle Carré, François-Xavier Demaison, Audrey Dana, Omar Sy et Joséphine de Meaux et forment une famille assez?. improbable? ce qui fait tout le charme du film.
  • www.nozzhy.com
    Comme la plupart des films français c'est un film comique (encore diront certains) mais ce n'est pas qu'un film comique. On nous montre aussi ce que quand on vit avec quelqu'un, on vit aussi avec sa famille. On découvre tout au long du film des situations complètement loufoques, on a l'impression que cette famille cumule toutes les tares possibles. Mensonges, cachoteries, engueulades et préjugés se côtoient avec l'entre-aide et le soutient que représente la famille. Chaque personnage est interprété à merveille. Il y a des phrases que l'on garde en mémoire tellement elles sont absurdes. La fraicheur apporté par ce film fait le plus grand bien.
  • webd.fr
    Si vous aviez un doute, je le lève tout de suite: ce film est une comédie. C'est d'ailleurs tout à fait normal quand on connait les oeuvres d'Eric Toledano et Olivier Nakache. L'humour y est particulièrement vif. Les quiproquos et situations décalées sont un véritable régal. L'histoire de fond est, comme je le disais avant le synopsis, très clichée. Sans compter que certaines scènes ressemblent beaucoup à Le pari (la ressemblance entre François-Xavier Demaison et Didier Bourdon aidant).
  • toujoursraison.com
    On rit franchement, et plus d’une fois, aux mésaventures tendres et cocasses de cette famille agaçante, désespérante même, mais qui ressemble de si près à la nôtre qu’on ne peut que s’y attacher. Plein d’émotion, le final pourtant casse-gueules est extrêmement touchant et donne envie de faire des gosses, de les aimer et de les regarder grandir. Si ce n’est pas la marque d’une réussite…
    6/10
  • surlarouteducinema.com
    Dommage donc de ne pas être resté un peu plus dans la nuance et d’avoir trop forcé sur le grand écart caricatural entre le début (cette famille est un cauchemar) et la fin (cette famille c’est le paradis) ?
    Entre les deux, de bons moments de comédie où l’on rit franchement avec surtout de savoureux dialogues, mais aussi des situations qui ressemblent à du vécu à propos des soirées ennuyeuses à périr, des donneurs de leçons, des clichés…

15 juin.

Les beaux gosses: bienvenue dans l'âge ingrat

  l'avis
de
Julie
Ceux qui regrettent leurs 15 ans doivent certainement avoir des trous de mémoire ou vivre encore dans le déni...Riad Sattouf en nous livrant son premier film, Les Beaux Gosses, est là pour nous le rappeler. Sans concession, ni finesse, avec un réalisme poussé à son paroxysme, il dresse, au travers d'une galerie de personnages détonants, le portrait de l'adolescence avec son lot de boutons, de complexes, de frustrations et sa surdose d'hormones. Bref, rien n'est épargné dans cette description crue, visuelle et pourtant non dénuée de charme....
Gros plan sur un couple d'ado en train de se "galocher", que dis-je, de se lécher le visage à s'en crever les boutons d'acné. Le ton du film est vite donné. On est loin du côté glamour de Lol ou de La Boum. Loin de l'impressionnisme de La Belle Personne. Le temps de cette première scène, vous l'aurez déjà compris, Riad Sattouf ne fait pas dans la dentelle et c'est bien comme ça. Deuxième plan sur le visage boutonneux de deux autres adolescents aux coupes de cheveux improbables, en train d'assister à la scène du baiser. Nos deux compères, Hervé et Camel, désoeuvrés, cherchent un moyen de passer, enfin, "à l'acte", du moins à la première phase...Car ces deux là, comme tous ceux de leur bande, n'ont encore jamais embrassé de filles. Ils passent leurs après-midi à jouer à des jeux de rôle quand ils ne sont pas en train de se masturber, une chaussette à la main, devant les photos de La Redoute ou devant des sites internet cochons. L'éveil à la sexualité est dur quand on a un physique ingrat, quand on est trop couvé par une mère dépressive, quand, malgré les modifications de son corps, on reste englué dans un espace temporel encore très proche de l'enfance. La vie d'Hervé paraît être un calvaire et pourtant, l'adolescent boutonneux, habillé du même pull sans couleur quelle que soit la saison, ne semble pas déprimé. Trop concentré sur ses besoins sexuels, assouvis exclusivement par lui-même, Hervé subit les moqueries des jolies filles et des garçons "bien dans leur peau" sans trop broncher, résigné. Les choses, pourtant, semblent prendre un autre tournant lorsque Aurore, plutôt mignonne et faisant partie des ado émancipés, jette son dévolu sur lui. Commence alors pour Hervé l'apprentissage de la vraie vie.
Bien que le pitch tienne dans un mouchoir de poche, le film recèle, d'un bout à l'autre, de petits trésors, produits d'un scénario original, de dialogues mythiques et de situations cocasses.
A la manière d'une grande BD, le réalisateur fait exploser les bulles devant les yeux médusés du spectateur. Il ose comme d'autres n'ont jamais osé. Il montre ce que le dessin seul pouvait jusqu'alors montrer. Il suit, pas à pas, Hervé et Camel, dans leurs longues journées de lycée, dans leurs après-midi d'ennui, dans leurs soirées ratées, à un arrêt de bus, devant une vitre en train d'épier une voisine chevauchant son compagnon, en train de manger des nouilles au fromage, pendant leurs cours d'EPS, de musique, de biologie, de français. Il nous rappelle tous ces professeurs qu'on a eus, professeurs dépressifs, arrogants, stéréotypés. Les dialogues sont étonnants, jusqu'au-boutistes. Riad Satouff n'a pas peur des mots au grand bonheur du spectateur qui pour une fois plonge dans l'univers réel de l'adolescence.
L'audace toutefois ne pallie pas toujours les lacunes du scénario qui tourne exclusivement autour des hormones d'Hervé et de Camel. Peut-être une histoire plus fouillée aurait donné un peu plus de mordant à ce film qui n'en est déjà pas dénué. Mais cette histoire, avec rebondissements, peut-être, aurait risqué de faire de l'ombre à la horde de protagonistes, petits électrons essentiels gravitant autour des deux adolescents.
Le film est donc à prendre et à ne pas laisser malgré ses petites lacunes. Les Beaux Gosses est un OVNI dans l'histoire du cinéma français, un grand coup de frais. On ne s'y retrouvera pas toujours. Les romantiques, les écorchés vifs auront du mal à s'identifier à Hervé, Camel voire Aurore. Pour autant, ils ne pourront pas manquer de reconnaître quelques uns de ceux qu'ils ont croisés, un jour ou l'autre, dans les couloirs du lycée. Intemporel, Les Beaux Gosses ne pourra pas laisser insensible l'adolescent qu'on a été ou qu'on est toujours.

14 juin.

Blogs cinéma: le best-of #58

Petit condensé de ce qui se dit sur les blogs en ce moment le best-of passe en revue Toy Boy, la conférence de presse pour Transformers 2 (Megan Fox !) et les chiffres de la semaine...
Cineblogywood : Toy Boy - Ashton Kutcher, donneur d'orgasmes
Filmgeek : Conférence de presse et photocall de Transformers 2 La Revanche
Cinefeed: box-office France semaine 23: Cannes brille mais n'attire pas les spectateurs


11 juin.

Box-office France semaine 23: Cannes brille mais n'attire pas les spectateurs

On savait que Cannes ne faisait pas recette mais à ce point là c'est tout de même étonnant. Ne te retourne pas et Antichrist font une mauvaise 1ère semaine, ils ne bénéficient même pas d'une petite once de curiosité que la sélection Cannoise aurait pu, à juste titre, éveiller. Etreintes brisées s'en sort convenablement mais on est tès loin des scores de Pedro Almodovar, idem pour Looking for Eric qui se maintient bien en 2ème semaine après un mauvais démarrage (le film est très bon donc n'hésitez pas à y aller). OSS 117 termine doucement sa carrière très loin des attentes des producteurs. Avec un budget de plus de €20M il aurait certainement fallu 4M d'entrées pour être rentable, on en est très loin.
1Terminator renaissance756 323756 323
2La nuit au musee 2 (-38%, 3)223 0491 223 109
3Anges & démons (-39%, 4)169 7281 747 675
4Etreintes brisees (-28%, 3)139 609629 924
5Jusqu'en enfer (-42%, 2)121 509330 757
6Millenium (-30%, 4)120 6211 015 984
7Looking for eric (-29%, 2)120 451290 454
8Quelque chose a te dire (-30%, 2)120 331291 049
9Home112 426112 426
10Ne te retourne pas91 62791 627
11Confessions d'une accro du shopping (-40%, 3)69 176392 543
12Antichrist63 71963 719
13The women61 45961 459
14Good morning england (-19%, 5)59 326586 414
15Incognito (-49%, 6)33 3471 202 370

07 juin.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #57

Dimanche c'est jour de marché et de best-of...
- Cineblogywood : Le Drôle de Noël de Scrooge, délire à Cannes !
- Filmgeek : Top 25 des héroïnes de SF
- Cinefeed.com: Donner votre définition de la famille et gagner des CDs, places de ciné...


05 juin.

[jeu concours] Donner votre définition de la famille et gagner des CDs, places de ciné...

A l'occasion de la sortie de Tellement proches le 17 Juin 2009 nous avons organisé un jeu concours autour de la définition de la famille. Pour participer il vous suffit de donner votre définition de la famille, les meilleures (selon les rédacteurs de cinefeed) gagneront des places de cinéma (3 places valables pour deux personnes) et des CD de la bande-originale (2 CDs) alors soyez inspirés !
ce jeu est exportable, si donc vous souhaitez le mettre sur votre site n'hésitez pas à me contacter.

04 juin.

Romain Duris et Vanessa Paradis à l'affiche d'une comédie

D'après des sources bien informées, Vanessa Paradis et Romain Duris vont partager l'affiche d'une comédie dont le titre provisoire est Heartbreaker, première réalisation de Pascal Chaumeil (1er assistant-réalisateur de Luc Besson sur Léon ou réalisateur 2ème équipe de Jean d'Arc ou Le Cinquième Élément). Romain Duris joue le rôle d'un briseur de cœur professionnel...
Ce casting glamour est complété par Julie Ferrier, Héléna Noguerra et François Damiens



04 juin.

Box-office France semaine 22: La nuit au musée 2 petit premier

Le beau temps (tant attendu) fait déserter les salles obscures ce qui donne un petit box-office (2.2 millions cette semaine) et des petits démarrages. La nuit au musée 2 garde sa première place mais le score n'est pas très bon et surtout la moyenne est carrément faible (515 s/c). Idem pour Anges et démons qui n'égalera pas le score de Da Vinci Code (4.2 millions), les 2 millions sont atteignables. Etreintes brisées est une (petite) déception puisque le film ne fera pas un million d'entrées ce qui n'était pas arrivé à P. Almodovar depuis un petit moment.
La première semaine de Looking for Eric est également décevante (moyenne de 501 s/c). Après un premier jour carrément mauvais (19 000 entrées France) le film petit à petit trouve son public (coefficient 1er jour / 1ere semaine de 9 ce qui est assez rare). Le bouche à oreille est bon et les 500 000 entrées sont à sa portée. Même si je pense que le film aurait pu faire beaucoup plus, ce n'est déjà pas si mal.
Un petit tour et puis s'en va, Vengeance cumule 86 000 entrées.
1La nuit au musee 2 (-43%, 2)361 5871 000 060
2Anges & demons (-44%, 3)277 7161 577 947
3Jusqu'en enfer209 248209 248
4Etreintes brisees (-34%, 2)194 540490 315
5Millenium (-38%, 3)173 324895 363
6Quelque chose a te dire170 718170 718
7Looking for eric170 003170 003
8Confessions d'une accro du shopping (-44%, 2)116 218323 367
9Good morning england (-34%, 4)73 031527 088
10X-Men origins wolverine (-48%, 5)70 8181 910 312
11Incognito (-51%, 5)65 0361 169 023
12Star trek (-50%, 4)53 554794 393
13Je l'aimais (-49%, 4)49 797661 556
14Oss 117 rio ne repond plus... (-51%, 7)33 3062 486 293
15Un mariage de reve (-38%, 4)27 860303 461

03 juin.

Resultats du Jeu concours Looking for Eric

L'ensemble des gagnants sont maintenant tirés au sort et cela fait du monde puisque pas moins de 10 sites ont participé a ce jeu concours ce qui nous donne (vous savez que j'adore les chiffres):
  • 10 x 3 x 2 = 60 places de cinéma pour aller voir Looking for Eric
  • 10 x 2 = 20 DVDs envoyés
Je viens également de procéder au tirage au sort pour faire gagner les 5 coffrets Ken Loach qui iront à (j'ai enlevé le domaine mail): gchide, sylvsei, stratosphere6680, ambregirault, libycherie. Bravo à eux !
merci à tous ceux qui ont participé et encore bravo aux gagnants


31 mai.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #56

Dimanche c'est l'heure de notre best-of hebdomadaire avec l'occasion de découvrir deux blogs ciné de qualité: Cineblogywood (le choix d'un titre est un art dans lequel ils excellent, un exemple: "V : le trailer qui crie Aliens pour qu'ils reviennent") et FilmGeek (grand dénicheur d'info et de scoop).
- Cineblogywood : C'est Gladiator qui a fait gagner le Barça !
- Filmgeek : Die Hard Year One
- Cinefeed: J'aurais du faire McG plus grand...


29 mai.

J'aurais du faire McG plus grand...

A la lecture de cet article (très fouillé) sur la production de Terminator Renaissance je me rends compte que je me suis complètement trompé de route. J'aurais du faire réalisateur de Terminator comme métier. En effet l'illustre inconnu McG (a qui l'on doit Charlie et ses drôles de dames I & II) a touché $6M (sans compter le pourcentage sur les entrées) pour réaliser Terminator Renaissance et si une suite à ce quatrième tome voit le jour il en touchera $10M !
Il n'est peut être pas trop tard ?


29 mai.

Box-office France semaine 21: un box-office en petite forme

Si la logique est respectée le box-office ne fait pas d'étincelle cette semaine. La nuit au musée 2 prend la tête la moyenne (916 s/c) n'est pas à la hauteur du blockbuster qu'il est. Etreintes brisées démarre très bien (1 027 s/c) et affiche même la meilleure moyenne de cette semaine, c'est par contre la catastrophe pour Johnny acteur qui malgré les 280 écrans n'affiche que 65 000 entrées soit la très mauvaise moyenne de 234 s/c. A noter que Incognito dépasse le million et que Good Morning England rattrape un démarrage plutôt mou par une très bonne stabilité (cumul de 454 000 entrées). Soeur sourire se retire doucement des écrans avec 135 000 entrées au compteur.
1La nuit au musee 2638 473638 473
2Anges & demons (-39%, 2)495 0771 300 771
3Etreintes brisees295 775295 775
4Millenium (-38%, 2)277 421722 039
5Confessions d'une accro du sho...207 149207 149
6X men origins wolverine (-45%, 4)135 8621 839 494
7Incognito (-37%, 4)132 0141 103 987
8Good morning england (-31%, 3)110 505454 057
9Star trek (-47%, 3)106 301740 839
10Je l'aimais (-51%, 3)98 130611 759
11Oss 117 rio ne repond plus... (-50%, 6)67 5162 452 837
12Vengeance65 65065 650
13Un mariage de reve (-53%, 3)45 013275 601
14Coco avant chanel (-53%, 5)40 509968 193
1517 ans encore (-59%, 5)36 272960 370

26 mai.

Looking for Eric: A la recherche de soi

  l'avis
de
Julie
Ceux qui comme moi ne sont fans ni de foot ni d'Eric Cantona n'ont rien à craindre et peuvent aller voir le dernier film de Ken Loach "les yeux fermés". Quant aux autres qui attendent de voir leur idole, les supporters enflammés, d'entendre gronder les gradins du stade, de sentir les effluves de bière et la sueur des joueurs seront servis. Looking for Eric, vous l'aurez compris, n'est pas un film sur le foot...Et pourtant,on y retrouve tout ce qu'il y a d'universel dans ce sport (comme dans les autres sports d'ailleurs): la passion, l'amitié, le courage, la volonté et la confiance en soi.
Tout commence par Eric. Pas la star de l'United Manchester mais l'employé de poste, le supporter Eric Bishop (interprété à la perfection par le méconnu Steve Evets). Eric connaît une mauvaise passe. A vrai dire, la dépression le guète. Ses amis, autres supporters, autres postiers, moins graves, plus joviaux, assistent à la déperdition de leur ami-compère. S'ensuit, sans trop tarder, une réunion de crise autour d'Eric (grand, très grand moment du film) au cours de laquelle ses amis pragmatiques au grand coeur vont provoquer en lui une véritable décharge électrique en posant LA question: "Dans quelle personnalité aimerais-tu te réincarner?", derrière laquelle le supporter entend, en fait: "Qu'aurait donc fait mon idole si, comme moi, il sombrait?"
C'est à travers l'autre Eric, le dieu du stade, son idole de toujours, qu'Eric Bishop, notre postier dépressif, va se chercher, chercher- et trouver- la solution à tous ses problèmes. Ces derniers le submergent de toute part: ses beaux-fils, dont il s'occupe avec une tendresse infinie, sombrent dans la petite déliquance, leur mère - l'ex d'Eric, qui vient de sortir de prison, semble complètement désintéressée par sa vie passée. Surtout, l'amour de sa vie, celle avec laquelle il enflammait les dancings en dansant des rocks endiablés, celle qu'il a délaissée par lâcheté de jeunesse, ne veut plus entendre parler de lui.
L'introspection à travers l'autre, "le presque tout-puissant", commence donc un soir quand Eric Cantona, à force d'être scruté par notre pauvre postier, se décroche d'un poster géant. D'une hallucination éphémère va naître un dialogue à deux voix, un coaching splendide. Nouvelle forme de thérapie, la voix de Cantona résonne en Eric comme la voix divine guidant Jeanne d'Arc vers son chemin de croix. Seulement là, la voix de Cantona est là pour insuffler à Eric Bishop toute la force et la confiance en soi qu'il n'a pas. Si la première apparition du joueur désarçonne un peu, les suivantes viennent naturellement épouser le propos du film.
La recherche de soi, la quête profonde ne passe pas forcément par une introspection coûteuse sur le divan d'un psy mais peut se faire simplement, grâce à l'autre, aux petits riens du quotidien. A partir de l'histoire simple d'un type ordinaire, Ken Loach dépeint l'essentiel. Looking for Eric c'est donc, avant tout, un film sur la recherche de soi, la foi en soi mais aussi un film sur les gens ordinaires, l'amitié, la beauté du coeur. Ne croyez pas que le film ait, pour autant, les travers d'une grosse guimauve sucrée. N'est pas Ken Loach qui veut! Le réalisateur qui nous offre ici une comédie douce-amère sait bien ne pas être niais. Même si, pour une fois, il évite avec soin la critique politico-sociale sérieuse pour l'humour simple, il le fait avec beaucoup d'âme.
Eric Bishop est touchant, flottant dans ses vêtements trop grands, arborant sans fierté sa veste rouge de postier. Et avec lui, c'est toute l'équipe des supporters-postiers-buveurs de bière qui nous touche droit au coeur. La déprime n'a pas cours que chez les riches sans "vrais problèmes" qui peuvent consacrer du temps -et accessoirement de l'argent- à leurs peines. Les blessures de l'âme n'ont pas de frontière.
Le réalisateur réussit, à travers cette histoire simple, un pari fou: marier le foot et sa passion pour Cantona à la vie d'un postier dépressif soutenu par une bande d'amis! On ne s'ennuie pas. Et si le film, au début, peine un peu à mettre en place l'histoire d'Eric Bishop, il trouve vite son rythme farfelu pour captiver l'attention du spectateur. Ken Loach parvient en 2 heures à alterner toutes les émotions sans jamais se prendre au sérieux. Le film, à l'image de Cantona, est plein d'audace, de simplicité. On aimerait bien, pouvoir sauter dans l'écran à pieds joints, pour partager avec les deux Eric le calumet de la paix!

26 mai.

Eric Cantona dans les cinémas Parisiens

A l'occasion de la sortie de Looking for Eric vous pouvez rencontrer Eric Cantona qui présentera le film aux séances suivantes du mercredi 27 mai (jour de sortie):
  • UGC Ciné Cité Les Halles: séance de 9h15
  • Gaumont Parnasse: séance de 10h25
  • UGC Ciné Cité Bercy: séance de 12h15
  • Gaumont Opéra Capucines: séance de 14h
  • MK2 Quai de Loire: séance de 15h05
  • MK2 Gambetta: séance de 15h10
  • Pathé Wepler: séance de 17h20
  • Balzac: séance de 19h10
  • MK2 Bibliothèque: séance de 19h55
Ne ratez pas cette occasion !

24 mai.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #55

Nous vous avons concocté un best-of Cannois pour être en phase avec l'annonce du palmarès ce soir à 19h00...
- Filmgeek : Un dimanche soir à Cannes
- Cineblogywood : Cannes 2009, mon festival à moi
- Cinefeed: Standing ovation pour Looking for Eric à Cannes


22 mai.

Standing ovation pour Looking for Eric à Cannes

Lorsqu'on sait que le public de Cannes n'est généralement pas tendre avec les films en compétition, que beaucoup de gens se demandaient ce que l'alliance Ken Loach / Eric Cantona pouvait bien donner cela donne plus de poids aux images que mon envoyé très VIP a réussi à avoir. C'est une exclu Cinefeed.com et j'en suis très fier :-)


22 mai.

Box-office France semaine 20: la logique est respectée

Cette semaine nous avons assisté à un combat entre best-sellers et c'est, sans surprise, que Ange & Démons a remporté haut la main le match. Incognito continue de très bien se maintenir et pourrait réalisé une très belle fin de carrière aux alentours de 1.3 millions d'entrées. Good Morning England, après un démarrage en demi-teinte, reste stable porté par un très bon bouche à oreille. Safari devrait finir sa carrière à 2 millions d'entrées France alors qu'il n'affiche que 290 000 entrées sur Paris soit un coefficient P/P de 13 6.7!
1Anges & Démons805 694805 694
2Millenium444 618444 618
3X men origins wolverine (-50%, 3)245 8451 703 632
4Incognito (-33%, 3)209 214971 973
5Je l'aimais (-35%, 2)202 153513 629
6Star trek (-54%, 2)200 813634 538
7Good morning england (-12%, 2)161 035343 552
8OSS 117 rio ne repond plus... (-42%, 5)136 0192 385 420
9Un mariage de reve (-30%, 2)95 066230 588
1017 ans encore (-42%, 4)89 085924 098
11Coco avant chanel (-44%, 4)87 002927 684
12Dans la brume electrique (-40%, 5)52 491789 422
13Le secret de moonacre50 89450 894
14La premiere etoile (-30%, 8)40 9261 610 849
15Ponyo sur la falaise (-33%, 6)31 922719 160
16Safari (-48%, 7)28 4851 936 574
17Romaine par moins 30 (-52%, 3)24 285176 418

18 mai.

Jeu concours "Looking for Eric"

L'aventure Looking for Eric continue, le film est projeté à Cannes ce soir en compétition officielle et pour fêter l'évènement voici un jeu concours qui vous permet de gagner des DVDs ou des places de cinéma pour voir le film (merci Diaphana).
Le jeu est en deux temps: 5 gagnants de cinefeed.com seront tirés au sort parmi tous ceux qui auront répondu correctement aux question ci-dessous (il y a 2 DVDs et 3x2 places de cinéma à gagner) puis un deuxième tirage au sort parmi tous ceux qui auront répondu correctement sur tous les blogs qui participent à ce jeu afin de gagner l'un des 5 coffrets Ken Loach mis en jeu.
   
Les questions sont simples et les réponses liées au film se trouvent dans la bande-annonce

17 mai.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #54

Notre petit regroupement de blogueurs commence à avoir pas mal d'exclu (HP, Cannes et Tellement Proches). Pour ceux qui auraient raté les infos, voici l'essentiel:
- Cineblogywood : Harry Potter, le Poudlard Express en France
- Filmgeek : H-8 before Cannes
- Cinefeed: Les coulisses de la promotion de Tellement Proches


15 mai.

Tellement Proches - Les coulisses de la promotion (teaser)

J'avais déjà eu l'occasion de vous faire vivre les coulisses du tournage de Tellement Proches, le prochain film du duo Tolédano / Nakache qui sort le 17 Juin. Cette expérience ayant plu au deux réalisateurs ils ont décidé de filmer l'intégralité de la promotion du film afin de vous faire vivre de l'intérieur la tournée province, les interviews, les rencontres avec les acteurs...
Voici le teaser d'une série de vidéos à suivre (la dame à la fin de l'interview n'est autre que Madame Renée)...

15 mai.

Box-office France semaine 19: bon maintient des films en continuation

Malgré une chute de 50% de ses entrées en 2ème semaine c'est toujours Wolverine qui reste en tête du box-office. Star Trek fait un démarrage correct mais très loin de celui d'un blockbuster, il affiche une moyenne de 880 s/c. Le bouche à oreille est plutôt bon ce qui devrait lui permettre de dépasser le million d'entrées mais a-t-il assez de réserve pour atteindre les 1.5 millions ? Je ne le crois pas.
Incognito confirme son bon bouche à oreille en ne baissant que de 30%, il est donc bien parti pour avoir un coefficient de succès proche de 3 (rapport première semaine / fin de carrière). Je l'aimais fait un bon démarrage (908 s/c), la concurrence à venir me fait hésiter sur le million mais il ne devrait pas en être très loin. Internet n'a pas sauvé Le Missionnaire (-50%). Slumdog Millionaire vient de dépasser les 2.6 millions d'entrées, avec 208 898 entrées en 1ère semaine c'est historique !
1X-Men origins wolverine (-50%, 2)488 0321 457 787
2Star trek433 725433 725
3Incognito (-31%, 2)312 733762 759
4Je l'aimais311 476311 476
5Oss 117 rio ne repond plus... (-30%, 4)233 1802 249 401
6Good morning england182 517182 517
7Coco avant chanel (-35%, 3)156 737840 682
817 ans encore (-33%, 3)153 206835 013
9Un mariage de reve135 522135 522
10Dans la brume electrique (-29%, 4)87 198736 931
11Le missionnaire (-53%, 2)61 020191 305
12La première etoile (-27%, 7)58 0721 569 923
13Safari (-43%, 6)54 6461 908 089
14Romaine par moins 30 (-50%, 2)50 804152 133
15Ponyo sur la falaise (-29%, 5)47 781687 238

11 mai.

Good morning England: the music boat

  l'avis
de
Julie
C'est l'année 1966. Le rock est à son apogée, son berceau c'est l'Angleterre et pourtant les ondes radio et la BBC en particulier l'ignorent, enfin presque. Radio Rock perdue au milieu de la mer du Nord, nichée sur un bateau rouge rouillé, est là, Thank's God, pour lui consacrer tout l'espace qu'il mérite. Au service de la radio pirate, une poignée d'hommes amoureux de musique rock and pop, se succèdent les uns aux autres sur ses ondes, 24 h/24 pour offrir aux anglais, les tubes les plus rythmés, les plus colorés, les plus yéyés. Les jupes des filles tournoient au son de Radio Rock. Les adolescents ont l'oreille collée à leur petit poste caché sous l'oreiller pour voler quelques heures d'écoute. Radio Rock c'est le salut d'un pays encore gouverné par une poignée d'hommes conservateurs qui semblent craindre la puissance du Rock comme celle de la bombe A.
Good morning England retrace les heures brûlantes de cette époque en suivant la bande de DJ au service de la pop et du rock. Belle galerie de personnages hauts en couleur, le film est avant tout une ode à l'amour de la musique. Ce qui unit ces hommes après les avoir réunis c'est les Who, les Stones, les Beach Boys, Otis, Janis, Jimmy, the Troggs, the Box Tops et tous les autres. Deux heures durant, derrière la platine, ils enchaînent les meilleurs tubes des années 1960 pour notre plus grand bonheur. Même pour ceux qui n'étaient pas nés à cette époque, le film dégage un parfum emprunt d'une nostalgie familière. Celui de l'amour de la liberté, de la jeunesse, de la musique. Et parce que cet amour est universel, intemporel, on s'y retrouve forcément. Surtout si on a succombé à un moment ou un autre à cette musique.
Good morning England est aussi un film sur une poignée d'hommes déjantés, déconnectés de la réalité qui ont fait de leur passion une raison de vivre, une façon de vivre. Être avec eux sur ce bateau pendant deux heures c'est partager leur folie et, bien sûr, leur passion musicale. On s'attache très facilement à eux comme ces fans anglaises prêtes à partir sur un bateau de pêche pour les retrouver. Le voyage sur The Boat that rocked passe rapidement. On ne s'ennuie jamais. Comment pourrait-on? Au son des Stones et des autres, le temps passe vite. Et puis en plus d'être DJ ces hommes nous offrent des moments drôles, des situations atypiques.
Pourtant, malgré cette bonne dose d'énergie, de sympathie et cette BO fabuleuse, le film patine un peu. Il souffre parfois du même travers que Love actually, le précédent film du réalisateur: le simplisme. Richard Curtis n'abuse-t-il pas un peu de la musique? Son omniprésence occulte trop les dialogues qu'on lui aurait parfois préférés. Le scénario ne pèche pas pour autant. Après tout l'idée est originale et sa mise en scène prenante. Mais à force d'entendre les tubes les plus incroyables s'enchaîner de manière aussi systématique, de voir l'Angleterre danser encore et encore au son de Radio Rock et de pleurer les dernières heures de la radio pirate, on regrette que le réalisateur se soit laissé emporter par la musique et ait délaissé le ressort humain. Car les acteurs qu'il a choisis, magnifiques et uniques chacun dans leur rôle de "nerds du rock" auraient pu donner encore plus de saveur au film. Philipp Seymour Hoffman, Bill Nighy et Nick Frost, pour ne citer que trois d'entre eux, apportent chacun, dans un genre et un registre différents, une dose de folie et d'humour au film. Quant au candide Carl au travers des yeux duquel l'histoire de la bande de DJ de Radio Rock est racontée, on aurait aimé que le réalisateur nous en raconte plus. Le passage éclair de sa mère délurée interprétée par la grande Emma Thompson est sous exploité. Tout comme cette histoire de quête de père inconnu. Le personnage de Carl est bien présent mais aurait pu jouer encore mieux son rôle de fil conducteur. On regrette donc juste que ce voyage musical de deux heures ne soit pas un peu plus humain que rock'n roll.
Reste que the Boat that rocked vous fera sourire, swingger, rêver, regretter vos 16 ans et vous rappellera que "Music was my first love but it will be my last" (désolée pour cette dernière référence qui n'est pas du tout, mais pas du tout, à la hauteur de la bande son)!

10 mai.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #53

Petite précision pour les nouveaux lecteurs, chaque semaine FilmGeek, Cineblogywood et votre serviteur nous vous proposons un best-of des articles publiés sur nos sites histoire de commencer la semaine sans trop de retard...
- Cineblogywood : Coraline 3D chez les blogueurs : Bienvenue dans la 4e dimension
- Filmgeek : Mega Shark versus Giant Octopus
- Cinefeed: Box-office France semaine 18: Wolverine survole, Incognito décolle


07 mai.

X-Men Origins: Wolverine...un film d'action parmi d'autres

  l'avis
de
Julie
Franchement déçue par X-Men3 qui était loin d'être à la hauteur des deux premiers épisodes des X-Men, Wolverine présente, pour moi, les mêmes travers que le dernier opus de la saga. Bien qu'efficace et haletant, le film n'est qu'une succession de scènes d'action sans profondeur ni saveur. Là où les deux premiers épisodes trouvaient leur intérêt dans un scénario recherché, intelligent, Wolverine, comme X-Men3 d'ailleurs, tient à un seul fil raccroché aux griffes de Logan.
Pour sûr, Logan n'est pas le super héros le moins dénué d'intérêt. D'ailleurs, déjà dans X-Men2, le réalisateur avait puisé dans le passé trouble de ce dernier matière à filmer. On savait que Wolverine avait perdu la mémoire, subi des expériences scientifiques louches, était un écorché vif. Un peu bad boy sur les bords, son côté glamour suffisait-il pour autant à lui consacrer un film, rien que pour lui?
Cela aurait suffi, oui, si les origines familiales de Logan avaient été davantage fouillées. Aux origines des X-Men, on aurait peut-être préféré les origines de Wolverine. L'histoire de cet homme jusqu'au jour où il subit la pire des expériences scientifiques est survolée. Entre le début du film situé en 1845, pendant la petite enfance de Logan et le moment où celui-ci est embrigadé par un service trouble de l'armée américaine 10 minutes, tout au plus, doivent se dérouler. On le voit indestructible traverser toutes les guerres de la fin du 19ème au milieu du 20ème siècle en un éclair. Ses origines familiales qui auraient pu être un puits sans fond pour le scénario sont, elles aussi, sous exploitées. Tout comme ce frère, terrifiant, pourtant présent à l'écran...Victor Creed, alias Dents-de-Sabre, méritait un traitement plus soigné. Le film se contente de le présenter comme un fou dangereux, violent et sanguinaire sans jamais nous expliquer ses différences, son histoire, son lien et sa haine vis-à-vis de son frère.
Quand Wolverine devient membre d'un club de mutants après la guerre du Vietnam, là encore, le réalisateur se contente d'entourer le héros de compaires sans vraiment chercher à nous les montrer. Qui sont-ils? Pourquoi sont-ils là? Sont autant de questions que le scénariste aurait peut-être dû se poser.
Au lieu de cela, le film est recentré sur le personnage de Logan et prend soin de nous expliquer comment, en un bref instant, il est devenu Wolverine. La petite histoire manque un peu d'intérêt. Surtout, le film se contente de reprendre les bases jetées dans X-Men 2 sans véritablement en donner plus de ressort. Quant à l'histoire d'amour qu'on retrouve en arrière fond, elle est insipide, à l'image de la belle dont s'entiche Logan.
Bien sûr, le tout est bien ficelé, bien mené, bien réalisé. On ne s'ennuie pas vraiment. Et pourtant on pouvait attendre de ce nouvel épisode, un dérivé solide de la saga des X-Men, un nouveau souffle qui manquait cruellement à X-Men 3. Le spectateur déçu se contentera d'un film d'action qu'il digérera aussi vite qu'il l'aura consommé.

07 mai.

Box-office France semaine 18: Wolverine survole, Incognito décolle

Avec plus de 3.6 millions d'entrées cette semaine le box-office est aux anges. Wolverine ne rate pas son démarrage (1 300 s/c) et prend largement la tête du classement de la semaine. La surprise vient du très bon score de Incognito (980 s/c) qui pourrait titiller les 1.5 millions d'entrées en fin de carrière. OSS 117 se dirige tranquillement vers les 2.5 millions d'entrées ce qui est surement vécu comme une petite contre-performance par la production. Le budget de ce 2ème opus est le double du 1er (23M€ contre 11M€), les objectifs étaient certainement autour des 3.5 millions. L'échec du Missionnaire scelle le destin de Bigard au cinéma (322 s/c). J'entendais ce matin l'humoriste prédire que le film serait sauvé par Internet, on a pas du lire les mêmes critiques...
1X men origins wolverine969 755969 755
2Incognito450 026450 026
3OSS 117 rio ne repond plus (-44%, 3)332 1722 016 221
4Coco avant chanel (-46%, 2)240 575683 945
517 ans encore (-49%, 2)229 464681 807
6Le missionnaire130 285130 285
7Dans la brume electrique (-42%, 3)123 132649 733
8Romaine par moins 30101 329101 329
9Safari (-58%, 5)96 4751 853 443
10Fast & furious 4 (-59%, 4)89 9851 748 743
11Soeur sourire82 54182 541
12La premiere etoile (-53%, 6)79 8791 511 851
13Monstres contre aliens (-57%, 5)77 6321 169 647
14Meurtres a la saint valentin67 85967 859
15Ponyo sur la falaise (-47%, 4)67 623639 457

07 mai.

Les inrockuptibles: un bon hebdo de ciné

J'ai beau lire beaucoup de news cinéma sur le Web je n'arrive pas à me passer des magazines papiers. Le contact avec l'objet, pouvoir le feuilleter, le toucher, sont des plaisirs que l'écran n'a pas encore remplacé. Avec la fusion (inutile ?) entre Cinelive et Studio j'ai perdu un magazine et finalement rien gagné. Cela fait maintenant quelques temps que j'achète régulièrement Les Inrockuptibles car comme son nom ne l'indique pas c'est également un hebdo cinéma. Je suis rarement d'accord avec leurs critiques mais force est de constater que leurs articles sont toujours fouillés avec un angle original. Cette semaine c'est le nouveau Star Trek qui a les honneurs de la couverture.

03 mai.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #52

Vous avez déjà bénéficié d'un journée de repos supplémentaire, vous avez donc largement le temps de rattraper votre retard de news cinéma. Ca tombe bien c'est jour de best-of...
Cineblogywood : Les majors prennent le Mexique en grippe
Filmgeek :The Tarantino Mixtape
Cinefeed: Still walking : 24 heures de la vie d’une famille


01 mai.

Box-office France semaine 17: coup de mou pour OSS 117

Bien sur il n'y a rien de dramatique à perdre 46% de ses entrées en deuxième semaine mais je pensais que OSS 117 tiendrai mieux le coup fort du bouche à oreille et d'une très bonne exposition médiatique. Les 3 millions s'éloignent et le cumul final risque d'être plus proche du premier opus (2.4 millions d'entrées). Coco avant Chanel démarre correctement et devrait dépasser le million et Safari se rapproche des 2 millions. Je suis d'ailleurs étonné de son succès tant les critiques (journaux & blogs) étaient mauvaises...
1Oss 117 rio ne repond plus... (-46%, 2)593 7801 684 049
217 ans encore452 343452 343
3Coco avant chanel443 370443 370
4Safari (-37%, 4)228 9131 756 968
5Fast & furious 4 (-47%, 3)221 1491 658 758
6Dans la brume électrique (-33%, 2)210 807526 601
7Monstres contre aliens (-37%, 4)179 3241 092 015
8La première étoile (-33%, 5)168 3011 431 972
9Prédictions (-36%, 4)157 9851 261 181
10Ponyo sur la falaise (-35%, 3)127 900571 834
11Celle que j'aime114 079114 079
12Erreur de la banque en votre faveur (-46%, 3)95 463576 695
13Gran torino (-32%, 9)87 4603 309 117
14La derniere maison sur la gauche54 07054 070
15Welcome (-32%, 7)48 3781 100 869

28 avr.

Still walking : 24 heures de la vie d’une famille

  l'avis
de
Julie
C’est une journée chaude dans la ville japonaise de Yokohama. Une mère discute avec sa fille tout en préparant un repas. Sentiment de déjà-vu cinématographique. On pense d’emblée au fameux « Sucré Salé » d’Ang Lee. De la même manière, c’est autour de légumes sautés, de plats élaborés qu’une famille va se réunir. Mais cette fois, c’est la mère qui détient, entre ses mains, les secrets culinaires de la famille. Le père c’est un homme, un ancien médecin à la retraite. Il ne cuisine donc pas. Il reste cloîtré dans son bureau, contemplant le temps qui passe en regrettant ses patients. Il n’a pas su, ou seulement pas pu, transmettre son savoir à ses deux fils. Au cadet parce que celui-ci a préféré les écoles d’art à la faculté de médecine. A l’aîné parce qu’il est décédé, fauché dans sa jeunesse, alors qu’il essayait de sauver de la noyade un jeune garçon. C’est pour commémorer la mémoire de ce fils parti quinze plus tôt que la mère est aux fourneaux, que la famille se réunit, en cette journée chaude.
Rien d’essentiel ne va s’y produire et pourtant c’est la vie toute entière qui s’y joue.
Par petites touches, à la façon d’un peintre impressionniste qui ferait naître sous son pinceau un tableau, un instant figé d’une journée d’été, Kore-Eda Hirokazu, le réalisateur, va peintre non pas un tableau mais des centaines. Tableau d’une cuisine, d’une mère qui discute avec sa fille. Tableau d’un autel, d’une chambre au papier peint vieilli, d’une salle de bains au carrelage usé. Tableau d’enfants qui jouent dans un jardin. Tableau d’un arbre aux fleurs épanouies. Tableau d’un sentier grimpant. Tableau d’un papillon jaune volant dans la brise estivale. Tableau de la gêne, de la honte, tableau de l’insouciance. Tableau d’une mer.
Le réalisateur filme tour à tour le temps qui passe lentement, en prenant soin de ne brûler aucune étape d’une journée particulière, et le temps qui a passé et qui continue de passer. Ce temps imperceptible, qui fait grandir les enfants, mûrir les hommes et les femmes, vieillir les parents. Le temps dont on perçoit toute la portée avec l’âge, seulement. Le temps qui tue.
Cette famille traditionnelle japonaise aurait pu être européenne. Mais elle ne l’est pas. C’est d’abord une famille traditionnelle avec ses non-dits, ses parents pleins de regrets, ses enfants pleins de reproches, ses petits enfants insouciants, ses beaux-fils et ses belles-filles « pas comme il faut ». Et c’est une famille japonaise. On s’y reconnaît et pourtant la grâce et la pudeur qui la caractérisent nous la rendent étrangère. Chez ses gens là, on ne crie pas. La douleur opère silencieusement, continuellement. Seule la mère, qui est certainement le personnage le plus contrasté, ose montrer, se moquer, dire. Elle exprime son chagrin. Celui d’avoir perdu un fils, d’avoir vécu toute une vie au service d’un homme exigeant et sans concession. Et pourtant même chez elle, tout est mesuré.
On pourrait dire encore beaucoup sur ce film intimiste, sensible et pudique. Mais alors on dévoilerait le secret de l’artiste. Toute l’âme du film se découvre en en contemplant chacune des scènes. Pénétrer dans l’univers de Still Walking c’est un peu comme entrer dans un musée pour en découvrir chacune des pièces, des œuvres d’art. Still Walking serait un peu le musée des êtres humains, de la vie, de la famille, du temps qui passe et de la transmission. L’équilibre de ses couleurs, à la fois fort et fragile, en fait une œuvre d’art bouleversante. Son réalisme et son onirisme le rendent unique.

26 avr.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #51

En ce dimanche pluvieux il est temps de rattraper votre retard. Surtout nous vous avons réservé pas mal d'exclu...
Cineblogywood : One-Eyed Monster, la teub de la terreur
Exclu Filmgeek : Photos de Nicolas Cage sur le tournage de L’Apprenti Sorcier
Cinefeed: Entretien avec Pierre Collier pour l'affiche de Looking for Eric


24 avr.

Box-office France semaine 16: pluie de millionnaires...

OSS 117: Rio ne répond plus remplit son contrat avec une première semaine canon, plus d'un million d'entrées et une moyenne excellente (1 854 s/c). Il est bien parti pour dépasser le résultat du premier (2.3 millions d'entrées). La première étoile se maintient très bien (-13%). Petit exploit pour un film plutôt noir, Welcome dépasse le million et pourrait bien atteindre les 1.3 millions d'entrées. après un démarrage plutôt correct Erreur de la banque ne résiste pas à l'ouragan OSS et baisse de 42% en 2ème semaine. Séraphine dépasse les 800 000 entrées (cumul de 807 399 spectateurs).
Pour suivre le box-office 2009 c'est par ici...
1Oss 117 rio ne repond plus...1 090 2691 090 269
2Fast & furious 4 (-59%, 2)416 8681 437 609
3Safari (-32%, 3)366 2521 528 055
4Dans la brume electrique315 794315 794
5Monstres contre aliens (-10%, 3)283 656912 087
6La premiere etoile (-13%, 4)250 8971 263 711
7Predictions (-36%, 3)248 2491 103 196
8Ponyo sur la falaise (-21%, 2)195 905443 934
9Erreur de la banque en votre f... (-42%, 2)176 540481 232
10Gran torino (-30%, 8)128 3273 221 657
11Coco (-41%, 5)107 2502 959 946
12La veritable histoire du chat ... (+12%, 3)80 879224 988
13Villa amalia (-37%, 2)72 736188 513
14Welcome (-29%, 6)71 3121 052 499
15Slumdog millionaire (-35%, 14)59 6742 527 706

20 avr.

Box-office week-end semaine 16: gros carton pour OSS117

Après un très démarrage OSS 117: Rio ne répond plus doit bénéficier d'un très bon bouche à oreille car le film explose tous les compteurs. Safari se maintient (miraculeusement ?) et Erreur de la banque décroche après une mauvaise première semaine...
- OSS117, Rio ne répond plus: 911 131 entrées
- Fast & Furious 4: 347 101 entrées
- Safari: 306 357 entrées
- Dans la brume éléctrique: 260 594 entrées
- Monstres contre Aliens: 226 359 entrées
- Erreur de la banque: 143 063 entrées


19 avr.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #50

Pour ce week-end pluvieux on vous a concocté un best-of plein d'exclusivités...
- Cineblogywood : Star Trek, les coulisses du junket parisien
- Filmgeek au BIFFF : Brussels International Fantastic Film Festival 2009
- Cinefeed: Looking for Eric de Ken Loach - Premier extrait


16 avr.

Box-office France semaine 15: Fast & Furious 4 déja plus fort que le 3

En une semaine Fast & Furious 4 dépasse le cumul en fin de carrière de Fast & Furious Tokyo Drift (830 000 entrées) avec plus d'1 million de spectateurs au compteur. Il faut dire que c'est une bonne semaine dans l'ensemble, les nouveautés démarrent bien (Erreur de la banque 767 s/c, Villa Amalia 926 s/c) et les films en continuation se maintiennent remarquablement (Safari ne baisse que de 12% par exemple). Notons que La première étoile a dépassé le million d'entrées en 3 semaines, que ses entrées progressent (+7%) et que sa moyenne est toujours bonne (823 s/c) ce qui laisse penser que les 2 millions d'entrées sont atteignables...
1Fast & furious 41 020 7411 020 741
2Safari (-12%, 2)542 5891 161 803
3Predictions (-16%, 2)389 340854 947
4Monstres contre aliens (-0%, 2)313 735628 431
5Erreur de la banque en votre f...304 692304 692
6La premiere etoile (+7%, 3)287 8841 012 814
7Ponyo sur la falaise248 029248 029
8Gran torino (-0%, 7)183 5423 093 330
9Coco (-26%, 4)180 4192 852 696
10Villa amalia115 777115 777
11Welcome (-2%, 5)100 236981 187
12Slumdog millionaire (-3%, 13)91 2992 468 032
13Cheri90 89990 899
14Dragonball evolution (-50%, 2)87 609264 373
15Les 3 royaumes (-31%, 3)80 703444 533

12 avr.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #49

En cette veille de jour off voici quelques exlcus qui vont vous permettre de frimer...
- Cineblogywood : Star Trek, mes premières impressions
- FilmGeek: La Cène revue et corrigée
- Cinefeed:Les teasers de Tellement Proches


09 avr.

Box-office France semaine 14: Safari séduit

Franchement j'ai eu tout faux cette semaine. Vu le buzz négatif entourant Safari j'avais parié sur un mauvais démarrage, je ne croyais pas au succès de Prédictions et je pensais que Monstres contre Aliens arriverait à séduire les petits et les grands (alors que le film affiche une moyenne calamiteuse de 394 s/c). Faux sur toute la ligne. La sanction au jeu du box-office va être immédiate...
1Safari619 214619 214
2Predictions465 607465 607
3Monstres contre aliens314 696314 696
4La premiere etoile (-41%, 2)268 016724 930
5Coco (-61%, 3)244 2042 672 277
6Gran torino (-40%, 6)183 6752 909 788
7Dragonball evolution176 764176 764
8Duplicity (-61%, 2)120 744430 497
9Les 3 royaumes (-52%, 2)117 540363 830
10Welcome (-45%, 4)102 064880 951
11Slumdog millionaire (-37%, 12)94 1992 376 733
12La veritable histoire du chat botté71 88671 886
13Lol (laughing out loud) (-60%, 9)44 8253 531 004
14Le chihuahua de beverly hills (-72%, 2)33 593153 259
15Frost nixon l'heure de verite31 00531 005

05 avr.

OSS 117 Rio ne répond plus: une comédie aux dialogues ciselés

  l'avis
de
Jérôme
Le premier opus des aventures de OSS 117 est sorti il y a exactement 3 ans réussissant à rassembler 2 304 000 de spectateurs. La sortie DVD et bientôt le passage télé ont encore accru la notoriété du film. Les fans attendent avec impatience le nouvel opus de cet anti-héros et autant vous le dire tout de suite ils ne seront pas déçus.
Dans OSS 117 Rio ne répond plus vous retrouverez tout ce qui a rendu culte le premier film: des dialogues dignes d'un travail d'orfèvre, une reconstitution de la fin des années 60 époustouflante, une réalisation léchée et un Jean Dujardin habité par son rôle de crétin. Sa manière de se déplacer, ses intonations et son jeu de sourcils sont fascinants. On a du mal à imaginer OSS sans Jean Dujardin tant il porte le film à bout de bras.
En situant son action 10 ans après le premier, Michel Hazanavicius (le réalisateur) peut jouer avec les codes du cinéma de cette époque: split screen (un chouilla trop d'ailleurs), poursuites en voiture, acteurs en chemisette et cool attitude. Le réalisateur de La Classe américaine nous prouve une nouvelle fois sa cinéphilie avec de nombreuses références au cinéma de cette époque qui accompagnent intelligemment le film (L'Homme de Rio, La Mort aux trousses etc).
Cela fait du bien de voir le cinéma Français capable d'écrire et de produire un comédie si décalée, si politiquement incorrect. Alors même si je ne suis pas fan de ce genre de films, je suis obligé de constater que le film remplit tous ses objectifs. Si vous avez aimé OSS 117 le Caire nid d'espions vous pouvez aller voir Rio ne répond plus les yeux fermés.

05 avr.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #48

Ne ratez pas les articles de cette semaine car en quelques lignes vous verrez que Bienvenue chez les ch'tis ne fait pas parti des 67 films les plus influents, qu'être acteur se transmet de mère en fille et que l'équipe de film à hâte de connaitre tous les bloggueurs de France...
- Cineblogywood : Les 67 films les plus influents de l'Histoire du cinéma
- Telle mère, telle fille : deux générations d’actrices
- Cinefeed.com: l'équipe de Tellement Proches fait la tournée des blogs...


03 avr.

L'équipe de Tellement Proches fait la tournée des blogs...

Après avoir suivi le tournage de Tellement Proches et participé à l'élaboration du site des deux réalisateurs (d'ailleurs, n'hésitez pas à poser vos questions car le site est fait pour ça) je continue sur ma lancée pour vous parler de la sortie du film et plus particulièrement de la tournée province.
Une tournée province c'est une série d'avant-premières organisées dans toute la France en présence de l'équipe du film (réalisateur(s) et acteurs). C'est souvent le lieu d'échanges intéressants entre l'équipe qui présente le film et les tous premiers spectateurs.
Le distributeur du film n'organise pas une tournée province pour tous ses films, une condition essentielle à sa mise en place est que l'équipe du film soit disponible. Vu que les réalisateurs de Tellement Proches ont envie de mouiller leur chemise, c'est une grosse tournée province qui se prépare. Pour permettre aux bloggueurs (et pas que cinéma) de suivre cette tournée nous avons ouvert une page où vous pouvez vous inscrire pour recevoir une invitation à la projection de votre choix (valable pour deux personnes).

Pour une fois que les blogs de toute la France sont invités, n'hésitez pas...

02 avr.

Box-office France semaine 13: Coco décroche...

Avec -66% en 2ème semaine même s'il reste plus de 600 000 spectateurs la chute est tout de même rude pour Coco, c'est du coup La première étoile qui créé l'évènement. De mémoire je n'avais jamais vu un tel démarrage pour un petit film (moyenne hallucinante de 1 700 s/c) reste à savoir si le phénomène va durer. Welcome va largement dépasser le million d'entrées ce qui est un très bon score...
1Coco (-66%, 2)621 8102 428 073
2La premiere etoile456 914456 914
3Duplicity309 753309 753
4Gran torino (-37%, 5)306 4392 726 113
5Les 3 royaumes246 290246 290
6Welcome (-42%, 3)185 073778 887
7Slumdog millionaire (-36%, 11)149 8312 282 534
8Le chihuahua de beverly hills119 666119 666
9Lol (laughing out loud) (-46%, 8)112 5483 486 179
10Marley & moi (-62%, 4)61 052762 008
11Harvey milk (-51%, 4)60 569553 168
12Watchmen les gardiens (-62%, 4)53 045735 968
13La fille du rer (-63%, 2)39 780147 617
14Le code a change (-58%, 6)39 2611 600 952
15La journee de la jupe38 04738 047

29 mar.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #47

Si je devais résumer le best-of de cette semaine je dirais: news, concours et réflexion. Etonnant de voir en si peu de sites un best-of aussi varié...
- Cineblogywood : Give 'em Hell Malone, un trailer hyper-violent
- Concours StudioCanal/Filmgeek : Frost/Nixon, l’heure de vérité
- La première étoile: un petit ch'ti en préparation ?


28 mar.

La première étoile: un petit ch'ti en préparation ?

J'avoue, mon titre est un brin provocateur car même si le démarrage de La première étoile est très bon (60 000 entrées pour son premier jour d'exploitation), on est loin du phénomène ch'tis. J'ai tout de même l'impression que l'ambiance autour du film ressemble à celle que nous avons connu lors de la sortie du film de Dany Boon. A l'époque des Cht'is, Asterix venait de sortir et malgré une promotion intensive le film faisait l'unanimité contre lui. Le budget, les salaires, les objectifs de spectateurs ont été largement débattus dans la presse avec au final 6.8 millions de spectateurs, soit très loin des 10 millions que le film lorgnait. Asterix symbolisait le produit marketing et Bienvenue chez les Cht'is un film simple et authentique.
Aujourd'hui nous avons Coco qui a démarré sur les chapeaux de roues (1.8 millions en 1ère semaine). Là encore la presse est mauvaise et les premières réactions ne nous permettent pas d'envisager un bouche à oreille positif. Cette fois ci encore le film ressemble plus à un produit marketé pour faire des entrées qu'à l'expression d'un cinéma authentique. C'est donc dans une ambiance anti-Coco que démarre La première étoile, un petit film (5M€ de budget) sincère, il n'en fallait pas plus pour que la presse oppose ces deux comédies...
Alors même si la route de Lucien Jean-Baptiste est encore longue on peut d'ores et déjà prédire un beau succès pour La première étoile, 1 millions d'entrées, plus ?


26 mar.

Box-office France semaine 12: Coco sur un nuage (pour le moment)

Il n'y a rien à dire la 1ère semaine de Coco est exceptionnelle. Le film a beau être mauvais les fans se sont déplacés pour voir les gesticulations de l'idole. J'avais pronostiqué 1.7 sur cinefriends je ne me suis donc pas trop trompé :-)
Par contre je pense que la 2ème semaine risque d'être dure et la baisse de 60% est tout à fait envisageable... Pour le reste le printemps du cinéma a dopé la fréquentation et presque tous les films affichent une progression (ou limitent la baisse). A ce rythme là, Welcome peut même envisager le million d'entrées...
1Coco1 806 2631 806 263
2Gran torino (+20%, 4)490 1962 419 674
3Welcome (+16%, 2)319 084593 814
4Slumdog millionaire (+30%, 10)232 5062 132 703
5Lol (laughing out loud) (+11%, 7)207 4393 373 631
6Marley & moi (-13%, 3)159 741700 956
7Watchmen les gardiens (-18%, 3)138 164682 923
8Harvey milk (-8%, 3)123 387492 599
9L'enquete the international (-16%, 2)108 007237 138
10La fille du rer107 837107 837
11Le code a change (-17%, 5)93 3621 561 691
12L'etrange histoire de benjamin... (-14%, 7)69 7842 553 732
13Last chance for love (-17%, 3)69 102313 277
14Banlieue 13 ultimatum (-15%, 5)51 5971 082 035
15Unborn (-5%, 2)51 032104 730

22 mar.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #46

Un best-of éclectique cette semaine avec un fou rire, un concours et le l'ouverture du site de Eric Tolédano et Olivier Nakache...
- Cineblogywood : Fou rire et gros pets, paul Rudd et Jason Segel se lâchent
- Filmgeek : Concours et Critique d'OSS 117 Rio ne répond plus
- Cinefeed: Deux réalisateurs répondent à vos questions...


20 mar.

Deux réalisateurs répondent à vos questions...

Les assidus de cinefeed.com savent que j'ai eu la chance d'assister au tournage de Tellement Proches le nouveau film de Eric Tolédano & Olivier Nakache, déjà réalisateurs de Je préfère qu'on reste amis et de Nos jours Heureux. Conscients du besoin d'initier la discussion entre tous les passionnés de cinéma, ils viennent d'ouvrir leur site internet (je les ai un peu aidés sur la mise en place technique): http://www.toledano-nakache.com


Pour le lancement ils ont mis en ligne des vidéos exclusives, commenté des critiques (celle là vaut le détour par exemple), mis leurs courts métrages (ne ratez pas Les petits souliers qui réunit Jamel Debbouze, Gad Elmaleh, Atmen Kelif, Roschdy Zem, Gilbert Melki etc.).
A l'approche de la sortie de Tellement Proches, les deux réalisateurs vont nous faire vivre la promo "off" du film en publiant régulièrement des articles ou des vidéos. Dans la colonne de gauche vous pouvez leur poser des questions, ils y répondront via un billet sur le site. C'est pas souvent que l'on peut s'adresser directement au(x) réalisateur(s) d'un film alors ne vous en privez surtout pas !


19 mar.

Box-office France semaine 11: 1ère semaine de Welcome digne d'un blockbuster

Peu de nouveautés dans le haut du box-office de ce mois-ci ce sont donc les films en continuation qui squattent les premières places. Gran Torino rafle la mise pour la 3ème semaine consécutive mais LOL (plus de 3M en cumul) ou Slumdog (près de 2M d'entrées) continuent une exploitation exceptionnelle. Dans cette euphorie il y a tout de même quelques quelques ratés comme L'enquête qui démarre mollement ou Le premier cercle qui risque de terminer sa carrière aux alentours de 300 000 entrées. Pour finir, notons l'excellente performance de Welcome (1 314 s/c) qui peut s'approcher du million d'entrées...
1Gran torino (-38%, 3)407 3881 929 478
2Welcome274 730274 730
3LOL (-41%, 6)186 3313 166 192
4Marley & moi (-49%, 2)183 238541 215
5Slumdog millionaire (-28%, 9)178 6141 900 197
6Watchmen les gardiens (-56%, 2)167 524544 759
7Harvey milk (-43%, 2)133 966369 212
8L'enquete the international129 131129 131
9Le code a change (-48%, 4)112 6341 468 329
10Cyprien (-55%, 3)85 878637 527
11Last chance for love (-48%, 2)83 534244 175
12L'étrange histoire de benjamin Button (-48%, 6)81 0402 483 948
13Le premier cercle (-56%, 2)70 085229 538
14Banlieue 13 ultimatum (-58%, 4)60 9111 030 438
15Volt, star malgre lui (-74%, 6)60 0662 755 743

18 mar.

Coco: une comédie paresseuse

  l'avis
de
Jérôme
Autant l'avouer tout de suite je ne suis pas le mieux placé pour faire la critique de Coco car je pars avec un handicap: je ne connais pas Gad Elmaleh. Pour être plus exact je ne connais que Gad Elmaleh acteur, ce qui n'est apparemment pas la meilleure corde à son arc. Je n'ai vu ni spectacle, ni sketch. Je n'ai donc pas un a priori positif comme les millions de fans qui attendent le premier film de leur idole.
Coco (Gad Elmaleh) est un self-made man à qui tout réussit. Être au "top" est un art de vivre pour cet exubérant qui a décidé de faire de la bar-mitzvah de son fils un évènement national.
Coco est un produit marketing à l'accroche imparable: "pour 10€ vous pouvez voir Gad Elmaleh". Attention je n'ai pas dit un "spectacle de Gad Elmaleh", et encore moins un "spectacle drôle". Non, juste un spectacle. Mais finalement est-ce que ce n'est pas un peu cher 10€ pour voir Gad Elmaleh alors qu'il suffit d'allumer sa télé pour voir l'humoriste ou d'aller sur dailymotion pour voir Coco ?
Pendant le premier quart d'heure du film on se dit que finalement Gad Elmaleh, sans être un réalisateur de génie, s'en sort pas si mal. Les personnages existent et même si on a peu d'empathie pour Coco, l'énergie qu'emploie l'homme orchestre pour nous faire rire arrive tant bien que mal à nous soutirer un sourire. Mais une fois dépassée l'introduction, le film patine, les sourires laissent place à une moue dubitative, voire à une totale incompréhension lorsque la mère de Coco (Gladys Cohen) nous fait le coup de "il est au SPA" / "il ose pas", blague éculée que la même actrice avait déjà servie dans La vérité si je mens avec le traiteur Lenôtre / le notre. Tout le film finit par être, à l'image de cette vanne paresseuse, un gigantesque gachi.
Le scénario enchaine les invraisemblances à l'instar de la scène ou Coco apprend qu'il a un problème cardiaque et qu'il risque de mourir d'un jour à l'autre, Coco accuse le coup / CUT / on retrouve Coco entouré de ses gardes du corps en train de faire un petit jogging sans autre explication. J'aurais également pu vous citer la présence énigmatique du père complètement inexploitée, ou du rôle de la sœur (pauvre Noémie Lvovsky) qui a nécessairement dû être coupée au montage tant son apparition au milieu du film est un mystère. Je pourrais continuer comme cela longtemps.
Reste Manu Payet et Ary Abittan qui s'en sortent pas si mal et quelques vannes rigolotes presque toutes dans la bande-annonce. Si sur scène Gad Elmaleh peut transformer n'importe quel bide en situation comique, le cinéma est un langage qu'il ne maitrise pas encore. Le scénario est baclé et le montage incertain. Un beau gachi car avec l'attente qu'il a su créer autour de son film cela aurait pu être la comédie de l'année. Dommage.

15 mar.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #45

En ce saint jour de best-of voici la liste des articles que vous devez lire avant de commencer votre semaine.
- Cineblogywood : Drag me to Hell, un trailer Sam pathique
- Fuzzy Dunlop, la fuite chez Marvel
- Cinefeed: Box-office France semaine 10 Clint se maintient, les Watchmen décoivent

15 mar.

Welcome: bienvenue dans le monde réel

  l'avis
de
Jérôme
Simon (Vincent Lindon) est maître nageur à la piscine de Calais en instance de divorce d'une femme (Audrey Dana) qu'il aime encore. Bilal (Firat Ayverdi) est un jeune Irakien prêt à tout pour rejoindre sa petite amie qui vit à Londres. Une fois tentée la méthode vendue par les passeurs, Bilal décide de prendre des leçons de natation auprès de Simon afin de traverser la manche à la nage.
Le décor est rapidement planté, sombre, pluvieux, loin de l'image d'un nord accueillant et chaleureux. La première partie du film est consacrée au quotidien de ces sans-papiers qui ne demandent qu'à partir tenter leur chance en Angleterre. Après avoir bravé mille dangers pour atteindre leur but ils se retrouvent bloquer dans une ville victime de sa proximité avec leur terre promise. Franchir la frontière devient de plus en plus difficile, de plus en plus dangereux. La scène du camion est une des plus dures de ce film sans concession. Une fois placés dans un camion, les sans-papiers doivent se mettre un sac sur la tête pour passer le contrôle d'oxygène que les policiers Français ont mis en place. Suffoquant.
Simon est le fil rouge de ce drame contemporain. Il concentre à lui seul toute la complexité de la situation, humain et égoïste. Un peu nous, en somme. Si au départ il aide Bilal pour impressionner son ex-femme, l'amitié et le respect pour son projet vont rapidement animer cet homme qui s'éveille aux problèmes d'autrui. Confronté à un état froid, il trouve dans cette lutte un moyen d'exister à nouveau.
Philippe Lioret aime nous bousculer, nous émouvoir. Son précédent film, Je vais bien ne t'en fais pas, traitait de l'absence avec une infinie délicatesse. Welcome nous oblige à nous extraire de notre quotidien pour faire face à nos problèmes, à nous poser la fameuse question dérangeante: "et moi qu'est ce que je ferais ?".
Dénoncer les illégaux comme le voisin ? Ou les aider comme le fait Simon, cet homme simple qui finit par se sentir concerné par les problèmes du monde ?
Les empêcher de faire leur course, comme les gérants de supermarché ? Ou leur porter secours comme Marion (l'ex-femme de Simon) qui s'engage dans des associations ?
Une des forces du film est de ne jamais tomber dans un manichéisme primaire. Philippe Lioret ne cache pas ses opinions mais ne cède pas à un traitement simpliste. Simon est suffisamment ambigu pour être notre miroir. Ce n'est pas l'homme parfait. Marion a beau être dévouée à sa cause, elle ne franchit jamais la frontière de la légalité même si celle-ci lui parait injuste.
Le duo Philippe Lioret / Olivier Adam pose des questions. Quel homme voulons-nous être ? Dans quelle société voulons-nous évoluer ? La réponse nous appartient.
Welcome est un film militant, au sens noble du terme, qui nous fait réfléchir bien plus que les 1h50 que dure le film. Allez le voir et revenez ici dire ce que vous en pensez, le film est fait pour ça.


12 mar.

La Vague

  l'avis
de
Ava
Alors comme ça, vous croyez qu’une nouvelle dictature est impossible ?
Tout est dit dans cette question effrayante, qui résume le propos du film.
Alors, si nous ne savons pas répondre à cette question, essayons donc, jouons le jeu pour voir.
En Allemagne, aujourd’hui, dans le cadre d’un atelier, un professeur de lycée propose à ses élèves une expérience visant à leur expliquer le fonctionnement d’un régime totalitaire.
De manière surprenante, les élèves répondent très bien à la contrainte d’obéissance qui leur est imposée.
Ils respectent l’uniforme de la chemise blanche et le salut du mouvement créé, « la vague ».
Petit à petit, ils excluent violemment tous les velléitaires.
Évidemment, l’élève qui se prête le plus au jeu est un adolescent paumé et complexé.
Le mouvement est pour lui comme une réponse à tous ses problèmes, un sens donné à son existence.
On mesure dans son personnage le danger du mouvement autocratique pour des personnes vulnérables et sans repères.
Mais la vague n’est pas qu’une fiction réalisée par Dennis Gansel.
A l’automne 1967, Ron Jones, un professeur d’histoire du lycée Cubberley à Palo Alto (Californie), a mené cette expérience avec sa classe en instaurant un régime de stricte discipline, restreignant la liberté de ses élèves et transformant la masse en un seul corps.
L’histoire vraie de ce mouvement nommé « la troisième vague », a inspiré le roman de Todd Strasser, « la vague », dont le film est adapté, qui est depuis vingt ans un classique de la littérature de jeunesse et qui figure au programme de nombreuses écoles allemandes.
Le sujet aurait mérité d’être traité plus finement.
Si la thématique est intrigante, ce qui gêne le plus le film vient sans doute du souci quasi obsessionnel de répondre à la question initialement posée : une nouvelle dictature est-elle possible ?
Plus jamais ça n’est pas vraiment la réponse apportée.
Les personnages sont caricaturaux, l’ampleur donnée au mouvement décrédibilise le propos du film.
La première partie est plutôt réussie, la seconde est carrément ratée.

11 mar.

Box-office France semaine 10: Clint se maintient, les Watchmen décoivent

Watchmen fait une sacrée contre performance. Lancé sur 530 écrans il n'affiche que 700 s/c ce qui est très moyen au regard des moyens (du teasing) employés. Marley & Moi affiche par exemple une très bonne moyenne (1 029 s/c). Slumdog continue sa superbe carrière, je sais franchement pas ou il pourra s'arrêter, 2.5 millions ? Autre contre performance de la semaine Le premier cercle qui réalise 160 000 entrées avec une mauvaise moyenne de 473 s/c, les 300 000 entrées pourraient ne pas être atteintes...
1Gran Torino (-24%, 2)656 1621 522 090
2Watchmen les gardiens377 235377 235
3Marley & moi357 977357 977
4LOL (-30%, 5)313 2522 979 861
5Slumdog millionaire (-19%, 8)248 2831 721 583
6Harvey milk235 246235 246
7Volt, star malgre lui (-41%, 5)231 8772 695 677
8Le code a change (-42%, 3)216 6021 355 695
9Cyprien (-47%, 2)191 348551 649
10Last chance for love160 641160 641
11Le premier cercle159 453159 453
12L'etrange histoire de benjamin Button (-45%, 5)155 8032 402 908
13Banlieue 13 ultimatum (-49%, 3)145 850969 527
14Bellamy (-51%, 2)88 352267 216
15Underworld 3 (-61%, 2)86 200304 490

10 mar.

Watchmen - Les Gardiens: rien que pour vos yeux

  l'avis
de
Julie
Nouveau film de "super-héros", lui aussi adapté d'une BD cultissime des années 1980, Watchmen est pourtant bien différent des autres. Long, presque lent, esthétique, visuel, extrêmement violent, Watchmen n'est pas l'histoire d'un super héros solitaire, mal dans ses collants, devenu "super" par accident. Il est question de plusieurs "héros" qui, sans être dotés de super pouvoirs, semblent avoir développé quelques dons assez utiles dans la vie de tous les jours. Les Watchmen sont forts, agiles, mis au banc de la société par une loi qui leur a interdit d'user de leurs dons et qui leur a ordonné de rester bien tranquilles. On pourrait alors penser que les Watchmen ressemblent étrangement aux X-Men. Il n'en est rien. Là où les X-Men étaient de vrais mutants, des exceptions de la nature, les Watchmen "semblent" volontairement avoir, un beau jour, créé une sorte de club, "the Minutemen", pour aider les hommes, au moment de la Seconde Guerre Mondiale. De cette poignée d'anges-gardiens, il n'en reste, au milieu des années 1980, époque où se déroule l'action, que deux:Le Comédien et Docteur Manhattan. Les autres Watchmen sont issus de la nouvelle génération. Mais, mise en retraite forcée, ils tentent de se noyer dans l'anonymat.
C'est l'assassinat sauvage du Comédien, dans son domicile New Yorkais, qui va faire sortir les Watchmen du silence et de l'ombre. On les découvre, les uns après les autres, au sortir de l'enterrement du doyen. Il y a d'abord l'incontournable docteur Manhattan: géant bleu, victime d'une expérience ratée dans les années 1950, très puissant, qui a laissé ses vêtements au placard (était-il vraiment nécessaire de nous montrer ses attributs sexuels pendant 2h45?). Doté d'une puissance herculienne, docteur Manhattan (Jon pour les intimes) n'a pas pris une ride depuis 30 ans, peut lire dans l'avenir, prendre 2 mètres quand le danger profile à l'horizon, se multiplier par 3 et a choisi une petite amie, qui, elle aussi, à ses heures perdues, fut une watchmen. Elle, c'est Silk Spectre. Sa mère fut une Minutemen pour laquelle le comédien avait le béguin. Il y a ensuite Nite Owl, l'homme hibou (interprété par Patrick Wilson, seul visage un peu connu, vu dans Hard Candy et Little Children), Ozymandias, l'homme le plus intelligent du monde et enfin, mais pas le moindre (car il est certainement le seul Watchmen digne d'intérêt), Rorshach, l'homme dont le masque change d'aspect en fonction des émotions qu'il ressent.
Après l'assassinat du comédien, Rorshach décide de mener son enquête et donc de recontacter ses anciens compagnons. A l'inverse des autres qui ont accepté de vivre une vie ordinaire, lui a continué sa quête de justice, en éliminant les tueurs, les bandits. Lui seul répond à un code d'honneur. Personnage extrêmement sombre et solitaire, Rorshach est pince sans rire, amer, mystérieux.
Tous les autres sont insipides. Enfin presque tous. Le comédien, malgré ses apparitions brèves et éclair, est pétri de contradiction. Ultra-violent, sans foi ni loi, c'est un tueur, un fou dangereux, un violeur. Et pourtant, son cigare à la bouche, il est, avec Rorshach, le seul personnage qui a un peu de relief et de saveur.
Le réalisateur, Zack Snyder, est un fan des Watchmen. ça se voit. Beaucoup avant lui s'étaient essayés à adapter le fameux comic book sur grand écran. Tous avaient abandonné. L'inconvénient du fan c'est son perfectionnisme. Le réalisateur a voulu rester fidèle et ne rien perdre de l'atmosphère, de l'histoire, de la complexité du contexte. Pour ceux même qui, comme moi, ignorent tout du comic, on sent bien que le film colle à la BD. Le résultat: un film long, inadapté sur grand écran. On peut rendre hommage à l'esthétisme visuel très poussé. Watchmen c'est avant tout un film qui est beau. L'image est omniprésente. Un peu trop. Le scénario s'est perdu dans les limbes de la pellicule. Il y avait pourtant matière. Au fond, l'histoire est sombre. Les hommes se déchirent. Le rideau de fer n'est pas tombé. La 3ème guerre mondiale profile à l'horizon avec des allures d'apocalypse. L'ennemi c'est la guerre et non le spectre soviétique. Il faut détruire les velléités à tout prix. L'Amérique a gagné la guerre de Vietnam, grâce aux Watchmen. Et pourtant, on ne comprend pas les implications de cette victoire. Au lieu de fouiller davantage dans le contexte politique sous-tendant l'histoire des Watchmen, le réalisateur s'est appliqué à nous montrer ceux-ci, volant, en armure, sur mars, au pôle Nord. Il s'est forcé à respecter la BD à un point tel que le spectateur voit le film comme il pourrait en feuilleter les pages, les unes après les autres. Watchmen c'est beau comme une succession de tableaux vivants. La reconstitution du New-York des années 1980 est très bien faite. La BO est léchée et adéquate. Seulement, à force de trop vouloir crever l'écran, le réalisateur n'a pas cherché la substance essentielle de son scénario. Peu concis, trop long, presque brouillon, le film est plus un grand spectacle sans fin qu'une réelle adaptation.
Zack Snyder s'est fait plaisir et ça se voit.

08 mar.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #44

Après avoir couvert la sortie de Watchmen petit focus sur Star Trek & Terminator, sans oublier le coup de coeur de la semaine avec Harvey Milk. Bonne lecture.
Cineblogywood : Star Trek, un 3e trailer qui cogne
Filmgeek : Bande-Annonce de Terminator Renaissance en HD
Cinefeed: Coup de coeur pour Harvey Milk, le testament d’un gay assassiné


06 mar.

A l'occasion de la sortie du DVD de Valse avec Bachir....

J'attendais la sortie de ce DVD depuis des mois. Le voilà enfin dans les bacs depuis le 4 mars dernier. C'est l'occasion pour ceux qui n'ont pas vu ce chef d'oeuvre de le découvrir et pour les autres, comme moi, de le revoir. Les lecteurs de cinefeed savent déjà qu'il est, selon moi, le meilleur film de l'année 2008 et certainement l'un des plus grands films de tous les temps. D'ailleurs, le monde du cinéma a su le récompenser. S'il a été à tort boudé à Cannes, il vient de recevoir un Golden Globe et un César (catégorie meilleur film étranger). Le DVD offre, outre le film, des petites perles en bonus....
Pour ceux qui ignorent le sujet, je me permets de republier la critique que j'avais rédigée à l'époque de la sortie du film, en juillet dernier.
Le cinéma n’a pas encore dit son dernier mot. Il y a encore des films qui montrent, disent d’une manière inédite. Il y a des films qui bouleversent et qui, plus qu’une réalisation, qu’une simple œuvre artistique, sont des véritables expériences. Valse avec Bachir c’est avant tout l’expérience psychanalytique de son réalisateur, Ari Folman, mais c’est aussi celle du spectateur. Est-ce un film d’animation ? Pas vraiment. Un film sur la guerre ? Un peu, beaucoup. Un film sur la culpabilité ? Certainement. Mais aussi un film sur une jeunesse détruite, un film sur un pays en guerre, un film onirique, un film sur le silence, un film sur l’âme, un film sur les hommes. Valse avec Bachir, c’est une succession d’images, de tableaux, de détails.
C’est d’abord, dès ses premières minutes, un choc visuel. On n’avait jamais vu. C’est très vite l’image de la guerre avec celle de ces chiens assoiffés de sang qui courent dans les rues de Tel Aviv, bousculant tout sur leur passage, les hommes, les femmes, les enfants, les chaises.
Puis la violence laisse place à une discussion entre deux amis, accoudés à un bar. Un rêve, celui d’un ancien soldat israélien qui était chargé d’abattre les chiens à l’arrivée des troupes dans les villages palestiniens. Car il fallait les taire. Ce rêve, ce tumulte réveille alors les angoisses de Ari Folman. Il y était, lui aussi, au Liban, en 1982. Mais pour lui, c’est l’amnésie la plus totale. Puis, c’est son rêve. Ce n’est pas celui des 26 chiens assoiffés de sang. C’est celui de trois soldats, jeunes et beaux, qui sortent de la mer, la nuit, face à un immeuble criblé de balles. Les fusées lumineuses éclairent le ciel. Il y a un décalage entre le sentiment de paix qui émane d’eux et ces femmes en pleurs qu’ils croisent, plus tard, au détour d’une rue.
Ce rêve, Ari Folman le comprend vite, a un lien avec la guerre, avec le Liban. Il y était lui aussi. Il veut se ressouvenir, il veut comprendre ce vide vieux de 20 ans. Que s’est-il donc passé dans cette mer ? Alors, à la manière d’un patient allongé sur le divan de son psychanalyste, il va dérouler le fil du temps. Mais au lieu de procéder par introspection, il interroge les autres. Ces soldats qui y étaient aussi. Et chacun témoigne, à sa manière, de la guerre, de la manière dont il l’a vécue. Et les souvenirs s’interposent au fameux rêve d’Ari. Le soldat amnésique finit par retrouver la mémoire. Par petite touche. Mais ce n’est pas un tableau impressionniste qu’il se met à peindre progressivement. Le réalisme de son « œuvre » est frappant.
Les images sont violentes. Mais elles sont belles, visuelles, explicites et à la fois pudiques. La séquence du rêve d'Ari où ces trois soldats nus sortent de la mer mériterait d'être "encadrée" dans le plus grand des musées. L’air est chaud, lourd de poussière dont on voit les grains survoler les casques des soldats. La couleur associée à la musique fraie un passage au spectateur à l’intérieur de ce tableau. Il accompagne chacun de ces hommes dans son récit.
La guerre n’est pas toujours vue de la même manière. Il y a ceux qui se sentent coupables d’y avoir survécu. Ceux qui sont fiers d’avoir servi. Il y a les robots, les fous. Celui qui danse, la mitraillette à la main entre les photos de Bachir Gemayel. Il y a les responsables et les suiveurs. Puis ceux qui ont exécuté sans même savoir.
Derrière le témoignage et la culpabilité d’Ari, il y a celle d'une armée entière et peut-être même d'un pays. Le réalisateur comprend, à l'issue de son travail psychanalytique, que son amnésie trouve son explication dans un sentiment de culpabilité alourdi par sa propre histoire et celle de ses parents. Le parallèle entre la place de victime du peuple juif et de celle du peuple palestinien et la crainte d'endosser les habits du bourreau restent le parti pris d'Ari, celle d'un homme. Il y a pourtant dans le regard subjectif de cet homme le constat d'un pays en son entier. Valse avec Bachir associe donc à l'approche psychanalytique de la guerre une vision politique et profondément humaine.

05 mar.

Box-office France semaine 9: Clint au top

1Gran torino865 928865 928
2Lol (laughing out loud) (-34%, 4)446 5152 666 609
3Volt, star malgre lui (-37%, 4)392 8432 463 800
4Le code a change (-51%, 2)376 9121 139 824
5Cyprien360 301360 301
6Slumdog millionaire (+38%, 7)307 5311 473 300
7Banlieue 13 ultimatum (-47%, 2)286 521823 677
8L'etrange histoire de benjamin... (-42%, 4)282 3042 247 105
9Underworld 3 le soulevement de...218 290218 290
10Bellamy178 864178 864
11Twilight chapitre 1 : (-38%, 8)107 7192 688 288
12Ce que pensent les hommes (-47%, 3)104 287611 082
13Palace pour chiens (-32%, 2)71 889177 017
14La legende de despereaux (-40%, 3)70 996313 323
15The wrestler (-59%, 2)56 683194 425

05 mar.

Harvey Milk : le testament d’un gay assassiné

  l'avis
de
Julie
Avec son dernier film, Gus van Sant nous livre une œuvre majeure, tant sur le plan artistique que sur le plan politique et social. Il honore le cinéma par un morceau de bravoure, par son talent, par le choix de son sujet et aussi de ses acteurs. Le spectateur ne peut sortir indemne de ces deux heures de film. Harvey Milk n’est pas seulement l’histoire du premier gay qui osa affronter les idées reçues aux Etats-Unis et qui réussit à pénétrer le monde politique pour le modifier profondément. Ce film est aussi une ode à la liberté, à la tolérance et au courage humain. A travers celle des gays aux Etats-Unis dans les années 1970, c’est l’histoire de toutes les minorités et de tous les exclus qui ont dû se battre, et se battent encore, pour vivre librement qui est relatée. En nous livrant sur grand écran, le combat de Harvey Milk, et avec le sien, celui de tous les gays américains, Gus Van Sant a fait preuve d’humanisme, de générosité et d’une très grande sincérité. Au-delà du sujet, magnifiquement traité, il y a une audace artistique, un savoir faire incroyable. Et il y a aussi, une pléiade d’acteurs géniaux, interprétant avec justesse et authenticité, une génération meurtrie, combative, fière et courageuse.
Le sort réservé au héros est sans surprise, enfin a priori, puisque le film débute par l’annonce, au travers d’images d’époque, du double meurtre, celui du maire de San Francisco et de son superviseur, Harvey Milk. Puis, on retrouve l’homme, assis à une table de cuisine, un micro à la main, en train de livrer à un magnétophone, son testament, les heures d’une vie majeure dans le combat gay des années 1970. Cette vie est retracée sur 8 années au cours desquelles Milk a quitté New-York, est sorti de son placard, et parti vivre ouvertement son homosexualité, avec son compagnon Scott. Le réalisateur nous dévoile comment l’homme a créé Castro, libéralisé petit à petit la ville de San Francisco, la Californie et les Etats-Unis.
Trois époques, trois temps majeurs du film : d’abord, la décision de rejoindre San Francisco et d’y établir, au cœur de Castro Street, une communauté gay fière et libre, puis celle de se hisser au rangs des politiques pour mieux faire évoluer, et surtout en profondeur, les mentalités, enfin le temps du changement, des confrontations sociales et politiques et de la peur.
A chaque moment clé, on retrouve un homme pugnace, profondément bon et convaincu. Loin pourtant d’être recentré sur ce chef de file, le film soigne les personnages secondaires. Car Harvey avait toujours su s’entourer. L’équipe qu’il forme autour de lui est servie par des acteurs exceptionnels. On y retrouve James Franco, dans le rôle de Scott, l’amant d’Harvey. Complètement dégagé de son rôle d’ami de Spiderman, James Franco dévoile une classe absolue et sait faire preuve d’une retenue en nuance, aux côtés de Sean Penn. On y retrouve aussi l’admirable, et le méconnaissable Emile Hirsch, qui avait été dirigé par le même Sean Penn, dans l’extraordinaire Into the Wild. Il campe cette fois le rôle d’un homosexuel militant, convaincu et spontané. Josh Brolin qui interprète un autre superviseur de la mairie de San Francisco est, quant à lui, désarmant dans son rôle de paumé, pétri de frustrations et de préjugés.
Dénué de toute caricature et de tout stéréotype, le film rend hommage à ces hommes qui ont su livrer leur combat, sans que leur orientation sexuelle soit l’objet réel du propos. C’est leur liberté dont il est question et aussi leurs convictions.
Et puis, bien sûr, il y a Harvey Milk. Que dis-je Sean Penn, habité par Harvey Milk. On y retrouve le talent déjà connu de l’acteur hors pair. Mais cette fois, sa performance est sans commune mesure avec tous les autres rôles qu’il a pu jouer. J’ai presque du mal à décrire l’émotion provoquée par le jeu de l’acteur. Sean est Harvey. Penn est devenu Milk.
D’ailleurs, en mélangeant les documents d’archive et en soignant la reconstitution du San Francisco des années 1970, le réalisateur sème lui aussi une confusion déroutante et permanente.
L’œuvre qu’il livre est bien plus qu’un film, plus vraie qu’un documentaire. Il invite le spectateur à devenir témoin d’une époque en l’introduisant avec un réalisme poussé à l’extrême dans l’univers d’Harvey Milk. Et bien vite, le spectateur comprend que le combat que Milk a pu mener il y a 30 ans est aussi celui du réalisateur, des acteurs. Il deviendra bientôt le sien. Au delà du testament d'un gay assassiné, Harvey Milk est un film essentiel qui marquera, à n'en pas douter, l'année 2009 et de manière plus générale le cinéma.

01 mar.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #43

Un best-of très orienté cette semaine avec beaucoup de Watchmen et des cadeaux:
- Filmgeek : Critique du film Watchmen Les Gardiens
- Cineblogywood : Watchmen Les Gardiens : mes impressions
- Gagnez maintenant des cadeaux sur cinefriends.com


26 fév.

Box-office France semaine 8: le plein d'entrées

Période étonnante que nous vivons en ce moment puisque tout semble fonctionner. Les nouveautés cartonnent dans des registres très différents: Le code a changé (1 459 s/c), Banlieue 13 (1 310 s/c) et les films en continuation ne fléchissent pas (ou peu) LOL (-16%), Slumdog (+30%) ou Twilight (-18% en 7ème semaine !). The Wrestler fait une solide 1ère semaine avec une très bonne moyenne de 1 287 s/c. Cette euphorie n'aura pas bénéficié à Le Séminaire (faut dire qu'avec une affiche pareil qui avait envie de voir le film ?) qui perd 54% en pleine période de vacances pour ne cumuler que 430 000 entrées. A noter que Les noces rebelles dépassent le million d'entrées.
1Le code a changé762 912762 912
2Lol (laughing out loud) (-16%, 3)675 2292 220 094
3Volt, star malgre lui (-13%, 3)626 8132 070 957
4Banlieue 13 ultimatum537 156537 156
5L'etrange histoire de Benjamin Button (-25%, 3)486 2671 964 801
6Slumdog millionaire (+30%, 6)222 5561 165 769
7Ce que pensent les hommes (-37%, 2)195 986506 795
8Twilight (-18%, 7)173 2272 580 569
9The wrestler137 742137 742
10Le seminaire (-54%, 2)137 216432 474
11La legende de despereaux (-5%, 2)118 117242 327
12Palace pour chiens105 128105 128
13Meilleures ennemies (-39%, 2)88 165232 224
14La panthere rose 288 15088 150
15Les noces rebelles (-47%, 5)57 4721 038 760


25 fév.

Gran Torino: Quand Clint devient Walt

  l'avis
de
Julie
J'aurais pu encore titrer Un homme et son chien, Un homme et sa voiture, Un homme seul, Inside man, Le vieil homme et l'enfant. Gran Torino c'est avant tout l'histoire d'un homme ou plus exactement celle de la fin de la vie d'un homme. Vieillissant mais fort encore de sa grandeur, de son charisme, de son génie, Clint Eastwood endosse dans ce rôle, probablement son dernier devant la caméra, les habits d'un homme qui, en perdant sa femmme, vient de perdre ses derniers repaires humains. Le film, réalisé par le même grand Clint Eastwood, suit l'intimité de ce vieil acariâtre et, par petites touches subtiles, décrit la manière avec laquelle ce dernier va se plier, s'ouvrir aux autres, à la vie.
Après la mort de sa femme, Walt Kowalski, interprété, que dis-je, habité par Clint Eastwood, reste cloîtré chez lui, dans une banlieue de Detroit, capitale américaine de l'industrie automobile. Rentré de la guerre de Corée dans les années 1950, Walt a passé sa vie à travailler dans l'usine de Ford. Raciste, pétri de préjugés, sans foi, mais loin d'être dénué d'un humour décapant, Walt a pour seules compagnies sa chienne, ses outils et une magnifique Gran Torino d'origine. Après le vol raté de la voiture par son jeune voisin, Walt va petit à petit faire connaissance avec ce dernier et sa famille, issue de la communauté Hmong.
Derrière l'histoire simple d'un type raciste qui va dépasser ses préjugés pour finir par s'ouvrir aux autres, il y a celle d'un homme qui dresse le bilan triste d'une vie réglée et morne. Celle d'un soldat qui a vécu toute sa vie dans le déni et les regrets. Surtout celle d'un homme qui cherche à donner enfin du sens à sa vie autrement, en donnant. L'amitié qui se noue avec le jeune Tao et sa soeur Sue peut paraître au début un peu incongrue. Quelles peuvent donc bien être les raisons qui poussent Walt à changer si brutalement? Les jeunes adolescents percent bien vite le mystère de l'homme glacial à l'humour grossier et raciste. Derrière cette façade, il y a la solitude. Et derrière toute solitude, des raisons, des meurtrissures, des blessures vieilles et profondes. Seuls le frère et la soeur font fi des apparences et comprennent, bien vite, que leurs efforts valent le coup. Le jeune prêtre lui aussi, peut être, mais d'une autre manière, parvient à déceler chez l'homme et ses allures une grande humanité. Ces trois personnages secondaires sont presque aussi centraux que celui de Walt. Ils sont le miroir humain du vieil homme. Et accomplissent leur rôle avec modestie et finesse.
Le film est peut-être un peu lent. Au début. Mais cet attentisme trouve sa justification. Et progressivement, le réalisateur nous montre que cette passivité n'a en réalité que les apparences de la lenteur. Comme toute histoire simple, celle de Walt est touchante et empreinte d'un réalisme troublant. Elle place le spectateur dans une situation particulière, celle d'un témoin proche. En pénétrant l'univers de Walt, sa vieille maison, ses décorations, ses cannettes de bière, sa "trousse" à outils, sa vieille chienne sourde, le spectateur apprend à découvrir l'homme, à le cerner, à l'aimer. Clint n'est plus aussi alerte qu'au temps de l'inspecteur Harry mais les habits de Walt lui vont bien. Entre force et fragilité, l'acteur-réalisateur est percutant. Gran Torino est un hommage à ce grand acteur. Mais surtout, en tant que réalisateur, Clint Eastwood a su faire un film "extrêmement fort et incroyablement" authentique. Il a su - enfin - se détacher de ses réflexes académiques pour nous livrer une oeuvre très personnelle.

22 fév.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #42

Déja le 42ème best-of, comme le temps passe vite... Donc maintenant vous connaissez le principe :-)
Cineblogywood : Watchmen, déluge de couvertures et premiers avis
Superman Unleashed
Cinefeed: LOL prend la tête du box-office...


22 fév.

The Wrestler: la quête de soi

  l'avis
de
Jérôme
Dans les années 80 Randy "The Ram" Robinson (Le Bélier) est une star du catch. Ovationné par des milliers de personnes à chaque "coup de la corde à linge" ou autre "Full nelson", sa carrière connait son point d'orgue lors de son combat contre l'Ayatollah. Vingt ans plus tard il ne reste pas grand chose de cette célébrité. Le Bélier n'a pas raccroché son collant mais il ne se produit plus que dans des salles de gym de lycées. Sa vie sociale en dehors du catch se résume aux quelques heures qu'il effectue dans le supermarché local et à ses visites au club de striptease où se produit Cassidy (superbe Marisa Tomei) avec laquelle il sympathise.
Victime d'une crise cardiaque après un combat particulièrement éprouvant les médecins ne lui laissent pas le choix: il doit prendre sa retraite s'il veut continuer à vivre. Mais de quelle vie s'agit-il ? Pour Randy y-a-t-il une vie sans le catch ?
Darren Aronofsky, le réalisateur, est devenu culte grâce à un film: Requiem for a dream. Si vous ne l'avez pas vu, courez l'acheter puis une fois vu, offrez votre DVD car vous serez bien incapable de le revoir tant ce film est dérangeant.
Dans le cas de The Wrestler on est très loin d'une réalisation avec effets, la caméra de Darren Aronofsky suit ses personnages avec distance et respect. Il nous dresse le portrait d'un homme inadapté à la vie en dehors du ring. D'un personnage touchant, conscient et finalement résigné à son inadaptation. C'est cette lucidité qui rend le film mature, profond et universel. L'univers du catch n'est qu'un fil rouge qui permet à Darren Aronofsky d'aborder avec intelligence et subtilité le thème de la quête de soi. A l'instar de la séquence d'ouverture le réalisateur multiple les plans où l'on suit les acteurs de dos, Randy qui va sur le ring ou servir des clients au rayon boucherie du supermarché, Cassidy qui se rend sur la scène pour exécuter son tour de danse. Le film n'est pas raconté à la première personne, c'est une histoire d'Homme.
A côté de Randy se croisent une foule de personnage tous à la recherche de leur identité. Pour certains il n'y a plus aucun espoir, comme les anciens catcheurs lors d'une séance de dédicaces souvenir. Cassidy, par contre, est le point de vue optimiste d'un film plutôt sombre.
Marisa Tomei est la révélation du film. Elle apparait tour à tour sexy, attentive et décidée. Choisir ce film n'a pas dû être une décision facile mais son choix a payé.
Mais si The Wrestler arrive à être si touchant c'est surtout parce que la performance de Mickey Rourke est unique. Si comme moi le parallèle que les média avaient fait entre l'acteur et le personnage vous a mis sur vos gardes, soyez rassurés Mickey Rourke livre une véritable performance d'acteur. Les petits gestes qu'il ajoute à son interprétation comme sa manière de se déplacer, de parler ou simplement la façon de remettre ses cheveux en place ont créé Randy. On s'attend à croiser cette carcasse désincarnée au coin de la rue. Randy est digne, il existe.
The Wrestler est un grand film bouleversant, courez le voir et surtout faites passer le mot.

19 fév.

Box-office France semaine 7: LOL prend la tête du box-office...

Cette semaine prouve une nouvelle fois que la période des vacances de Février est vaste pour le cinéma. Les films en continuation voient leurs entrées se maintenir cette semaine, LOL se paye même le luxe de progresser et de prendre la 1ère place du box-office. Le séminaire ne renouvellera pas l'exploit de Caméra Café (1.8 millions d'entrées) et devrait finir sa carrière aux alentours de 600 000 entrées.
L'année dernière nous avons eu Juno (cumul de 824 000 spectateurs), celle d'avant Little miss sunshine (cumul de 1 129 000 entrées), en 2009 ce sera Slumdog Millionaire. Le film progresse de 4% en 5ème semaine et affiche toujours une excellente moyenne: 853 s/c. Si le 1.5 millions semble maintenant acquis, peut-il atteindre les 2 millions ?
1Lol (laughing out loud) (+9%, 2)806 1311 544 865
2Volt, star malgre lui (-1%, 2)716 7571 444 144
3L'etrange histoire de benjamin Button (-21%, 2)652 2191 478 534
4Ce que pensent les hommes310 809310 809
5Le seminaire295 258295 258
6Twilight chapitre 1 (-7%, 6)212 3042 407 342
7Slumdog millionaire (+4%, 5)170 569943 213
8Meilleures ennemies144 059144 059
9Ricky135 612135 612
10La legende de despereaux124 210124 210
11Walkyrie (-41%, 3)112 265627 758
12Les noces rebelles (-35%, 4)108 914981 288
13De l'autre cote du lit (-36%, 6)93 1361 709 648
14Vendredi 1378 16478 164
15Doute73 26573 265

15 fév.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #41

L'été US se prépare et les blockbusters affutent leur promo. Au menu du best-of de cette semaine: le dernier Start Trek, le nouveau Transformers et une nouvelle fonctionnalité sur cinefriends.
- Cineblogywood : Des Trekkies pleins d'assurance
- Transformers 2 La Revanche : The Fallen, Devastator et les Autobots
- Cinefeed.com: ne ratez plus la diffusion d'un film à la télé

12 fév.

Box-office France semaine 6: carton pour les nouveautés

Le dicton d'un philosophe Grec illustre très bien le box-office de la semaine: "Lorsque l'offre est à la hauteur de la demande le marché suit". Le démarrage de LOL est digne d'un blockbuster (1 700 s/c), les vacances et le bouche à oreille peuvent propulser le film vers les 3 millions. Twilight continue son extraordinaire carrière, idem pour Slumdog qui ne baisse que de 18% cette semaine. King Guillaume ne se relève pas de sa 1ère semaine catastrophique et cumule 185 765 entrées (très faible pour une comédie). Diamant 13 perd 93% de ses entrées en 3ème semaine, c'est un terrible échec avec un petit 96 432 entrées au compteur...
1L'étrange histoire de Benjamin Button826 315826 315
2Lol (laughing out loud)738 734738 734
3Volt, star malgre lui727 387727 387
4Twilight chapitre 1 (-28%, 5)227 3832 195 038
5Walkyrie (-41%, 2)191 403515 493
6Les noces rebelles (-44%, 3)166 716872 374
7Slumdog millionaire (-18%, 4)164 024772 644
8De l'autre cote du lit (-40%, 5)145 4451 616 512
9Yes man (-44%, 3)121 237631 799
10Espion(s) (-45%, 2)112 581318 167
11Sept vies (-45%, 4)112 367990 911
12Le bal des actrices (-42%, 2)74 306202 809
13Envoyes tres speciaux (-59%, 3)72 247520 824
14Coeur d'encre (-60%, 2)45 126157 745
15King guillaume (-69%, 2)44 199185 765

10 fév.

L'Etrange histoire de Benjamin Button: Avec le temps va, tout s'en va....

  l'avis
de
Julie
Le nouveau film de David Fincher confirme le talent du réalisateur déjà bien connu de Seven, de Fight Club et de Zodiac, celui de Brad Pitt dont on admirait déjà les performances protéiformes, et encore celui de Cate Blanchett. Mais le coeur du film, le clou du spectacle c'est l'Etrange histoire elle-même. Ce n'est pas tant le pitch de base qui donne au film sa profondeur, sa particularité. Bien sûr, l'histoire d'un homme qui naît vieux, sur le point de mourir, et qui passe sa vie à rajeunir peut interpeler, étonner, susciter la curiosité. Mais là n'est pas l'âme du film. Tout réside dans sa portée philosophique, ses considérations sur le temps, sur la mort, et, plus particulièrement, sur le rapport au temps, à la vie, à la mort et aux autres. Dans cette fable, cette épopée, ce conte, nommez-le comme vous le voulez, c'est le scénario qui est la vedette. Et les images reflet visuel, très visuel, de celui-ci.
L'Etrange histoire de Benjamin Button débute sur un lit de mort, celui d'une femme, en 2005, en Nouvelle-Orléans. Ses dernières heures ont sonné, avec l'avancée de Katrina. Elle les consacre à sa fille (interprétée avec grande justesse par Julia Ormond) à qui elle livre, de son vivant, un testament par la lecture des mémoires de Benjamin Button. Etrange histoire que celle d'un homme né en 1918 à l'âge de 85 ans, sous les traits d'un vieillard. Abandonné sur les marches d'une pension pour personnes âgées, Benjamin va s'ouvrir à la vie parmi des vieillards qui, comme lui, ont peine à marcher, à parler. Mais, à l'inverse des autres pensionnaires, Benjamin est élevé par une mère, celle qui l'adopte le premier jour de sa vie. Cette mère que la nature semble avoir frappée de stérilité voit en l'enfant un miracle et surtout "rien d'autre" qu'un bébé à nourrir, à choyer, à aimer.
Benjamin apprend donc à vivre parmi des hommes au seuil de la mort alors que le temps efface sur lui les marques de vieillesse, de maladie. Benjamin ne renaît pas, il rajeunit. Quand d'autres régressent, Benjamin s'épanouit, devient ce qu'il aurait dû être à l'origine. Une vie en sens inverse. Il semble accepter cette étrangeté avec résignation et philosophie. Au lieu d'en vouloir à la vie, il apprend par l'expérience des autres, de ceux qui ont vécu, la richesse de celle-ci. Des autres pensionnaires, donc, il va apprendre l'amitié, l'amour, la patience. A l'âge de prendre son envol, à l'adolescence, alors qu'il paraît avoir 60 ans, il quitte le pensionnat.
L'Etrange histoire de Benjamin Button repose d'abord sur une vision très optimiste du temps. Sans être vraiment mûr, Benjamin réalise très tôt que le temps passe vite. En côtoyant à sa naissance des personnes prêtes à mourir, il apprend la valeur de la vie. En perdant, les uns après les autres, ses compagnons de la pension, il est confronté d'emblée à la réalité de la vie: la mort. Pour autant, son rapport à la vie n'en devient pas morose. Au contraire. Son étrangeté, sa particularité est alors présentée comme un don. Celui de savoir. Benjamin Button est donc avide. D'expériences, de vie, d'amour, de voyage. Il ne connaît pas la rancoeur. Il ne connaît pas le désespoir. Il n'en reste pas moins touché par les évènements, les pertes de la vie. Le film dépeint merveilleusement bien ce rapport au temps. Mais la pudeur et la subtilité de la mise en scène, des images, des dialogues laissent au spectateur un immense pouvoir, celui de penser, de réfléchir. Même fini, le film laisse une empreinte forte.
L'Etrange histoire de Benjamin Button c'est aussi l'histoire d'un homme, faite de rencontres multiples et insolites. La première, avec une mère adoptive aimante et généreuse, la deuxième avec ces pensionnaires au seuil de la mort, puis toutes les autres. La rencontre du père naturel, la rencontre du premier employeur, de la première prostituée, de la première femme dont il tombe amoureux. Puis la rencontre de la femme. Celle-là même qui fait lire les mémoires de Benjamin Button à sa fille. C'est donc aussi, bien sûr, une histoire d'amour. Brad Pitt et Cate Blanchett graveront certainement le cinéma par l'histoire de Benjamin et de Daisy. On sait que les amours contrariées et tragiques sont les plus belles, les plus fortes, les plus pénétrantes, les plus inspirées. Roméo et Juliette, West Side Story, Love Story... Ici c'est le temps, et le rapport à celui-ci qui est l'obstacle à l'amour. Là, les deux amants savent qu'ils ne peuvent vieillir ensemble. Ils profitent d'un temps éclair, de la petite fenêtre qui leur est ouverte dans l'espace temporel pour s'aimer. Mais ce n'est pas cet instant là qui est le plus fort, évidemment.
Riche, en émotions, en images, en symboles, en métaphores, l'Etrange Histoire de Benjamin Button reste simple. Simple parce qu'il parle avant tout de choses simples, mais aussi parce qu'il le fait par petites touches, sans prétention. David Fincher a su faire défiler près d'un siècle sans que le spectateur se sente transporté dans le temps. Avec Benjamin Button, il rajeunit. Mais si ovation doit être faite, c'est au scénariste Eric Roth qu'elle le sera. On le connaissait déjà. On lui devait Le fabuleux "Forrest Gump". On lui devra désormais la merveilleuse "Etrange histoire de Benjamin Button".

08 fév.

“Les noces rebelles” de Sam Mendes

  l'avis
de
Anne
“Revolution road” c’est le titre en anglais du dernier film de Sam Mendes… c’est aussi le nom de la rue où s’installent Frank et April Wheeler brillamment interpretes par le couple mythique Leonardo Di Caprio et Kate Winslet.
Onze ans après “Le Titanic”,ils sont à nouveau réunis dans cette tragédie où ils incarnent un couple d’américains “ordinaires” dans les années cinquante. Lui est un petit cadre d’entreprise (la même que celle de son père) et elle une femme au foyer qui tente de remplir son rôle d’épouse et de mère de famille modèle.
Mais voilà, cette petite existence bien vide émotionnellement ne peut leur convenir...
ils aspiraient à d’autres idéaux...
Le jour de l’anniversaire de Franck, celui-ci noie sa tristesse en invitant une “petite” secrétaire à dîner avec lui: de l’alcool, des baisers sans amour juste pour se prouver qu’il existe encore...
Sa femme, elle se souvient de leur rencontrer, de leur rêve et décide pour l’anniversaire de son mari de lui proposer d’abandonner leur existence morose pour leur rêve d’antan: aller en Europe, a Paris...
Ils veulent croire à ce projet commun, et retrouvent un moment un nouvel entrain.
Le projet est accueilli avec réticence par les voisins qui ne comprennent pas les motivations du jeune couple, hors norme.
Le seul qui semble comprendre leur désarroi et leur décision est le fils d’un voisin qui souffre de maladie mentale et qui sort d’un séjour en hôpital psychiatrique. Il comprend le sens de leur fuite et parle avec justesse et cruauté du ”vide existentiel” qui touchent les “fous” comme il dit mais aussi les gens “normaux” comme ce couple de l’Amérique moyenne.
Mais voilà, notre héroïne” tombe” enceinte et son mari se voit promu au sein de son entreprise... Vont-ils alors renoncer à ce projet qui devenait vital a la survie de leur couple?
Beaucoup d’entre nous pourront être touchés par leur problématique, par l’ambivalence entre les conventions et le rêve, les obligations sociales et la soif de liberté... Selon Sam Mendès, il semble impossible d’allier conventionnel, famille, couple et épanouissement de l’individu... C’est une vision très noire du couple, nous avons là des êtres passionnés, déçus et qui tentent de survivre et de remplir en vain ce vide existentiel...
Ce film décrypte les illusions d’une histoire d’amour et le désenchantement douloureux du couple. On ressort bouleversé par le film, par le jeu des acteurs, en particulier la femme merveilleusement interprétée par la touchante Kate Winstlet. Le couple semble amoureux mais ils ne parviennent pas à trouver le bonheur.
C’est malgré tout une vision trop pessimiste de la vie à deux... Leur couple n’a pas su évoluer avec le temps, il est reste trop passionné. Ce film réalisé par un homme regorge de sensibilité feminime et en tant que femme du XXIe siècle, je me sens très proche de notre héroïne. Nous sommes tous en quête de notre bonheur mais notre héroïne reste figée sur une vision trop idéaliste qui la perdra. La recherche du bonheur est une perpétuelle quête qui doit rester sans cesse en mouvement…
De la littérature au Cinéma, de Flaubert à Sam Mendes, de Madame Bovary à April Wheeler, l’amour reste l’éternel mystère de l’âme humaine…

08 fév.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #40

Cette semaine on vous livre un best-of riche et divers avec une orgie de bandes-annonces, des vraies-fausses couvertures de romans et un peu de divertissement...
- Toutes les bandes-annonces du Super Bowl 2009
- Cineblogywood : Highlander et Indiana Jones revisited
- Cinefeed.com: quiz cinéma / affiches de comédie


06 fév.

Meilleures ennemies

  l'avis
de
Ava
Meilleures ennemies, de Gary Winick, réunit Kate Hudson et Anna Hathaway dans les rôles titres.
Elles interprètent deux amies de toujours qui vont faire vivre à l’autre un véritable enfer.
Liv, la blonde, interprétée par Kate Hudson, est une jeune avocate d’affaires aux dents longues qui rêve d’organiser son mariage au PlazaHotel à New-York.
Sa meilleure amie, Emma, la brune, interprétée par Anne Hathaway, est une enseignante plus effacée, dont les rêves sont logés exactement à la même enseigne.
Le hasard faisant bien les choses, leurs fiancés respectifs les demandent en mariage au même moment, à peu de choses près.
Liv et Emma sont enfin sur le point de réaliser leur rêve commun.
Elles décident de contacter Marion St Claire, une organisatrice de mariage qui leur promet que les cérémoniesse dérouleront au fameux PlazaHotel.
Mais à la suite d’une erreur de calendrier commise par l’assistante de Marion, les deux mariages sont programmés le même soir, au même endroit.
Commence alors une véritable guerre entre les deux amies, qui cherchent par tous les moyens à faire capoter le mariage de l’autre.
La brune va gâcher la soirée d'enterrement de vie de jeune fille (couronnée de gogo dancers évidemment) de l'autre en lui volant la vedette ; la blonde introduit un tube de coloration orangé pour rendre son ex meilleure amie aussi orange que le fruit; les exemples s'arrêtent là, les perfidies étant tout aussi niaises les unes que les autres.
De coups bas en trahisons, le film baston-cul-cul la praline s'étire tout autant que mes bâillements.
Dommage car l'amitié est un beau sujet de cinéma.


06 fév.

Quiz cinéma du vendredi: affiches de comédie

Je rappelle le principe pour les retardataires. Le quiz ci-dessous provient de cinefriends.com, vous répondez aux questions et pour connaitre votre score il suffit de cliquer sur le lien affiché une fois les réponses envoyées. Si vous n'avez pas de compte vous avez juste à en créer un (même après avoir répondu aux questions). Le classement des lecteurs sera affiché la semaine prochaine...

05 fév.

Box-office France semaine 5: Walkyrie prend la tête du box-office

C'est donc logiquement que Walkyrie prend la tête cette semaine mais la vraie information du box-office vient plutôt de la stabilité qu'affichent Twilight et De l'autre côté du lit (-16% pour l'un et l'autre). Les semaines passent et se ressemblent pour Slumdog Millionnaire qui ajoute 200 000 entrées à son compteur. Le million est d'ores et déja acquis et je parie sur une fin de carrière aux alentours de 1.5 millions de spectateurs (même genre d'exploitation que Into the Wild ). Le bal des actrices affiche le meilleur démarrage avec une moyenne de 1 108 s/c, avec un budget de 4M€ c'est un succès.
1Walkyrie324 090324 090
2Twilight (-16%, 4)316 0691 967 655
3Les noces rebelles (-28%, 2)295 774705 658
4De l'autre cote du lit (-16%, 4)241 4021 471 067
5Yes man (-25%, 2)218 318510 562
6Espion(s)205 586205 586
7Sept vies (-24%, 3)203 028878 544
8Slumdog millionaire (-1%, 3)199 113608 620
9Envoyes tres speciaux (-37%, 2)174 105448 577
10King guillaume141 566141 566
11Le bal des actrices128 503128 503
12Coeur d'encre112 619112 619
13Che 2eme partie guerilla87 93487 934
14Les seigneurs de la guerre55 82855 828
15Madagascar 2 (-27%, 9)53 9505 180 450

01 fév.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #39

Au menu de notre best-of de cette semaine: une news, un buzz et un prix. Alors régalez-vous...
- Filmgeek : Zebra Cinemix - DJ Zebra fait son cinéma
- Cineblogywood : Ridley Scott produira L'Agence Tous Risques
- Cinefeed.com: Tellement Proches: prix du public jeune au festival de l'Alpe d'Huez


31 jan.

Walkyrie: des hommes d'honneur

  l'avis
de
Julie
Eté 1943. L'Allemagne enchaîne les défaites militaires en Russie et en Afrique du Nord. Les plus hauts gradés sentent le vent tourner. Et surtout, une poignée d'entre eux cherchent à renverser le pouvoir en place, à tuer Hitler. Dans les couloirs de la Wehrmacht à Berlin le ton monte. Rien n'est officiel bien sûr mais un groupe d'hommes se réunit déjà clandestinement et complote. Au même moment, le colonel Stauffenberg écrit son désespoir et son amertume à sa femme. Dès son retour de Tunisie où il perd un oeil, une main, des doigts, le colonel est rapproché par le groupe de militaires qui cherchent à faire tomber Hitler. Ils trouvent en lui l'audace et la volonté qu'ils n'ont pas, ou en tout cas pas suffisamment, pour mener à bien leur projet. Stauffenberg semble être l'homme de la situation, le cerveau de l'opération qu'il va lui-même dénommer Walkyrie, en hommage à l'opéra de Wagner. La partition semble parfaite, le ton est donné, et déjà la musique commence.
cinefeed.com/news/images/film/valkyrie-1.jpg"
Est-ce seulement leur amertume, voire leur déception, celle de perdre une guerre, qui a insufflé le courage à ce groupe de militaires de se confronter au dictacteur? Ou est-ce leur amour pour leur patrie et leur volonté de montrer la face héroïque d'une Allemagne qui les a poussés dans leur dessein? C'est tout ça à la fois. Il y a donc beaucoup de fierté et d'honneur. Ces hommes là n'ont pourtant pas voulu et tenter de renverser Hitler assez tôt. Ils n'ont d'ailleurs jamais été animés que par un sentiment de bravoure et d'honneur militaire. N'est-ce donc pas assez pour oser leur reprocher d'avoir attendu l'année 1944 pour tuer la bête?
C'est la première idée que j'ai eue en regardant Walkyrie le dernier film de Bryan Singer: Pourquoi avoir commencé à résister si tard? Pourquoi avoir attendu les grands moments de faiblesse du führer pour avoir osé, enfin, s'attaquer à lui. La forteresse semblait inébranlable....La terreur était semée par les SS. Le pouvoir contrôlé, bloqué, bouclé par une poignée d'hommes charismatiques dont la folie, sans limite, emportait tout sur son passage. C'est peut être pour ça qu'ils ont attendu 1944 pour lancer l'opération Walkyrie.
On apprend, à la fin du film, que Walkyrie est le 15ème des attentats manqués contre Hitler...La résistance existait donc. Mais si la Wermacht n'avait pas échoué, si les projets militaires n'avaient pas été écrasés sur le front russe et par les Alliés en Afrique et en Europe, cette résistance serait-elle née? La réponse reste ouverte. Le film ne nous dira pas si ces hommes courageux étaient animés par autre chose que leur "seul" honneur militaire.
Et pourtant, on a, très vite, une grande admiration pour chacun d'eux. Pour le Colonel en particulier. Joué admirablement bien par un Tom Cruise grandiose, le personnage est fougueux et à la fois pragmatique. Il emporte avec lui, tous les autres. Sans lui, le projet ne serait même pas né. Avec lui, le projet échoue. Mais peu importe. Le film est un hommage rendu à cet homme.
Traiter de ce sujet mal connu au cinéma était intéressant. Et le projet a été assez bien mené. Bryan Singer est un bon réalisateur. On le savait (Usual Suspect, XMen).
Pourtant, le film a une grande faiblesse: ses 30 premières minutes. Le réalisateur était bien obligé de montrer le contexte, dresser le tableau. Quels étaient ces hommes? D'où venaient-ils? Comment le projet était-il né? Mais avant que Walkyrie se mette réellement en marche, un temps infiniment long se passe. Dès que la partition est écrite et le ton donné, la musique fonctionne, comme une marche militaire, à l'image de l'opéra de Wagner. Non, ce n'est pas une simple marche militaire, rythmé et sans emphase. Le ton monte, crescendo. Et l'adrénaline aussi. Le spectacteur s'introduit parmi les hommes et tremble même pour eux. Et bien qu'il sache que le complot échouera, il espère, il jouit, à chaque instant, du sentiment de gloire que ces hommes ont dû avoir. Sentiment éphèmère pourtant...
Le film est porté par tous ses acteurs. Car Tom Cruise n'est pas le seul à remplir son rôle d'homme d'honneur. Avec lui, il y a tous les autres. C'est sur eux que repose, en grande partie, l'intérêt du film. Ils ont su faire de ces hommes, ces militaires meurtris, ces résistants de l'avant-dernière heure, des hommes d'honneur.
Le sujet est fort, les acteurs inspirés, l'histoire bien menée et pourtant il manque à Walkyrie ce petit quelque chose qui fait d'un film honorable une grande oeuvre. Bryan Singer n'a peut-être pas suffisamment osé pénétrer l'esprit des hommes et a préféré rester en surface....Quel dommage!

29 jan.

Box-office France semaine 4: Les noces rebelles prend s'impose

Sans être véritablement une surprise c'est le duo DiCaprio / Winslet qui s'impose cette semaine (1 366 s/c de moyenne) laissant loin derrière les autres nouveautés. Jim Carrey démarre mollement avec Yes Man qui s'offre une moyenne juste correcte de 725 s/c. Envoyés très spéciaux est la mauvaise surprise (prévisible tout de même) de la semaine avec seulement 557 s/c. Le film risque de ne pas dépasser les 500 000 entrées. Slumdog Millionaire, n'en déplaise à Thomas, continue sur sa lancée en ne perdant que 4% cette semaine. Il sera donc millionnaire.
1Les noces rebelles409 884409 884
2Twilight chapitre 1. (-27%, 3)376 8741 651 586
3Yes man292 244292 244
4De l'autre cote du lit (-33%, 3)285 7591 229 665
5Envoyes tres speciaux274 472274 472
6Sept vies (-35%, 2)266 768675 516
7Slumdog millionaire (-4%, 2)200 609409 507
8Et apres (-44%, 2)90 576251 976
9Les insurges (-40%, 2)89 571239 864
10Che 1ere partie l'argentin (-44%, 3)78 554453 974
11Diamant 1376 73576 735
12Australia (-50%, 5)75 9201 668 232
13Madagascar 2 (-31%, 8)74 3575 126 490

28 jan.

Tellement Proches: prix du public jeune au festival de l'Alpe d'Huez

Les plus fidèles lecteurs se rappelleront sans doute que j'avais été invité sur la plateau de Tellement Proches, le nouveau film réalisé par Eric Tolédano et Olivier Nakache, afin de vous faire vivre (un peu) l'ambiance d'un plateau de cinéma et surtout ses coulisses. Le film est maintenant fini et il a été présenté en avant-première au festival du film de l'Alpe d'Huez. Ayant été invité à la projection, je peux vous dire que le film est drôle (très drôle), touchant, intelligent et sincère. Et si l'objectif du film était de faire partager à une salle rires et émotions, rien qu'à voir comment la salle de l'Alpe d'Huez a réagi à la projection de Tellement Proches, les deux réalisateurs peuvent repartir rassurés. Le film est programmé pour le 17 Juin vous risquez donc d'en entendre encore parler sur cinefeed.com...

Présentation du film avec E. Tolédano, O. Nakache, V. Elbaz et Omar



Remise du prix du Jury Jeune à l'équipe du film

Et pour ceux qui voudraient rattraper leur retard voici la liste des épisodes:
1. Visite du décor
2. L'écriture du scénario
3. Le point
4. Impressions de tournage
5. La Réalisation
6. Le Son
7. Le 1er assistant réalisateur
8. Le rôle de l'accessoiriste


25 jan.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #38

Des prix, des affiches et des chiffres tel est le menu de votre best-of blog de la semaine...
- Cineblogywood : Razzie Award, Uwe Boll fait une razzia !
- Filmgeek : Si les affiches de films étaient honnêtes
- Cinefeed.com: Twilight toujours en tête
Bonne lecture


22 jan.

Box-office France semaine 03: Twilight toujours en tête

Si Twilight continue de régner sur le box-office la surprise vient plutôt de De l'autre côté du lit qui ne baisse que de 18% en 2ème semaine. Le film peut aller titiller les 2 millions d'entrées, je peux donc dire que je me suis bien trompé puisque je ne le voyais même pas atteindre le million d'entrées. Slumdog démarre en trombe et s'octroie la meilleure moyenne de ce box-office (1 658 s/c) par contre La guerre des miss sombre et n'affiche que 310 s/c ce qui est très très faible.
Soulignons également que Vilaine vient de dépasser la barre du million d'entrées, bravo !
1Twilight chapitre 1 : fascin... (-31%, 2)518 8771 274 712
2De l'autre cote du lit (-18%, 2)426 309943 906
3Sept vies408 748408 748
4Slumdog millionaire208 898208 898
5Et apres161 400161 400
6Australia (-27%, 4)151 5621 592 312
7Les insurges150 293150 293
8Che 1ere partie l'argentin (-40%, 2)140 831375 420
9Un homme et son chien117 028117 028
10La guerre des miss113 372113 372
11Largo winch (-28%, 5)109 7721 650 483
12Madagascar 2 : la grande evasi... (-22%, 7)108 1225 052 133
13Burn after reading (-38%, 6)61 8531 400 704
14Louise michel (-14%, 4)48 012313 218
15Un barrage contre le pacifique (-32%, 2)46 974116 273


21 jan.

Resultats du concours Yes Man

Le concours est maintenant fini et voici la liste des gagnants: Prono80, McFinni, Citron, mcrucq, graux, lylul, dede956, Jacinto, julesdelille, justicedc.
Afin de vous faire parvenir vos cadeaux merci de m'envoyer un mail (jerome @ cinefeed.com) en indiquant:
- Nom, Prénom (ceux qui sont définis dans votre compte cinefriends à titre de vérification)
- L'email de votre compte cinefriends
- Votre adresse complète (rue, code postal et ville).
Merci et bravo à vous !


19 jan.

Slumdog millionaire: Et si l'Inde m'était contée....

  l'avis
de
Julie
J'ai toujours aimé les contes de fées...Avec l'âge, cette petite faiblesse me fait culpabiliser. Alors je me cache derrière les étiquettes "comédie romantique", "comédie déjantée", "film onirique". Et pourtant, il n'y a pas de mal à aimer rêver. Le cinéma n'est-il pas aussi fait pour ça? C'est vrai que le dernier film de Danny Boyle est un peu un conte de fées. Mais pour autant, méritait-il les foudres de certains journalistes? Définitivement, non! Et si un pauvre orphelin des bidonvilles de Mumbai pouvait devenir riche? Et si, après avoir enduré les pires tours de l'existence, ce gamin, ce "slumdog" pouvait participer à un jeu télévisé et gagner des millions? ça ne pourrait pas être sans embûches. Car dans un pays où certains, qualifiés d'intouchables, n'ont même d'existence légale, les slumdogS, ces enfants des bidonvilles, ne semblent pas non plus avoir droit au bonheur.
Tout commence en 2006, dans un commissariat pouilleux de Mumbai, par un passage à tabac. Jamal, vient de gagner 10.000.000 de roupis à "Qui veut gagner des millions?". Mais visiblement, en Inde, ce serveur de cafés sorti des ordures, vivant de combines, ne peut pas, sans avoir triché, avoir su répondre aux questions posées...On le brutalise, on le torture, à coup de chocs électriques. Ce qui en sort ce n'est pas un aveu de tricherie, c'est son histoire, celle d'un enfant des bidonvilles, privé de parents, abandonné à lui seul, accompagné d'un frère, arpentant les rues de Bombay pieds nus, à la recherche d'un endroit où dormir.
Son histoire, c'est celle de l'Inde. Celle d'un pays fragile, hostile où la pauvreté et la détresse ne semblent épargner personne. Celle d'un pays riche pourtant. Riche de son histoire, de son peuple, de ses épices, de ses étoffes, de ses couleurs. C'est là que Jamal va puiser chacune des réponses aux fameuses questions qui lui sont posées. Car si Jamal n'est pas allé à l'école, suffisamment en tout cas pour être cultivé, il a acquis un savoir, celui de la rue. De ses rencontres, des mille et une aventures qu'il a vécues il a appris.
Slumdog millionaire c'est un grand voyage à travers l'Inde, une rencontre avec les indiens, une balade dans les rues de Mumbai, des années 1980 à nos jours. Tout ça à travers le regard d'un enfant. C'est magique et triste à la fois. Le dépaysement est parfois violent. On n'a peine à imaginer qu'un enfant puisse survivre dans un tel tumulte. Et pourtant. Si Slumdog n'est "qu'un film", inspiré d'un roman, on y croit. Danny Boyle n'est pas en terre étrangère. Caméra au poing, il s'est approprié l'espace indien pour nous l'offrir sur la pellicule. Le spectateur est complètement transporté. Et si le voyage est parfois un peu long, on en sort enrichi, essoufflé.
Il faut bien dire que le réalisateur a eu une idée de génie: celle de racheter les droits du livre de Vikas Swarup (Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devint milliardaire) et d'en faire un film. Le pari n'était pas gagné pour autant...Danny Boyle a su tirer le meilleur de cette manne. Le style narratif qu'il utilise est percutant. Dans ses allers-retours entre le commissariat, le plateau du jeu télévisé et l'enfance de Jamal, le réalisateur jongle sans perdre à un seul instant la boule. Le rythme est haletant. Et même si les deux heures semblent parfois un peu longues, le spectateur ne s'ennuie pas. Il en sort de la musique indienne, des images, des visages plein la tête.
Je vous l'ai dit, Slumdog c'est aussi un conte de fées. On sait bien que cette histoire ne pourrait pas être vraie. Rien ne sert donc de le comparer, pour mieux le dénigrer, à La Cité des dieux. Slumdog est moins terrifiant, moins choquant, et donc moins fort. En est-il bébête pour autant? ça non! Et si l'enfant des bidonvilles pouvait sortir de la crasse et devenir riche. Ou même simplement être heureux. Et si l'espoir était permis. Slumdog millionaire est porteur de ce message. Et ça fait du bien!

18 jan.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #37

Ne ratez pas notre sélection d'article de cette semaine avec un coup de chapeau à Florian qui a eu le droit à son heure de gloire dans le très sérieux quotidien belge La dernière heure.
- La Dernière Heure de Filmgeek
- Cineblogywood :Slumdog Millionaire, je suis riche !
- Cinefeed.com:Box-office France semaine 02, Le phénomène Twilight débarque...


15 jan.

IL DIVO : Un homme politique en acier inoxydable!

  l'avis
de
dbuk1000

A gauche le véritable Giulio Andreotti et à droite Andreotti interprété par Toni Sevello

Groggy......voilà comment je suis sorti de la projection après deux heures de coups ( bas) politiques assénés à un rythme d'enfer par le réalisateur Paolo Sorrentino sur fond de musique baroque ou rock avec comme décors le rouge cardinal, les ors, les marbres et les stucks des palais de la Républica Italiana en pleine décadence. Et pendant la projection, c'est comme si j'entendais des airs d'opéras de Verdi inspirés par Shakespeare.....
Et pour me remettre les idées en place et mieux comprendre cette tranche d'histoire de l'Italie, j'ai consulté Wikipedia depuis mon BlackBerry.

Qui se souvient encore de Giulio Andreotti ? d'ailleurs toujours vivant.
Le film démarre par un utile glossaire trop rapide sur la vie politique en Italie dans les années 70.
Andreotti est alors le Chef du puissant parti " Démocratie Chrétienne- DC " qui dirige l'Italie depuis la fin de la guerre.
A ce titre, il fut sept fois nommé Président du Conseil ( Premier ministre) du gouvernement italien de 1972 à 1992.
En 1978, les Brigades Rouges assassinent Aldo Moro, prédécesseur de Andreotti et son rival au sein de la DC.
Sa carrière politique « active » (au devant de la scène) a toutefois été interrompue en 1992, après l'ouverture d'une information judiciaire pour des liens supposés avec la mafia, puis une accusation d'avoir commandité le meurtre du journaliste Mino Pecorelli en 1979.

Vu de France, les événements historiques importent moins , seul compte le portait au vitriol de celui que l'Italie a affublé de tous les surnoms : Nosferatu, le Pape noir, la Salamandre, l'Inoxydable... et sur l'exercice nécessairemnt solitaire du pouvoir.
C'est un réquisitoire à charge contre celui qui eut à diriger l'Italie pendant les "années de plomb". Sans doute un peu trop à charge car son caractère florentin a peut-être épargné à l'Italie bien d'autres tourments.

Un jeu d'acteur remarquable.
On imagine que Toni Sevello a visionné pendant de nombreuses heures des séquences du véritable Andreotti et on dirait que le réalisateur a retrouvé le tailleur de celui-ci!
Costume avec épaules étroites, légèrement vouté.
Un visage quasiment inexpressif et froid tel un poisson, dévoré par des lunettes trop grandes et souvent contracté par des migraines permanentes.
Il est avare de mots , sauf quand il se confesse mais ses mains parlent pour lui.
Et quelques leçons de cynisme politique : " les arbres ont besoin de fumier pour pousser".
Parrain vénéré et craint de son clan, il gratifie ses électeurs-clients de petites largesses qui lui assurent leur fidélité.
Quant à ses favoris, il ne leur doit rien ou tout c'est selon leur utilité.

Quelques réminiscences de Francesco Rosi et ses films politiques comme l'Affaire Mattei ( palme d'or à Cannes en 1972) et Cadavres Exquis ( 1976).
Andreotti a assisté à la projection du film qu'il n'a pas vraiment apprécié et il commente ainsi:

"Mon pouvoir consistait en un certain ascendant, en un certain type de rapports internationaux. Mais je n'ai jamais eu le désir de m'enrichir." Et le cynisme ? "Le cynisme n'est pas dans mon caractère, je ne m'émeus pas facilement, ça c'est vrai. Mais je ne suis pas insensible. Et j'ai dû endurer bien des choses parce que ça en incommodait plus d'un que la Providence ne se soit pas arrangé pour me faire débarrasser le plancher plus tôt."

15 jan.

Box-office France semaine 02: Le phénomène Twilight débarque...

Il y a quelques mois Twilight était quasiment inconnu et aujourd'hui c'est un phénomène littéraire et cinéma (meilleure vente et 1ère place du box-office). De l'autre côté du lit avait sur le papier un énorme potentiel commercial, visiblement le résultat sur l'écran est moyen ce qui fait que son score est plutôt honorable. Je pense tout de même que le film ne passera pas le million d'entrées...
1Twilight chapitre 1 : fascin...755 835755 835
2De l'autre cote du lit517 597517 597
3Che 1ere partie l'argentin234 589234 589
4Australia (-57%, 3)208 6911 440 750
5Largo winch (-53%, 4)151 6601 540 711
6Madagascar 2 (-75%, 6)139 4964 944 011
7Burn after reading (-49%, 5)100 3031 338 851
8Un barrage contre le pacifique69 29969 299
9The spirit (-63%, 2)65 235239 922
10Louise michel (-43%, 3)55 624265 206
11Tout... sauf en famille (-71%, 2)46 413208 652
12Les enfants de timpelbach (-69%, 4)43 001621 393
13Frozen river41 82441 824
14Agathe clery (-70%, 6)37 4301 216 358

12 jan.

Claude Berri est mort

Certainement le plus grand producteur Français mais aussi l'un des plus grand réalisateur: Le vieil homme et l'enfant ou Le cinéma de Papa etc.

12 jan.

Mon top 5 de l'année 2008

Sans grande originalité, je vous livre mon top 5 de l'année qui vient de s'écouler. Ce fut une année riche au cours de laquelle j'ai eu de véritables chocs cinématographiques.
Tout d'abord, je délivre ma palme exceptionnelle à Valse avec Bachir qui est, selon moi, l'un des meilleurs films de tous les temps.
Ensuite, sans contestation, je place Into the wild qui m'a littéralement bouleversée.
Vient après, un film coup de coeur: Soyez sympas, rembobinez! qui a touché mon âme d'amoureuse du cinéma.
Cette année 2008 fut bien sûr marquée par la performance de V.Cassel et de Mesrine: L'instinct de mort.
J'y ajouterai, en 5ème position, le très touchant The Visitor qui a confirmé le talent de R.Jenkins.
C'est un top 5, je dois donc bien m'arrêter là. Mais si on me laissait y ajouter mon 6ème coup de coeur, j'aurais un peu de mal à départager deux autres films qui, dans des genres très différents, m'ont emballée: No country for old men et The dark knight.
 
J'espère que l'année 2009 sera aussi riche. J'attends déjà avec impatience....

11 jan.

Burn after reading: A consommer avec modération

  l'avis
de
Julie
Et si finalement un film des frères Cohen pouvait être mauvais....J'ai beau vouloir faire ma méchante et même là, en sortant de Burn after reading qui est un film insipide et bête, je n'y parviens pas. C'est dire que les frères Cohen ont du talent. Les voilà réalisant un film sans AUCUN scénario véritablement construit et pourtant ils parviennent à en faire "quelque chose" de regardable...Auraient-ils un don? Ils savent s'entourer d'une horde d'acteurs incroyables, impeccables (John Malkovich, Brad Pitt, George Clooney, Frances McDormand, Richard Jenkins, J.K Simmons), les diriger, bien mener leur réalisation, choisir une bonne bande son. Deux ou trois blagounettes, des personnages loufoques et le tour est joué....Visiblement cette recette a su charmer son public puisque Burn after reading a déjà comptabilisé plus de 1.200.000 de spectateurs.
Seulement voilà, quand on est un réalisateur incroyablement génial, on ne peut, on n'a pas le droit de se contenter du minimum. Le talent ne suffit pas s'il n'est pas associé à une bonne dose de sueur. On pense ici en particulier à notre cher et tendre Woody Allen qui enchaîne les films comme il pourrait faire des cookies. Ils sont toujours plaisants. Mais à peine regardés, ils sont presque aussitôt oubliés! Non au prêt-à-regarder! Le cinéma n'est pas qu'un divertissement. C'est de l'Art. Le 7ème peut-être, mais qui garde sa place à côté du théâtre, de l'opéra. Il ne doit pas rougir de sa popularité et de son effet de masse. Il peut flirter avec l'humour, le loufoque, l'onirisme sans perdre pour autant sa saveur. M. Gondry et ses délires cinématographiques qui ont dépassé la sphère du loufoque peuvent en dire long là-dessus. J'ai encore les larmes aux yeux en pensant à Soyez sympas, rembobinez... Burn after reading couronnera peut-être la paresse des frères Cohen mais il décevra à coup sûr les inconditionnels des frères réalisateurs. Il pourra être soigneusement rangé avec Intolérable cruauté aussi insipide et sans saveur. Mais il ne pourra faire de l'ombre à tous les autres chefs d'oeuvres qu'ils nous ont jusqu'ici offerts: Barton Fink, Fargo, Blood simple, Miller's crossing, O'Brothers, The Barber et, bien sûr, No Country for old Man.

11 jan.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #36

Pour ceux qui nous rejoigne en cours de saison voici une petite explication sur le pourquoi du comment du best-of blog. Chaque semaine 3 blogs (Cineblogywood, FilmGeek et votre serviteur) publient un billet mettant en avant un article publié la semaine dernière afin que les pressés et les fainéants rattrapent leur retard ...
- Cineblogywood : OSS 117 : photo et interview exclusives de Reem Kherici
- FilmGeek: Bande-annonce Japonaise de Watchmen
- Cinefeed: Quiz cinéma de la semaine, les nouvelles bombes sexuelles
Bonne lecture


09 jan.

Quiz ciné de la semaine (#4)

On reprend petit à petit les bonnes habitudes prises l'année dernière. Les résultats du précédent quiz sont maintenant publiés et voici le nouveau qui vous permettra d'admirer quelques une des plus jolies actrices du moment :-)


08 jan.

Box-office France semaine 01: rien de neuf en 2009...

Techniquement c'est bien le box-office de la 1ère semaine de 2009 mais vu le faible nombre de nouveautés il s'agit en fait de la fin tranquille du box-office de l'année dernière et de ce côté très peu de nouveautés. Largo Winch continue sa correcte exploitation, Agathe Cléry glane des précieuses entrées et Vilaine est à 10 000 entrées de la barre mytique du million.
1Madagascar 2 : la grande evasi... (-42%, 5)562 3234 804 515
2Australia (-35%, 2)484 8011 232 059
3Largo winch (-37%, 3)322 3421 389 051
4Burn after reading (-29%, 4)197 0461 238 548
5The spirit 174 687174 687
6Tout... sauf en famille 162 239162 239
7Les enfants de timpelbach (-32%, 3)140 142578 392
8Agathe clery (-35%, 5)124 1281 178 928
9Histoires enchantees (-44%, 2)119 018330 903
10Le jour ou la terre s'arreta (-48%, 4)117 2761 102 955
11Niko, le petit renne (-43%, 3)108 321501 897
12Louise michel (-13%, 2)97 424209 582
13L'oeil du mal (-45%, 2)96 191272 671
14Secret defense (-38%, 4)73 958530 757
15Pour elle (-24%, 5)65 550613 961


07 jan.

Le Chant des Mariées

  l'avis
de
dbuk1000
Un " petit grand film" c'est un petit budget et beaucoup de talent!
Des images "serrées" presque dénudées comme les femmes au hamman.
Le cinéma c'est comme la littérature: une belle écriture avec des vraies idées.
Pas de bruit, ni de show off mais beaucoup de subtilité et de sensibilité.
Une caméra légère comme le stylo du poète......
Vous avez compris: j'ai a-do-ré ce "petit grand film" pas assez distribué mais toujours à l'affiche.
Courrez-y ; vous y prendrez beaucoup de plaisir et vous rendrez hommage mérité aux talents de la réalisatrice, Karin Albou.

C'est le film d'une femme-mère encore jeune mais qui pose un regard presque nostalgique sur les très jeunes femmes, celles qui sont déjà tout à la découverte de leur corps, de leur sexualité, du regard des hommes et de leurs désirs et de leurs interdits et de leurs petites et grandes lâchetés.

Nostalgie de la Tunisie de cet été 1942, encore épargnée par les fracas de la guerre.
Nostalgie de la cohabitation harmonieuse, dans un même immeuble, entre une assez pauvre famille arabe et une mère juive qui élève seule sa jeune fille Myriam. Et Myriam est la meilleure amie de Nour, la fille de la famille arabe.
Cliché : la jeune juive va au lycée mais pas la jeune arabe.
Myriam aspire à l'Amour quand sa mère, veuve désargentée, veut la marier à un vieux-jeune médecin encore célibataire mais qui pourrait être le père de Myriam. Nour brûle déjà d'amour pour son cousin qui l'épousera quand il aura du "travail", ainsi en a décidé le père de Nour. Et ce n'est pas pour tout de suite.
Et puis l'arrivée des Allemands et les premières mesures pries en vue de déporter les Juifs.
Et les petites et grandes compromissions et jalousies feront le reste.
Le fiancé de Nour trouvera un bon "travail" auprès de la Gestapo: il est chargé d'indiquer les juifs et ainsi le mariage désiré par Nour pourra ainsi être célébré.
Et aussi sera célébré le mariage redouté par Myriam avec le bon docteur qui veillera aussi à ce que sa belle-mère ne manque de rien.

Incompréhension et drame pour Nour et Myriam qui se trouvent désormais dans des camps ennemis et dont le regard désormais porté sur l'autre, lamie d'avant, est en train de basculer.
Et l'amitié entre Nour et Myriam vacillera et mais elle résistera au pire.
Rédemption : la jeune arabe et la jeune juive, enlacées, prient chacune son Dieu pour leur salut commun.

Sur ce fond d'une jolie et tendre histoire à l'intérieur de l'Histoire, Karin Albou, qui interprète aussi avec justesse le role de la mère de Myriam, a ciselé délicatement et subtilement un pur chef d'oeuvre.
Cette histoire a sans doute "réveillé" dans sa mémoire des souvenirs qu'elle n'a pas eus mais que ses grands-parents ont du lui raconter.
Et elle a plaqué sur le drame de l' Histoire, le troublant éveil de sensualité de ces deux jeunes filles.
Pur moment de douceur, étoffe tissée avec les fils de Nour et de Myriam: leurs envies, leurs espoirs, leurs regards, leurs baisers, leurs attouchements presque lesbiens sur fond de la trivialité des mères et des femmes déjà mures.
Et c'est ce moment délicat de l'entre- deux que nous dégustons grace au talent de Karin.
Merci la réalisatrice.
Chapeau l'artiste.

05 jan.

Box-office France semaine 52: une semaine stable avec Madagascar toujours leader

L'année se termine bien pour l'ensemble des films à l'affiche puisqu'ils baissent peu. Cela permet à Largo Winch de dépasser le cap du million d'entrées et de pouvoir viser les 2 millions (cap dur à atteindre selon moi). Burn after reading dépasse également le million d'entrées (j'avoue ne pas comprendre tant je trouve le film moyen ) et Secret défense dépassera les 500 000 entrées ce qui n'est finalement pas si mal.
1Madagascar 2 (-5%, 4)962 3514 242 192
2Australia747 258747 258
3Largo winch (-8%, 2)510 5621 066 709
4Burn after reading (-14%, 3)275 9801 041 502
5Le jour ou la terre s'arreta (-19%, 3)223 672985 679
6Histoires enchantees211 885211 885
7Les enfants de timpelbach (-10%, 2)207 384438 250
8Agathe clery (+5%, 4)190 7301 054 800
9Niko, le petit renne (-7%, 2)190 153393 576
10L'oeil du mal176 480176 480
11Secret defense (-13%, 3)118 663456 799
12Louise michel112 158112 158
13Le transporteur 3 (-15%, 5)93 1261 354 918
14Pour elle (-9%, 4)86 173548 411
15Mia et le migou (-41%, 3)71 242327 049

04 jan.

Blogs Cinéma: best-of blog bilan de l'année 2008

me voici de retour de congés. Je publierai dans la journée le dernier top de l'année en attendant voici le dernier best-of blogs de l'année.
Cineblogywood : 12 films à ne pas manquer en 2009
Filmgeek : Bilan de l'année cinématographique 2008
Cinefeed.com: classement du box-office 2008

bon surf et encore une bonne et heureuse année 2008 à vous tous...


28 dec.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #35

Période de fêtes = on rattrape son retard, donc voici de quoi le rattraper...
- Filmgeek : Deux nouvelles images de Terminator Renaissance
- Cineblogywood : Le père Noël est un serial killer
- Cinefeed.com: I FEEL GOOD - vive le rock


24 dec.

Box-office France semaine 51: Madagascar 2 rafle la mise

Il y a chaque année un gagnant pendant la période de Noel, et cette année c'est sans conteste Madagascar 2 qui remporte la mise. En 3ème semaine le film s'offre même le luxe de progresser de 9% et dépasse la barre symbolique du million d'entrées cette semaine. Les enfants de Timplebach ne fait pas un mauvais démarrage (754 s/c) mais le film avait d'autre ambition que ses 230 000 entrées pour sa 1ère semaine. Largo Winch démarre bien (1 144 s/c) et devrait avoir un bon coefficient de succès (vacances obligent) ce qui peut nous amener à un cumul de 1.5 millions d'entrées, ce qui n'est pas un carton mais la période est finalement assez dur. Depuis la semaine dernière Parlez-moi de la pluie est millionnaire ce qui est surement un détail pour vous mais pour eux ça veut dire beaucoup (sur un air connnu)...
1Madagascar 2 (+9%, 3)1 014 2163 279 744
2Largo winch556 147556 147
3Burn after reading (-28%, 2)321 263765 522
4Le jour ou la terre s'arreta (-43%, 2)277 803762 007
5Les enfants de timpelbach230 866230 866
6Niko, le petit renne203 423203 423
7Agathe clery (-22%, 3)181 761864 070
8Les ailes pourpres154 926154 926
9Secret defense (-32%, 2)137 164338 136
10Mia et le migou (-5%, 2)121 071248 545
11Le transporteur 3 (-28%, 4)109 2031 261 792
12Pour elle (-28%, 3)94 872462 238
13Igor94 29694 296
14Mesrine : l'ennemi public N°1 (-39%, 5)60 5911 468 808
15L'emmerdeur (-59%, 2)59 571203 870

23 dec.

I FEEL GOOD - vive le rock

  l'avis
de
Ava
Gros plan sur la bouche ouverte d’Eileen 92 ans, qui hurle « Should I stay or should I go » des Clash, devant une foule en délire. C’est la scène d’ouverture de ce documentaire iconoclaste, qui a de quoi créer un certain ébouriffement dans les cheveux.
À l’opposé du « photo-call » de ma précédente conférence de presse, nous étions cette fois chaleureusement accueillis par les protagonistes, autour d’un thé brûlant, dans la suite d’un prestigieux hôtel parisien.
Un moment très british en compagnie de Stephen Walker, le réalisateur, et de Bob Cilman, l’incroyable directeur de la chorale rock & punk octogénaire, « Young @ heart ».
C’est un véritable coup de foudre que Stephen Walker a eu en assistant à Londres à l’une des représentations données par « Young @ heart », sur les bons conseils de sa femme et productrice, Sally George.
Immédiatement, le réalisateur et sa productrice sont convaincus qu’il tiennent leur sujet pour réaliser leur film documentaire pour Channel 4.
Bob Cylman n’a pas été tout de suite du même avis. Le réalisateur a mis 3 mois pour le convaincre qu’il était possible de mettre en place un tournage avec des personnes ayant, au bas mot, une quatre vingtaine d’années.
On remercie sa ténacité car il nous livre là un film qui va bien au-delà du pur plaisir d’assister à la formidable énergie de cette troupe, puisqu’il aborde aussi les thèmes de la maladie, de la mort, du sexe et de l’amour.
1h48 d’images sur les 120 heures de rush.
Majoritairement, des images des répétitions de la chorale qui doit, coûte que coûte, être prête pour le jour J : la représentation devant leur public.
On s’attache inexorablement aux personnages, qui sont de vraies gens, avec de vraies vies, de vraies maladies, de vraies morts.
Une très jolie scène dans une prison nous confirme que l’habit ne fait pas le moine.
Le réalisateur a l’immense mérite de ne jamais rendre ses personnages ridicules. Cela ne devait pourtant pas être chose simple.
Il est tentant de croire qu’on va bien se marrer en assistant à un concert de rock d’un groupe du 3ème âge. Il est tentant aussi de croire que certaines scènes existent pour nous faire pleurer. Mais non. Et c’est là la force du film. On ne rit jamais au détriment des membres, mais juste parce qu’ils sont tout simplement drôles, ou pas d’ailleurs.
Une extraordinaire leçon d’amour de la vie, qui fait fi aux graves problèmes de santé de certains, tout près de la fin, certains sont même miraculés.
Ils y vont, quoi qu’il arrive, avec une énergie que des pré pubères pourraient leur envier, jusqu’au moment où tout simplement, la vie s’arrête.
Même dans les scènes difficiles, il n’y a pas de complaisance. On n’est pas là pour pleurer sur son sort.
Sans ce respect profond de l’être humain, le film aurait pu s’avérer catastrophique.
Le réalisateur confirme : « on ne peut pas faire comme si les chanteurs étaient des jeunes gens. Il y a un grand danger à manipuler la vérité. »
C’est amusant aussi de voir à quel point le sens de chaque chanson change radicalement, à cet âge canonique. « We’re on the road to nowhere », est par exemple une des chansons du répertoire.
Bob Cilman est quant à lui tout simplement extraordinaire d’humanité et de justesse. Sa passion pour l’humain est carrément contagieuse. Il est à l’opposé du triste spectacle auquel on peut parfois assister en s’adressant aux « vieux » de manière infantilisante.
La très sympathique Eileen est d’ailleurs la seule à détenir la clé de la maison de retraite où elle vit, car elle rentre tard le soir de ses répétitions…
Les membres de la chorale ne s’arrêtent d’ailleurs pas une seconde, ils assurent la promotion du film à Dubaï et en République Dominicaine.
Vive le rock.
Que d’aucun ne me dise le contraire.

I Feel Good sur cinefriends.com

21 dec.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #34

De l'exclu et des chiffres pour ce best-of hebdomadaire. Inutile de vous dire que ce n'est qu'une sélection, allez donc faire un tour sur les blogs de Cineblogywood et FilmGeek vous ne vous ennuierez pas ...
- Cineblogywood.com : Jim Carrey : Top 10 du "oui" dans son bain
- Filmgeek : Photos et Vidéo du tournage d'Inglourious Basterds à Paris
- Cinefeed: Box-office France semaine 50: Madagascar 2 toujours au top


21 dec.

Largo Winch...si futile

  l'avis
de
Julie
Une affiche: une silhouette nonchalemment adossée, un regard dans le vague, une attitude désinvolte, des cheveux en pétard, un énorme W, une vue plongeante sur la baie de Hong Kong...Sentiment de déjà vu? Cette silhouette, c'est celle de Largo Winch, ou plus exactement celle de Tomer Sisley. Cette affiche, vous n'avez pu la manquer. Elle est placardée depuis 1 an dans les couloirs du métro. L'évènement a été fièrement annoncé. L'annonce pour le moins bien préparée. Le film est-il à la hauteur des attentes?
ça y est, le héros de papier, né sous les plumes jumelées de Jean Van Hamme et de Philippe Francq, a été projeté sur nos écrans, grâce à la caméra de Jérôme Salle et à l'imagination de Julien Rappeneau.
Largo Winch, le petit orphelin, héritier de l'empire collossal de son père adoptif s'anime désormais sous les traits de l'improbable Tomer Sisley. Le contexte général est mis en place, de manière efficace. Nério Winch, à l'époque où il montait, pierre par pierre, son empire, a adopté un petit garçon dans un orphelinat en Yougoslavie. Quelques années plus tard, il se fait assassiner sur son yacht. Mais le vieux renard avait su préparer son coup en douce. Aidé, jusque dans sa tombe, par son fidèle chauffeur-bras droit-homme de confiance, interprété par l'excellent Gilbert Melki, le petit garçon devenu grand refait surface. Jeune, dynamique, dragueur, sans limite et sans attache, Largo débarque à Hong Kong, habillé d'une vieille chemise froissée blanche et d'un jean usé, et vient arpenter les couloirs de la Winch Incorporation. Bien sûr, sans même le savoir, le jeune homme a plus d'un ennemi. Mais qui veut la peau de Largo? Telle est la grande question. Celui-ci va parcourir les quatre coins du monde pendant près de 2 heures de film pour chercher, fuir, se venger, comprendre. Il court, il court. Sur son passage, des ennemis, donc, très nombreux, des femmes, et quelques rares amis.
La mise en scène est efficace, le rythme soutenu, à couper le souffle. Bref, on ne peut pas nier au film ses qualités visuelles, sa photo. Les prises de vue sont soignées, les multiples lieux du tournage bien choisis. Largo Winch c'est un grand voyage à travers le monde. On salue le souci de Jérôme Salle d'avoir voulu éviter les sentiers trop balisés. Point de New-York, de Londres, de Paris. On est à Hong Kong, en Croatie, au Brésil.
Les scènes de cascades, de sauts périlleux, de courses poursuites s'enchaînent les unes aux autres telles un beau ballet. Au centre, un Largo qui n'a peur de rien.
Le film ne ressemble pas (comme se plaisent à le répéter le réalisateur et le scénariste) à un James Bond à la française. Et c'est tant mieux. Il a plus les prétentions d'un Jason Bourne. Seulement voilà, le personnage principal n'est pas à la hauteur de Bourne...Largo Winch en héros solitaire parachuté au milieu d'un gang de requins est sans saveur. Il a beau user de ses charmes et de son côté excessivement désinvolte, il est sans relief. Son manque de complexité et de profondeur empêche (à mon sens) de s'y attacher. Largo perd père, frère, mère, une horde d'ennemis veulent le tuer. Mais RIEN ne semble le toucher. Mais de quoi est-il donc fait? Bruce Wayne (je veux parler du nouveau Batman, celui habité par Christian Bale), dans le genre héros humain monolytique a bien plus de saveur. On ressent bien, derrière son côté désinvolte et prétentieux, ses blessures, son âme. Jason Bourne, quant à lui, même s'il présente le même côté homme-machine, est fascinant. Son intelligence n'a pas d'égal...Largo n'a aucun de ses atouts. Il a pour lui un beau sourire et...c'est tout. Si seulement un scénario léché avait pu sauver un personnage principal si futile...mais de l'association sympathique de Jérôme Salle et de Julien Rappeneau n'est ressortie qu'une vague histoire convenue et sans surprise. Les autres personnages que Largo croise tout au long de son périple sont tous aussi plats que lui. La jolie Mélanie Thierry remplit son office de potiche. Quant à Christine Scott Thomas en machiavélique femme d'affaires est peu convaincante. Deux personnages pourtant parviennent à susciter l'intérêt: Nério, le père, avec ses apparitions d'outre-tombe sous forme de flash-back et son fidèle chauffeur (interprété par Gilbert Melki) sont les deux seuls personnages énigmatiques, complexes voire ambigus. Eux seuls donnent un peu de consistance à ce scénario plat.
Largo Winch n'est pas un mauvais film. C'est un film de genre. Exclusivement. Il plaira donc à certains. Et, dans le genre, je vous l'ai dit, presque tout y est. Pour les autres, il n'y a plus qu'à attendre la suite des aventures de Jason Bourne...

19 dec.

Quiz ciné de la semaine (#3)

Les résultats de la semaine dernière sont maintenant disponibles ici et les score sont plutôt très bons...
Pour cette semaine c'est plutôt une ambiance comédie...

18 dec.

Box-office France semaine 50: Madagascar 2 toujours au top

Madagascar 2 après un démarrage tonitruant ne faiblit pas en 2ème semaine et garde largement la tête du box-office de cette semaine. Contre toute attente Le jour ou la terre s'arreta (je ne donnais pas cher de son démarrage) suscite de la curiosité (la présence de Jennifer Connely n'y est surement pas pour rien) et affiche bonne moyenne de 800 s/c. Surfant sur le succès de No Country for old men, le public des frères Cohen s'est déplacé en masse pour le moyen Burn after reading qui affiche la meilleure moyenne de cette semaine: 935 s/c pour un démarrage. L'emmerdeur fait un bide (243 s/c) et risque de vite disparaitre de nos écrans et Secret Défense démarre correctement (773 s/c), ce qui est surement légèrement en dessous des ambitions des producteur/distributeur mais si le bouche à oreille est bon le succès du film peut se construire grâce aux vacances. Je ne le vois toutefois pas dépasser les 650 000 - 700 000 entrées.
1Madagascar 2 (-31%, 2)927 2982 265 528
2Le jour ou la terre s'arreta484 204484 204
3Burn after reading444 259444 259
4Agathe clery (-49%, 2)231 765682 309
5Secret defense200 972200 972
6Le transporteur 3 (-53%, 3)152 3151 152 589
7L'emmerdeur144 299144 299
8Pour elle (-44%, 2)131 886367 366
9Mia et le migou127 474127 474
10Mesrine : l'ennemi public N°1 (-49%, 4)99 6011 408 217
11L'echange (-45%, 5)79 4931 258 673
12Two lovers (-43%, 4)62 049604 317
13Vilaine (-53%, 5)43 467911 681
14Le prix de la loyaute (-64%, 2)39 640148 413
15Caos calmo23 65223 652

16 dec.

Secret défense: le nouveau visage du cinéma français

  l'avis
de
Julie
Après les "Mesrine" et juste avant Largo Winch, voilà encore un film qui vient montrer la récente évolution du cinéma français: un cinéma dynamique, visuel, un cinéma qui n'a plus rien (ou presque) à envier aux polars américains. Les réalisateurs français osent montrer. Ils ne se cachent plus derrière une caméra intimiste. Le polar est bien plus qu'une simple atmosphère recréée. A l'instar du film de Richer ou de celui de Jérôme Salle, Secret Défense de Philippe Haïm a un rythme soutenu, haletant. Son scénario, par certains côtés, assez osé, est assez bien ficelé.
L'idée de mettre en parallèle le destin d'une jeune prostituée recrutée par la DGSE (la Direction Générale de la Sécurité Extérieure) et celui d'un jeune dealer embrigadé par les milieux islamistes extrêmistes est bien menée. Le film commence, certes, de manière un peu décousue, par une superposition de scènes sans rapport entre elles. Images du terrorisme moderne sous le visage d'islamistes enrubanés. Puis celles d'un groupe de terroristes en train de siroter le thé à Damas et cherchant à venger leurs frères afghans. Regard sur Diane, jeune prosituée, vendant son corps à un homme d'affaires libanais. Puis sur Pierre, dealer paumé d'une banlieue Nord, tentant tous les coups pour subvenir aux besoins d'une mère seule. Petit à petit, les pièces du puzzle s'emboîtent entre elles, pour aboutir au coeur du service de la DGSE. Une rumeur d'attentat vient d'être confirmée par un agent infiltré dans les milieux islamistes syriens. Les services secrets décident alors de mettre en place un plan et de jeter Diane dans la gueule du loup, après l'avoir formée. S'ensuit alors une course sans relâche, une guerre psychologique entre les agents français et un des hauts responsables de mouvements terroristes islamistes.
Après un début un peu laborieux et très brouillon, le film trouve un bon rythme. Je vous l'ai dit, le scénario se tient d'un bout à l'autre. Le réalisateur s'est documenté et ça se voit. Il évite avec soin les travers d'un regard subjectif et ose montrer le danger là où il se trouve. Son souci d'objectivité confine parfois même à l'obsession. Loin de nous dresser un tableau manichéen où il y aurait d'un côté l'occident ouvert et de l'autre l'islam obscur, il nous montre que l'on trouve, de toute part, des bons, des mauvais. Néanmoins, le parallèle qu'il tente de faire entre les mouvements terroristes embrigadant des jeunes personnes sans repère et les services secrets qui recrutent, eux aussi, de jeunes personnes m'a gênée. On sait où est le diable...
On peut saluer le choix porté par Philippe Haïm sur de jeunes acteurs encore peu connus comme Vahina Giocante et Nicolas Duchauvelle qui interprètent chacun à leur manière ces jeunes pantins. D'ailleurs, ils font de l'ombre à Gérard Lanvin qui est beaucoup moins convaincant qu'eux dans son rôle d'agent désabusé, aigri et sans âme.
On peut aussi regretter que l'aspect pyschologique des personnages ait été délaissé au bénéfice d'un souci d'ordre esthétique et d'effets spéciaux (parfois inutiles). Un film d'espionnage doit forcément avoir une dimension humaine. On repense, avec nostalgie, au merveilleux Les Patriotes d'Eric Rochant où là, justement, l'aspect psychologique avait pris le pas sur les missions accessoires menées par le personnage d'Ariel (joué par Yvan Attal). Le réalisateur avait su alors miser sur l'essentiel: le cheminement intellectuel de l'agent. Ariel était froid, à l'instar du personnage interprété par Gérard Lanvin. Mais il n'était pas qu'une machine.
A force d'avoir peut être trop voulu éviter de sombrer dans un manichéisme primaire, Philippe Haïm a, me semble-t-il, délaissé un aspect important du film d'espionnage: l'aspect humain.

Pour aller plus loin:
- Fiche du film Secret défense
- Fiche Philippe Haim
- Fiche Vahina Giocante
- Fiche Nicolas Duvauchelle
- Fiche Gérard Lanvin


14 dec.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #33

Dimanche pluvieux = on reste sous la couette à lire les blogs ciné que l'on a raté la semaine. Ca tombe bien c'est jour de best-of:
- Filmgeek : Inauguration, visite et réouverture du Forum des Images
- Cineblogywood : Dead Snow, des nazis, des zombies et du ski !
- Cinefeed: Quiz ciné, reconnaitrez-vous ces regards ?


12 dec.

Quiz ciné du Vendredi

Le quiz précédent est maintenant fermé, ce sont donc les résultats qui s'affichent:
* elizabeth : 75%
* Stoni : 75%
* julie : 67%
* Julien19 : 67%
* julesdelille : 67%
* Ava : 58%
* Baptiste : 58%
* burrrrrp : 50%
* eagleto4 : 33%

Voici le quiz de la semaine grâce au superbe site Cinefriends.com :-)

11 dec.

Box-office France semaine 49: les nouveautés qui brillent

Carton plein pour les nouveautés cette semaine avec Madagascar 2 qui mène la danse. Un parc impressionnant de 930 copies et pourtant une excellente moyenne de 1 437 s/c montre que le film a de la réserve et devrait voguer sans trop de problème vers les 4-5 millions d'entrées avec l'arrivée des vacances de Noël. Agathe Cléry fait plus en une semaine que le précédant film d'Étienne Chatiliez. La moyenne est bonne (905 s/c) mais les réactions sont plutôt tièdes ce qui ne présage pas d'un bon coefficient de fin de carrière. Le film devrait toutefois dépasser le million d'entrées mais guère plus. Enfin, Pour Elle démarre bien (866 s/c) et devrait finir sa carrière dans les 700 000 entrées ce qui est un plutôt bon score vu que le Thriller n'a jamais vraiment déplacé les foules jusqu'à présent. Petit ouf de soulagement pour Bacri / Jaoui qui devrait dépasser le million d'entrées avec Parlez-moi de la pluie dès la semaine prochaine (cumul de 998 000 entrées pour le moment).
1Madagascar 21 338 2301 338 230
2Agathe clery450 544450 544
3Le transporteur 3 (-53%, 2)321 3291 000 274
4Pour elle235 480235 480
5Mesrine : l'ennemi public N°1 (-48%, 3)194 8681 308 616
6L'echange (-44%, 4)143 3601 179 180
7Le prix de la loyaute108 773108 773
8Two lovers (-44%, 3)108 280542 268
9Vilaine (-56%, 4)92 005868 214
10Quantum of solace (-59%, 6)59 3613 687 893
11Musee haut, musee bas (-58%, 3)58 094428 471
12Mesrine : l'instinct de mort (-62%, 7)36 1712 244 046
13J'irai dormir a hollywood (-55%, 3)32 752215 408
14Mensonges d'etat (-54%, 5)32 400869 238
15Hunger (-40%, 2)24 24264 527

10 dec.

Le jour où la terre s’arrêta: un remake qui manque de fond

  l'avis
de
Ava
« Le jour où la terre s’arrêta » est le remake, réalisé par Scott Derrickson, du film original de Robert Wise. Keanu Reeves et Jennifer Connely tiennent les rôles principaux, mais on retrouve aussi John Cleese, des célèbres Monthy Python, et Kathy Bates dans des rôles secondaires. « Le film est expressionniste et stylisé » dixit le réalisateur. Certes, mais ce sont probablement ses seules qualités… S’il est vrai que la réalisation est belle, il manque l’essentiel : le fond.
Une soucoupe volante lumineuse atterrit sur Terre. Un extra-terrestre à l’apparence humaine, Klaatu, interprété par Keanu Reeves, en sort. Les gouvernements et les scientifiques tentent désespérément de comprendre ce qui se trame derrière cette spectaculaire arrivée. L’astrobiologiste, Helen, interprétée par Jennifer Connely, va tisser un lien privilégié avec le mystérieux extra-terrestre.
Le film est porteur, sans nul doute possible, d’un message écologique. La Terre est mourante, les êtres humains « que l’on ne peut raisonner » sont responsables de cette mort annoncée. Le message principal du film se résume dans la réplique de Klaatu, qui figure déjà dans la bande-annonce : « La Terre meurt, vous mourez. Vous mourez, la Terre survit. »
On comprend alors la glaciale mission de Klaatu : sauver la Terre, avec ou sans l’espèce humaine.
Derrière l’apparente froideur de cette mission, l’espoir l’emporte finalement : « Quand on est au bord du gouffre, on change ». Klaatu, qui ne comprend pas l’incohérence, et c’est peu dire, des êtres humains, change finalement lui aussi, à travers son geste plein de compassion pour l’humanité. C’est grâce à la scène larmoyante du film : Helen et son beau-fils, en larmes, se serrent fort l’un l’autre dans les bras. Klaatu leur lance alors « Maintenant, je vous comprends ». L’amour et l’espoir parviennent probablement à sauver l’Humanité, au bord du gouffre.
Ces messages répétitifs sont franchement lassants. Le casting et les effets spéciaux ne suffisent malheureusement pas à combler l’ennui. Une fois le message compris, on peut s’en aller sans se retourner. Le film se laisse voir, éventuellement, dans son canapé un dimanche soir pluvieux, mais il ne m’a pas interrogé, ému, inquiété une seule seconde. C’est creux et les messages ne m’apprennent rien : la Terre est en souffrance, l’Humanité va mal, l’espoir et l’amour sont des valeurs vitales. La fonction purement divertissante n’est pas non plus assurée. En guise d’amusement, j’ai nettement préféré la conférence de presse…

Donnez votre avis sur ce film sur Cinefriends


09 dec.

Le roi du rire peut-il trébucher ? (pronostic)

Demain débarque sur nos écrans le dernier Veber avec un nouveau Pignon (Timsit prend la responsabilité du rôle). On sait qu'il s'agit d'un remake de l'Emmerdeur réalisé par Edouard Molinaro avec deux monstres sacrés du cinéma Français: Lino Ventura et Jacques Brel. Francis Veber étant déjà scénariste du premier film il s'agit plutôt d'une nouvelle version que d'un remake. Autant le dire tout de suite les bruits autour du film ne sont pas bons. Les critiques sont mauvaises et l'indicateur d'envie sur Cinefriends montre que 55% des gens qui ont répondu ne veulent pas voir le film.
Dur de pronostiquer une défaillance du roi du box-office. La doublure, sorti en 2006 avait réalisé 130 000 entrées pour son 1er jour et plus de 3 millions en fin de carrière. Idem pour Tais-toi (3M), Le placard avait conquis 5.2 millions de spectateurs et Le diner de cons: 9.2 millions. Quel palmarès !
Et pourtant je ne crois pas que L'emmerdeur fera une carrière digne d'un Veber. Les critiques se sont acharnées sur le tandem Berry / Timsit qui visiblement ne fonctionne pas. Le bouche à oreille risque donc d'être mauvais même soutenu par son distributeur.
Je parie sur un bon démarrage, mais un mauvais coefficient de profondeur ce qui nous donne:
-> Mon pronostic: 600 000 * 2.2 = 1 320 000 entrées

Vous aussi jouez au jeu du pronostic, vous avez jusqu'à mercredi 10h00...


07 dec.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #32

Dimanche c'est jour de best-of donc ne ratez pas l'occasion de vous instruire, rincer l'oeil et divertir...
- Cineblogywood : Terminator Renaissance, trailer du trailer
- Filmgeek: Les meilleures scènes de nu de 2008
- Cinefeed: le quiz de la semaine

bon Dimanche...

02 dec.

Une Famille Chinoise ou Mère Courage

  l'avis
de
dbuk1000
Comme le titre français du film l'indique il s'agit de l'histoire d'une famille chinoise.
Sauf que l'histoire est exceptionnelle au sein d'une famille assez banale dans la Chine contemporaine.
Mais le véritable titre du film c'est " In love we trust" : " nous croyons en l'Amour" ; ce qui est beaucoup plus universel!
Vous connaissez peut-être déjà le réalisateur Xiaoshuai Wang qui voit son cinquième long métrage, Beijing bicycle, remporter l'Ours d'Argent à la Berlinale de 2001. Et une des actrices c'est la très jolie Yu Nan, épouse inoubliable dans le "Mariage de Tuya" qui se bat pour faire vivre ses enfants et son premier mari blessé suite à un accident.
Cette fois encore le combat d'une femme; à croire que le cinéma chinois contemporain a pris ses distances avec "Epouses et Concubines" et ça c'est une véritable révolution culturelle quand on sait la place de la femme dans la société chinoise.
Cette fois , c'est le combat de la Mère pour sauver sa petite fille, Hehe, enfant unique selon le modèle chinois.
La petite fille est atteinte d'une leucémie et seule une greffe osseuse d'un donneur compatible peut la sauver.
Et le seul donneur compatible sera un petit frère ou une petite soeur qui sera conçue à cet effet.
Mais la situation se complique car les parents "biologiques" de Hehe sont divorcés et ont refait leur vie avec un nouveau conjoint.
La Mère est totalement déterminée à sauver sa fille. Elle franchira tous les obstacles, y compris bien sur ceux dressés par les nouveaux conjoints, pour être fécondée "in vivo" et non pas "in vitro" par le père biologique de Hehe, son premier mari.

Le film se déroule dans une grande ville chinoise ( Beijing?) moderne et monotone: de grands immeubles dans de grands ensembles, des trains aériens, des chantiers et une lègère brume.
Deux familles "recomposées" après le divorce entre le père et la Mère de Hehe.
Modernes: les femmes travaillent, les hommes travaillent.
Le nouveau mari de la Mère est un très gentil paysan monté à la grande ville, plein de tact et de pudeur; il est devenu le père adoptif de Hehe, celui qu'elle nomme "papa".
La nouvelle femme du père est une jolie hôtesse de l'air déterminée elle aussi, a devenir mère.
Modernité des couples, universalité des situations.
On devine très vite que ce sont les femmes qui vont imposer leur vision du monde.
Les femmes et les mères.
Pour sauver sa fille, c'est la Mère qui fixe les roles: le père devient "réparateur" biologique et le père adoptif sera confirmé comme soutien familial.
Et Xiaoshuai Wang met dans une perspective vitale des faits isolés de peu d'importance mais dont l'enchaînement pourrait produire une catastrophe: la politique de l'enfant unique, les parents donneurs individuels incompatibles, l'échec de la fécondation in vitro.....
Et puis la Mère salvatrice de ce drame moderne.
L'Homme face à ses choix.

Un film pour réfléchir. C'est ça aussi le cinéma.
Dépéchez-vous de le voir car je crains fort qu'il ne tienne pas longtemps.


30 nov.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #31

Au menu du best-of de cette semaine: de l'exclusivité. Photos exclusives, évènement exclusif et un nouveau site sur le cinéma
- Filmgeek : Making Iron Man, le journal photos de Jeff Bridges
- Cineblogywood : Phénomènes, une flashmob en plein Paris !
- Cinefeed: Ouverture de Cinefriends.com

Bonne lecture...


29 nov.

Two Lovers: le coeur d'un homme

  l'avis
de
Julie
Caméra rivée sur le corps lourd d'un homme qui tombe lentement dans des eaux froides et glauques. Premières images choc. Le film débuterait-il par un mauvais présage? Peut-être pas. Voilà le corps qui remonte à la surface et la caméra qui le suit lentement. L'homme est déboussolé. Le visage bouffi, le regard hagard, Léonard (Joaquim Phoenix) semble ne plus savoir où il en est. Trempé, l'homme rentre chez ses parents car c'est bien là où il vit à présent.
Après une dépression nerveuse et un long séjour en "institution spécialisée", Léonard est retourné chez ses parents, dans une banlieue New-Yorkaise, forcé de travailler dans le pressing familial, forcé de vivre, tel un adolescent rebel, entre un père déraciné et une mère protectrice. Pour le bien de leur grand garçon de plus de 30 ans, ces derniers décident de lui trouver une femme, Sandra (Vinessa Shaw), la fille de connaissances. Même milieu, même religion, bonne famille. L'avenir du fils prodigue semble tout tracé. Mais Léonard, au même moment, tombe sous le charme de sa nouvelle voisine, Michelle (Gwynelth Paltrow). Il se laisse gouverner par ses nouveaux sentiments, attiré comme une petite bête fragile par la lumière. Commencent alors, en parallèle, deux histoires d'amour à sens unique. Tandis que Sandra semble être tombée sous le charme du jeune homme bourru, Léonard, lui, tente maladroitement de transformer son amitié avec Michelle en une idylle amoureuse. Il ne semble pas se soucier du regard parental. Malgré sa fragilité et sa folie, malgré sa puérilité et son innocence, Léonard est libre, avide de vivre la vie qu'il a choisie.
James Gray est un grand réalisateur, on le savait. Déjà, avec Little Odessa, il avait montré son univers persistant. La banlieue New-Yorkaise, la communauté juive d'europe centrale, les russes, les bandits, les rapports familiaux, le regard du père, la culpabilité. Little Odessa l'avait imposé comme un auteur complexe, un véritable esthète. The Yards et La nuit nous appartient avaient, tous les deux, confirmé son talent. Dans ses derniers films, il a su choisir en Joaquim Phoenix un acteur hors pair, un visage particulier et énigmatique. Et à chaque fois, dans ses films, on a retrouvé la même atmosphère, le même genre de personnages, le même univers. Avec Two Lovers, James Gray a gardé son décor, son univers mais a tenté d'y transposer une histoire d'amour.
Seulement, cette histoire d'amour n'en est pas une. L'absence de réciprocité dans les rapports amoureux ôte à l'histoire sa connotation amoureuse. Two Lovers c'est avant tout, et peut être seulement, l'histoire d'un homme, triste, perturbé, fragile, seul, un peu fou. L'histoire d'un petit garçon qui habite le corps lourd d'un homme maladroit. Le contraste entre l'esprit et le physique est certainement la chose la plus frappante, la plus visible sur l'écran. La caméra n'a qu'un sujet, c'est Léonard.
Mais comme dans tout film recentré sur un personnage unique, Two Lovers se confronte, très vite, à un grand risque: celui de tourner en rond. Joaquim Phoenix a beau crever l'écran avec sa carcasse massive et le bleu de ses yeux tristes et profonds, il ne parvient pas à sauver à lui seul un scénario un peu plat... Et oui, j'ose le dire, le film est parfois un peu ennuyeux... Je n'y ai pas trouvé ce qu'on m'avait promis, un film d'amour fou, une passion ravageuse. Et pourtant comme on les aime les belles histoires d'amour qui finissent mal. Le temps de l'innocence ou Shakespeare in Love qui, eux, traitaient réellement des amours contrariées par les conventions sociales et les contraintes des époques avaient su toucher le spectateur en plein coeur. Dans Two Lovers, Léonard n'est pas forcé de choisir entre une femme conventionnelle et une femme libre et belle. Léonard n'a rien d'un homme frustré par des parents et un milieu social rigides.

Le nouveau film de James Gray est donc avant tout, et surtout, l'histoire d'un homme triste et dérangé, amoureux d'une icône qu'il ne possédera jamais parce qu'il sait qu'il ne l'aura pas. Sa souffrance est mise à nu. L'acteur est transcendé dans ce rôle de doux-fou. Mais c'est l'histoire de sa blessure qui aurait mérité d'être davantage portée à l'écran plutôt que celle de son obsession pour Michelle. Le réalisateur sait bien montrer l'âme humaine, sa perdition, ses tourments. Mais son dernier film pèche par la monotonie de son scénario.
La culpabilité de ne pas avoir aimé ce film que j'attendais avec impatience me freine, malgré moi, dans cette élan de déception. On peut toujours y aller pour voir, (une dernière fois?) l'un des plus grands acteurs de sa génération.


27 nov.

Ouverture de Cinefriends.com

Aujourd'hui est un grand jour pour moi. Il y a maintenant près de 18 mois, j'ai entrepris de développer un site communautaire sur le cinéma en partant de zéro et avec beaucoup d'ambition. Ce qui devait être un passe-temps est devenu une véritable obsession me coûtant soirées et week-end.
Je ne compte plus les "mais tu vas arrêter d'être derrière ton ordinateur !" prononcés par Julie (et oui la fameuse Julie est ma femme à la ville) ou les "Pauve Papa, tu dois avoir besoin de beaucoup d'argent pour rester toujours derrière ton dinateur" de ma fille de 5 ans.
Alors mettre en ligne Cinefriends.com c'est un petit moment de bonheur que je voulais partager avec vous.
Cinefriends.com est un site qui vous permet de partager et de faire partager votre passion pour un film / acteur ou réalisateur. De jouer à des quiz, d'en créer. De faire votre pronostic box-office sur les films à venir. De rencontrez des passionnés comme vous.
Petit plus pour ceux qui ont un blog cinéma, vous pouvez exporter un quiz pour le publier sur votre site et ainsi faire jouer vos lecteurs entre eux (Pascale, tu peux même faire des questions portant sur le détail d'une affiche).
Je compte sur vous pour:
PS: je sais que ça fait beaucoup de cinefriends mais faudra vous y habituer ;-). Si vous lisez ces lignes c'est que vous n'avez pas encore cliqué ici


27 nov.

Box-office France semaine 47: Mesrine roi du box-office

Mesrine qui démarre en trombe, Vilaine qui se maintient de fort belle manière sont les seuls films Français à se démarquer cette semaine. Musée haut, musée bas rate son démarrage malgré un casting en or (cf le débat ici).
1Mesrine : l'ennemi public N°1740 223740 223
2L'echange (-28%, 2)326 937779 588
3Vilaine (-20%, 2)251 852568 215
4Quantum of solace (-40%, 4)248 0153 483 726
5Two lovers239 193239 193
6Musee haut, musee bas230 913230 913
7Mesrine : l'instinct de mort (-32%, 5)160 5482 113 080
8Mensonges d'etat (-45%, 3)111 141765 808
9J'irai dormir a hollywood109 484109 484
10Max payne (-56%, 2)109 110356 688
11High school musical 3 (-33%, 5)59 1691 793 310
12The duchess (-43%, 2)56 594156 341
13Rock'nrolla54 38754 387
14Saw v (-54%, 3)51 885477 388
15Les chimpanzes de l'espace (-24%, 5)50 1521 153 896

25 nov.

Le jour où la terre s’arrêta – La conférence de presse

Keanu Reeves, Jennifer Connely, à l’affiche du film « Le jour où la terre s’arrêta », réalisé par Scott Derrickson. Tous trois, réunis pour la conférence de presse, ont créé une mini émeute pendant le « photo-call »… une scène qui aurait pu se dérouler à Cannes, tant les photographes intrépides cherchaient à capter leurs regards… Nous étions pourtant au non moins prestigieux hôtel Ritz, qui domine la place Vendôme. « Keanu..on the right !!!!!», « Jennifer, pleeeaase Jennifer, look at me !!!!». Un petit « Oh my God » a même échappé à « Jennifer », ébahie par cette agitation sonore... J’ai tenté de chiper poliment la place d’un journaliste qui me cachait ce magnifique tableau, il m’a renvoyé dans les rangs comme il se doit. La prochaine fois, j’apprendrai à ne pas demander, mais à hurler pour être dans le bain …

Après cette folie douce, passage obligé vers LA conférence de presse proprement dite. Tous les sièges sont occupés. Je m’installe tranquillement par terre, sur la droite et tant qu’à faire au premier rang, histoire de n’être qu’à quelques mètres du beau, mais venu d’ailleurs, « Keanu ». Stoïque, il ne me lance pas même un regard. C’est pas grave, je tente de m’imprégner de cette ambiance particulière et me fais discrète, dans mon petit coin.
« Restez bien sur votre droite pour ne pas gêner le passage !! » me siffle quelqu’un qui semble connaître tout le monde. Ce n’est pas l’attaché de presse qui s’est déjà fait photographier en long en large et en travers avant l’arrivée des stars, mais un autre, peu importe qui, ce sera celui-qui-n’a-pas-de-nom pour cette fois. Je reste donc « bien sur ma droite, pour ne pas gêner le passage ». Quelques instants plus tard, je comprends mieux cette réflexion, car celui-qui-n’a-pas-de-nom se dresse dos à moi, je n’ai que son popotin dans ma ligne de mire. Je me replace, histoire de rectifier le tir et d’avoir enfin, dans mon champ de vision, mes trois nouveaux potes, vous savez, les stars du film. Je n’oublie pas le casque traduction sans fil que je pose en collier, histoire d’avoir un peu plus d’atouts dans mon sac. Rien à faire, Keanu semble préférer regarder le vide à mon collier de chien. Bon. Enfin, on commence à entrer dans le vif du sujet. On évoque d’abord la version originale du film éponyme, culte du genre SF, réalisé par Robert Wise en 1951. Le réalisateur l’a vu, bien sur, mais les acteurs ne semblent pas très inspirés par cette première question. Un blanc. Une autre question ?
Alors celle-là, il a dû la préparer à l’avance : « les américains sont-ils capables de changer ? » Bien joué, la question touche à la fois le film et l’actualité américaine. Cela dit, quand j’y repense, la question est surtout un effet de style, car répondre « non » à une question si basique n’est juste pas possible. Donc, bien sur, les 3 compères se sont accordés pour dire que oui, les américains peuvent changer comme les élections l’ont démontré, mais que les questions relatives à la façon dont on traite notre planète, concerne aussi les autres habitants de la planète Terre. Ah bon ? Oui. Bon. Une autre question peut-être ? « Avez-vous la fibre écologique ? » Et là on entend un coup « oui, je trie mes déchets » ou « non pas spécialement », mais on est surtout rassuré par le propos du réalisateur qui ne veut pas nous faire la morale dans ce domaine. On apprend ensuite que Keanu n’a pas peur d’être comparé à son personnage dans Matrix, tant mieux, je ne voyais pas trop le rapport, si ce n’est qu’il est toujours stoïque et qu’il regarde toujours dans une direction opposée à la mienne.
Et puis vient la question marrante : « vous croyez aux extra-terrestres ? » Et bien les trois répondent par l’affirmative à l’unanimité !! Jenni s’aventure davantage : « Bien sur que oui. Il faudrait être prétentieux pour croire que nous sommes les seuls dans cet univers. » Qui est prétentieux dans la salle ? Personne. OK, les extra-terrestres existent donc. Cela répond à au moins une de mes questions existentielles. Je dormirai mieux cette nuit. Et forcément, la dernière question est posée par une dame qui flatte la tenue de Jenni et qui lui demande quels créateurs de mode elle porte sur elle. Jenni est gênée, on la comprend. Passer de « qui croit aux extra-terrestres » à « elle est belle ta jupe, tu l’as achetée où » a de quoi décontenancer la belle.

Pas d’autres questions ? Non. Pas pour cette fois. Je ressors de là franchement satisfaite. Ma 1ère conférence de presse s’est déroulée à merveille. J’ai même failli faire un bel acte manqué en conservant le collier de chien. Le rappel à l’ordre a été plus malin. J’ai donc laissé le collier sans marque connue aux organisateurs, Keanu à ses extra-terrestres et cette petite assemblée à leurs papiers et objectifs. Sortant de là, j’ai pu frimer un peu en disant que j’avais vu Keanu et que bien sur que oui il m’a regardé. Ah la la, midinette, quel métier !


24 nov.

Box-office week-end semaine 47: Mesrine à toutes les sauces

Vu que le premier volet a déja cumulé 2M de spectateurs, il n'y avait pas beaucoup de suspens sur le succès du second (d'autant qu'il est très bon) mais cela fait toujours plaisir à voir :-)
Vilaine continue son méchant bonhomme de chemin avec une très faible baisse. A ce rythme le film devrait faire le million d'entrées...

- Mesrine: l'ennemi public numéro 1: 619 842 entrées
- L'échange: 272 623 entrées
- Vilaine: 221 095 entrées
- Quantim of solace: 218 142 entrées
- Two Lovers: 195 166 entrées
- Musée Haut, musée bas: 186 173 entrées
- Mesrine: l'instinct de mort: 130 938 entrées


23 nov.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #30

Un best-of varié au menu de cette semaine avec: un détournement de classique, une initiation à l'art nouveau et la méchanceté qui paye.
- Cineblogywood : Scary Mary ! Mary Poppers !
- Filmgeek : Concept Art d'Avatar de James Cameron
- Box-office France semaine 46: Vilaine crée l'évènement


20 nov.

Box-office France semaine 46: Vilaine crée l'évènement

Si vous avez lu la critique du film Vilaine dans Studio vous comprendrez la petite satisfaction que les 2 réalisateurs ont du avoir en voyant le résultat du box-office de cette semaine: 316 363 entrées sur 225 écrans soit une moyenne de 1 406 s/c. Digne d'un blockbuster. Ce qui me laisse penser deux choses:
  1. Studio ne fait ni venir les gens au cinéma et visiblement ne les éloigne pas non plus
  2. Je n'avais pas tout à fait tort lorsque j'écrivais: "le temps des comédies viendra" (petite minute d'auto-satisfaction).
Enfin privilège des lecteurs de cinefeed je vous donne la réaction de Jean-Patrick Benès:
"je me demande si studio va la jouer fairplay et annoncer le succès...
En attendant, on baisse de seulement 20% sur Paris ce mercredi, tout ça pour un petit film à 3,6M de budget. A 500 000 entrées France total, on était déjà un succès ! :o)"


Tout le monde n'est pas logé à la même enseigne, La très très grande entreprise dévisse (-64%) et Mes stars et moi sombre (-80% pour un cumul de 280 349 entrées !!!).
1L'echange452 651452 651
2Quantum of solace (-63%, 3)414 8423 235 711
3Vilaine316 363316 363
4Max payne247 578247 578
5Mesrine : l'instinct de mort (-37%, 4)237 5821 952 532
6Mensonges d'etat (-56%, 2)201 291654 667
7Saw v (-64%, 2)112 560425 503
8The duchess99 74799 747
9High school musical 3 : nos an... (-65%, 4)88 2601 734 141
10Bouquet final (-58%, 2)82 189278 331
11Le crime est notre affaire (-54%, 5)75 8661 087 312
12Vicky cristina barcelona (-53%, 6)75 8531 785 224
13Les chimpanzes de l'espace (-64%, 4)66 3431 103 744
14Les grandes personnes61 23261 232
15Hellboy II (-68%, 3)55 525638 513
16La tres tres grande entreprise (-64%, 2)52 929199 802
Nombre d'entrées cette semaine: 3 040 298 spectateurs.


17 nov.

Box-office week-end semaine 46: la Vilaine accroche le podium

James Bond qui s'essouffle (après 2 excellentes semaines il faut l'avouer), le dernier Clint qui prend la tête et Vilaine qui accroche comme une teigne sur le podium du box-office sont les grandes tendances cette semaine.
J'en remets une couche sur Vilaine car l'un des deux réalisateurs, Jean-Patrick Benes, intéressé par les chiffres est un lecteur de Cinefeed.com. Je vous raconterai plus tard notre cyber-rencontre mais je profite de cet article pour le féliciter !
- L'échange: 372 375 entrées
- Quantum of Solace 362 028 entrées
- Vilaine 273 043 entrées
- Max Payne 219 856 entrées
- L'instinct de mort 182 767 entrées
Mesrine continue son très beau parcours. Sa fréquentation devrait être également stable la semaine prochaine puisque le deuxième volet sort mercredi.


17 nov.

Mesrine, volet n°2- L'ennemi public n°1 : suite et fin

  l'avis
de
Julie
Un peu frustrés en sortant du volet n°1 qui annonçait la fin de la première partie, les spectateurs ne seront pas déçus par le volet n°2 qui est une véritable suite. Le parti pris du réalisateur, celui d'une narration purement linéaire et chronologique de la vie de Mesrine, imposait un film en deux parties. Le format habituel de 2h ne suffisait pas face à la vie mouvementée et dense de l'homme. On sait ô combien un film de 3 heures est un exercice périlleux.
Sabrer certains épisodes de cette vie était concevable mais aurait certainement appauvri le tableau général. Richet a voulu être exhaustif, évoquer toutes les femmes de Mesrine, tous les témoins capitaux de son existence, tous les épisodes centraux, toutes les évasions, toutes les incarcérations. Son souci de la précision doit être salué.Le volet n°2 est une véritable suite mais surtout un véritable AUTRE film. Le spectateur ne doit donc pas s'attendre à un film de plus de 4 heures qui aurait été simplement coupé en deux.
Autre film, autre vie, autre Mesrine. L'homme a changé. Les années de cavale ne l'ont pas pour autant fait murir. Mesrine a sombré dans la mégalomanie. Sans être sympathique dans le volet n°1, l'homme pouvait, par certains côtés, attendrir. Je m'explique pour ne pas m'attirer les foudres. Il était alors pétri de contradictions. Et animé par un souffle presque fascinant.
Dans le volet n°2, Mesrine n'est plus ambigu. Une seule chose l'intéresse: son image, l'idée que les autres se font de lui. Il aime déplaire, il aime qu'on parle de lui. Sa seule obsession, le nombre de pages qui lui sont consacrées dans les journaux du soir.
Très vite, dès les tous premiers instants du film où il prend en otage le président du tribunal de Compiègne pour pouvoir s'évader sans être jugé, le spectateur prend la mesure du changement. Mesrine se rit de tous, veut seulement faire parler de lui.
La fin de sa vie, relatée avec une grande fidélité dans ce deuxième volet, est à l'image de l'homme: moins intéressante. Mesrine est toujours un homme plein de ressources, cabotin, malin. Entre son incarcération à la Santé où il fera la rencontre de François Besse joué par Mathieu Almaric (dont le jeu est toujours aussi juste) avec lequel il planifiera une évasion impeccable et ses rencontres avec de nouveaux bandits, une nouvelle femme (interprétée par Ludivine Sagnier, moins convaincante que Cécile de France dans le rôle de la femme de), et sa confrontation avec le commissaire Robert Broussard (joué par un très bon Olivier Gourmet), la vie de l'homme est toujours aussi atypique et dense pour mériter d'être racontée.
Seulement voilà, Mesrine manque de substance. A une époque où les autres hors la loi ont des idéaux, luttent pour une cause, Mesrine reste seulement un bandit, un braqueur, un simple cambrioleur. Il comprend vite que le public fasciné par ses exploits attend autre chose de lui. Il a voulu faire parler de lui, il y est arrivé, mais ça ne suffit pas. Alors il s'invente des idées. Anarchiste, communiste, fanatique...Il cherche les amis "comme il faut" pour s'instruire. Il tentera de trouver auprès de Charlie Bauer (Gérard Lanvin est méconnaissable et extraordinaire) une substance. En vain. Mesrine n'est en réalité intéressé par rien. Il aime l'argent, le voler, il aime les femmes, le luxe, les belles voitures. Mais entre mégalomanie et frustration intellectuelle, l'homme a réussi à devenir l'Ennemi Public n°1.
Si le second volet est moins passionnant et trépidant que le premier, il reste à la hauteur du premier en termes de réalisation, de performance d'acteurs. Cassel est toujours aussi subjuguant, les "seconds" rôles sont intenses et en rien effacés par le charisme du bandit.
Reste une Ludivine Sagnier un peu bébête et potiche (la faute au rôle...peut-être). Et, au risque de me répéter, l'homme manque de substance. Les kilos qu'il a pris, les postiches, l'armada de journalistes qui l'entourent, ses autobiographies n'auront pas raison de ce manque. Et de fait, le scénario est un peu creux par moment.
Mesrine, L'Ennemi Public n°1 reste un film français qui, une fois encore, a une dimension digne de celle des grands films américains. La scène finale rentrera dans les annales. Le spectateur en avait eu un avant-goût dans le premier volet. La boucle sera bouclée. En beauté.
Je n'effleurai même pas un instant la polémique suscitée par cette fin. Mesrine a-t-il été abattu par la police? Le propos du film n'est pas celui-là.
Le pari, celui de raconter l'histoire d'un personnage haut en couleur qui a fait couler l'encre et le sang entre les 60's et les 70's, est simplement gagné. Mesrine: deux grands films.

16 nov.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #29

Watchmen est un film attendu avec un teasing qui a commencé depuis maintenant quelques mois. Le best-of de cette semaine ne rate pas l'évènement des 1ères minutes présentées par Paramount...
- Cineblogywood : Watchmen et Star Trek, premiers extraits présentés à Paris
- Watchmen et Star Trek au Roadshow Paramount
- Cinefeed.com: Existe-t-il vraiment un acteur bankable en France ?


14 nov.

Existe-t-il vraiment un acteur bankable en France ?

Ceux qui s'intéressent un peu au box-office le savent bien, la notion d'acteur bankable en France ne veut rien dire. En France on ne se déplace (plus) pour voir un acteur/actrice sur grand écran mais pour voir un film de cinéma, et franchement c'est bien heureux comme ça.
La preuve ?
Mes stars et moi compte dans son casting pas moins de 3 acteurs bankable: Kad Merad, Catherine Deneuve et Emmanuelle Béart. Sachant qu'un film peut se financer avec une seule de ces stars on pouvait imaginer un véritable braquage du box-office à la sortie du film. Pour sa première semaine d'exploitation le film n'a attiré que 197 000 spectateurs sur pourtant 307 copies. Pire, pour son 1er jour il n'y a eu que 31 607 entrées, ce qui est dans la moyenne d'une comédie sans star (Vilaine a fait 27 000 entrées). Le 1er jour et la 1ère semaine sont les baromètres de la popularité du film c'est donc là que le casting peut avoir un impact, après c'est le bouche à oreille qui prend le relais.
Un autre exemple ?
La personne aux deux personnes met en scène Daniel Auteuil et Alain Chabat dans une comédie produite par ce dernier. Tout laissait penser que la mayonnaise prendrait, d'autant que le buzz qui avait précédé la sortie avait rencontré un très grand succès. Et pourtant le film n'a fait que 218 000 entrées avec un petit 21 000 spectateurs pour son 1er jour. La douche.
Un petit dernier pour la route ?
Sa majesté minor avec José Garcia et Vincent Cassel. Deux grands acteurs. Deux stars emblématiques de la notion même de bankable. Son résultat s'apparente à un désastre économique: 138 000 entrées en fin de carrière pour un budget de $46M !!! Je suis sur que l'on reparlera encore longtemps de ce rendez-vous manqué avec le public.

A côté de ces échecs il y a eu, ces dernières années, de nombreux succès surprises. Impossible d'en dresser une liste exhaustive mais on peut tout de même citer: Je vous trouve très beau, Nos jours heureux, Little miss sunshine, Je vais bien ne t'en fais pas, La vie des autres, Persepolis, La gaine et le mulet, Entre les murs etc.
Et si dans toute cette histoire de gros sous le véritable bankable était le film ?
Les spectateurs sont bien plus intelligents qu'on ne le croit, finalement tout cela me parait bien logique...


13 nov.

Box-office France semaine 45: la France a peur

Saw V fait un démarrage canon et affiche la moyenne blockbusterienne de 1 720 s/c. Avec un score pareil la suite doit déjà être dans les tuyaux et je vous laisse prononcer à haute voix le titre (c'est bon de rire parfois).
Le crime est notre affaire dépasse le million d'entrées en 4 semaines et ne devrait pas s'arrêter en si bon chemin (1.3 million en fin de carrière ?). Bouquet final ne convainc pas (560 s/c) et La très très grande entreprise est carrément boudé par le public (561 s/c avec un petit parc de 262 écrans). Mes stars et moi montre un nouvelle fois que la notion d'acteurs bankables est une pure escroquerie montée par lesdits acteurs (cumul de 265 000 entrées ?!?).
1Quantum of solace (-34%, 2)1 116 9722 820 869
2Mensonges d'etat453 376453 376
3Mesrine : l'instinct de mort (-33%, 3)378 7361 714 950
4Saw v312 943312 943
5High school musical 3 (-62%, 3)252 6751 645 881
6Bouquet final196 142196 142
7Les chimpanzes de l'espace (-65%, 3)185 8751 037 401
8Hellboy ii (-57%, 2)174 575582 988
9Le crime est notre affaire (-32%, 4)163 5101 011 446
10Vicky cristina barcelona (-37%, 5)162 5381 709 371
11La tres tres grande entreprise146 873146 873
12Mes stars et moi (-62%, 2)73 796265 853
13The visitor (-16%, 2)55 535121 525
14Entre les murs (-39%, 7)55 3871 500 677
15La vie moderne (-3%, 2)51 286104 365
Nombre d'entrées cette semaine: 4 320 433 entrées


11 nov.

Mesrine le nouveau Jesus ?

Le 19 Novembre sort la seconde partie du dyptique sur Mesrine et l'on commence à voir fleurir l'affiche du film sur les colonnes Morris de la capitale. Alors dites moi franchement si c'est moi qui dois prendre rendez-vous d'urgence chez l'ophtalmologiste ou si vous aussi vous voyez Jesus qui souffre sur sa croix:
Il me semblait pourtant que si polémique il y a pu avoir elle avait déjà été abordée lors de la sortie du 1er volet. D'autant que le film n'est pas à la gloire du gangster. Curieux procédé...


11 nov.

Box-office week-end semaine 45: 007 toujours au sommet

Le dernier Ridley Scoot démarre correctement avec un resultat légèrement en dessous de celui d'American Gangster (il avait fait 405 000 entrées pour son 1er week-end). Bouquet final pourtant distribué sur 350 écrans rate son démarrage, je suis pourtant persuadé que le temps des comédies viendra.
- Quantum of Solace: 753 887 entrées
- Mensonges d'état: 302 015 entrées
- Mesrine: 243 833 entrées
- Saw V : 230 426 entrées
- High School Musical 3: 172 032 entrées
- Les chimpanzés de l'espace: 126 159 entrées
- Bouquet final: 125 399 entrées


09 nov.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #28

Dimanche c'est jour de best-of...

Filmgeek : Bande-annonce de Fanboys
Iron Man 2 : Terrence Howard trop cher, trop chiant
Cinefeed: The visitor: une oeuvre humaniste


06 nov.

Box-office France semaine 44: 007 au zenith

Le démarrage est à la hauteur de l'évènement puisqu'en 5 jours le dernier James Bond engrange 1.7 millions de spectateurs laissant loin derrière les autres films qui se maintiennent pourtant très bien. W. et Mes stars et moi ratent leur démarrage. Si l'exploitation du 1er semble mal partie, Mes stars et moi peu tenir sur la longueur car le bouche à oreille est bien meilleur que les critiques.
1Quantum of solace1 703 8971 703 897
2High school musical 3 (-7%, 2)672 6841 393 206
3Mesrine : l'instinct de mort (-26%, 2)566 9721 336 214
4Les chimpanzes de l'espace (+62%, 2)526 144851 526
5Hellboy II408 413408 413
6Vicky cristina barcelona (-23%, 4)256 4121 546 833
7Le crime est notre affaire (-17%, 3)241 392847 936
8Mes stars et moi192 057192 057
9W. l'improbable president110 741110 741
10Fly me to the moon 3d101 548101 548
11Tonnerre sous les tropiques (-44%, 3)101 037530 660
12Entre les murs (-37%, 6)90 7971 445 290
13Wall e (+227%, 14)83 3413 132 296
14La famille suricate (+28%, 3)82 826205 084
15Coluche, l'histoire d'un mec (-53%, 3)78 782540 005

05 nov.

The visitor: une oeuvre humaniste

  l'avis
de
Julie
The visitor est une pépite, un trésor, un instant de grand bonheur cinématographique. Les amoureux du cinéma, sensibles aux dialogues subtils, aux scénarios originaux, aux histoires belles et innovantes ne peuvent pas manquer ce film unique qui réunit à lui seul tous ces atouts.
Le spectateur comprend bien vite, dès les 5 premières minutes du film, qu'il est face à un chef d'oeuvre. Intimiste, personnel, profond, The visitor c'est avant tout l'histoire d'hommes qui n'ont a priori rien à voir entre eux et qui apprennent à se découvrir et à partager leur existence.
Walter Vale (l'extraordinaire Richard Jenkis, déjà vu dans l'admirable Six Feet Under), professeur de sciences politiques à l'université du Connecticut, veuf, mène une vie des plus mornes. Sous son air glacial voire apathique, rien ne semble le toucher. Pas même ses élèves. Contraint d'assister à un colloque à l'université de New-York, il se voit, par la même occasion, forcé de retourner vivre quelques jours dans son appartement new-yorkais qu'il a abandonné depuis le décès de sa femme. A peine arrivé chez lui, il se trouve nez à nez avec un couple de jeunes immigrés, un palestinien, Tarek, et une sénégalaise, Zenab, à qui un certain Ivan a sous-loué son appartement. Le professeur y trouve, tout d'abord, l'occasion d'avoir des compagnons et surtout un échappatoire. Très vite, il montre son vrai visage, celui d'un homme plein d'empathie, bon, sensible et ouvert. En offrant l'hospitalité au jeune couple, il reçoit, en échange, des cours de djembé. A l'écoute d'un nouveau son, entre le jazz et l'afro, Walter s'ouvre à une nouvelle culture. Il se réanime petit à petit sans toutefois perdre son visage peu expressif. Par petites touches subtiles, le professeur et Tarek deviennent bien plus que des compagnons de musique. Une amitié particulière naît entre eux. Nourrie d'écoute mutuelle, de passion musicale, de concerts improvisés au coeur de Central Park, dans une ville où les multiples cultures peuvent cohabiter. Le charme de NY, de son visage cosmopolite et de cette amitié à peine née va pourtant se heurter aux dures réalités d'un pays meurtri par "le 11 septembre".
The Visitor n'est ni "anti" ni "pro". C'est là sa force, sa qualité essentielle. Le propos du réalisateur n'est pas vraiment de dénoncer la paranoïa d'une Amérique blessée et luttant, coûte que coûte, contre le terrorisme. Il montre, certes, les travers d'un système passant d'un laxisme dangereux à l'emploi de mesures coercitives systématiques.
Mais ce qu'il montre, avant tout, c'est qu'il n'y a pas des genres d'hommes. Il n'y a que des hommes, avec leurs particularités, leurs richesses propres. Derrière une couleur, une apparence, un statut social, il y a un Walter qui n'a rien d'un professeur WASP, un Tarek qui n'a rien d'un terroriste. L'humanité n'a pas de frontières. Ne croyez pas le film naïf et bête pour autant. Les slogans post-soixanthuitarts qui sont désuets et sans saveur n'ont pas inspiré le scénario. Le réalisateur le sait bien, la paix n'a pas sa place aujourd'hui, ni à New York ni à Damas. Mais pourtant, les hommes doivent résister. Ne doivent pas se figer derrière les apparences. C'est l'ostracisme qui serait la vraie victoire des terroristes. New York doit donc rester la ville ouverte sur le monde qu'elle a toujours été...L'effort, même s'il est insurmontable, elle doit le faire. Le film qui montre les antagonismes de cette ville qui tire sa force de ses couleurs sonne presque comme une supplication....
The Visitor pourrait se résumer en une toute petite phrase, pied de nez à Sartre: "Le paradis, c'est les autres". Que dis-je: l'Autre.

02 nov.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #27

Avec un temps pareil rien ne vaut de rester chez soi à lire des articles cinéma écrit par vos blogs préférés. Ca tombe bien, c'est jour de best-of:
- Filmgeek : Nouvelles affiches pour Star Trek et Watchmen ?
- Cineblogywood : L'appel au vote de Spielberg, DiCaprio, Cruise, Borat, Smith & co
- Cinefeed: J'aime pas James Bond (coming-out)
Bonne lecture...


31 oct.

J'aime pas James Bond (coming-out)

Je sais que ce coming-out va me faire perdre quelques milliers de lecteurs (on peut toujours rêver) mais en ce jour de sortie nationale du dernier James Bond il fallait que je vous explique mon mutisme vis à vis de cet évènement: je n'aime pas James Bond. Je vous jure que j'ai essayé, mais rien n'y a fait. Je ne suis même pas de ceux qui trouvent qu'avant c'était mieux (à savoir la période Sean Connery), je n'ai jamais aimé. Les scénarios sont pauvres, les personnages ne sont pas fouillés, l'affrontement gentil / méchant me laisse de marbre. Pour moi James Bond c'est du mauvais cinéma. Le côté prévisible m'exaspère. La scène ou James Bond se fait empoisonner dans Casino Royale est risible, j'étais mal à l'aise.
Voilà, je me sens mieux. Comme le dit un bon ami: il faut verbaliser. Et histoire de me faire détester un peu plus voici une illustration exact de ce que je peux penser d'un James Bond:


31 oct.

"W. L'improbable président": un film tout simplement inutile...

  l'avis
de
Julie
JFK et Nixon ne suffisaient pas à son "palmares"... Oliver Stone a donc décidé de mettre en scène un troisième président: Georges W Bush. Le cadavre encore fumant, presque vivant, le réalisateur prend quand même sa moins bonne caméra pour l'achever définitivement. La période de campagne présidentielle n'est peut-être un hasard. O.Stone a dû penser que les gens confrontés à leur devoir civique seraient intéressés....
Quand il était jeune, Bush Junior aimait boire, il aimait aussi les femmes. Aujourd'hui, il aime les bretzels, les hamburgers, son petit chien noir, les matchs de baseball, regarder la télé en grignotant. Mais il a peur de papa. Il a même un sacré complexe par rapport à son père. Il s'exprime mal en public. A l'air d'un crétin. A fait une guerre rien que pour embêter Saddam. Ou peut-être son père. A aussi un complexe d'infériorité par rapport à son frère. A fait de la politique parce qu'il ne s'intéressait à rien en particulier. Aime sa femme. Est un bon chrétien qui aime prier. Semble entouré de crétins comme lui.
Voilà l'UNIQUE propos du film...critiquer un président encore en fonction. Le réalisateur ne nous apprend rien, n'a procédé à aucun travail d'investigation. Son film est mal construit. Retours en arrière injustifiés. On ne comprend pas où il veut en venir. On aura, certes, bien compris qu'il n'aime pas W. Comme beaucoup d'autres d'ailleurs. Et après? Est-ce suffisant pour capter l'attention des spectateurs? Quitte à évoquer les deux mandats du 43ème président des Etats-Unis, un travail poussé, des idées précises et fouillées, une critique construite et nourrie auraient pu être utiles...Et nous expliquer les deux campagnes, le processus électoral aurait pu donner de la matière à son scénario.
Quant à sa manière de filmer, Stone donne l'impression d'avoir voulu faire une sorte de mauvais documentaire. Même Michael Moore (que je ne porte pas dans mon coeur) aurait mieux fait dans le genre pamphlet...

30 oct.

Box-office France semaine 43: Mesrine braque les salles...

Cette semaine est marquée par une très bonne stabilité des films en continuation (Vicky Cristina ou Le crime est notre affaire par exemple) ainsi que par le très bon démarrage de Mesrine et High School Musical 3. L'un comme l'autre devraient faire une bonne 2ème semaine, vacances de la Toussaint obligent. Coluche par contre ne profite pas de cette euphorie et perd 43% de ses entrées et n'affiche plus que la mauvaise moyenne de 350 s/c. A noter la très bonne performance de Séraphine qui voit ses entrées progresser de 8% cette semaine (cumul de 275 000 entrées).
1Mesrine : l'instinct de mort769 242769 242
2High school musical 3720 522720 522
3Vicky cristina barcelona (-16%, 3)331 3271 290 421
4Les chimpanzes de l'espace325 382325 382
5Le crime est notre affaire (-7%, 2)291 886606 544
6Tonnerre sous les tropiques (-28%, 2)180 377429 623
7Coluche, l'histoire d'un mec (-43%, 2)167 182461 223
8Entre les murs (-15%, 5)144 4511 354 493
9La loi et l'ordre (-31%, 3)117 491608 315
10Faubourg 36 (-16%, 5)110 8251 184 056
11Course a la mort (-18%, 2)78 497174 266
12Magique76 75976 759
13Go fast (-31%, 4)70 015678 772
14Cliente (-33%, 4)69 535620 399
15La famille suricate (+12%, 2)64 541122 258
Nombre d'entrées cette semaine: 3 936 469 entrées


26 oct.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #26

Au menu du best-of de cette semaine des exclus (007 et Watchmen) et des chiffres. De quoi occupez un dimanche maussade...
- Cineblogywood : Quantum of Solace, premières impressions, premiers extraits
- Filmgeek : Nouveau trailer et nouveau poster pour Watchmen
- Cinefeed.com: Box-office France semaine 42: bon maintien de Vicky Cristina Barcelona


23 oct.

Box-office France semaine 42: bon maintien de Vicky Cristina Barcelona

Le dernier Woody Allen reste 1er cette semaine au box-office avec une moyenne toujours excellente (889 s/c) alors qu'il a gagné quelques écrans supplémentaires pour totaliser 443 copies. Le crime est notre affaire fait le meilleur démarrage pour une nouveauté (954 s/c) devant un Coluche un peu à la traine (611 s/c). Tout devrait changer avec l'arrivée de Mesrine et High School Musical 3...
1Vicky cristina barcelona (-30%, 2)393 699959 094
2Le crime est notre affaire314 658314 658
3Coluche, l'histoire d'un mec294 041294 041
4Tonnerre sous les tropiques249 246249 246
5La loi et l'ordre (-46%, 2)171 439490 824
6Entre les murs (-27%, 4)170 9461 210 042
7Faubourg 36 (-32%, 4)131 1661 073 231
8Cliente (-36%, 3)104 262550 864
9Go fast (-38%, 3)102 091608 757
10Course a la mort95 76995 769
11Mamma mia ! le film (-30%, 6)78 3331 415 381
12La famille suricate57 71757 717
13Seraphine (-20%, 3)53 500217 499
14Appaloosa (-39%, 3)41 805242 326
15Parlez moi de la pluie (-49%, 5)39 608912 048
Nombre d'entrées cette semaine: 2 593 703 entrées


22 oct.

Mesrine: succès en ligne de mire ? (pronostic)

Nous avons beaucoup couvert la sortie de Mesrine (l'avant-première puis la critique du film), reste maintenant à savoir ce que le film peut faire au box-office. Autant vous dire tout de suite que je pense que le film sera un succès. Il suffit de regarder les différents forum cinéma pour se faire une idée de l'envie et comme le film est à la hauteur des attentes le bouche à oreille prendra surement le relais d'un démarrage réussi.
Le film est projeté sur 487 copies, les vacances scolaires démarrent la semaine prochaine, il y a longtemps qu'il grand film Français n'a pas fait un carton au box-office (mis à part les Ch'tis qui reste un succès hors norme). Enfin la sortie du 2ème volet dans quelques semaines permettra au film de durer.
-> Mon pronostic: 3 100 000 entrées
Et vous ?

21 oct.

Vicky, Cristina, Barcelona: aussi léger qu'une bulle de savon...

  l'avis
de
Julie
Les critiques dithyrambiques que j'avais lues ont, il faut bien le dire, suscité ma curiosité. Car voilà, ça faisait des ANNEES que j'étais systématiquement déçue par le Woody Allen annuel. Non seulement le réalisateur avait perdu en profondeur mais en plus il allait dénicher des idées bancales et sans saveur.
Puis en quittant New York, sa ville-mère, les psy, les couples déchirés, l'introspection, il avait perdu sa source d'inspiration principale pour ne la remplacer par....pas grand chose. Alors quand on lit que Woody Allen revient, cette fois, avec "certainement" le meilleur de ses films, on se dit "enfin"!
C'est vrai que Vicky, Cristina, Barcelona est un peu meilleur que les précédents. Enfin, ce n'était pas bien difficile. Pour ne citer que les derniers, Match Point était un mauvais autoplagiat du MERVEILLEUX Crimes et Délits, Scoop était....inutile et quant au Rêve de Cassandre, je dois confesser ne pas l'avoir vu.
Pour son dernier film, Woody Allen a quitté l'Angleterre, retrouver sa nouvelle muse, Scarlette Johansson qui est quand même sacrément sexy, mais est resté en Europe.
Terre ancienne où bat le coeur des Hommes qui ont vécu, qui sont profonds, qui souffrent, qui ne sont pas matérialistes. Coeur d'hommes et de femmes passionnés, vivants, artistes. Woody Allen montre sa fascination pour une terre qu'il ne connaît que de l'extérieur. Ce regard amoureux aurait pu être touchant, pour nous européens, si il n'avait pas été si cliché. Car "le plus européen des réalisateurs américains" ne s'est pas contenté de brosser un tableau idyllique de l'Europe ancienne, chaude, profonde, folle, il a utilisé son amour pour cette terre "inconnue" pour mieux descendre la sienne, l'Amérique, et, j'ose le dire, régler ses vieux comptes. Le propos en perd en profondeur voire en intérêt. Woody Allen serait-il devenu manichéen? Anti-américain?....Laissons lui le bénéfice du doute....C'est bien connu, l'herbe est toujours plus verte chez le voisin.
Derrière ces propos insidieusement antiaméricains (exemples: les américains aiment l'argent, ils sont vénaux, carriéristes, matérialistes, incultes, sans saveur ni profondeur, de moins bons amants, pas passionnés, pas sexy...si si si, je vous assure, c'est ce que j'y ai trouvé), on retrouve une histoire d'une très grande banalité quand même.
Deux femmes: l'une rangée, vouée à sa vie réglée comme du papier à musique, Vicky, l'autre délurée, passionnée, sans attache, masochiste, Cristina. Un été à Barcelone et tout bascule avec la rencontre d'un peintre passionné, viril et séducteur (Javier Bardem censé être ultra sexy), et son ex-femme sans limites (Penelope Cruz franchement sexy). Paf, les deux femmes tombent dans le panneau. La première y perd tous ses repères, sa structure mentale de névrosée contenue et voit, d'un coup d'un seul, tout son bel avenir chamboulé. La seconde, fidèle à elle même, s'y ressource en y puisant la folie, la passion et les expériences inédites (pourquoi tant de bruit pour cette minuscule scène de bisous entre Scarlette Johansson et la pulpeuse Penelope Cruz????). On retrouve donc un homme autour duquel gravitent trois femmes et avec elles une foule de fantasmes tus ou assouvis.
Ne cherchez pas l'image de Woody Allen dans ce personnage masculin...Il est facile à trouver non pas dans l'une des trois femmes mais dans les trois femmes réunies. Et plus encore. On retrouve le réalisateur, ses fantasmes, sa sensibilité, ses doutes et ses certitudes dans chacun des personnages qu'il porte à l'écran. Il donne à chacun une petite parcelle de lui-même: la raison, la passion, l'art, la folie, le puritanisme, les complexes....
Ce qui est très étonnant c'est que dans ces portraits hauts en couleur qui sont censés être différents les uns des autres, on retrouve la même substance: la gentillesse, la bonté. Malgré les crises de folie, l'adultère, les rancoeurs, la polygamie, on est un peu au pays des bisounours. Woddy Allen s'est assagi. Il est devenu humaniste. Fin de l'analyse, fin des troubles et du mal être, le réalisateur a su dompter ses mauvais démons pour les montrer en toute simplicité. L'homme est ce qu'il est mais au fond, pas un mauvais bougre...Bien qu'il tente de dresser un tableau complexe de l'âme humaine, le réalisateur reste à la surface des sentiments et des situations. On ne s'ennuie pas, on sourit même parfois. La musique est bonne. Les femmes sont belles et sensuelles. Barcelone en toile de fond est magnifique. Mais ça ne suffit pas.
Le premier sentiment de satisfaction en sortant de la salle est vite dissipé. Woody Allen qui est quand même, je vous le rappelle, le réalisateur de Manhattan, Annie Hall, Interiors, la Rose pourpre du Caire et de Crimes et délits, a perdu sa profondeur. Et parfois, il semble même avoir gagné en amertume (je vous épargne la description qu'il fait du mariage et donc l'image qu'il en a).
Un ami m'a dit, il n'y a pas si longtemps, que la psychanalyse était exclue pour les artistes. Je lui répondrai en précisant qu'elle est exclue une fois finie!

A relire sur cinefeed.com
-> Critique de Scoop
-> Analyse de Interiors
-> Analyse de La rose propose du Caire

20 oct.

Coluche: un rendez-vous raté (critique)

  l'avis
de
Jérôme
Le succès peut monter à la tête et j'ai bien peur que cela soit arrivé à notre Julie. Si la dernière fois elle avait fait la grève de la critique, cette fois-ci elle a carrément boycotté la projection. C'est donc votre serviteur qui s'y colle.
Septembre 1980 poussé par une bande de potes rigolards, Coluche décide de bousculer la campagne gauche / droite qui se prépare en se présentant au poste de président de la République. Si au départ Coluche voulait faire rire, il se prend rapidement au jeu politique porté par un courant populaire. On lui crédite même jusqu'à 16% des intentions de vote.
Je ne sais par où commencer tant ma déception est grande. Antoine de Caunes n'a pas fait un mauvais film il a juste fait un film inutile. Le coeur de son sujet: Coluche qui se présente à l'élection présidentielle est traité avec distance, voire avec paresse. Succession chronologique de scènes informatives, le scénario ne nous apprend rien d'autre que nous ne connaissions déjà. Pire il n'approfondit pas grand chose. Pourquoi sa femme le quitte ? pourquoi est-il toujours entouré d'une bande de potes ? Qui sont ces amis qui vivent chez lui ? Quelles sont ses motivations ? Ne cherchez pas, vous n'apprendrez rien.
Ah si, Coluche fabriquait des santiags pour ses amis. C'est maigre.
Antoine De Caunes est définitivement passé à côté de son sujet. Il faut dire que De Caunes a pris le parti de filmer beaucoup Coluche sur scène. On a donc un acteur (Demaison) qui joue un comique (Coluche) qui joue des personnages. Trop de filtres pour comprendre l'homme. L'émotion passe rarement. Reste François Xavier Demaison qui fait une interprétation crédible de Coluche, la voix et la gestuelle sont là mais la mayonnaise ne prend pas. Je me faisais pourtant une joie de retrouver un personnage qui a modelé mon esprit à une certaine forme d'humour. La déception n'en a été que plus grande. Rien à dire, Antoine De Caunes n'est pas un bon réalisateur remarque inutile, fausse et facile. Je retire donc cette phrase de mon article.
Dommage.


19 oct.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #25

S'il devait y avoir un mot qui qualifie le best-of de la semaine se serait: EXCLUSIVITE. Faites votre choix...
- Cineblogywood : photos exclusives de Reem Kherici dans OSS 117 Rio ne répond plus
- Filmgeek : Première photo de Brad Pitt dans Inglourious Basterds
- Cinefeed.com: Mesrine, volet n°1 - L'instinct de mort- : Chronique d'une mort annoncée


17 oct.

Mesrine, volet n°1 - L'instinct de mort- : Chronique d'une mort annoncée

  l'avis
de
Julie
Au commencement il y a la fin. Celle de l'ennemi public n°1. Le générique de début du volet n°1 emprunte ainsi au volet n°2 (L'ennemi public n°1) ses toutes dernières images. Mesrine apparaît à l'écran gros, perruqué, tendu. Il ne semble pas savoir que sa dernière heure a sonné. L'issue ne fait pourtant pas de doute. Fatale. Le ton est déjà donné. "Mesrine" n'est pas qu'un simple film. C'est un spectacle, une course poursuite sans répit. Et même si le propos du réalisateur n'est pas de faire perdurer un quelconque suspens, le souffle du spectateur sera coupé, tout au long du premier volet.
De son retour d'Algérie où il eut la gachette facile, à son rencontre avec la mafia acoquinée à l'OAS en passant par l'Espagne où il rencontrera sa femme ou par le Canada où il se cachera avec sa maîtresse, Jean-François Richet suit les pas de Jacques Mesrine, un à un, pour mieux dérouler le fil de sa vie . Il cherche surtout à comprendre et expliquer un phénomène. Ne craignez donc pas d'y trouver une justification voire une bénédiction. Je n'ai jamais perçu à un seul moment dans ce flot d'images dynamique et nerveux la fascination du réalisateur pour l'homme. Le spectateur n'est jamais manipulé.
Et pourtant, la composition de Vincent Cassel éblouissante, grandiose aurait pu facilement séduire et faire tomber le spectateur sous le charme du personnage haut en couleur qu'il incarne. Habité par son rôle, Vincent Cassel redonne SIMPLEMENT vie à Jacques Mesrine. Il nous le montre tel qu'il a été. Le travail de recherche effectué par le réalisateur (et par la production certainement) est flagrant. En puisant sa source d'inspiration dans l'autobiographie de Mesrine et en ayant eu recours à l'aide des enfants de celui-ci, Jean-François Richet ne s'est pas simplement "documenté". Il a cherché à pénétrer le personnage au plus profond de lui-même. Le choix qu'il a porté sur Vincent Cassel pour interpréter ce rôle est à la hauteur de la performance de l'acteur: génial et brillant
L'instinct de mort, pour ne parler que de lui, est tout à la fois un thriller, un polar, une tourmente, un feu, un tourbillon, un drame psychologique, une histoire des années 60.
Au centre, il y a un homme, immuable. Et tout autour de lui des personnages délirants et sans concession qui gravitent à mesure des rencontres qui se succèdent. Il y a les retrouvailles avec l'ami d'enfance, interprété par Gilles Lelouch (qui confirme, une fois encore, son IMMENSE talent), sa rencontre avec le parrain local sans foi ni loi joué par un Gérard Depardieu tout aussi détestable que touchant, puis avec le québéquois aussi survolté que lui. Les femmes se succèdent, elles aussi. La prostituée, l'épouse espagnole, la maîtresse aux allures de Bonnie Parker incarnée par une méconnaissable Cécile de France.
Mesrine, électron libre, pourtant rarement seul, avance dans sa vie sans filet. La peur ne l'habite pas, ni les remords, ni les regrets non plus. Sa violence et sa folie ne confinent pas encore à la mégalomanie. On sent pourtant, tout au long du 1er volet, la tension qui l'habite augmenter progressivement. Le réalisateur nous montre sans concession ce personnage avec ses contradictions et sa soif de vivre n'importe quelle vie. L'audace, il ne l'a pas puisée dans son sujet ni dans une pseudo fascination portée à l'homme. Il ose comme d'autres très grands réalisateurs ont osé avant lui. Et, pour ne citer que quelques noms, on évoquera sans rougir Coppola et Scorsese. Merci donc à Jean-François Richet d'avoir osé se mesurer aux grands réalisateurs américains. Il était temps....

14 oct.

Coluche: l'histoire d'un succès ? (pronostic)

Mercredi sort (peut être) Coluche: l'histoire d'un mec sur 481 écrans. La promotion du film, lancée il y a plusieurs mois, n'a épargné aucun média. On ne compte plus les émissions spéciales consacrées à la sortie du film. Nous savons que le scénario du film se concentre sur l'élection de 1981 période charnière dans la vie de l'homme / comique / acteur. Nous savons également que Antoine de Caunes a choisi de ne pas dresser un portrait idyllique de Coluche. Nous savons enfin que François Xavier Demaison réalise une performance d'acteur.

On nous a tellement parlé du film que la curiosité que je pouvais avoir à son égard a été lentement remplacé par un sentiment de déjà-vu. Reste que Coluche est un personnage qui manque, et que nombre de spectateurs voudront à travers le film retrouver ce visage si familier.
J'ai longtemps pensé que le potentiel commercial du film pouvait ne pas avoir de limite (6/7 millions ?) mais les premiers retours sur le film sont assez mitigés. Il devrait toutefois être le premier succès public pour Antoine De Caunes qui n'a jamais brillé au box-office (Les morsures de l'aube: 430 000 entrées, Monsieur N.: 190 000 entrées et Désaccord parfait: 470 000 entrées). Je parie tout de même sur une très bonne 1ère semaine et un coefficient de succès (curiosité) proche de 3.
-> Mon pronostic: 480 * 1 000 * 3 = 1 440 000 entrées
Et vous ?


12 oct.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #24

Le dimanche commence et c'est le bon moment pour vous rappeler les articles ciné que vous avez peut-être raté cette semaine. Bonne lecture ...
- Cineblogywood : Luc Besson, tournage tendu dans le 9-3
- Filmgeek : Le synopsis de Captain America
- Box-office France semaine 40: Go Fast meilleure moyenne


08 oct.

Entre les murs: dans la peau de François Begaudeau

  l'avis
de
Julie
Sortons un moment de la polémique qui abreuve déjà des centaines de blogs et articles en tous genres : Mérite-t-il vraiment sa palme ? La copie est-elle bonne ? Est-il de gauche, de droite ? N’est-il pas qu’un simple documentaire joué par des acteurs non professionnels ?
Et, le temps de quelques lignes, pénétrons entre ces murs. Ceux de ce collège du 20ème arrondissement de Paris, ceux de cette classe de 4ème.
Entre les murs c’est l’histoire d’un combat. Celui d’un homme, un professeur de français. La trentaine bien entamée, François Marin (François Bégaudeau dans son propre rôle) enseigne entre ces murs. Armé de sa foi, il fait la classe. Du moins il tente. Car son auditoire n’est pas là pour l’écouter mais pour l’attaquer, à coup de mots, d’insultes. Ses élèves de 14 ans ne respectent rien, ni les bases de la langue française qu’il tente de leur enseigner ni le système scolaire. Ils sont là, campés devant lui, pleins d’arrogance et de mépris. Pourtant François mène son combat sans relâche. Lui plein de pugnacité et d’espoir. Parfois condescendant. Mais patient, convaincu. Laissant derrière lui les manières traditionnelles, il transmet à sa manière, avec des mots parfois un peu crus, avec une méthode bien à lui. Il a choisi de sortir du cadre conventionnel et de s’adapter à ses élèves. Tout en ne perdant pas de vue son objectif, la transmission du savoir, François a compris qu’il n’était pas un enseignant ordinaire mais un guerrier, un capitaine de vaisseau en péril.
La classe, comme un vase clos, est un terrain de lutte. Les scènes qui se déroulent entre les murs sont d’une intensité stupéfiante. Le spectateur n’assiste donc pas qu’à un simple cours de français mais au combat de François. Certains reprocheront ses méthodes trop inconventionnelles, d'autres son laxisme. Et pourtant, le film n'est pas une critique des méthodes de François ni davantage de celles de l'éducation nationale. Il ne critique pas non plus l'échec de l'immigration à la française. C'est plutôt l'heure des constats. Tous les collèges ne sont pas les mêmes, tous les élèves non plus. Ici, dans l'Est parisien, on a la haine de la France. On ne l'aime pas. Certains pourtant, avec des mots à eux, dénoncent cette haine. Ils en sont "honteux". D'autres veulent s'en sortir, à leur manière, en choisissant un vrai métier.
Les cours de François se succèdent, entre les murs. Les saisons passent à grande vitesse. Les trimestres s'enchaînent sans que François ne parvienne à insuffler l'amour du savoir. Ni la précision des mots qu'il choisit, ni la rigueur de sa pensée n'auront raison de cette jeunesse à fleur de peau. Le constat d'échec est presque tangible. On pourrait croire qu'une connivence s'instaure progressivement entre le professeur et ses élèves. Il n'en est rien.
Alors que le livre manquait, selon moi, de relief (la faute peut-être à une écriture un peu décousue), le film est porté par la tension qui habite François Bégaudeau.En incarnant son propre rôle à l'écran (car François Marin c'est lui), l'acteur-professeur (musicien à ses heures perdues aussi) dévoile cette tension de manière bien plus perceptible qu'à l'écrit.
Un réalisateur de talent, Laurent Cantet, est passé par là. François n'est pas le seul personnage authentique du film. Les élèves-acteurs, bien qu'ils soient avant tout des élèves jouant leur propre rôle (pour la plupart) sont impeccablement dirigés. Il s'agit bien d'un film, à l'opposé d'un docu-fiction...Un film authentique pourrait-on dire. Méritait-il donc sa palme? Telle n'était pas la question...Si je devais quand même y répondre? Je l'aurais décernée à Valse avec Bachir sans aucun doute possible.

07 oct.

Tonnerre sous les Tropiques: une sortie très web

Le 15 octobre sort le nouveau film de et avec Ben Stiller Tonnerre sous les Tropiques jusque là rien de vraiment incroyable me direz-vous mais lorsque le distributeur prend la peine d'élaborer une stratégie Web digne de ce nom cela vaut le coup d'être souligné.

Vous trouverez ci-dessous une kyrielle de mini-sites avec en point d'orgue une application facebook ou vous pourrez défier vos amis pour gagner une journée de paintball:
- http://apps.facebook.com/tropicthunder/?locale=FR
Les sites des personnages:
- http://www.tropicthunder.com/intl/fr/microsites/tuggspeedman/
- http://www.tropicthunder.com/intl/fr/microsites/kirklazarus/
- http://www.tropicthunder.com/intl/fr/microsites/portnoy/
- http://www.tropicthunder.com/intl/fr/microsites/alpa-chino/

Et pour finir je vous donne le lien d'une vidéo très drôle qu'avait publié mon confrère Cineblogywood il y a quelques temps. Vous pourrez y voir les 3 stars (Ben Stiller, Jack Black, Robert Downey Jr) qui se creusent les méninges pour faire du buzz ...

05 oct.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #23

Au menu du best-of de cette semaine un petit résumé de ce que le cinéma à nous offrir: le pire, le meilleur du cinéma d'hier et d'aujourd'hui. Bonne lecture.
- Filmgeek : Worst of Batman and Robin
- Cineblogywood : Le plus grand film de tous les temps est...
- Mesrine: compte rendu d'une soirée d'exception


01 oct.

Mesrine: compte rendu d'une soirée d'exception

Ne me demandez pas comment mais j'ai été sélectionné par l'équipe d'Allociné pour faire partie du groupe [300], un club de bloggueurs ciné / modérateurs du forum Allociné. Je n'avais jusqu'à présent pas eu la possibilité de participer aux diverses avant-premières qu'ils avaient organisées mais lorsque Eric (mon contact chez Allociné) m'a proposé de participer à une projection privée des Mesrine de Jean-François Richet (L'instinct de Mort suivi par L'ennemi public numéro 1) je n'ai pas hésité un seul instant.

Eric d'Allociné
Je laisserai à Julie le soin de rédiger une de ses critiques dont elle a le secret mais je peux d'ores et déja vous dire que les DEUX films sont excellents. C'est du grand cinéma, sans complaisance. Toute la distribution est parfaite, JF Richet a réussi à faire exister tous ses personnages et ,vu le nombre, la tâche n'était pas simple. Vincent Cassel est éblouissant, puissant, inquiétant. Il a d'ailleurs eu la gentillesse de venir nous dire un petit bonjour entre les deux films. Chapeau à Thomas Langmann qui a répondu avec patience à toutes nos questions. Il a été souvent la cible de critiques (plus ou moins justifiées) mais une chose est sûre c'est un producteur qui n'hésite pas à mettre sa tête sur le billot avec plus ou moins de chance (encore que le débat autour d'Asterix aux J.O n'est pas réglé), dans le cas de Mesrine la réussite est totale.
 

Le premier film est programmé pour le 22 Octobre et j'attends avec impatience la critique de Julie...


01 oct.

paperblog

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30 sep.

"La belle personne" premiers pas dans l'amour

  l'avis
de
Julie
En replaçant les protagonistes de la Princesse de Cleve dans un lycée parisien, de nos jours, Christophe Honoré ne s'est pas contenté de dépoussiérer le texte de Madame de la Fayette ni de montrer le caractère intemporel des amours impossibles de Junie, d'Otto et de Nemours. Il se faufile dans les couloirs du lycée pour mieux en saisir l'odeur, les bousculades, les pleurs, les premiers baisers. Et de manière intimiste, il plonge dans le coeur des âmes meurtries qui les arpentent. Le réalisme du regard qu'il porte sur l'adolescence ne confine jamais au voyeurisme. C'est toujours avec pudeur et subtilité qu'il filme cette jeunesse et sa souffrance.
L'histoire de Junie qui, à peine arrivée dans un nouveau lycée, en cours d'année, suscite l'intérêt des amis de son cousin Mathias, et en particulier celui d'Otto, est banale. Mais parce qu'elle ressemble à l'histoire que chacun a été amené à connaître un jour, souvent dans le même contexte, elle interpelle. Le spectateur se revoit en train de déambuler entre les classes, de poser ses affaires sur les tables en bois, de tuer le temps dans les cafés, de tenter de se faire une place parmi les plus bruyants.
Junie (Léa Seydoux) c'est cette belle personne mystérieuse que l'on n'ose pas aborder. Otto (interprété par un Grégoire Leprince-Ringuet très touchant) ce jeune garçon timide dont la candeur et la simplicité sont, à cette époque de la vie, tant répulsifs. Et pourtant, Junie accepte d'en faire son homme de coeur. Comme une fatalité, avec beaucoup de passivité. En tombant un peu plus tard sous le charme de Nemours (joué par Louis Garrel), son professeur d'italien, Junie succède à toutes celles dont le coeur a été brisé par ce bellâtre sans attache. Pourtant Junie refuse de se soumettre à ses pulsions et ses désirs.

La belle personne, par son esthétisme , ses paysages plaqués, ses visages laiteux, sa froideur incarnée fait penser, un peu, à Elephant. Son sujet, moins médiatique, n'en est pas moins dramatique. Le réalisateur nous livre, lui aussi, à sa manière, des portraits d'adolescents meurtris, encore décomposés, sans repaire. L'hiver dans les rues parisiennes n'est pas qu'un simple décor mais une atmosphère toute entière. La paleur des visages, celle du ciel accentuent la fragilité de ces êtres en devenir. Le réalisateur nous montre les vérités d'une époque ambiguë. Celle où se confrontent la légèreté et la gravité. Il ose aborder les vrais problèmes auxquels sont confrontés les adolescents: la quête de soi, l'identité sexuelle, le regard de l'autre, la peur de s'offrir, la souffrance, l'éveil des sens. La simplicité avec laquelle Christophe Honoré livre son propos donne une grande authenticité à son film. C'est aussi de cette manière qu'il dirige ses acteurs impeccables, chacun dans leur rôle. Cette grande qualité est peut être son principal défaut. La belle personne ressemblerait presque à un documentaire sur l'adolescence.

28 sep.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #22

Un peu de politique, un top et une critique taillée à la hache, voici la sélection plutôt éclectique de cette semaine..
- Filmgeek : Vote for John McClane '08
- Cineblogywood.com : Scarlett, Will et les 75 personnes les plus influentes du siècle
- Coup de foudre à Rhode Island: quand l'ennui et le ridicule font ménage....
bonne lecture...

21 sep.

Coup de foudre à Rhode Island: quand l'ennui et le ridicule font ménage....

  l'avis
de
Julie
Les comédies romantiques pullulent, on le sait, et sont de valeur inégale, forcément. Généralement, il suffit au réalisateur de trouver un scénariste, même sans génie, pour mener d'un bout à l'autre un film qui se tient. Oui, c'est facile de raconter l'histoire de deux personnes qui s'aiment et se tournent autour pour finir, dans les 5 dernières minutes du film (pas avant svp), par se tomber dans les bras. On la connaît la recette. Seuls quelques films sortent, par magie, du lot. Rares sont ceux qui passent complètement à côté de l'objectif: attendrir voire faire rêver le spectateur.
Coup de foudre à Rhode Island gagne le pari! On peut lui décerner le prix citron de la comédie romantique la plus nulle jamais écrite.
Le problème n'est pas la réalisation, plutôt honnête. Ni le jeu des acteurs, plutôt bon. Enfin, pour être plus précis, Steve Carell est à la hauteur. Il est crédible dans son rôle de veuf inconsolable, de père gâteau, de fils couvé et d'amoureux éperdu. On le croit sincère quand il se dit près du précipice à la vue de sa belle dans les bras de son frère. Il est touchant, pathétique comme il se doit. Et s'il ne réunit pas les canons de la beauté, on le trouverait presque beau dans ses habits de week-end passant le temps à essayer d'occulter la vision de cette femme inaccessible car déjà prise. Mais voilà, les atouts de Coup de foudre à Rhode Island s'arrêtent là. Ou plutôt se résument à ça, au jeu d'un acteur dont on savait déjà qu'il n'avait rien à prouver sauf, peut-être, qu'il pouvait aussi se prêter à des rôles plus sexys...
Le scénario n'est pas seulement dramatique, sans intérêt, improbable. Il est gênant. Vous en connaissez beaucoup des grandes et belles familles qui se réunissent dans la maison des parents, frères et soeurs complices, panoplie de petits enfants de tout âge courant autour des tables, qui se mettent à jouer au scrabble, à faire ensemble la gym le matin, à préparer des pancakes, à faire des spectacles le soir, au coin du feu? L'idée de base, celle de faire évoluer la "love story" au cours d'un week end familial, aurait été originale si elle avait été réaliste, ne serait-ce qu'une seule minute. Mais cette famille là ne ressemble pas vraiment à une famille.
Si le coup de foudre qui intervient dans les 5 premières minutes du film peut, à la limite, être crédible (mouaif), son évolution tout au long du film ne parvient pas à tirer le spectateur de l'ennui le plus profond dans lequel il sombre progressivement. Malgré sa fraîcheur et son rire cristallin, on a du mal à croire Juliette Binoche dans le rôle de la dulcinée qui tombe sous le charme de Steve Carell.
Coup de foudre à Rhode Island n'est ni drôle, ni sympathique. Ferait presque moins rêver que les Feux de l'amour, c'est tout dire...

21 sep.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #22

En attendant une semaine riche en informations (critiques, articles et surtout le compte rendu de l'avant-première de Mesrine) je vous propose de rattraper votre retard avec notre best-of du week-end.
- Filmgeek : Comment George Lucas a marqué le cinéma
- Cineblogywood.com : James Bond se met au Coca Cola Zéro
- "Parlez-moi de la pluie": les poids lourds du box-office débarquent (pronostic)


18 sep.

High Fidelity: Aux amoureux de la Musique

Je ne l'avais pas revu depuis sa sortie en salles...en 2000. A l'époque, interrogée au cours d'un micro trottoir, par une journaliste, je l'avais qualifié de "frais"....Hérésie! peut-être due à une incompréhension de ma part. High Fidelity présente bien plus que les simples atouts de la "fraîcheur"... C'est une Ode aux amoureux de la musique. Enfin, je veux parler des vrais amoureux, des collectionneurs, des "mecs" un peu fêlés, des fétichistes. Pas des musiciens. Encore moins des amateurs du dimanche. Ceux qui pensent "avoir une bonne culture musicale" découvriront, en visionnant ce petit bijou drôle et sans prétention, qu'ils ne sont que des ignards....
Car Rob (interprété par John Cusack qu'on aimerait voir plus souvent...surtout dans des rôles lui permettant de montrer la mesure de son talent), héros de High Fidelity, et ses acolytes, avec lesquels il tient une boutique de vinyls à Chicago, sont des maîtres en la matière. Dans leur caverne d'Alibaba remplie des pièces les plus rares, les plus recherchées, les plus épuisées, rien n'a de mystères pour eux. Ils connaissent tout. Leur goût est assuré.
L'idée du film, tiré du célèbre roman de Nick Hornby du même titre, est de nous conter les histoires de coeur, ô combien banales, de Rob sans tomber dans les sempiternels clichés du romantisme. Car Rob, à l'exemple d'autres trentenaires déjà mille fois rencontrés, a un problème d'engagement. Et puis, comme tout le monde, il a connu et enchaîne les peines de coeur. Sa dernière, au centre du film, dont il semble être encore la "victime" est causée par Laura.
Elle le quitte un beau matin, alors qu'il s'apprêtait à préparer une énième compile. De là, un constat emprunt d'une certaine maturité: Pourquoi toujours moi? Qu'est-ce qui cloche avec moi? Bref, l'éternel questionnement du majeur censé être devenu adulte qui n'est toujours pas marié. Rob va donc chercher à comprendre les causes profondes de ce dernier échec en remontant le temps et en repassant en vue ses plus grandes peines de coeur.
On aurait pu craindre une accumulation de flash-back inutiles, vaines tentatives à remplissage de scénario. Il n'en est rien. Rob est là pour parler de lui aujourd'hui. Il interroge directement le spectateur, yeux fixés sur la caméra. Avec humour et dérision, il le prend à témoin. L'histoire centrale remplantée dans un décor original, parsemée de personnages géniaux et décalés est presque un prétexte à une enfilade de dialogues et de situations cocasses. Entre ses tentatives pour récupérer Laura en cherchant à comprendre ses précédents échecs amoureux, Rob évoque ses "short list". Les 5 pires peines de coeur. Les 5 chansons pour un deuil. Les 5 plus grands morceaux de tous les temps. Rob nous invite aussi quotidiennement à le rejoindre lui et ses deux acolytes dans leur caverne d'Alibaba. Entre un fétichiste azimuté campé par un génialissime Jack Black (qui à mon sens est le clou du spectacle... mais comment parvient-il à produire de telles mimiques?) et un timide érudi joué par Todd Luiso (déjà vu dans Jerry Maguire où il interprétait une "nany" fou de jazz), Rob accueille les clients.
Les vynils de Marvin Gaye ou de Stevie Wonder auraient pu faire perdre la tête au réalisateur et le pousser à noyer - trop facilement - son film dans une BO trop bien léchée. N'est pas Stephen Frears qui veut...Loin de faire succéder les morceaux de saoul, de funck, de pop, de rock les plus savoureux, le réalisateur nous les sert, en fait, avec parcimonie. Il a préféré soigner les dialogues voire les monologues de ses acteurs. Bien servi par un roman d'antologie, Frears en a tiré le meilleur et bien plus encore: en recréant une atmosphère unique dans cette boutique de vinyls, en rendant si authentique son personnage central, en choisissant des acteurs d'exception.
A côté de la bande des trois, on ne peut pas ignorer la queue de cheval improbable de Tim Robbins, les dreadlocks de Lisa Bonnet, la fausse candeur de Iben Hjejle.
Ne vous laissez pas méprendre par la modestie de son histoire, de son réalisateur, ou encore celle de ses acteurs: High Fidelity a tous les atouts d'un film culte, un générique de fin inégalable et une chanson finale absolument divine (S.Wonder, "I Believe", Album "Talking Book" ).

17 sep.

"Parlez-moi de la pluie": les poids lourds du box-office débarquent (pronostic)

C'est théoriquement un poids lourd de la rentrée qui débarque sur 400 écrans ce mercredi puisque Parlez-moi de la pluie réuni 3 des valeurs sûrs du cinéma Français. Depuis Un air de famille le couple Bacri / Jaoui a fait un sans faute en tant que scénariste alliant la qualité avec un certain succès populaire comme leur track record l'atteste:
- Comme une image: 1 640 000 entrées
- Le gout des autres: 3 860 000 entrées
- On connait la chanson: 2 650 000 entrées
- Un air de famille: 2 440 000 entrées
Jean-Pierre Bacri est également un acteur heureux puisque depuis près de 15 ans sa filmographie est jalonnée de beaux succès populaires:
- Selon Charlie: 518 000 entrées
- Comme une image: 1 640 000 entrées
- Les sentiments: 1 235 000 entrées
- Une femme de ménage: 875 000 entrées
- Le gout des autres: 3 860 000 entrées
- Kennedy et moi: 584 000 entrées
- Place Vendome: 934 000 entrées
- On connait la chanson: 2 650 000 entrées
- Didier: 2 902 000 entrées
- Un air de famille: 2 442 000 entrées
- Cuisine et dépendances: 530 000 entrées
Enfin Jamel Debbouze, l'homme au 14 313 142 entrées d'Asterix mission Cléopatre, complète ce casting tout terrain. Comme nous avons souvent pu le voir ici, un casting (même de rêve) ne fait plus le succès d'un film (Jamel - Besson est resté bloqué a 840 000 entrées avec Angel-A par exemple) et même si la critique a réservé un accueil plutôt mitigé a Parlez-moi de la pluie je vois mal le film ne pas toucher son premier cercle de spectateurs. Je parie sur une 1ère semaine solide (1000 s/c) et un coefficient de succès correct pour au final:
-> Mon pronostic: 1 250 000 entrées


14 sep.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #21

Notre petit collectif de bloggueurs reprend (difficilement) ses bonnes habitudes avec au sommaire de cette semaine une analyse détaillée de la sortie de Tonnerre sous les tropiques et comment avoir son Wall-E chez soi...
- Cineblogywood.com : Tonnerre sous les Tropiques, ouragan sur le web
- Lego WALL-E
- "La possibilité d'une île": énorme gadin


12 sep.

"Rien que pour vos cheveux": oubliez votre cerveau à l'entrée du cinéma

  l'avis
de
Jérôme
Long débat interne entre Julie et moi pour savoir si Don't mess with the Zohan (Rien que pour vos cheveux en Français) avait sa place sur cinefeed et comme je suis bien moins snob que Julie c'est moi qui m'y colle...
En préambule sachez que je ne suis pas un grand fan des films des nouveaux comiques Américains (Superbad, Blades of Glory, 40 ans, toujours puceau etc.) mais vu leur succès outre Atlantique il doit y avoir forcément une raison.
Zohan (Adam Sandler) est un agent du Mossad malheureux car s'il excelle dans la traque des terroristes il n'aspire qu'à une chose: coiffer et couper les cheveux soyeux. Sa seule chance pour tenter la grande aventure du rêve Américain est de simuler sa mort lors d'un combat contre son plus grand ennemi Fantôme (excellent John Turturro). Une fois à New-York il arrive à se faire engager comme coiffeur dans un salon tenu par une jeune et jolie Palestinienne...
Rien que pour vos cheveux ne fait pas dans la dentelle ici les blagues sont grasses comme des loukums, le politiquement correcte est banni et c'est exactement ce que l'on attend. Chaque fois que vous vous direz: "non il (Zohan) ne peut tout de même pas faire ça", eh bien IL (Sandler) le fera. La scène ou Zohan ne recule devient aucun sacrifice pour faire plaisir à ces dames (d'un certain âge) est certainement la meilleure du film.
Il y a beaucoup de vannes, certaines sont drôles, le film souffre toutefois d'un coup de mou au milieu du film mais le tout se laisse voir. Alors si vous êtes capable d'oublier que vous avez un cerveau pendant 1h53 vous pouvez allez voir Don't mess with the Zohan sinon passez votre chemin...


07 sep.

Blogs Cinéma : le Best of de la semaine (#20)

Septembre c'est aussi rentrée pour notre petit collectif de bloggueurs cinéma (FilmGeeks et Cineblogywood) qui vous propose chaque semaine une petite compilation des articles qu'ils ne faut pas rater.
- Transformers 2 : première vidéo du tournage
- Jonathan Hensleigh rattrapé par la réalité
- "Comme les autres": sur la route du succès ?

05 sep.

"Comme les autres": sur la route du succès ?


Bon démarrage pour le premier film de Vincent Garenq qui totalise 34 198 entrées France sur 251 copies, reste maintenant à savoir ce que le film peut faire comme résultat final. Plutôt Mauvaise foi qui avait connu un beau succès (fin de carrière à 790 000 entrées) après un bon démarrage (268 000 spectateurs avec un 1j à 34 000 entrées) ?
Ou plutôt Ce soir je dors chez toi qui n'avait pas réussi à transformer une 1ère semaine plutôt concluante (260 000 spectateurs avec un 1j à 36 000 entrées) en un succès (fin de carrière à 511 000 entrées) ?
Pour ma part je pencherais plutôt du côté de Ce soir je dors chez toi pour les raisons suivantes:
- le sujet de société abordé par le film n'est pas aussi fédérateur que dans Mauvaise foi
- la concurrence va devenir plus dur les prochaines semaines (Parlez-moi de la pluie, La Possibilité d'une île par exemple)
- les critiques sont plutôt positives mais est-ce un film que l'on recommande ?
Je parie donc sur 550 000 entrées en fin de carrière et vous ?


28 aoû.

The Dark Knight: Un Batman sans espoir

  l'avis
de
Julie
On avait laissé un Batman désolé, son manoir en ruines, délaissé par celle qu'il avait toujours aimée, Rachel (interprétée par Maggie Gyllenhaal qui a remplacé - pourquoi donc?- la jolie Katie Holmes). Mal à l'aise dans son armure noire, il avait pourtant pris la décision de rester le justicier masqué de l'infernale Gotham. Les portes défoncées de l'asile avaient laissé s'échapper la pire vermine d'une ville sans espoir et plongée dans le noir.
Les ruines de sa maison encore fumantes, notre héros retrouve, cette fois encore, ses meilleurs alliés pour le soutenir: Alfred, son majordome (le flegmatique Micael Caine), Lucius Fox, son bras droit (Morgan Freeman), le lieutenant Gordon (Gary Oldman qui, pour une fois, n'apparaît pas comme un fou) et Rachel, son amie d'enfance. Il retrouve aussi la pègre, les "doux" dingues qui veulent anéantir la vermine. "Jusque là, tout va bien" .
Mais notre héros complexe -et surtout très complexé- cherche par tout moyen à se faire oublier et à porter aux nues un autre héros, un homme qui pourrait arborer fièrement son visage sans se cacher derrière un masque. Il le trouve en la personne de Harvey Dent (interprété par un Aaron Eckhart impeccable dans ce rôle de chevalier blanc), le nouveau procureur. Un homme de loi.
La fin de Batman Begins laissait aussi présager la présence d'autres fous semant la terreur sur la ville de Gotham. C'est là qu'entre dans l'arène le plus fantasque, le plus pervers, le plus grandiose de tous les monstres de films de "super" héros: The Joker (joué par le regretté, l'admirable, l'incroyable Heath Ledger). Jamais un ennemi n'aura été aussi passionnant, aussi dérangeant, aussi dérangé. Batman s'y perd, se prend au jeu, tourne en rond, est dérouté, déprimé, blessé.
C'est là aussi, il faut bien le dire, l'atout majeur du nouvel épisode de Batman.....
Certes, Bruce Wayne est toujours présent, Batman n'est pas dénué de charisme (Christian Bale est définitivement celui qui l'incarne à la perfection). On aime ce personnage perturbé complexe, déprimé, qui ne s'aime pas. A l'inverse des autres super héros à l'égo surdimensionné qui n'en finissent pas de se regarder et de souffrir de schizophrénie chronique, Batman est un homme qui souffre dans l'ombre. Un homme qui, sans pouvoirs surnaturels, parvient à voler, à déjouer les tours des pires espèces, à s'oublier pour aider les autres. C'est l'abnégation incarnée. Sexy, profond, sincère, fiable, doté d'un code d'honneur sans concession, Batman oublie Bruce Wayne même le temps d'une soirée romantique. Bref, il est le héros le plus difficile à cerner. Il n'est pas un super... C'est un homme, avec un passé douloureux, couvert de blessures, meurtri. Il se cherche sans cesse et oscille entre l'envie de vivre sa vie et celle de faire don de sa personne.
Mais voilà, dans ce nouvel épisode, alors même qu'il garde TOUS ses atouts (et vous aurez bien compris que j'en suis FAN), il se fait voler la vedette par le Joker, ce fou déjanté sans foi ni loi. Voilà un ennemi atypique sans pouvoirs surnaturels, lui aussi. Doté d'un don maléfique, celui de tirer le pire de chacun, il est jusqu'au-boutiste, maniaque, sans conscience. Il n'aime rien ni personne. On pourrait le croire drôle, il n'en est rien. Son cynisme a dépassé les frontières du rire pour toucher celles de l'amertume, du néant, de l'effroi. Sans limite, il ne laisse pas une minute de répit au spectateur accroché à son siège pour éviter, comme par magie noire, de se faire piéger par ce sinistre individu. S'il n'y avait que lui.... Le Joker est le clou du spectacle mais avec lui c'est une galerie de personnages admirables que fait défiler Christopher Nolan.
Les alliés de Batman sont, eux aussi, des personnages complexes, voire ambigus. Bien loin d'être relégués au simple rang de soldats du Bien, on les retrouve, tous différents les uns des autres, habités par une foi incommensurable, elle-même attisée par la folie démoniaque du Joker. Le Chevalier blanc incarné par Harvey Dent est certainement le personnage le plus fouillé d'entre eux. Plus difficile à cerner que les autres, le procureur au visage quasi-angélique et à la voix chaude est fougueux, idéaliste, un peu trop. Batman trouve en lui l'alter humain et décomplexé qui, pense-t-il, pourra le libérer de son armure.
Cette fois, le réalisateur a choisi d'alterner la lumière et l'obscurité. Le spectateur n'est donc plus, comme il l'était dans le précédent épisode, plongé dans le noir. Gotham City a peut-être trouvé une âme, son âme. Et même si elle est habitée par des créatures perfides et sans espoir, elle aspire à un avenir meilleur. Des hommes sont là pour tenter de lui redonner le goût de vivre, de survivre. Et si Batman commande, à sa manière, cette armée d'hommes bons et courageux, il reste profondément blessé et sans espoir. Il porte cette tristesse associée à sa bravoure comme une croix.
The Dark Knight est certainement le meilleur film dans son genre. Il a dépassé dans la noirceur, la profondeur, la folie, la grandeur et les effets spéciaux les autres Hulk, Spiderman, Iron-man, X-men. Certainement pas le meilleur film de tous les temps toutefois, pour reprendre une fausse polémique (...), ses ingrédients restent ceux d'un film d'action...peut-être un peu trop long....

28 aoû.

Box-office France semaine 34: Batman garde le cap

L'été 2008 a été sensiblement moins bon que l'année dernière. Shrek 3, Harry Potter et surtout Ratatouille étaient attendus et n'ont pas déçus. Cette année pas de gros gadin, mis à part X-Files (342 000 entrées), mais des scores en dessous des attentes (Hulk, Dark Knight qui n'a pas dit son dernier mot). Comme toujours le box-office nous réserve quelques très bonnes surprises: Le premier jour du reste de ta vie, Valse avec Bachir, Gomorra. Comme quoi la qualité est (presque) toujours récompensée...
1The dark knight le chevalier noir (-48%, 2)661 3331 933 021
2Babylon a.d.408 410408 410
3Wall e (-19%, 4)345 8392 293 046
4La fille de monaco305 632305 632
5La momie la tombe de l'empereur (-35%, 3)229 5641 276 690
6Kung fu panda (-18%, 7)165 7702 908 433
7L'empreinte de l'ange (-37%, 2)147 025381 130
8Le premier jour du reste de ta vie (-6%, 5)113 005728 925
9Gomorra (-26%, 2)104 248245 124
10Hancock (-31%, 7)95 9092 956 398
11Appelez moi dave (-40%, 2)94 915253 795
12Braquage a l'anglaise (-32%, 3)86 105396 245
13Voyage au centre de la terre (-22%, 6)72 873973 639
14Shaolin basket49 65349 653
15Le monde de narnia chapitre 2 (-29%, 9)40 3092 978 722


27 aoû.

de retour...

Retour en douceur après 2 semaines de congés sans accès à Internet (idem pour Julie) ce qui explique notre silence. Je compulse les chiffres de ces deux dernières semaines et je publie le tout demain matin sans faute. Je peux déjà vous dire que c'est Le premier jour du reste de ta vie qui a créé la surprise cet été puisqu'il cumule plus de 650 000 entrées et a montré au fil des semaines une résistante à toute épreuve. C'est la rentrée je peux donc me permettre un brin d'optimisme en prédisant le million de spectateurs en fin de carrière.
On voit The Dark Knight ce soir, la critique sera donc publiée avant la fin de la semaine. Les chiffres France sont un peu décevants: 1ère semaine à 1.2 millions de spectateurs et -48% pour la 2ème.
En ce qui concerne les surprises de la rentrée je peux vous dire que cela concerne tous ceux qui aiment le cinéma :)...

09 aoû.

en vacances...

Je pars demain pour 2 semaines de repos avec probablement pas d'accès à Internet. J'ai prévu une rentrée riche en surprise donc ne me supprimez pas de votre flux RSS ;-)


08 aoû.

Box-office France semaine 31: Wall-E domine

Il y a exactement 1 an sortait Ratatouille et je titrais: "Ratatouille domine". Bis repetita pour cette année. Petit bémol dans cet élan d'enthousiasme puisque Ratatouille faisait 1.9 millions d'entrées en 1ère semaine alors que Wall-E ne fait que 925 000 entrées. La faute au sujet moins universel, au nombre de dessins animés déja sortis. Hulk après un démarrage en demi-teinte chute, Ang Lee peut se réjouir. Le dernier premier jour ne baisse que de 11% et est en lice pour le titre de "sleepers de l'été", tant mieux il mérite son succès.
1Wall e925 900925 900
2Kung fu panda (-21%, 4)318 3982 267 895
3Hancock (-22%, 4)283 2002 519 216
4L'incroyable hulk (-49%, 2)262 221779 309
5X files regeneration226 630226 630
6Wanted choisis ton destin (-28%, 3)177 715898 900
7Le premier jour du reste de ta... (-11%, 2)168 670358 819
8Voyage au centre de la terre 3... (-19%, 3)168 555683 219
9Le monde de narnia chapitre ... (-25%, 6)128 4172 789 687
10Nos 18 ans (-24%, 3)73 098331 336
11Prom night le bal de l'horreur50 48450 484
12Mes amis mes amours (-31%, 5)38 299621 965
13Surveillance28 11728 117
14Valse avec bachir (-14%, 6)26 228407 711
15La cite des hommes (-36%, 2)19 73250 539
Nombre d'entrées cette semaine: 3 087 772 entrées (source cbo)

06 aoû.

"The Dark Knight" meilleur film de tous les temps ?

Une petite révolution vient d'arriver dans le petit monde du cinéma puisque The Shawshank Redemption (Les évadés) vient d'être délogé par The Dark Knight à la première place du top des meilleurs films d'IMDB. Ce dernier obtient la note de 9.2 après plus de 200 000 votes !!!
Comme nous l'indiquait Domi972, The Dark Knight a maintenant pulvérisé le record du film qui atteint le plus vite $400M de recette et ce n'est pas fini car il est toujours 1er du box-office.
Et si les US avaient trouvé leur Ch'tis ?


04 aoû.

"L'incroyable HULK": derrière la bête, un homme

  l'avis
de
Julie
Hulk, à la différence de Spiderman, de Batman, d' Iron man, n'est pas un superhéros. Ce n'est pas un homme qui, pour devenir plus fort et sauver l'humanité, endosse une panoplie magique. C'est un homme qui se transforme en une bête verte. Deux "êtres" pour le prix d'un: on est bien dans un cas de schizophrénie. Un cas très particulier quand même où la bête qui sommeille et qui se réveille est très très éloignée de l'homme sage qu'elle transforme. Conséquence à tout cela, on n'aime pas vraiment Hulk. On a du mal à envier ses pouvoirs. Bref, Hulk ne fait pas fantasmer à l'inverse de ses petits copains, véritables superhéros, plutôt sexys dans leur armure qui leur sied si bien. Hulk c'est plus une version humaine de King Kong. Pourquoi chercher plus loin la raison des relatifs échecs des films qui tentent, envers et contre tout, d'adapter une des figures emblématiques de Marvel ? La dernière version qu'on s'évertue à comparer à celle d' Ang Lee n'est ni meilleure ni pire. Un peu différente. Cette fois ci le réalisateur (Louis Leterrier) a pris le parti de commencer par le milieu: c'est un fait acquis, Bruce Banner, cobaye de l'armée américaine, est la victime d'une expérience scientifique ratée.
Ses fortes émotions, quand elles ne sont pas contrôlées, ou, lorsqu'elles dépassent les limites du contrôlable, le transforment en une sorte de géant vert chevelu, plutôt colérique et effrayant. Pour échapper au général Ross et à l'armée américaine qui se croient propriétaires de la bête verte (censée être un super soldat, en réalité), Bruce se cache au fin fond d'un bidonville brésilien. C'est sans compter sur les pouvoirs de l'armée et du fameux général qui parviennent après une traque soutenue à retrouver le scientifique. S'ensuit une course poursuite sans précédent à travers le continent américain. Bruce se trouve, en cours de route, un nouvel ennemi, le mercenaire anglais Emil Blonsky. Il a, heureusement, quelques alliés, dont son ex-fiancée, Betty Ross, fille du général.
Si Hulk est sans intérêt, en revanche Bruce Banner est un homme attachant fait de chair et d'os. Avoir choisi, pour l'incarner, Edward Norton, a certainement été la meilleure idée du réalisateur. Car l'acteur sait jouer de son côté frêle, profond, perturbé, intellectuel. Être calme et sensible, le scientifique est à l'opposé de la bête verte qui prend sa place en cas de forte émotion. La bête n'est pas un moyen pour lui d'assouvir sa violence et sa colère. Il n'est donc ni fier ni satisfait de pouvoir endosser l'habit du géant vert. C'est en cela que le personnage de Bruce Banner est attirant. On est loin de la prétention de Iron Man voire de celle de Spiderman. Bruce Banner souffre tout simplement de sa transformation. Edward Norton incarne à la perfection cet être sensible et complexe qui souhaite redevenir normal.
Franchement crédible dans sa souffrance, il est l'amoureux meurtri le plus touchant aussi. Les scènes où il retrouve sa dulcinée, qui entretemps l'a remplacé, sont très réalistes. Liv Tyler est moins spectaculaire dans son rôle d'amoureuse contrariée mais remplit assez bien son office. Tim Roth incarne quant à lui à la perfection son rôle de mercenaire vaniteux et sans limite.
Notre bête verte est mieux réussie que celle de la précédente version. Loin d'être parfaite (de toute façon Hulk est moche), elle ne ressemble plus à cette animation digne d'un mauvais jeu vidéo qui avait tant coûté à la version de Ang Lee. Le film, en cela, gagne en qualité. Bien qu'affaibli par quelques petites imperfections (les recherches scientifiques de l'armée à l'origine de la transformation sont passées sous silence), le scénario est bien construit et les enchaînements sont plutôt cohérents. Bruce Banner sait s'entourer d'ennemis multiples et variés qui évitent au spectateur de sombrer dans l'ennui.
En définitive, L'incroyable Hulk, différent du film d' Ang Lee (qui, lui, avait mis en avant les origines du personnage et avait davantage laissé de place à l'homme), le complète et permet d'avoir du superhéros le moins convoité de Marvel une vision assez précise.

04 aoû.

Box-office week-end semaine 31: Wall-E au top, Hulk décroche

C'est sans surprise que Wall-E, porté par des critiques unanimes, règne sur le box-office Français. La chute de Hulk est par contre plus étonnante et le distributeur (SND) ne l'attendait surement pas à ce niveau. A noter le beau maintient du Premier jour du reste de ta vie que vous ne devez pas rater...
1. Wall-E: 746 182 entrées
2. Kung fu Panda: 244 204 entrées
3. Hancok: 220 780 entrées
4. L'incroyable Hulk: 208 805 entrées
5. The X-Files: Regeneration: 188 551 entrées
6. Wanted: 138 211 entrées
7. Le 1er jour du reste de ta vie: 129 364 entrées


31 juil.

"Le premier jour du reste de ta vie": tranches de vie

  l'avis
de
Julie
Voilà un joli film, simple, sensible qui aurait mérité de sortir sur les écrans à un autre moment de l'année que l'été.... Il mérite le détour et les égards du public. Tout d'abord l'idée de base est plutôt originale: Voilà réunis, dans l'ordre chronologique, les 5 moments clés de la vie d'une famille, le moment clé de chacun de ses membres. Pour mieux les comprendre chacun et pour apprendre à aimer cette famille, le réalisateur a saisi ces instants importants auxquels tout à chacun est confronté un moment dans son existence. Le moment où l'on quitte le domicile parental. Le moment où la jeune ado de 16 ans perd sa virginité. Celui, encore, où l'ado rebelle tombe amoureux. Il y a celui où une femme quarantenaire veut encore être désirée. Et puis celui, où un père vieillissant arrête la cigarette et contemple ses enfants devenus adultes. Ce sont ces 5 moments forts que le réalisateur a choisi de développer. Au centre de chacun d'eux, un protagoniste, d'abord l'aîné, puis la petite, ensuite le cadet (Raph,qui nous permet de retrouver, avec bonheur, Marc-André Grondin, le merveilleux Zack de C.R.A.Z.Y), la mère (interprétée par une Zabou Breitman juste et grandie par la maturité) et enfin le père (joué à la perfection par Jacques Gamblin).
Le moment clé n'est qu'un prétexte pour nous raconter l'histoire de la famille Duval de 1988 à 2000. On traverse donc les années 1990, l'époque grunge. Mais le film n'adopte aucun propos politique ou sociologique pour autant. L'époque est en réalité sans importance. On est là comme on aurait pu être il y a 50 ans...La famille est au coeur de l'oeuvre, son unité, son éclatement, son évolution. Dans ce cercle "infernal" (si peu, en fait), chaque individu essaie de trouver sa place, l'un par rapport à l'autre. Les frères et soeur entre eux, les parents avec les enfants, et puis le père et la mère en tant que couple. Beaucoup de choses sont dites, peut-être un peu vite.
On pense à la rancune d'un fils par rapport à son père (Jacques Gamblin avec son père, et Albert, l'aîné, avec le sien). On pense à l'impossible communication entre une mère et sa fille. On voit aussi l'usure du temps dans un couple mais la force de celui-ci, l'amour qui dépasse la passion. Les choses sont vues, bien vues d'ailleurs, un peu survolées, c'est vrai. Mais la faute au format d'un film. Et puis, après tout, n'est-il pas seulement question de regarder, par le trou d'une serrure, la vie d'une famille?
Chaque moment du film est fort. Qu'il soit drôle ou pathétique, il reste vrai:
On aime la relation grand-père/petit-fils qui est touchante et réaliste. On aime ce père, chauffeur de taxi sans complexe, dont la patience et la "presque" naïveté frôlent la sagesse.
On se retrouve le jour du permis de conduire, le jour d'une visite angoissante chez un médecin, dans le couloir des urgences, sur une motocyclette, à un mariage raté, au cours une engueulade à 5, dans un lit avec le mauvais gars, à une soirée, le coeur battant devant celui ou celle qu'on n'ose pas aimer.
Les personnages sont justes. Et l'on bénit le réalisateur de ne pas être tombé dans les clichés alors qu'il aurait pu y sauter à pieds joints. On peut, quand même, lui reprocher d'être un peu parfois trop lacrimal. Et pour cause, les moments forts sont pas forcément les plus heureux. Il y a donc beaucoup de larmes. Mais on passe facilement et assez subtilement aux rires. Mais surtout, le réalisateur a su choisir une équipe d'acteurs sans égal. Tous savent jouer leur rôle avec justesse et sans emphase. Avec 5 rôles principaux, on a la chance d'avoir avec nous 5 acteurs géniaux (On regrette un peu que Marc-André Grondin soit sous-exploité dans ce rôle de cadet sandwich. L'accent québéquois y est-il pour quelque chose?). Mais pas seulement. Les rôles secondaires sont savoureux. Plus particulièrement celui du grand-père (Roger Dumas). Clin d'oeil quand même à Gilles Lellouche en rasta stone et à François-Xavier Demaison en docteur cinéphile un peu fou.
On salue une BO léchée. Certains pourront trouver la musique trop présente....Mais quand on regarde les gens par le trou d'une serrure, on les voit plus qu'on ne les entend...

22 juil.

"Nos 18 ans", quand d'autres sous-doués passent le bac en 1990

  l'avis
de
Julie
Ceux qui ont vu la bande-annonce de "Nos 18 ans" pourront s'arrêter là et éviter les salles obscures pendant 1h30 pour voir le film en son entier. Très prometteuse, la bande annonce laissait présager des gags en série, de l'humour, du romantisme, et, pour les nostalgiques trentenaires, une bande originale sur-mesure...
Mais voilà, l'atout majeur du film se résume à cette bande originale. Certes, on aime bien réécouter ces tubes qui ont bercé notre adolescence à la fin des années 1980. Pour ça, un bon I-Pod ou encore Radio Nostalgie suffisent....Trop soucieux de recréer l'ambiance de "juin 1990", le film a oublié de soigner son scénario. On se retrouve alors devant une bande d'ado sympathiques bêtes, creux, sans intérêt, dont les problèmes ne nous touchent pas. Pourtant, a priori, l'histoire était plutôt prometteuse.
Luca, le jour de la sortie des classes, juste avant de passer le bac, décide de dire ses 4 vérités à son prof de philo: "vous êtes un raté, un sadique, mal habillé etc.....". Seulement, voilà, son petit discours injurieux à peine achevé, le dit prof l'informe que c'est lui qui, exceptionnellement, est en charge de faire passer les oraux de rattrapage du bac. Pour Luca c'est la panique. Le soir même du désastre, coup de foudre lors d'une soirée improvisée. Notre amoureux se trouve tiraillé entre l'envie de retrouver la belle Clémence dont il a pu admirer la nudité dans un placard obscur et l'angoisse de devoir passer l'oral de rattrapage devant son prof de philo.
Autour de Luca, il y a une bande de potes aussi superficiels que lui. C'est le début des ébats sexuels, des premiers joints, des tests de grossesse ratés, des amitiés impossibles, des amours contrariées, des mobilettes un peu pourries. Tous les clichés de l'adolescence sont bien réunis. Mais bien que TOUS les ingrédients de la comédie nostalgique-sympathique de l'été se retrouvent dans le scénario, la recette ne fonctionne pas. Dès les premiers instants du film le soufflet tombe et laisse place à une gimauve à peine sucrée. La faute à des dialogues inexistants (SO prévisibles), creux, à des situations quasi improbables. Franchement, vous en connaissez beaucoup des profs de philo qui, après s'être faits insulter par un élève, décident d'aider ce dernier et de le préparer au bac, en lui racontant, au passage, leurs secrets les plus intimes, et tout ça dans leur salon (off course)? Et puis, quand je repense à cette scène où tous les potes sont réunis, sous la pluie, à genoux, dans la rue, le soir, devant la fenêtre de celle qui, enceinte, a décidé de quitter son petit ami qui l'a trompée avec sa soeur (à elle, biensûr), je me dis que l'imagination du réalisateur a dépassé les limites du raisonnable et surtout qu'il n'a pas peur du ridicule.
Les films sur l'adolescence ne doivent pas être nécessairement graves et austères pour dire vrai et plaire. D'ailleurs être jeune c'est aussi être léger, insouciant, obsédé. La Boum, à l'époque, était bien plus authentique. On pouvait même s'y retrouver.
Malgré de multiples tentatives, "Nos 18 ans" ne parvient pas à nous replonger dans nos vieux souvenirs. Je me souviens pourtant d'un temps que les moins de 35 ans ne peuvent pas connaître....Le début des années 1990, la terminale, le bac, Eurythmics, Les Rita Mitsouko, Téléphone, "Come on Eileen" (so 1980's en fait). Et nous n'étions pas si bêtes!?????

18 juil.

"Hancock": Will Smith a un nouveau joujou

  l'avis
de
Jérôme
Hancock (Will Smith dans son élément) est un super-héros un brin SDF, carrément alcolo et pas politiquement correct du tout. Il se soucie peu des dégâts que chacune de ses interventions peut causer: chaussées défoncées, train bousillé ou bateau renversé grâce à un jeter de baleine assez jouissif. En fait Hancock est un super héros malgré lui, il endosse son rôle de sauveur à contre cœur ce qui lui vaut une bonne dose d'impopularité.
Sur la route de ses exploits il va croiser Ray (très bon Jason Bateman) qui se met bille en tête de rendre populaire notre anti-héros. Le pari n'est pas gagné d'avance.
Commence alors une autre histoire un brin étonnante que je ne vous dévoilerai pas. Cette deuxième histoire a le mérite de ne pas rendre le film répétitif mais il y a parfois des approximations dans le scénario qui sont carrément gênantes (que je vous laisse apprécier). Hancock doute, s'humanise et comprend. C'est la fameuse mutation que l'on peut voir dans tous les films de super héros.
Hancock est un film plutôt sympathique, surtout grâce à un Will Smith ou roue libre à peine contrôlée. Tout le film est construit pour que la star envoie les vannes et les petits regards complices qui ont fait sa notoriété. Peter Berg (le réalisateur) se prend quelques fois pour Paul Greengrass ce qui nous donne une caméra qui bouge beaucoup (trop). Mais autant chez Greengrass le procédé est maîtrisé et à propos, autant chez Berg c'est assez inutile et écœurant (au premier sens du terme). Mauvais point également pour quelques effets spéciaux (Hancock qui vole par exemple) que j'ai trouvé très mauvais. Au final un film divertissant mais qui ne se hisse pas au niveau de Spiderman ou X-Men qui restent, à mes yeux, des références.


13 juil.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #20

Dernier best-of de la saison, j'en profite donc pour remercier mes deux compères Filmgeek et Cineblogywood de cette fructueuse collaboration. Je suis sur que la rentrée sera riche en nouveautés en attendant n'hésitez pas à cliquer...
- Filmgeek: Poster et Trailer de Rain of Madness
- Cineblogywood : The Dark Knight, un Batman époustouflant
- Cinefeed.com "Tellement Proches": le rôle de l'accessoiriste

11 juil.

"Tellement Proches": le rôle de l'accessoiriste

Cette semaine c'est au tour de Christine, chef-accessoiriste sur Tellement Proches, de se coller à la séance de l'interview. Son rôle est d'anticiper / gérer les accessoires de jeu pendant le tournage. En constante discussion avec le chef décorateur, la script et les réalisateurs c'est surement une des personnes qui parcours le plus de km pendant le tournage, constamment à la recherche d'un accessoire qui manque...


Liste des épisodes:
1. Visite du décor
2. L'écriture du scénario
3. Le point
4. Impressions de tournage
5. La Réalisation
6. Le Son
7. Le 1er assistant réalisateur
8. Le rôle de l'accessoiriste


10 juil.

Box-office France semaine 27: Narnia largement en tête

Le 1er Narnia avait attiré 4.9 millions de spectateurs c'est donc sans grosse surprise que le 2ème opus rempli les salles. Le film ne baisse que de 16% ce qui est un très bon chiffre. La baisse de Seuls Two (-47%) est plus conforme à une deuxième semaine classique d'autant qu'il a été un des rares films à profiter de la fête du cinéma. Le score de Valse avec Bachir me réjouit, les 500 000 entrées sont à sa portée.
1Le monde de narnia chapitre ... (-16%, 2)840 5011 835 187
2Mes amis mes amours277 136277 136
3Seuls two (-47%, 2)267 865775 263
4Phénomènes (-43%, 4)133 9891 215 521
5Indiana jones et le royaume du... (-28%, 7)127 8954 055 902
6Au bout de la nuit (-42%, 2)112 513304 854
7Valse avec bachir (-18%, 2)107 612238 846
8Bons baisers de bruges (-34%, 2)84 719212 284
9Sex and the city le film (-41%, 6)83 3981 918 763
10Le temoin amoureux (-46%, 3)78 580364 865
11Las vegas 21 (-48%, 5)60 819670 164
12Sagan (-33%, 4)57 281445 604
13Par suite d'un arrêt de travail55 14355 143
Nombre d'entrées cette semaine: 2 621 525 entrées (source cbo)
Bienvenue chez les ch'tis cumule 20 275 267 entrées grâce aux 14 292 spectateurs de cette semaine.


09 juil.

"Valse avec Bachir", la thérapie par le cinéma

  l'avis
de
Julie
chef d'oeuvre
Le cinéma n’a pas encore dit son dernier mot. Il y a encore des films qui montrent, disent d’une manière inédite. Il y a des films qui bouleversent et qui, plus qu’une réalisation, qu’une simple œuvre artistique, sont des véritables expériences. Valse avec Bachir c’est avant tout l’expérience psychanalytique de son réalisateur, Ari Folman, mais c’est aussi celle du spectateur. Est-ce un film d’animation ? Pas vraiment. Un film sur la guerre ? Un peu, beaucoup. Un film sur la culpabilité ? Certainement. Mais aussi un film sur une jeunesse détruite, un film sur un pays en guerre, un film onirique, un film sur le silence, un film sur l’âme, un film sur les hommes. Valse avec Bachir, c’est une succession d’images, de tableaux, de détails.
C’est d’abord, dès ses premières minutes, un choc visuel. On n’avait jamais vu. C’est très vite l’image de la guerre avec celle de ces chiens assoiffés de sang qui courent dans les rues de Tel Aviv, bousculant tout sur leur passage, les hommes, les femmes, les enfants, les chaises.
Puis la violence laisse place à une discussion entre deux amis, accoudés à un bar. Un rêve, celui d’un ancien soldat israélien qui était chargé d’abattre les chiens à l’arrivée des troupes dans les villages palestiniens. Car il fallait les taire. Ce rêve, ce tumulte réveille alors les angoisses de Ari Folman. Il y était, lui aussi, au Liban, en 1982. Mais pour lui, c’est l’amnésie la plus totale. Puis, c’est son rêve. Ce n’est pas celui des 26 chiens assoiffés de sang. C’est celui de trois soldats, jeunes et beaux, qui sortent de la mer, la nuit, face à un immeuble criblé de balles. Les fusées lumineuses éclairent le ciel. Il y a un décalage entre le sentiment de paix qui émane d’eux et ces femmes en pleurs qu’ils croisent, plus tard, au détour d’une rue.
Ce rêve, Ari Folman le comprend vite, a un lien avec la guerre, avec le Liban. Il y était lui aussi. Il veut se ressouvenir, il veut comprendre ce vide vieux de 20 ans. Que s’est-il donc passé dans cette mer ? Alors, à la manière d’un patient allongé sur le divan de son psychanalyste, il va dérouler le fil du temps. Mais au lieu de procéder par introspection, il interroge les autres. Ces soldats qui y étaient aussi. Et chacun témoigne, à sa manière, de la guerre, de la manière dont il l’a vécue. Et les souvenirs s’interposent au fameux rêve d’Ari. Le soldat amnésique finit par retrouver la mémoire. Par petite touche. Mais ce n’est pas un tableau impressionniste qu’il se met à peindre progressivement. Le réalisme de son « œuvre » est frappant.
Les images sont violentes. Mais elles sont belles, visuelles, explicites et à la fois pudiques. La séquence du rêve d'Ari où ces trois soldats nus sortent de la mer mériterait d'être "encadrée" dans le plus grand des musées. L’air est chaud, lourd de poussière dont on voit les grains survoler les casques des soldats. La couleur associée à la musique fraie un passage au spectateur à l’intérieur de ce tableau. Il accompagne chacun de ces hommes dans son récit.
La guerre n’est pas toujours vue de la même manière. Il y a ceux qui se sentent coupables d’y avoir survécu. Ceux qui sont fiers d’avoir servi. Il y a les robots, les fous. Celui qui danse, la mitraillette à la main entre les photos de Bachir Gemayel. Il y a les responsables et les suiveurs. Puis ceux qui ont exécuté sans même savoir.
Derrière le témoignage et la culpabilité d’Ari, il y a celle d'une armée entière et peut-être même d'un pays. Le réalisateur comprend, à l'issue de son travail psychanalytique, que son amnésie trouve son explication dans un sentiment de culpabilité alourdi par sa propre histoire et celle de ses parents. Le parallèle entre la place de victime du peuple juif et de celle du peuple palestinien et la crainte d'endosser les habits du bourreau restent le parti pris d'Ari, celle d'un homme. Il y a pourtant dans le regard subjectif de cet homme le constat d'un pays en son entier. Valse avec Bachir associe donc à l'approche psychanalytique de la guerre une vision politique et profondément humaine.

06 juil.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #19

C'est bientôt la fin de la saison des best-of blogs cinéma. Le temps pour nous de réfléchir à d'autres services pour la rentrée. En attendant voici un peu de lecture...
- FilmGeek : Michael Bay et son script de The Dark Knight
- Cineblogywood : Tera Patrick, la star du porno chez Quentin Tarantino
- Cinefeed : "Tellement Proches", 1er assistant réalisateur


04 juil.

"Tellement Proches": 1er assistant réalisateur

Après une petite semaine d'interruption la rubrique Tellement Proches s'enrichit d'un nouveau portrait: le 1er assistant réalisateur (Antoine Garceau). Il est en gros responsable de l'organisation du tournage: de la préparation à l'exécution. Il assiste les réalisateurs lors des prises de vues ou des visites des décors, notant minutieusement chaque détails afin que les autres corps de métier soient informés et pendant le tournage il gère l'environnement. Je peux vous dire qu'un 1er Juillet, Gare de Lyon l'environnement était bruyant, agité...


Liste des épisodes:
1. Visite du décor
2. L'écriture du scénario
3. Le point
4. Impressions de tournage
5. La Réalisation
6. Le Son
7. Le 1er assistant réalisateur
8. Le rôle de l'accessoiriste


03 juil.

"Sans Sarah, rien ne va": coeur brisé sous le soleil d'Hawaï

  l'avis
de
Julie
C'est heureux, avec "Sans Sarah rien ne va", l'équipe de Jud Appatow a évité de sombrer dans la lourdeur et la vulgarité des précédents "40 ans toujours puceau" et "En Cloque mode d'emploi". Biensûr, il s'agit toujours d'une comédie à l'humour un peu graveleux. Mais cette fois, le visage tendre de Jason Segel (le héros), sa petite mou triste et ses mésaventures attendrissent le spectateur. Le réalisateur (Nick Stoller) parvient à susciter l'empathie en montrant, en toute simplicité, combien il est dur d'avoir le coeur brisé...
Petter Bretter, un musicien un peu raté, qui peut rester une semaine entière avec le même jogging vert à manger ses céréales devant la télé, vient de se faire larguer par sa belle petite amie, une star du petit écran, Sarah Marshall (Kristen Bell, la super Véronica Mars) avec laquelle il était depuis 5 ans. Au bord du gouffre, plongé dans une profonde dépression, il décide de se prendre en main et de partir quelques jours dans un magnifique hôtel d'Hawaï. A peine arrivé, il tombe nez à nez sur Sarah accompagnée de son nouveau petit ami, la star du moment, Aldous Snow (interprété par l'extraordinaire Russell Brand).
S'ensuivent une multitude de situations cocasses, de rencontres...Car à Hawaï, dans les hôtels de luxe, les gens semblent plutôt cools, sympas, à l'écoute. Toute l'équipe de l'hôtel dans lequel Petter est descendu est là pour le consoler, lui changer les idées, le faire surfer, boire, chanter, fumer...Notre dépressif n'a pas vraiment le temps de s'ennuyer ni de sombrer complètement dans la dépression. Et pourtant, le spectre de Sarah Marshall est là et est plutôt pesant.
Plus que son scénario somme toute sympathique c'est sa galerie de portraits et ses acteurs qui donnent à ce film sa tonalité à la fois légère et touchante. Il y a biensûr au centre de l'intrigue un personnage principal au visage juvénile et aux allures de grand nounours. Mais autour de lui gravitent une multitude de personnages secondaires tous plus louffoques et charmants les uns que les autres. C'est cette étrange et déconcertante équipe qui rend le film si drôle et si léger.
Le réalisateur ose et va même assez loin. Le personnage de Aldous Snow, un brin british un brin vulgaire est quand même détonant. On pense, entre autres, à la scène où il chante sa chanson "d'amour" à Sarah en mimant l'acte sexuel de manière langoureuse et si débridée. On pense encore à lui en train d'expliquer à un jeune marié catholique un peu coincé comment donner du plaisir à sa jeune épouse en utilisant pour cela un pion d'un échiquier géant, posé comme par hasard, sur la plage. Et puis il y a aussi le rock opéra dépressif et gothique sur le thème de l'amour et de Dracula chanté par Peter dans un bar local devant une salle médusée.
Et, mises à part ces situations cocasses et improbables, il y a cette histoire toute simple, de coeur brisé. Qui n'a jamais eu si mal qu'il croyait en avoir fini pour toujours avec l'amour? Finalement, Sans Sarah rien ne va suscite toute la sympathie pour celui dont le coeur est mis en miette et surtout donne espoir...en nous rappelant qu'un amour en chasse toujours un autre....

02 juil.

Et si Thomas Langmann était finalement un producteur heureux ?

"En dessous de 10M d'entrées, Asterix sera un bide", voila l'assertion typique que l'un de vous (commentateur) aviez mis en commentaire lors de la sortie du blockbuster à la Française: Asterix aux jeux Olympiques. Maintenant que l'on sait que le film à fait 6.8 millions d'entrées en France et à peu près $130M (soit 15M de spectateurs) dans le monde l'heure du bilan à sonné.
Force est de constater qu'on est très loin d'un échec. Pour vous remettre les chiffres en perspective si Asterix avait connu le même échec que Sa Majesté Minor il aurait fait 338 000 entrées vu que son budget était 2.6 fois plus important (79M€ contre 30M€). Toujours dans le même esprit, si Cash avait fait 3 millions d'entrées on aurait parlé de gros succès et c'est finalement ce qu'Asterix a fait avec un budget en proportion (15 M€ de budget pour Cash c'est 5.6 fois moins que Asterix).
Il manque surement quelques millions d'entrées (5 visiblement) pour que Asterix aux jeux Olympiques soit définitivement un succès mais ce n'est certainement pas un échec.
La chance de Thomas Langmann c'est aussi que Pathé (le producteur) n'a pas eu le temps de se plaindre de la contre performance de son film-champion leur attention ayant été détournée par le succès fulgurant de Bienvenue chez les Ch'tis.
J'en profite pour vous signaler qu'au dernier comptage Bienvenue chez les Ch'tis totalise $208M. Un record pour un film Français.


29 juin.

"Un jour, peut-être": dis, papa, comment je suis née?

  l'avis
de
Julie
On ne peut que tomber sous le charme de cette jolie comédie, à peine romantique, tant elle est originale et sans prétention. Elle s'éloigne des comédies clichées qui reprennent, sous une forme ou une autre, toujours les mêmes thèmes. Et pourtant, tout se passe à NYC...Et il est encore question d'amour, d'amitié, de coeurs brisés. Mais là, pour une fois, on connaît le dénouement, et il n'est pas forcément heureux...
Will vient de recevoir le jugement prononçant son divorce quand il part chercher Maya, sa fille de 10 ans, à l'école . Cette dernière qui sort de son premier cours d'éducation sexuelle ne cesse de le questionner sur sa mère. Dis moi comment je suis née ? A la manière du conte de fées que les parents lisent à leurs enfants pour qu'ils s'endorment le soir, Will raconte à sa fille comment il a rencontré sa mère en prenant soin de ne pas révéler l'identité de toutes celles qu'il a croisées sur son chemin avant de se marier. Le petit jeu consiste, en fait, pour Maya à deviner laquelle d'entre elles est sa mère. Tout a commencé en 1992 quant Will a décidé de quitter l'université pour rejoindre le comité de soutien de Bill Clinton et préparer les primaires du candidat. A partir de ce moment jusqu'en 1998, il raconte à sa fille qu'il a rencontré 3 femmes qu'il a successivement aimées.
L'idée de base, on le voit bien, est originale. On aime aussi ce retour dans les ninetees, cette époque où fumer et boire n'étaient pas encore démodés, où l'espoir était permis avec l'arrivée de Bill Clinton, où les histoires salaces de cigares et d'une certaine Monica allaient bon train. L'histoire en flash-back est bien amenée et la relation père-fille très crédible. Mais surtout les portraits de femmes sont délicieux. Chacune de celles que Will rencontre sur son chemin est savoureuse, intelligente, brillante et drôle. On aime en particulier le personnage d'April (jouée par Isla Fisher, la jeune fille dévergondée dans Serial Noceurs) qui joue à la perfection et tout à la fois l'amie, la confidente, l'amoureuse. Quant à Ryan Reynolds qui campe le rôle de Will, son air juvénile et candide lui sied à ravir et rend son interprétation d'éternel romantique franchement crédible.
Biensûr le propos du film, la complexité des relations amoureuses, n'est pas révolutionnaire. Mais en choisissant un angle nouveau pour en parler, le réalisateur parvient à capter subtilement l'attention du spectateur et à lui faire passer un agréable moment. Un jour, peut-être est un remède contre la morosité et évite soigneusement les travers niais d'autres films, comme Love Actually, par exemple.

25 juin.

"Bons baisers de Bruges": l'enfer assuré

  l'avis
de
Julie
Etrange film, difficilement qualifiable, In Bruges (Bons Baisers de Bruges, l'affreux titre français), se situe entre la comédie loufoque et le polar glauque. Il partage aux deux genres quelques ingrédients. Mais magré cela, In Bruges ne fait ni rire ni froid dans le dos.
Ray et Ken, deux tueurs à gages, se retrouvent à Bruges (en Belgique), à Noël, après une mission ratée au cours de laquelle le premier des deux a tué, par mégarde, un petit garçon. Victime collatérale, l'enfant vient hanter l'esprit de Ray. Les deux tueurs recoivent l'ordre de rester quinze jours dans un petit hôtel de Bruges. Alors que Ken savoure ces vacances forcées, Ray meurt d'ennui. Emmitoufflés dans leurs manteaux rapés, frigorifiés, les deux touristes ne voient pas la vie du même côté. L'attente paraît longue, les bières ne réchauffent pas, la neige n'en finit pas de tomber... Entre la déprime et la lègereté qui le caractérisent, Ray parvient à jouer les séducteurs, à donner quelques coups de poing, à faire ami-ami avec un nain acteur.
Difficile à classer, In Bruges est également difficile à juger.Une fois digéré, In Bruges ne laisse pas indifférent. Il doit son intérêt à un scénario original et incomparable, à cette histoire loufoque, à ce couple de tueurs touchants et très humains. Colin Farrell qui campe le personnage de Ray est délicieux dans ce rôle de tueur rempli de remords, un peu dépressif, un peu séducteur. Sa naïveté et son côté manichéen le rendent attachant. D'ailleurs, dans cette ville froide et un peu glauque, les tueurs ont tous les mêmes caractéristiques, le même code d'honneur. L'amitié, les principes....Les tueurs ont une âme. Un peu comme dans les films de John Woo. Sauf que les films anglais sont bien plus déjantés et bien moins prétentieux que les films hong-kongais. C'est justement le côté décalé de la situation qui rend In bruges si intéressant.
A côté de cela, l'image est absolument magnifique et on ne peut que saluer une mise en scène impeccable et une photo sublime.
Le réalisateur parvient à faire ressentir avec exactitude et précision les sensations des protagonistes. Le spectateur a froid et n'envie pas les deux tueurs. Il sent bien qu'entre l'ennui de Ryan et les virées touristiques de Ken, il préférerait un voyage aux Bahamas.
Et, à l'instar de notre fougueux tueur, le spectateur a bien envie, parfois, de s'enfuir, de quitter cette ville froide et glauque, son atmosphère mortuaire. C'est peut être le seul travers de ce film atypique, cette petite dose d'ennui. Mais précisément, cela ne fait-il pas partie du jeu, de provoquer une telle sensation?
Dans l'esprit loufoque, décalé et "so british", on préfère Hot Fuzz qui est bien plus drôle et plus étoffé. Mais Martin McDonagh, le réalisateur, réussit dans le même temps à interroger et à étonner le spectateur perplexe. On ne peut donc en sortir indifférent. En résumé, In Bruges est une curieuse expérience...C'est aussi ça le cinéma!

22 juin.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #18

Dimanche c'est jour de best-of, voici donc une petite sélection des articles à ne pas manquer (dur d'être original chaque semaine)...
- Benjamin Button : Brad Pitt prend un coup de vieux
- Filmgeek : La Critique de Wall-E le nouveau film de Disney-Pixar
- Cinefeed.com: "La personne aux deux personnes" archétype de la comédie concept (pronostic)


20 juin.

"Tellement Proches": le son

C'est au tour de Pascal Armant, ingénieur son, de nous parler de son métier. C'est en écoutant les commentaires audio de Jean-Pierre Jeunet sur Amélie Poulain que j'ai compris que tout le son n'était pas fait en post-synchronisation. Il raconte même que pour la scène à Montmarte le mixeur du film a passé un temps fou à nettoyer la bande pour garder le son d'origine. Pascal m'expliquait que beaucoup de comédiens n'aimaient pas faire de la post-synchronisation et que son rôle était justement de faire en sorte que cela n'arrive pas...


Liste des épisodes:
1. Visite du décor
2. L'écriture du scénario
3. Le point
4. Impressions de tournage
5. La Réalisation
6. Le Son
7. Le 1er assistant réalisateur
8. Le rôle de l'accessoiriste


19 juin.

"Le témoin amoureux" ou le mariage de ma meilleure amie

  l'avis
de
Julie
Encore une comédie romantique... New york comme décor (normal, existe-t-il une autre ville pour s'aimer?). Deux amis, les meilleurs. Lui, Tom, le plus grand des playboys. Mais surtout, doté d'un charme irrésistible, d'un corps d'Apollon, d'un sourire dévastateur. Elle, Hannah, un peu geek, mais très mignonne. Forcément, au commencement, ils ne s'aiment pas. Mais revoilà les deux amis, 10 ans plus tard, dans les rues de Manhattan, en train de manger un cookie au chocolat et de boire un Starbuck coffee. Il y a entre eux une sorte de complicité qu'on ne trouve qu'au cinéma, une connivence digne de celle d'Harry-et-de-Sally (c'est l'effet NYC, sans aucun doute). Rien d'autre ne semble pourtant les unir. Lui, notre irrésistible Patrick Dempsey, a un problème d'engagement. C'est un collectionneur qui a trouvé son équilibre entre les conquêtes d'un soir auxquelles il ne s'attache pas et sa meilleure amie qu'il retrouve le midi, le week end, entre le Chinois du coin et la meilleure patisserie de Manhattan. L'équilibre fonctionne à merveille jusqu'au jour où Elle (Michelle Monaghan) part 6 semaines en Ecosse pour le travail. Le vide laissé par Hannah fait prendre conscience à Tom que finalement c'est elle, la femme de sa vie.Seulement voilà, lorsque cette dernière revient d'Ecosse, elle est fiancée, prête à se marier dans les 15 jours. Et qui choisit-elle comme demoiselle d'honneur?????Son meilleur ami. Tom se fixe alors un grand challenge: Steel the bride!
Forcément, ce scénario a des allures de "déjà vu". Quand Harry rencontre Sally?, Le Mariage de mon meilleur ami? 7 ans de séduction? (sous-estimé, mais très bonne comédie romantique avec Ashton Kutcher)
Visiblement les plus grandes histoires d'amour devraient toujours commencer par une belle amitié.... Vous l'aurez compris, le témoin amoureux n'innove pas....On y retrouve, on l'a dit, NYC, les meilleurs copains et leurs conseils avisés, les meilleurs copines et leur problème de régime.On y retrouve aussi la fameuse scène où l'amoureux transi doit assister à un essayage frustratoire dans la cabine d'un grand magasin (Just maried (ou presque) avec R.Gere, Quatre mariage et un enterrement, The Wedding Singer).Il y a l'exotisme de l'Ecosse (4 mariages et un enterrement, encore). Il y a THE baiser qui fait prendre conscience qu'il se passe quelque chose...(Quand Harry rencontre Sally, encore).
Néanmoins, la formule fonctionne plutôt bien. Les deux acteurs n'y sont pas étrangers. Patrick Dempsey joue son rôle de séducteur à merveille. Quant à Michelle Monaghan, elle est, elle aussi, très crédible. Leur couple est attachant.
Mais il manque au Témoin amoureux un scénario consistant et subtil. Les scénaristes ont été un peu paresseux et se sont un peu contentés de puiser, à droite et à gauche, les sempiternels ingrédients de la comédie romantique.
Les femmes l'auront compris, elles passeront, grâce à ce film sucré et crêmeux, 1 heure 41 à rêver...Patrick Dempsey en prince charmant des temps modernes n'a rien à envier à G.Clooney et H.Grant. Mais il ne devrait pas croire qu'il n'est bon que pour ce genre de rôle.

18 juin.

Box-office France semaine 24: Phénomènes détrone Indiana Jones

Sans suprise Phénomènes fait un démarrage solide (1 085 s/c). Toutefois les réactions des internautes sont plutôt mauvaises (lire les commentaires ici et la critique de Pascale qui vaut le détour), le score final risque donc d'être décevant. Deux jours à tuer dépasse le million (1 007 936 entrées) tout comme Jackpot (1 001 026 entrées). JCVD n'a par contre pas réussi à redresser la barre puisque sa fréquentation baisse de 58% cette semaine (cumul de 143 108 entrées).
1Phénomènes596 557596 557
2Indiana jones et le royaume du... (-38%, 4)345 5923 580 325
3Sex and the city le film (-39%, 3)282 7511 544 704
4Sagan197 375197 375
5Las vegas 21 (-37%, 2)156 256402 666
6Un conte de noel (-21%, 4)63 572417 082
7Les insoumis62 38762 387
8Super heros movie (-37%, 2)59 786155 147
9Affaire de famille (-43%, 2)58 167160 866
10Skate or die55 04055 040
Nombre d'entrées cette semaine: 2 316 923 entrées (source cbo)
Bienvenue chez les Ch'tis cumule 20 207 065 entrées.


15 juin.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #17

Dimanche pluvieux = flâneries sur le net à la recherche d'articles cinéma que l'on a raté la semaine ?. Cela tombe bien nous avons ce qu'il vous faut en magasin...
- Cinéblogywood : Iron Man dans le spot TV de L'Incroyable Hulk
- Filmgeek : La promo de Choke entrera dans les annales
- Cinefeed: "Tellement Proches" leçon de réalisation


13 juin.

"Tellement Proches": la réalisation

J'ai eu l'occasion de vous dire à quel point un plateau de tournage est une ruche en ébullition ou le découpage des tâches est au coeur de l'efficacité, le réalisateur étant le chef d'orchestre de tous ces corps de métiers. D'après Olivier Nakache, réaliser un film s'est sans cesse répondre à des questions qu'on ne s'est jamais posé, savoir choisir vite, en gardant toujours le film en tête. Pendant le tournage on invente pas un film, on doit tourner le scénario rajoute Eric Tolédano ce qui ne veut pas dire coller au scénario car savoir saisir l'instant est également une qualité clé. Chaque réalisateur à certainement sa méthode de travail, voici comment se découpe une journée d'Eric et Olivier...


Liste des épisodes:
1. Visite du décor
2. L'écriture du scénario
3. Le point
4. Impressions de tournage
5. La Réalisation
6. Le Son
7. Le 1er assistant réalisateur


08 juin.

Best-of blog ciné...

Dimanche c'est jour de best-of, voici donc la selection d'articles que vous devez lire avant de commencer la semaine.
- FilmGeek - Flash Mob : The Happening Experiment
- Cineblogywood: George, je suis ta fille !
- "Tellement proches": impressions de tournage


06 juin.

"Tellement proches": impressions de tournage

Une fois n'est pas coutume et sur les conseils avisés de Pascale je délaisse la séquence vidéo pour tenter de mettre en mots mes impressions du tournage de Tellement Proches.
une ruche en ébullition...
Ce qui surprend quand on pénètre sur le plateau c'est le nombre de personnes qu'il faut pour que le film existe. En 11 semaines cette entreprise (digne d'une PME) doit délivrer un produit à usage unique: un film. Si bien sûr il a fallu plusieurs mois de préparation pour permettre à ces 11 semaines d'exister, c'est pendant ces 11 semaines que tout se fait. Chacun à un rôle et connait précisément sa place dans la chaîne de construction.
Le cinéma est né il y a plus de 100 ans maintenant et la manière dont on faisait des films à cette époque n'est surement pas très éloignée de la manière dont on les fait maintenant. Un plateau de cinéma est sûrement le seul endroit au monde ou vous allez successivement croiser un machiniste, un électricien, un décorateur, un chef d'atelier et ses apprentis (ceux qui fabriquent), un cuisinier, un coiffeur, un accessoiriste, un script, des acteurs, un chef opérateur etc.
Au milieu de cette ambiance je me fais l'effet d'un enfant qui, après s'être tant gavé de chocolat, aurait enfin pu se glisser dans une fabrique artisanale espionnant le chef chocolatier...
un somme de petits détails...
Chacun à son poste a le souci du détail, apparemment faire un film c'est être attentif et méticuleux. C'est ainsi qu'Hervé (le chef décorateur) est resté plusieurs minutes à configurer, péniblement, un vieil ordinateur qui est sur le bureau Prosper (joué par Jean Benguigui). Antoine, le 1er assistant, a beau lui expliquer qu'il ne sera pas visible dans le cadre ("il est hors cadre" dit-il), Hervé ne peut s'empêcher de faire en sorte que l'écran affiche ce qu'il doit afficher. Il y a aussi Christine (chef accessoiriste) qui se demande si le caramel qu'elle a préparé est assez liquide pour la scène suivante et surtout s'il y en aura assez.
Cécilia et HervéChristine
Et toujours les deux réalisateurs, Eric et Olivier, qui entament un débat pour savoir si Alain (Vincent Elbaz) doit couper la part de tiramisu qu'il se sert en parlant ou si elle est déja coupée. Ce qu'ils recherchent est à la fois très simple, la vérité, mais toujours teinté de ce décallage qui fera basculer la scène dans la comédie.
Eric & Olivier en pleine répétition
une journée cadencée
Les jours ou je suis allé sur le plateau c'était un PAT/12h00. Comprenez un Prêt A Tourner à midi. Sympa les horaires, vous pensez. Erreur car pour être prêt à 12h00, il faut que l'équipe technique soit là vers 9h00 pour tout préparer et si la fin de tournage est prévue pour 19h30 n'allez pas penser que le plateau ferme avant 21h30. Les plus perspicaces auront donc compris que tout le monde déjeune à 11h00 précises. C'est très tôt 11h00 pour déjeuner. Après un rapide sondage auprès de l'équipe on s'habitue très vite...
moteur, ca tourne au son, action...
Une fois la dynamique du tournage en place tout doit se mettre en place rapidement. Le plan de travail qu'a rédigé Antoine, le 1er assistant, est chargé et les scènes doivent s'enchainer. Les acteurs passent d'une scène à l'autre qui n'ont rien à voir (ou pas grand chose) avec la chronologie de l'histoire. Les réalisateurs les guident pour qu'ils se mettent rapidement dans la scène. Au déjeuner Jean Benguigui me disait qu'il avait toujours le trac avant de commencer un tournage, je ne le croyais qu'à moitié mais j'ai senti la pression monter au fur et à mesure que sa scène arrivait. J'ai vu Vincent Elbaz passer en quelques instants d'un état de décontraction totale, plaisantant avec tout le monde, à un état de concentration intense.
Vincent Elbaz se concentrant avant sa scène
Après 6-7 prises, Eric et Olivier ont l'air satisfait de la scène, les deux hochements de tête de Jean Benguigui à la 7ème prise ont l'effet comique qu'ils recherchaient. L'équipe attend leur OK avant de se mettre en place pour la scène suivante. Il est déja 13h30, j'en profite pour m'éclipser. L'expérience est riche, surprenante, l'équipe est chaleureuse et accueillante, Eric et Oivier sont attentifs et disponibles. Tout simplement un grand merci.

Liste des épisodes:
1. Visite du décor
2. L'écriture du scénario
3. Le point
4. Impressions de tournage
5. La Réalisation
6. Le Son
7. Le 1er assistant réalisateur


02 juin.

"Sex & the City": exclusivement sur petit écran

  l'avis
de
Julie
Toutes celles et ceux qui attendaient de retrouver le quatuor délirant préfèreront revisionner l'intégral des six saisons en DVD voire sur M6, en version française (insupportable), le vendredi soir ....Sex & the City sur grand écran ne clora pas en beauté les aventures de Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda. Quelle déception! Est-ce l'effet des rides, du temps qui passe, d'un sentiment de "déjà-vu" trop prononcé? Ou plus simplement l'effet d'un scénario vide, inconsistant? Là où un épisode de 20 minutes évitait avec soin les temps morts, faisait fuser les calembours, les dialogues sur mesure, le film ennuie, gêne par la médiocrité de ses répliques, son manque total d'originalité.
L'histoire, on la connaît, c'est celle de Carrie. Mais 4 ans ont passé depuis Paris et que l'on sait que Mister Big s'appelle John. Les deux amants sont toujours ensemble, mais pas mariés. Les copines, elles, toujours en couple. Samantha avec le magnifique Smith, Charlotte avec Harry et Miranda avec Steeve. Ils ont vieilli. Beaucoup...La routine semble s'être installée dans leur train-train respectif. Seuls Carrie et Big ont réussi à conserver la fraîcheur (vieille de 10 ans) de leur relation, en prenant soin de ne pas se marier. Seulement Carrie a des exigences et Big, fidèle à lui-même, n'a pas forcément envie de s'engager. Le noyau du film, recentré sur le nombril d'une Carrie déçue, est franchement ennuyeux.
Il y a, certes, quelques répliques amusantes. Le personnage de Samantha n'y est certainement pas pour rien. Mais les scénaristes ont été paresseux. Ils n'ont pas pris soin, à l'inverse de ce qu'ils avaient fait pendant 6 ans, de faire fuser les dialogues. Ils ont délaissé des personnages géniaux tels ceux d'Harry, d'Antony ou de Stanford, trop occupés à s'intéresser à une Carrie beaucoup moins rigolote et subtile que d'habitude. Les quatre femmes qui nous avaient fait tant rire sont lassantes et leur hystérie collective, leur superficialité gênantes. Même leurs retrouvailles au cours de brunchs dominicaux ont perdu leur charme d'antan....
Il y a quand même le plaisir de faire prolonger le bonheur du spectateur en le baladant dans les rues de Manhattan, dans les restaus les plus branchés, en lui parlant sexe de manière débridée. Certes, la seconde moitié du film est bien meilleure qu'un début catastrophique et sans intérêt. L'inégalité du scénario fait donc alterner sourire et déception. On est là, face à un film décousu qui nous fait regretter les 94 épisodes d'une série culte. Il n'y puise que trop superficiellement les ressources d'un humour fin et d'une ville sans sommeil.
Alors, on préfère rester sur le souvenir d'un Big fougueux déclarant sa flamme à Carrie sur le pont des Arts à Paris et de la démarche assurée de quatre femmes sexy arpentant les rues de New-York, il y a quatre ans de cela.

01 juin.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #15

Au menu du best-of de cette semaine: Star Wars qui inspire mes deux compagnons et une petite leçon de cinéma. Bonne lecture.
- Cinéblogywood : parlez le R2D2 !
- FilmGeek : Fan Art : Star Wars Lego Stormtrooper
- Cinefeed.com: Petite leçon de cinéma: Le point


30 mai.

"Tellement proches": le point

Ce qui me surprend le plus sur un plateau de tournage c'est la gestion de ce qui nous semble être des détails mais qui au final devient essentiel à la réalisation d'un film. Prenons par exemple la mise au point. Nous qui avons des appareils auto-focus la notion d'image nette nous est totalement étrangère et pourtant dans un film ce poste devient essentiel. Prendre le point de vu du réalisateur, faire net un personnage plutôt qu'un autre (ou au contraire le rendre flou). Tous ces choix deviennent des choix de mise en scène que le 1er assistant (ici Pierre Chevrin) doit se charger de mettre en oeuvre...


Liste des épisodes:
1. Visite du décor
2. L'écriture du scénario
3. Le point
4. Impressions de tournage
5. La Réalisation
6. Le Son
7. Le 1er assistant réalisateur


27 mai.

Sidney Pollack: 1er juillet 1934 - 26 mai 2008.

Triste nouvelle que celle donnée par mon poste de radio ce matin. Je ne vais pas vous faire la filmographie de ce très grand réalisateur, mais juste vous rappeler que Tootsie fait parti des films de notre vie et que Julie en a fait une analyse précise et fouillée. Enfin, Sydney Pollack était également acteur:


25 mai.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #14

Dimanche c'est jour de best-of et cette semaine mes deux camarades blogguers ont décidé de mettre l'accent le bon vieil Indiana Jones
- Cinéblogywood : Harrison Ford se fait épile rpour sauver les forêts
- Indiana Jones Trilogie Facts
- Cinefeed.com "Tellement proches": l'écriture du scénario


22 mai.

"Tellement proches": l'écriture du scénario

Après la visite du décor la semaine dernière je voulais que le reportage de cette semaine soit consacré à l'écriture du scénario: combien de temps cela à pris, comment ils travaillent, combien de version etc. Je remercie Olivier pour s'être livré à cet exercice.
Bonus de fin de reportage: Omar et Vincent Elbaz sont aussi sympatiques en vrai que l'image qu'ils peuvent avoir.


Liste des épisodes:
1. Visite du décor
2. L'écriture du scénario
3. Le point
4. Impressions de tournage
5. La Réalisation
6. Le Son
7. Le 1er assistant réalisateur


19 mai.

Box-office week-end semaine 20: Les Ch'tis ont dépassé les 20M d'entrées

Autant vous le dire tout de suite les chiffres ne sont pas terribles cette semaine. Iron Man continue son petit bonhomme de chemin mais il finira vraisemblablement sa course en dessous des 2M d'entrées ce qui est tout de même très décevant. Le dernier Indiana Jones devrait redymaniser notre box-office national.
- Iron Man: 269 354 entrées
- Jacpot : 224 827 entrées
- Deux jours à Tuer: 144 609 entrées
- Cleaner: 115 357 entrées
- Cash: 106 058 entrées
- Bienvenue chez les Ch'tis: 89 659 entrées
L'évènement se situe ailleurs puisque Pathé va diffuser dans les heures qui viennent un communiqué de presse indiquant que Bienvenue chez les Ch'tis a maintenant atteint le score historique de 20 millions d'entrées. Que cela soit mérité ou non, ce film fait maintenant parti de l'histoire du cinéma Français. Prochain (et dernier) grand rendez-vous: le record du Titanic...


19 mai.

"My Father, My Lord": La résurrection Bergman à Jérusalem

  l'avis
de
dbuk1000
Contrairement à ce que son titre pourrait laisser penser, il ne s'agit pas d'un film à propos d'une famille aristocratique anglaise. Encore que l'action se déroule à la cour mais c'est celle d'un rabbi à Jérusalem, le Rav Abraham!

Le très saint homme est le père d'un fils unique, Ménahem, âgé de huit à neuf ans mais dont la femme n'est plus féconde. Et le commandement "prospérer et multiplier " n'est plus honoré au désespoir du rabbi et de son épouse.
La famille vit à Jerusalem sans doute dans le quartier juif orthodoxe de Mea Shearim.
Le père dont la forte stature imposante, habillée du costume noir traditionnel, est amplifiée par une longue barbe qui le fait ressembler au Rabbi de Loubavitch.
Il est le chef spirituel d'une petite communauté et le temps du père est celui de la Torah, depuis son lever où il remercie le Créateur de l'avoir fait revivre jusqu'à son coucher tardif après des heures consacrées à la lecture des livres saints et la rédaction de commentaires. C'est un juste, un "Tsadik", qui exécute scrupuleusement les commandements de l'Eternel et dont la droiture force le respect de ses disciples et de sa femme.
L'épouse, la mère dont le beau visage est inondé d'un triste sourire et dont les accoutrements conformes à la tradition n'arrivent pas à enlaidir.
La femme silencieusement soumise à la rigueur de son mari et maître laisse s'épanouir sa douceur et son amour auprès de son fils. Le fils Ménahem, malgré la pression éducatrice du père qui suit son bon apprentissage des commandements de la Torah, laisse parfois libre cours à l'aspiration naturelle d'un enfant curieux et rêveur.
Découverte du nid d'une colombe sur le rebord d'une fenêtre de l'école.
Echange d'une image contre des billes dans la cour de récréation.
Mais cette découverte et cet échange seront aussi la source d'une transgression de commandements et partant d'un affrontement avec le père.
Et puis vint le moment programmé de la détente, en famille, d'une excursion à la Mer Morte.
Excursion selon la tradition où le père va continuer à suivre les commandements: la femme sur une plage réservée aux femmes et le père et le fils avec les hommes.
Et puis va survenir le drame alors que tous les hommes sont rassemblés face à la mer pour la prière du soir.

Bien sur je ne dirai plus rien de l'intrigue.
J'ai pensé à Bergman, le maître du cinéma dépouillé de tous les artifices, où la lente et triste musique des suites pour violoncelles de Bach et la lumière crépusculaire allaient accompagner son introspection des tourments humains avant la survenance du drame.
Infinie douceur du visage de la mère.
Candeur souvent triste de l'enfant.
Soumission au père.
Masse imposante du père.
Absolue rigueur.
Plaisirs banis.
Seules l'étude et le respect des commandements.

My Father, My Lord, le premier film de David Volach, a été conçu comme un dialogue thématique avec le “Décalogue 1” de Krysztof Kieslowski, variation sur le thème de l’histoire d’Abraham et Isaac.
David Volach est né en Israël en 1970 et a grandi, avec ses 19 frères et sœurs, au cœur de la communauté Haredi (orthodoxe) de Jérusalem, l’une des communautés juives les plus ultra-orthodoxes du pays. Avant d’avoir 20 ans, il a été étudiant dans la prestigieuse Yeshiva talmudique de Ponevezh, où il a entamé un long processus de laïcisation. A l’âge de 25 ans, il a quitté la communauté religieuse, est devenu laïque et s’est installé à Tel Aviv pour entamer des études de cinéma.
On pense alors à Haïm Potok
Ce film a été récompensé au festival de TRIBECA 2007- meilleur film, au festival de TAORMINA 2007-meilleur réalisateur et au festival de HAIFA- meilleur réalisateur.
Il passe actuellement dans 14 salles en France.


18 mai.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #13

Après une longue discussion autour d'un déjeuner fort sympathique (et oui nous nous sommes rencontrés), notre petite association de blogueurs cinéma a décidé de s'ouvrir à un troisième blog. Si vous avez un blog cinéma et que vous voulez partager votre précieuse audience avec nous, vous êtes le bienvenu ...
En attendant voici les articles que vous ne pouvez pas rater en cette veille de début de semaine
- Filmgeek : La suite de Donnie Darko : S. Darko
- Cinéblogywood : J'ai vu Kung Fu Panda à Cannes !
- Cinefeed.com: "Tellement proches": la visite du décor


15 mai.

"Tellement proches": la visite du décor

J'ai donc gentiment été invité à visiter le décor de Tellement Proches qui se situe en région Parisienne. Voir tous ces gens travailler pour créer, de toute pièce un appartement, est sacrément impressionnant.
N'hésitez pas à me livrer vos remarques / critiques / impressions pour que le prochain reportage soit à la hauteur de ce que vous souhaitez voir...


Liste des épisodes:
1. Visite du décor
2. L'écriture du scénario
3. Le point
4. Impressions de tournage
5. La Réalisation
6. Le Son
7. Le 1er assistant réalisateur
8. Le rôle de l'accessoiriste


11 mai.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #12

Bien sûr il y a du soleil. Bien sûr c'est un très long week-end mais c'est aussi jour de best-of blog cinéma. Voici donc les articles que vous ne devez pas rater.
- FilmGeek : Iron Man 2, une suite pour 2010
- Cinéblogywood : Babylon A.D., Kassovitz de retour derrière la caméra !
- Cinefeed.com: "Tellement Proches" vu de l'intérieur...

09 mai.

"Tellement Proches" vu de l'intérieur...

Cela fait maintenant des mois que je milite auprès des réalisateurs / producteurs Eric Tolédano, Olivier Nakache et Nicolas Duval pour vous faire vivre le tournage de leur dernier film Tellement Proches qui démarre dans les prochains jours.
Tellement Proches c'est l'histoire des membres d'une famille (Vincent Elbaz, Isabelle Carré, François-Xavier Demaison, Audrey Dana, Omar Sy et Joséphine de Meaux) qui vont se croiser, se déchirer, se retrouver, s'entraider, pour réaliser que finalement, la vie est encore plus insupportable lorsqu'ils sont séparés que lorsqu'ils sont réunis.
L'idée de cette nouvelle rubrique est de vous montrer un tournage vu de l'intérieur. De parler du métier des personnes qui composent une équipe de tournage. De vous faire participer à une aventure à la fois humaine et cinématographique.
Ce rendez-vous sera aussi régulier que possible et chaque semaine vos commentaires / remarques / réflexions alimenteront le reportage suivant.

Liste des épisodes:
1. Visite du décor
2. L'écriture du scénario
3. Le point
4. Impressions de tournage
5. La Réalisation
6. Le Son
7. Le 1er assistant réalisateur


09 mai.

Box-office France semaine 18: ouverture officielle de la saison des Blockbusters...

C'est sans surprise que Iron Man s'empare de la 1ère place du box-office cette semaine. Toutefois, je ne peux m'empêcher de trouver le score décevant: le million n'est pas atteint en 1ère semaine (malgré les 667 copies), la moyenne est correct pour une grosse sortie mais très loin de celle d'un blockbuster (1 300 s/c). Les beaux jours ont surement pesé sur ce résultat, reste à savoir si le film pourra se rattraper sur la durée.
1Iron man866 316866 316
2Deux jours a tuer302 315302 315
3Cash (-45%, 2)252 956709 029
4Bienvenue chez les ch'tis (-39%, 10)186 61619 746 459
515 ans et demi157 330157 330
6Le grand alibi153 920153 920
7Rec (-28%, 2)120 434287 704
827 robes (-32%, 2)114 853283 446
9Horton (-53%, 5)82 3221 529 745
10Les chroniques de spiderwick (-50%, 3)69 940545 556
11Disco (-65%, 5)47 3982 396 624
12L'amour de l'or37 56637 566
Nombre d'entrées cette semaine: 2 929 712 entrées (source cbo)
Petites reflexions
Avec 186 000 entrées cette semaine (cumul de 19.7 millions), le sillage du Titanic semble s'éloigner un peu pour notre Ch'ti. La carrière du film de Dany Boon étant exceptionnelle il se peut qu'a coup de 30 000 entrées par semaine il finisse par le rattraper.

Les 459 spectateurs par copie de 15 ans et demi montrent une nouvelle fois que les comédies générationnelles n'ont pas la côte.

REC (film vu dont je n'ai pas encore fait la critique) continue de faire son petit bonhomme de chemin avec une baisse limitée de 32% cette semaine pour un cumul de 287 000 entrées.

Disco peut tranquillement finir sa carrière car sans être un gros succès il a finalement atteint ses objectifs avec 2.4 millions d'entrées à son compteur.

Le citronniers (voir critique ici) affiche une des plus petite baisse cette semaine (-24%) pour un cumul de 82 875 entrées.

Tout le savoir faire de Mars Distribution n'aura pas suffi. Sans arme ni haine ni violence après un très bon démarrage s'est littéralement effondré. Cumul en 3 semaines de 362 065 entrées.

MR 73 un échec ? non simplement un déception avec ses 909 949 entrées.

Petit à petit l'oiseau fait son nid:
- A bord du Darjeeling Limited cumule 467 031 entrées en 7 semaines.
- There will be blood: 586 409 entrées en 10 semaines
- J'ai toujours voulu être un gangster: 217 759 entrées en 6 semaines
- Il y a longtemps que je t'aime: 883 233 entrées en 8 semaines


04 mai.

"Les citronniers": des fruits au goût amer

  l'avis
de
Julie
Comment expliquer une guerre ancestrale et insoluble - celle qui opposent les israéliens aux palestiniens - sans tomber dans la caricature, sans prendre parti (ou presque)? Les Citronniers tient le pari et parvient avec objectivité et subtilité à montrer les antagonismes, le déchirement de deux peuples cousins et ennemis. Parmi ces Hommes qui luttent pour leur survie, pour leur terre, leur histoire, il y en a qui se positionnent autrement que par leur appartenance à un peuple, autrement que par le conflit politique. Ces gens, qui aimeraient vivre normalement et oublier le sang et les armes, comprennent à leurs dépens qu'une vie normale est impossible entre la Cisjordanie et Israël.
Parmi eux, il y a Salma (Hiam Abbass). Jeune veuve palestinienne qui cultive ses citronniers à la frontière avec Israël. La vie est bien morne pour cette femme esseulée. Mais il lui reste une terre, celle que son père lui a léguée. Sa raison de vivre, ses racines. Sa vie est bouleversée quand le nouveau ministre de la défense israélien vient s'installer devant son verger, côté israélien. Les risques d'attaques et d'attentats trop présents conduisent l'Etat israélien à prendre la décision de déraciner les citronniers de la belle palestinienne. Mais cette dernière n'est pas de celles à se laisser faire. Elle est chez elle. Dédommagement ou pas, elle décide de se battre contre cet Etat, contre son voisin, contre les militaires. Rien ne semble lui faire peur. Armée de son courage, accompagnée d'un jeune avocat pugnace comme elle, elle part rencontrer les autorités israéliennes, palestiniennes. Puis c'est au tour des juridictions de se prononcer.
Que la vie est dure dans cette région où la terre est la meilleure au monde. Rien n'est facile, pas même cultiver trois citrons! Bien que ce soit aux travers des yeux d'une palestinienne que le réalisateur tente de montrer cette difficulté et que la souffrance qu'il dénonce soit, avant tout, celle du peuple palestinien, il n'en est pas pour autant manichéen. Il n'y a pas les bons et les méchants. Il y a un pays qui tente de se protéger contre une menace terroriste réelle. Il y a le peuple palestinienne qui tente de survivre. Et comme partout dans la vie, il y a des imbéciles, des sectaires. Salma ne souffre pas seulement de la décision de l'autorité militaire. Les siens la mettent à l'écart et refusent qu'elle puisse s'émanciper et vivre normalement une vie de femme. Parmi les siens, il y a aussi ceux qui portent la mitraillette à l'épaule et ne veulent que la destruction de l'Etat d'Israël. Quant à sa voisine, Mira, la femme du ministre, elle perçoit avec son regard de femme toute l'incohérence de la situation. Se protéger, oui. Mais à quel prix? Les murs sont-ils nécessaires? Trois citrons représentent-ils vraiment un danger pour la survie d'Israël? Même le ministre de la défense qui est présenté comme un homme dur et trop pragmatique, il avoue, officieusement, qu'il rêverait de pouvoir contempler les citronniers de sa voisine et qu'il ne veut pas la chasser. Derrière l'Etat, les militaires, les terroristes, il y a des hommes qui aimeraient vivre côte à côte sans avoir à se détester et à se craindre.
On comprend progressivement que l'entente et le respect mutuels sont illusoires. La paix est impossible. Là où la terre est la meilleure au monde, les arbres ne peuvent pas pousser tranquillement et donner des fruits auxquels chacun pourrait goûter.
La solution, la moins pire , que le réalisateur nous livre, c'est la séparation, pire, le divorce.
Son film est un cri de désespoir. Le bilan est sinistre. Et pourtant, il parvient à nous faire aimer cette terre et les hommes qui y vivent.
Le regard sévère que le réalisateur porte sur les israéliens n'est pas qu'une critique d'un israélien vis-à-vis de son propre pays c'est aussi une véritable autocritique du pays lui-même (le film a reçu le soutien financier du ministère de la culture israélien).
Le film, intime, humble, réaliste fait comprendre au spectateur la complexité de la situation dans cette région du monde. Ses personnages, même les plus secondaires, sont fouillés. On n'aime pas seulement Salma et Mira, ces deux femmes sensuelles filmées avec tant de pudeur. On aime le jeune soldat perché sur son mirador et qui prépare son entrée à l'université en révisant les tests. On aime la journaliste, amie de Mira, porteuse de la parole libre. Et on aime le vieux paysan palestinien qui n'a plus que Salma et les citronniers dans la vie. Son témoignage devant la cour suprême d'Israël n'est pas que le plaidoyer d'un palestinien pour sa terre. C'est le plaidoyer de deux peuples pour une terre.

04 mai.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #12

Au menu de la sélection hebdomadaire les 3 B: Buzz, Blockbuster et Box-office...
- Cinéblogywood : The Dark Knight, le trailer "jokerisé"
- Filmgeek : Le Guide des Blockbusters 2008
- Box-office France semaine 17: le Titanic va-t-il se prendre un Ch'ti ?

01 mai.

"Iron Man"

A l'occasion de sortie de Iron Man, Moma de Comics Place reprend la plume et nous livre sa critique du film...
  l'avis
de
Moma
Ca y est, c'est sorti, c'est fait, c'est vu, Iron Man, on peut faire un croix en face. Que faut-il en penser ? Que doit-on dire ? Ca va être compliqué.
Ma seule erreur, est d'avoir vu autant de bandes annonces. Quand on fait un film à 150 millions de dollars, on a pas droit à la faute, du coup, Paramount et Marvel Studios en ont trop montré si bien que l'intégralité des scènes d'action sont dans les bandes annonces, d'où zéro surprise. C'est dommage.
Il est comment ce film ? Trop long (deux heures), trop bavard, il acumule les mêmes erreurs que Hulk en son temps, avec ce rajout de personnages qui ne sont pas issus du comics, et qui prennent trop d'importance.
La vraie bonne nouvelle, c'est Robert Downey Jr, grand acteur, il tient à lui seul la maison, il campe son rôle de Tony Starck à merveille, il est super bon, et ses lignes de dialogues sont calibrées pour faire rire, une vraie suprise.
Autres bonnes scènes, celles d'Iron Man en armure : il est beau et grand, c'est un plaisir. Malheureusement, il apparait 12 minutes sur les 120 que font le film, ca laisse le temps de bailler ou de finir ses pop-corn.
Iron Man n'est pas dans la catégorie des X-Men, Spider-Man ou Hellboy, il est plutôt dans celle des Hulk et des Daredevil, un peu raté, un peu brouillon, trop Hollywoodien et pas assez geek. Quel dommage de voir autant d'énergie réduite à néant par une volontée de faire un épisode de Grey's Anatomy alors qu'on voulait voir la suite de Transformers.
Décevant. C'est le mot. Décevant.

27 avr.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #11

Dimanche c'est best-of (vous commencez à être habitués). Voici donc la sélection des articles que vous devez avoir lu avant de commencer votre semaine
- Cinéblogywood : Jeux de Dupes, dans les règles du lard !
- Filmgeek : Regis est un con : le tournage de Quantum of Solace
- Cinefeed.com: "Ca$h" ou la naissance du film Canada Dry...

25 avr.

"Ca$h" ou la naissance du film Canada Dry...

  l'avis
de
Jérôme
Dans un grand moment d'égarement j'ai été voir Ca$h de Eric Besnard. J'avoue, j'ai fait confiance aux 3 étoiles d'Allociné. Je sais pourtant que le distributeur publie de fausses critiques pour augmenter artificiellement le nombre d'étoiles de son film. Je savais mais j'ai fait confiance. Pauvre de moi.
L'histoire en deux mots est celle d'une arnaque que met en place Ca$h (Jean Dujardin qui fait ce qu'il peut) pour venger son frère mort à la suite (justement) d'une arnaque. Le frère c'est Clovis Cornillac qui réussit à être énervant en ne jouant que 2 minutes. Ca a le mérite de planter rapidement le décor du film.
On sait que le film louche sur le côté glamour / classe / décontracté / alambiqué de la série des Ocean's. Hélas, Eric Besnard n'est pas Steven Soderbergh. On ne peut pourtant pas lui reprocher de ne pas essayer: musique cool, split-screen, histoire compliquée, changement de rythme... Tout y passe pour nous faire passer ce Canada Dry pour de l'alcool. Il y a tout sauf une réalisation à la hauteur de la promesse. Le film n'a pas de style, la lumière rend les acteurs moches (pauvre Valéria Golino et Jean Reno) et la direction est paresseuse. Jean Reno est totalement inexpressif. Il y a tout de même Alice Taglioni qui fait ce qu'elle peut pour s'éviter de sombrer avec le reste de ses compagnons d'infortune. Jean Dujardin s'en sort aussi et c'est là que l'on reconnait les grands acteurs: être bon dans un mauvais film.
Dommage car pour une fois le scénario n'est pas le responsable du naufrage de ce film paresseux.


24 avr.

Box-office France semaine 16: bonne semaine générale

Les exploitants doivent avoir le sourire en ce moment (Jiem ?), les nouveautés démarrent bien (Sans arme...), les films en continuations se maintiennent et les records tombent. Pas étonnant que les semaines soient pratiquement toutes en hausse par rapport à l'année dernière...
1Bienvenue chez les ch'tis (-26%, 8)685 39219 252 315
2Disco (-36%, 3)415 8982 214 540
3Horton (-11%, 3)394 2501 272 977
4Les chroniques de spiderwick 334 691334 691
5Sans arme ni haine ni violence 250 427250 427
6Passe passe 195 378195 378
7L'ile de nim (-28%, 2)176 448419 840
8Sexy dance 2 (-32%, 2)141 230347 414
9Les randonneurs a saint tropez (-48%, 2)120 402354 001
10The eye (-42%, 2)82 917226 521
11Chasseurs de dragons (-7%, 4)82 547490 031
12Mongol (-37%, 2)81 551210 353
Nombre d'entrées cette semaine: 3 844 226 entrées (source cbo)

20 avr.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #11

Comme tout Dimanche qui se respecte voici les artciles ciné que vous ne pouvez pas rater. Au menu de ce best-of: super-héros, exclusivité et originalité... Bonne lecture.
Cinéblogywood : J'ai vu Iron-Man, premières impressions
Filmgeek : Photos du casting du film G.I. Joe
Cinefeed.com: "Les toilettes du Pape": la lutte quotidienne des petites gens


16 avr.

"Sans arme ni haine ni violence", film de gangster atypique ? (pronostic)

Aujourd'hui sort sur près de 285 écrans Sans arme ni haine ni violence, 1ère réalisation du populaire Jean-Paul Rouve. Après Le dernier Gang (290 000 entrées) et Le Deuxième Souffle (493 000 entrées) et avant la super-production Mesrine. C'est surement en regardant les résultats, pas fameux, des deux premiers que le distributeur (Mars) a plutôt communiqué sur l'histoire d'un looser qui a eu de la chance (Spagiarri) que sur le casse du siècle.
Les journaux de cinéma saluent la naissance d'un réalisateur (J.P Rouve), par contre les premières réactions du public sont plus contrastées. Le casting est alléchant (je suis fan de Gilles Lelouche) et Jean-Paul Rouve bénéficie d'une solide popularité (rappelez-vous les 1 000s/c de la 1ère semaine de Ce soir je dors chez toi) mais je reste dubitatif sur le potentiel public de ce genre de film (700 000 entrées ?). Toutefois, après la série de comédies que nous avons vu débarquer il est certain que les fans de cinéma sont à la recherche d'un film moins formaté.
Je parie sur une 1ère semaine solide (700 s/c) avec un ratio de succès énorme pour au final...
-> Mon pronostic: 700 * 285 * 2.5 = 500 000 entrées


14 avr.

Box-office week-end semaine 15: Le Ch'tis est insubmersible

Contre toute attente Bienvenue chez les Ch'tis repasse en 1ère position du box-office Week-end grâce, encore une fois, à une stabilité exemplaire. Disco pour sa part chute, victime d'un bouche à oreille médiocre. Comme prévu Les Randonneurs cale dès le démarrage.
- Bienvenue chez les Ch'tis: 696 725 entrées (-1%)
- Disco: 505 690 entrées (-44%)
- Horton: 328 871 entrées (-6%)
- Les randonneurs à Saint-Tropez: 185 941 entrées
- L'île de Nim: 179 001 entrées


14 avr.

"Les toilettes du Pape": la lutte quotidienne des petites gens

  l'avis
de
dBuk1000
très bien
Voilà un délicieux et très émouvant film originaire de l'Uruguay pays dont la production cinématographique est plutôt anémique. Au fait c'est où l'Uruguay?
Petit pays coincé entre deux géants : au Nord le Brésil et au Sud et à l'Ouest l'Argentine et dont la très grande majorité de la population est issue de très pauvres émigrants venus d'Espagne et d'Italie.
Le film est inspiré d'un fait réel qui s'est déroulé à Melo, petite ville à 60 km de la frontière avec le Brésil.

Ce film nous raconte l'histoire de très pauvres contrebandiers à bicyclette qui font des allers-retours quotidiens avec la ville brésilienne d'Aceguá en passant toutes sortes de produits et de biens de consommation. À l'occasion de la visite du pape Jean-Paul II en Uruguay en 1988, cette population, illusionnée par les médias qui font courir le bruit sur la prétendue venue de milliers de Brésiliens voisins, se met à espérer d'un grand jour où soudain le petit commerce pourrait les aider à sortir de leur condition. Et tous ces pauvres se mettent à confectionner des tonnes de chorizo, gâteaux, grillades pour nourrir les pèlerins venus du Brésil.

Beto, un père de famille débrouillard et pédaleur, a l'idée que les touristes brésiliens pourraient avoir besoin de toilettes pour satisfaire leurs besoins. Il décide donc de construire dans son jardin, qui est sur la route du lieu de rassemblement pontifical, des toilettes payantes.

Si je vous dis que la photographie est de César Charlone, né en Uruguay, et directeur de la photographie de La Cité de Dieu de Fernando Meirelles alors vous comprendrez que ce petit film vaut vraiment le déplacement.
Les ciels sont couleur de plomb. Contrastes violents. Les pauvres sont gentils et les policiers sont méchants. Quant au Pape, il ne verra rien de ces petites gens et ne saura jamais rien de l'espoir qu'elles ont mis dans les retombées terrestres de sa visite.

Et puis emporté par les souvenirs, j'ai pensé à d'autres images : celles du cinéma réalité italien de l'après-guerre comme Le Voleur de bicyclette de Vittorio De Sica sorti en 1948 ou bien encore celles de Los Olvidados de Luis Buñuel sorti en 1950 ou bien encore celles de Antonio Das Mortes qui est un film brésilien réalisé par Glauber Rocha, sorti en 1969.
Toujours les images de très petites gens, très pauvres, dans leur lutte quotidienne pour la survie et un peu de dignité.

Alors que je vais terminer cet article je découvre que Les Toilettes du Pape a été présenté au Festival de Cannes 2007 dans la section Un Certain Regard. Lauréat du Prix Glauber Rocha de la Critique à La Havane, le film a également été sélectionné au Festival de San Sebastian où il a reçu le Prix Horizontes.
Vous comprenez maintenant la filiation!


13 avr.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #10

Au menu de se best-of cette semaine: un roi, un kit et une vidéo. Bonne lecture.
- Cinéblogywood : Pétition : Uwe Boll se lâche en vidéo

- Filmgeek : Fabrique ton propre David Hasselhoff en kit

- Cinefeed.com: Box-office France semaine 14: Dany Boon roi du box-office...


06 avr.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #9

Comme chaque dimanche voici une petite sélection des articles que vous ne devez pas rater avec au menu de cette semaine: un choc visuel, des séries qui s'essoufflent et du Disco qui fait suite au Camping. Bonne lecture.
- Cinéblogywood : The Fall, un trailer à tomber par terre
- Filmgeek : Superlose en séries
- Cinefeed: "Disco" la recette du succès ? (pronostic)


30 mar.

"Beaufort" de Joseph Cedar

  l'avis
de
dBuk1000
très bien
Le festival du film israélien s'est ouvert sur BEAUFORT, film très dérangeant sur l'absurdité des dernières minutes de la guerre.
BEAUFORT , film du cinéaste israélien Joseph Cedar, Ours d'Argent du meilleur réalisateur au festival de Berlin 2007 et nommé aux Oscars 2008.
BEAUFORT, le nom d'une ancienne forteresse des Croisés construite au sommet d'une montagne du Sud Liban dont la position stratégique eut comme conséquence de nombreux combats pour son controle au cours des siècles.
BEAUFORT, le cadre d'une nouvelle bataille lors de la "première guerre" menée par Israel au Liban en 1982 et le dernier avant poste de l'armée d'Israël avant son retrait en mai 2000.
Au commencement, un article dans un journal israélien où Ron Leshem, l'auteur du livre éponyme, relate le récit d'un officier qui racontait les histoires horribles et incroyables de soldats morts pour une guerre ridicule. Cedar qui avait servi comme officier déclare :"j'ai soudain réalisé que son histoire était aussi la mienne. En quelques secondes, toutes les peurs et les tensions que j'avais contenues depuis des années sont remontées et j'ai fondu en larmes." Une semaine après la publication de cet article, le cinéaste rencontra Ron Leshem dans un café de Tel-Aviv et décida d'adapter son histoire pour le cinéma. Durant les cinq années qui ont suivi, l'écrivain a aussi fait de son article un roman qui a remporté le Prix Sapir, le plus prestigieux prix littéraire d'Israël.
Le temps de BEAUFORT est celui des derniers moments de cette guerre.
Les morts de BEAUFORT sont les derniers morts d'une guerre alors que celle-ci est déjà finie et que depuis longtemps la décision d'évacuer le Liban a été prise.
BEAUFORT c'est le film des derniers moments et des derniers morts de TOUTES les guerres.
Je dis TOUTES car les guerres se terminent lentement et que les dernières victimes sont des morts absurdes.
Les derniers "Mort au Combat" qui sont tout à la fois les victimes de l'ennemi historique contre lequel la guerre a été voulue et les victimes des erreurs de la technostructure militaire et politique.
BEAUFORT, c'est l'huis clos des peurs, des incertitudes, des drames des dernières heures de la garnison avant que n'arrive l'ordre d'évacuation et de démolition. Ordre sans cesse différé. Et le temps des soldats de la garnison n'est pas le temps des techniciens de l'état-major.
Des trois derniers morts.
Morts au combat, victimes inutiles de l'absurdité.
Film sur une nouvelle modernité de la guerre avec l'irruption du journal télévisé retransmis en direct à BEAUFORT au cours duquel les soldats apprennent le décès de leur compagnon blessé et la douleur du père d'un autre soldat mort qui s'accuse de n'avoir pas su enseigner la peur à son fils victime du devoir.
Une réflexion magistrale produite huit ans après par la démocratie israélienne sur le sens de la guerre et du prix humain de celle-ci.
A quand un film français sur le prix de la "Grande Guerre" dont on vient de célébrer la mort du dernier poilu?


30 mar.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #9

En ce dimanche pluvieux quoi de mieux que rattraper son retard ? Voici les articles des mes compères que vous ne devez pas rater:
- Filmgeek : Top 10 des acteurs qui le temps d'un film vous ont fait croire qu'ils n'étaient pas mauvais
- Cinéblogywood : Zara Adams, la première James Bond girl musulmane ?
- Cinefeed: le Ch'tis est maintenant le 4ème plus gros succès de tous les temps


29 mar.

Analyse Box-office France semaine 12: des chiffres en vrac

L'effet Ch'tis
L'année dernière à la même époque le box-office cumulait 46 millions d'entrées alors que nous en sommes déja à 56 millions. C'est ça aussi l'effet Ch'tis.

Des beaux démarrages
Il y a longtemps que je t'aime fait un démarrage remarqué avec ses 1 207 s/c. Si le bouche à oreille est bon (ce qui à en croire Allociné est le cas) le film pourrait dépasser le million d'entrées.
Beau démarrage également pour A bord du Darjeeling limited qui affiche la bonne moyenne de 1 155 s/c. Comme pour Juno (780 000 entrées au compteur), sa carrière devrait se faire sur la longueur et les 500 000 entrées sont à sa portées.

Une pointe de déception
Même si Olivier Marchal n'a pas à avoir honte des 670 000 entrées de MR 73 en 2 semaines, la baisse de 50% me fait penser que le million d'entrées (symbolique) sera dur à atteindre. Reste à savoir si Gaumont arrivera à le maintenir suffisamment longtemps pour y arriver.

La fin du film de genre ?
Le nouveau protocole ne sauvera pas le film de genre en Français. Son faible démarrage (544 s/c) avec pourtant une distribution limitée (233 copies) laisse entrevoir une fin de carrière dans les 300 000 entrées, trop faible. Il faut d'urgence une succès à Clovis Cornillac pour maintenir son statut, si souvent cité lors d'interview, de bankable.

De beaux succès
Enfin veuve termine tranquillement sa carrière avec 2.2 millions d'entrées à son compteur. Paris est d'ores et déjà un succès (1.6 millions d'entrées) et devrait finir sa carrière dans les 1.8 millions. Sweeney Todd dépasse la barre du million d'entrées (1 040 603 exactement). La graine et le mulet en est maintenant à 850 000 entrées.

Astérix, un succès ?
Classer Asterix aux jeux Olympiques dans la catégorie échec serait de mauvais fois car rassembler 6 767 432 spectateurs est un exploit qu'il faut saluer. Si maintenant on regarde du côté des attentes des producteurs il est évident que le film est largement en dessous de ses objectifs. Le film totalise près de $130M ce qui est largement insuffisant pour rentabiliser son budget (72M€ soit près de $100M). Asterix n'est pas une plantade juste une très grosse déception.

Si vous aimez les chiffres
Je maintiens une base avec tous les chiffres que j'arrive à récupérer. J'ai récemment rajouté l'affiche du film dans la fiche (la base n'est pas complètement à jour). Vos remarques / idées sont les bienvenues. A voir ici


27 mar.

"3 heures 10 pour Yuma": le bon et le truand

  l'avis
de
Julie
Pas mal
Tous ceux (et celles) qui aiment le Far West, les cow-boys, les indiens, les saloons, la poussière du désert d'Arizona, les fermiers bouseux désargentés, les hommes sans foi ni loi, en d'autres termes les bons vieux westerns d'antant seront servis... 3 heures 10 pour Yuma n'est rien d'autre qu'un western dans toute la beauté de l'art.
La femme n'a pas de place dans cet univers pétri de sueur, de sang et de poussière. Ici c'est le règne de l'homme viril, le cow boy, le vrai, celui qui n'a peur de rien, celui qui vole, qui détrousse les carioles, c'est aussi le règle de l'homme honnête, de l'homme d'honneur.
Ben Wade (joué par un Russel Crowe pas très inventif) , bandit de grand chemin, recherché dans tout le pays et Dan Evans (joué par un Christian Bale qui sait très bien susciter la pitié), fermier à la faillite, qui, pour une poignée de dollars et sauver les siens, part escorter ledit bandit jusqu'à Contantine, dans l'attente du train de 3 heures 10 pour Yuma, réunissent à eux deux toutes les caractéristiques de cet homme.

Le premier est un vrai hors-la-loi qui n'a pas froid aux yeux mais qui, au fond, est un homme d'honneur qui sait reconnaître le courage et la bravoure. Le second, un peu faible et un peu trop sensible, suit toutefois le code, celui de l'homme courageux qui sait se battre pour de justes causes.
Si a priori ces deux là ne sont pas censés s'aimer beaucoup, ils finissent forcément par s'admirer. Le bandit admire le courage et la droiture du fermier tandis que ce dernier envie certainement la force et la volonté du premier.
3 heures 10 pour Yuma, un bon vieux western, au scénario simplissime, est un peu efficace, assez bien réalisé, bien huilé. Bref, ça fonctionne, bien que le jeu des acteurs ne soit franchement pas très intéressant et plutôt très conventionnel.
Ceux qui aiment le far West américain seront certainement ravis.
Les autres risqueront de s'ennuyer un peu. Ils pourront toutefois admirer le paysage....

23 mar.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #8

Un coup de gueule, un coup de coeur et un coup tout court au programme du best-of de cette semaine. Bonne lecture.
- Filmgeek : J'aime pas Olivier Martinez
- CinéBlogywood : Casino-No Limit, quand Dorcel fait jouir la presse
- Cinefeed : A Bord du Darjeeling Limited, trois hommes et un train


19 mar.

"A bord du Darjeeling Limited": trois hommes et un train

  l'avis
de
Julie
Pas mal
Simple et sans prétention, le nouveau film de Wes Anderson fera passer un agréable moment aux spectacteurs. Si son scénario n'est pas des plus fouillés et son intrigue pas spécialement fascinante, il reste néanmoins très authentique. Il suit le parcours de trois frères à bord du Darjeeling Limited, à travers l'Inde.
L'aîné, fortement amoché (joué par un très sincère Owen Wilson), décide de réunir ses deux petits frères (campés respectivement par Adrien Brody et Jason Schwartzman) qu'il n'a pas revus depuis l'enterrement de leur père. Le rendez-vous qu'il leur donne est des plus originaux: à bord d'un train coloré, au fin fond d'une Inde accueillante et généreuse.

Retrouvailles contraintes et forcées, les trois frères ne sont pas franchement sur la même longeur d'onde et tout paraît les séparer. Quelques milliers de kilomètres plus loin, et après 12 engueulades, les voilà réunis, une nouvelle fois autour de la mort. Après tout, ils ne sont pas si dissemblables: ils ont le même père (mort pour toujours) et la même mère qui semble ne se soucier que des enfants des autres et pas des siens.
La famille, thème central de ce film que le réalisateur avait déjà caressé dans La famille Tenenbaum (forcément), c'est à la fois très compliqué et très simple. Il y a les gènes et l'histoire commune qu'on ne peut pas renier. Alors on s'aime toujours un peu, souvent dans la souffrance.
Le décor de ces retrouvailles familiales est merveilleux. Loin d'un décor plaqué ou d'une simple carte postale figée, le réalisateur nous fait découvrir un pays chaud, coloré, parfois un peu kitsh et si précaire. A l'instar de la barque de fortune qui se renverse sur une rivière en colère emportant avec elle trois pauvres enfants, l'Inde est fragile. Mais qu'elle est belle, qu'elle est authentique. On tombe sous le charme de ses habitants accueillants, de ses hotesses de train dévergondées, de ses cireurs de chaussures un peu voleurs.
On aime aussi beaucoup le mélange des genres musicaux: entre les sitars et les Stones, notre coeur balance franchement!
Darjeeling Limited n'a rien de très compliqué. Il ne cherche qu'à ballader son spectacteur dans un décor inconnu en lui faisant partager les retrouvailles d'une fratrie somme toute assez normale. Bien qu'il ne révolutionnera pas l'histoire du cinéma, on l'aime parce qu'il est indépendant et qu'il ose dire peu, en toute simplicité et avec une très grande authenticité.

16 mar.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #7

Dimanche c'est best-of, re-voici donc la sélection des articles que vous devez lire avant de commencer une nouvelle semaine ciné...
- Filmgeek : Shrek version Live et Française
- CinéBlogywood : MR 73, un Marchal avec quatre étoiles
- Cinefeed.com: Soutenons Eric Dupin de Presse-citron


15 mar.

Analyse Box-office France semaine 10: un Ch'tis qui prend de la place

Depuis la sortie de Bienvenue chez les Ch'tis l'analyse du box-office se résume à souligner les records que Dany Boon bat semaine après semaine: meilleure 1ère semaine, meilleure 2ème semaine. Les professionnels du secteur parlent maintenant d'une fin de carrière possible à 17 millions de spectateurs (consensus également des commentateurs de ce blog Moma, lolacours ou Ralph McReiss), mais le pronostic s'avère en fait hasardeux, le film pourrait très bien s'arrêter à 14 millions ou dépasser les 20 millions de Titanic.

Cette semaine le box-office c'est...

... des nouveautés qui essayent de trouver leur place
Les femmes de l'ombre peine avec pourtant 469 copies mais la moyenne de 609 s/c sera surement insuffisant pour espérer dépasser les 600 000 entrées. L'heure d'été lui parvient à mobiliser ses troupes, la moyenne de 900 s/c est suffisamment bonne pour que le bouche à oreille (si le film est bon) fasse son effet. Idem pour Soyez sympas, rembobinez qui démarre correctement avec ses 771 s/c. Nul doute que le film fasse ses entrées sur la longueur.

... des films qui ont trouvé leur public
En regardant de plus près le box-office on constate qu'un bon nombre de films ont trouvé leur public. Par exemple, Paris qui cumule 1 361 000 entrées avec le printemps du cinéma qui pointe le bout de son nez, Jumper qui dépasse le million (1 012 000 exactement), Cloverfield et Rambo qui dépassent les 830 000 entrées ou encore Enfin Veuve qui affiche le très bon score de 2 152 226 spectateurs. C'est donc un très bon début d'année pour la fréquentation des salles.

.. de très bonnes surprises
La graine et le mulet continue son petit bonhomme de chemin en gagnant chaque semaine quelques milliers de spectateurs. Le film affiche le très bon cumul de 804 972 entrées (13 semaines d'exploitation tout de même). Juno suit un peu le même chemin puisque les 60 000 entrées de cette semaine portent son cumul à 681 543 spectateurs.

... et quelques déceptions
Le jeune fille et les loups qui pouvait compter sur un budget et son casting sera finalement une grosse déception avec ses 378 239 entrées au compteur. Cortex qui pouvait compter sur des critiques emballés n'a pas réussi à convaincre le public. Son score n'est pas catastrophique mais juste décevant (221 000 entrées)


14 mar.

Soutenons Eric Dupin de Presse-citron...

Je voulais pofiter de l'audience de Cinefeed.com pour envoyer un message de soutien à Eric Dupin, auteur de l'excellent blog techno Presse-Citron. Eric est également le créateur d'un Digg-like Fuzz.fr dont le principe est d'aggréger le contenu d'autres sites: les visiteurs peuvent soumettre une news et la communauté vote pour savoir si elle vaut la peine de passer en home page. Mercredi Eric à reçu une assignation de la part d'un acteur connu (le nom n'a pas été divulgué) parce qu'un article publié sur Fuzz.fr porterait atteinte à sa vie privée.
La demande du plaignant donne le vertige à notre bloggueur (35 000€), surtout pour un article qu'il n'a pas écrit et qui est resté dans les profondeurs du site. Le plaignant n'a visiblement jamais essayé de faire retirer l'article préférant directement les voies judiciaires.
Je me mets un peu à la place d'Eric et si toutes personnalités citées sur des sites Web se mettaient à faire des procès sous prétexte de protéger leur vie privée on ne serait pas sorti de l'auberge. D'autant que dans cette affaire Eric n'est même pas l'auteur dudit article, il a simplement été publié sur un site qu'il édite. Je sais bien que nous devons tous faire face à nos responsabilités (éditer un site Web en est une) et je me suis déjà censuré en ne publiant pas un article jugé trop diffamatoire à postériori (et pourtant c'était pas l'envie qui manquait mais c'est une autre histoire), mais la sagesse et la réflexion devraient prévaloir avant de dégainer la carte judiciaire.
Plus d'info ici:
- Blog Presse-Citron
- L'article d'Eric qui raconte sa mésaventure.
Ce que nous pouvons faire aujourd'hui c'est relayer l'information et tenter de raisonner notre ami acteur afin qu'il retire sa plainte...

11 mar.

L'avenir du polar se joue cette semaine ? (pronostic)

Si mon titre est un brin provocateur c'est parce qu'après les échecs de Le deuxième souffle (493 000 entrées), Cortex (217 000 entrées) ou encore Les liens du sang (493 000 spectateurs) le film de genre est en quête de succès public. Car ce sont bien les 2 millions de spectateurs de 36 Quai des Orfèvres qui ont permis à tous ces films de se monter. Si MR73 trébuche, monter un polar en France risque de devenir une mission difficile.
Face à l'enjeu Gaumont n'a pas lésiné sur le budget promotion du film. Depuis le début du tournage les informations ont été relayées dans l'ensemble de la presse (cinéma et grand public). Olivier Marchal (le réalisateur) bénéficie d'une aura sur lequel le distributeur s'est largement appuyé. Il faut dire que le personnage est attachant, authentique et l'authenticité en ce moment ça plait (cf. le succès des Ch'tis).

Les critiques cinéma sont, par contre, un brin circonspects (Cinélive ou Studio) ce qui ne laisse pas présager d'un bon bouche à oreille. Pourtant je mise sur l'effet curiosité car 36 Quai des Orfèvres a laissé un souvenir fort et le succès DVD (1 million d'unités je crois savoir) montre que le film à bien vécu dans l'imaginaire du public. En résumé je paris sur un démarrage solide et un coefficient de succès correct grâce au soutient de son distributeur (qui a un solide réseau de salle) et du printemps du cinéma qui pointe le bout de son nez.
-> Mon pronostic: 470 * 1 200 * 2.5 = 1 410 000 entrées


Petit aparté sur la sortie de Modern Love. Le film assume son genre: une comédie romantique et sa filiation Love Actually. Pour mémoire ce dernier avait fait 825 000 entrées en 2003 et la dernière tentative de comédie romantique Française n'a pas fait d'étincelle (Ma vie n'est pas une comédie romantique avec 120 000 spectateurs). Les 190 salles montrent que les objectifs sont modestes, avec 330 000 entrées je suis sur que tout le monde serait content.


09 mar.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #6

Petite séance de rattrapage si vous n'avez pas eu l'occasion de suivre l'actualité des blogs ciné cette semaine
- CinéBlogywood : Mieux que Jack Bauer, le cinéma en 5 secondes chrono !
- Filmgeek -Première photos des Watchmen
- Cinefeed.com: Box-office France semaine 9: une semaine historique

et un petit dernier pour la route avec la fin alternative de Je suis une légende (pas bon film par ailleurs) chez Florian.


03 mar.

"Bienvenue chez les Ch'tis" score historique

Mon expression historique a fait débat et pourtant il s'agit bien d'un démarrage historique pour un film Français puisque Bienvenue chez les ch'tis a réalisé 3 590 000 entrées du 27 février au 2 mars. En comptant sa semaine dans le nord le film de Dany Boon dépasse maintenant les 4 millions d'entrées.
A titre de comparaison pour leurs 5 premiers jours Les Bronzés 3 avait fait 3 240 000 entrées et Asterix aux Jeux Olympiques 2 700 000.
Sympa de voir l'Histoire s'écrire non ?


02 mar.

"There will be blood": autour d'un homme

  l'avis
de
Julie
Bof
Décrit comme un chef d'oeuvre, le nouveau film de P.T Anderson qui a des vagues allures de No Country for old man décevra ceux qui s'attendaient à voir un monument du cinéma.
On pourrait pourtant s'atteler facilement à la tache de faire l'éloge de ce film étrange. Dès ses premiers instants une ambiance tendue et stressante est mise en place par le réalisateur.
Trou noir au fin fond d'un désert américain dans lequel un homme descend, seul. Déjà la tension monte. L'homme n'a peur de rien. Visiblement trop pugnace pour s'interroger sur les risques à prendre, l'homme frappe sur la pierre noire encore et encore. Quelques outils archaïques à la main, il frappe jusqu'à attendre voir l'or noir jaillir. Daniel Plainview a enfin son premier puits de pétrole. Les années passent, les puits s'accumulent. L'homme n'est plus seul. Il a récupéré dans le désert un bébé dans un panier. L'enfant de l'un de ses ouvriers mort au fond d'un puits. Les conditions de travail sont dures. Mais rien n'arrête l'homme, la machine. L'ambition de l'homme le pousse dans un désert encore plus reculé, au milieu d'une colonie de fervents illuminés, à étendre le champ de ses puits.

L'atmosphère étouffante du puits, la poussière du désert, le feu, la pluie noire qui jaillit, la lumière rouge, le soleil....L'ambiance est pesante. L'image est belle, envahissante. Et la musique menaçante en fond sonore angoissante. Elle accompagne l'homme tout au long de son périple. La menace est là, sous tendant chacun de ses pas, de ses gestes et de ses paroles. S'il avait été joué par un autre que le magistral Daniel Day-Lewis, Daniel Plainview aurait-il été si fascinant? L'acteur est complètement habité par son rôle. L'oeil mis clos, la patte traînante, vestige du trou noir et du premier puits, froideur et grandeur...l'acteur fait peur. Il occupe l'écran dans son entier. Il occupe le film...dans son intégralité.
Sans ce personnage fou, insaisissable, imprévisible que Daniel Day-Lewis incarne à la perfection, le film de P.T Anderson n'aurait certainement aucun intérêt. Hormis la tension dégagée par cet homme odieux et insensible, le film est un peu vide. C'est vrai, l'image et la musique sont là. Elles accompagnent, elles épousent les gestes de Plainview. Mais le scénario est creux, presque ennuyeux. Aussi grandiose qu'il puisse être, ce personnage ne suffit pas à occuper la durée interminable du film.
Un autre personnage suscite également beaucoup d'intérêt. Le jeune prêcheur fou, gourou local de la colonie d'illuminés joué par Paul Dano (déjà vu interprétant l'ado mutique de Little Miss Sunshine) est incroyable.
D'ailleurs les rencontres de ces deux personnages hors du commun sont les seuls temps forts du film, présentées comme des duels.
Malgré ces deux prestances démoniaques, le film ne parvient pas à captiver. Il ne suffit pas d'un ou deux personnages hauts en couleur, ni d'une atmosphère pesante pour faire d'un film un chef d'oeuvre.
Là où les frères Cohen sont parvenus à effrayer le spectateur, à le tétaniser, à le tenir en haleine, P.T Anderson patine un peu. On reconnaît l'oeuvre d'un maître qui n'a pas su choisir un sujet suffisamment fort pour faire sortir du désert un film exceptionnel.

02 mar.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #5

C'est dimanche voici donc la désormais fameuse sélection des articles que vous ne devriez pas raté piochés du côté de Fimgeek, CinéBlogywood et votre serviteur:
- Watchmen : Casting comparé
- CinéBlogywood : Tu te tapes Matt Damon ? Moi, je baise Ben Affleck !
- Cinefeed.com: "La rose pourpre du Caire", entre l'écran et la réalité


01 mar.

Analyse Box-office France semaine 8: petites reflexions...

Février est définitivement un bon mois
Avec des films en continuation limitent leur chute et des démarrages solides cela promet un embouteillage pour les vacances de Février de l'année prochaine.

Klapisch sur sa lancée
Les poupées Russes avait réalisé 662 329 entrées au cours de sa 1ère semaine. Paris fait mieux avec une excellente moyenne (1 614 s/c).

Asterix n'est pas le bide que l'on croit
Autant lutter contre les idées reçues tout de suite avec 6 146 000 entrées et la bonne moyenne de 720 s/c en 4ème semaine (1 019 copies tout de même), Asterix aux Jeux Olympiques n'est pas du tout un bide. Au pire une déception. Pour ce qui concerne la rentabilité, c'est une autre histoire ...

Et de deux...


Enfin veuve dépasse les 2 millions d'entrées. C'est le deuxième film d'Isabelle Mergault à atteindre ce chiffre, c'est suffisamment rare pour le faire remarquer.

Bataille de loups
C'est Survivre avec loups (584 832 entrées) qui remporte la bataille des films-qui-se-ressemblent contre La jeune fille et les loups (336 731 entrées). Même si le second peut dépasser au finish le 1er, c'est tout de même une sacrée contre performance pour un film avec 18M€ de budget.

Sur les traces de Little miss Sunshine
L'ami Jiem l'avait révé et c'est en passe de se réaliser puisque Juno ne baisse que de 17% et cumule déja 520 000 spectateurs.

Effet César(s)
La graine et le mulet engrange 50 000 nouveaux spectateurs pour cumuler 702 000 spectateurs (11 semaines tout de même). Le million ?

Le million
Sweeney Todd atteint la barre symbolique du million d'entrées (1 000 138 exactement). Alvin et les Chipmunks s'en rapproche à grands pas (979 897)

Les frères de box-office
De mémoire les derniers films a se suivre étaient Les chansons d'amour et Le scaphandre et le papillon cette fois ci nous avons Cloverfield (777 660 entrées) et John Rambo (779 176 entrées).

27 fév.

"Paris", là où bat le coeur des Hommes

Paris   l'avis
de
Julie
Bien
Triste et déprimant, le nouveau film de Cédric Klapisch, Paris, change des précédents Auberge espagnole, Ni pour ni contre et autres Poupées Russes.
Le réalisateur semble avoir le vague à l'âme, le mal à l'âme.
Le temps qui passe, la fin de l'insouciance, l'âge adulte, les vrais problèmes, existentiels, de santé, d'amour, de solitude sont ses nouveaux thèmes.
Le réalisateur quitte le jeune homme surexcité en quête d'identité (celui joué par Romain Duris, dans l'Auberge espagnole et dans les Poupées russes) pour retrouver un autre jeune homme (encore joué par un Romain Duris trenscendé), malade, peut-être condamné, qui souffre d'un mal au coeur et qui est écoeuré. Fenêtre ouverte sur un Paris chaleureux, qui lui tend les bras, avec ses histoires, le jeune homme vit sa vie par procuration. Amoureux de la vie dont il ne veut pas se séparer prématurément, il s'accroche à sa ville, aidé par une soeur altruiste mais malheureuse (jouée par la MAGNIFIQUE Juliette Binoche).
Tous les ingrédients du bon mélo semblent bien être tous réunis: Destins croisés autour d'une ruelle ou d'un marché de l'Est parisien - seul le quartier latin et le marché de Ringis semblent tolérés aux côtés de Bastille et de Belville dépeints comme le vrai coeur de la ville des lumières-, vues imprenables d'une ville à la fois immense, froide et conviviale.
C'est dans ce Paris touchant et réaliste que des hommes et des femmes se cherchent, se trouvent, s'aiment, meurent et vont mourir.
Difficile de faire le pitch de ce énième film choral. On pourrait croire à un ersatz de Lelouch, à un mauvais mélo...Mais c'est à tort que Klapisch est comparé à Lelouch. Contrairement à ce dernier, il a une profondeur et une mélancolie qui porte le spectateur d'un bout à l'autre, le prend aux tripes jusqu'à lui faire tirer les larmes des yeux.
La gravité des thèmes abordés est toutefois allégée par des dialogues fins voire parfois drôles. Il y a aussi des notes d'espoir qui relativisent un peu cette tristesse ambiante. Paris, à l'image de la vie, est fait de changements, de paroxysmes, de chutes, d'illusions, de grandeur, de moments forts, d'espoir...de tous ces petits instants si particuliers et si singuliers qui empêchent chacun de s'ennuyer.
Porté par une gallerie d'acteurs admirables (pour le plaisir de citer les meilleurs d'entre eux: Romain Duris, Juliette Binoche, Albert Dupontel, Fabrice Luchini) le film est manoeuvré par un capitaine hors pair. On connaissait déjà le savoir faire de Klapish, sa précision, ses mises en scène réalistes, simples, ses BO léchées, ses délires, sa manière unique de filmer la beauté féminine. On le retrouve, avec plaisir, avec ses mêmes atouts mais avec cette fois une maturité que laissait déjà transparaître Les Poupées russes.

24 fév.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #4

Afin de ne pas faire mentir l'adage "ne pas changer une équipe qui gagne", voici donc un best-of-blog ciné plutôt ecléctique cette semaine:
- CinéBlogywood : 3H10 pour Yuma, 2 minutes d'arrêt sur un bon western
- Filmgeek : Akira le film live
- Cinefeed.com: Combien vaut un Klapisch ? (pronostic)


21 fév.

Box-office France semaine 7

Finalement Asterix redresse la barre dans les deux derniers jours de la semaine et fini au dessus du million d'entrées. C'est symbolique mais quelque fois les symboles font du bien...
1Asterix aux jeux olympiques (-28%, 3)1 004 1745 405 108
2Benjamin gates et le livre des secrets826 848826 848
3John rambo (-37%, 2)245 572637 202
4Cloverfield (-41%, 2)240 331650 786
5La jeune fille et les loups227 766227 766
6Enfin veuve (-16%, 5)198 6611 890 855
7Juno (+1%, 2)184 565366 699
8Le dragon des mers la derniere légende161 685161 685
9Les liens du sang (-30%, 2)154 807376 521
10P.s. : i love you (-14%, 2)127 789275 967
11Notre univers impitoyable97 62497 624
12Into the wild (-6%, 6)96 7821 077 823
13Sweeney todd le diabolique barbier (-39%, 4)77 428958 994
14No country for old men (-33%, 4)76 679732 511
15Le merveilleux magasin de...50 35550 355
Les vacances ont fait du bien à tout le monde puisque les baisses sont relativement limitées. Du côté des démarrages, Benjamin Gates a une solide moyenne de 1 323 s/c et surtout 3 semaines de vacances scolaires devant lui ce qui pourra surement l'amener au-delà des 2 millions d'entrées.

La jeune fille et les loups connait par contre un démarrage relativement poussif (568 s/c). J.P. Rouve nous avait habitué à mieux avec Ce soir je dors chez toi. Les vacances vont certainement lui permettre de pousser le coefficient 1ère semaine/fin de carrière mais les 600 000 entrées que le film peut atteindre est surement une très grosse déception pour les producteurs.
Into the Wild atteint le million d'entrées (cumul de 1 077 823) ce qui est mérité et une très bonne nouvelle.
Ca se soigne ne redresse pas la tête en 2ème semaine (216 s/c) alors que La graine et le mulet gagne 2% cette semaine (cumul de 658 652 spectateurs).
La bonne surprise de cette semaine vient de la progression de Juno en 2ème semaine (+1%) sur un parc encore très limité (166 écrans). Le film cumul 366 699 entrées et pourrait devenir le nouveau phénomène de l'année 2007 après Little miss sunshine l'année dernière.


21 fév.

"Bienvenue chez les Cht'is": chronique d'un succès assuré...

C'est très intelligemment que le film de Dany Boon est sorti sur les écrans du Nord-Pas-de-Calais une semaine avant sa sortie nationale. Avoir de son côté la population que l'on caricature est un atout qui devrait faire parti intégrante de l'arsenal d'une sortie ciné. Cela permet également au film de ne pas passer pour un bêcheur qui crache dans la soupe. Maintenant parlons chiffres: 67 665 spectateurs en une journée (source Pathé Distribution) ce qui est visiblement historique. C'est par exemple à peine moins que le 1er jour France de Le prix à payer (74 000 entrées) ou 99F (78 900 entrées).

Un raz de marée se prépare...


19 fév.

Combien vaut un Klapisch ? (pronostic)

Cédric Klapisch est un des rares réalisateur Français à faire déplacer les foules. Il a, à l'instar de Woddy Allen, un public qui le suit de film en film lui permettant de compter sur une base d'aficionados conséquente. Il y a toutefois dans sa filmographie 2 films que le public a boudé, surtout lorsqu'il s'est essayé à des genres différents. Peut-être n'a réuni que 655 000 spectateurs et le pourtant très réussi Ni pour ni contre seulement 380 000 entrées.

Reste maintenant à savoir à quelle catégorie son dernier film Paris va appartenir ?
Le casting regroupe tout le gratin du cinéma Français ( Romain Duris , Juliette Binoche , Julie Ferrier , Fabrice Luchini , François Cluzet). Les critiques ciné sont un peu froide (2 étoiles chez Première et CineLive) et le ton grave du film l'écarte un peu de la classique comédie sociale dont Klapisch à le secret. S'il est indéniable que la 1ère semaine sera bonne, le vrai pari est l'estimation du coefficient de succès (fin de carrière / 1ère semaine). Dans tous les cas le film peut compter sur le soutien de son distributeur (Mars) qui met en place près de 500 copies.
Mon pronostic: 500 * 1100 * 2.6 = 1 430 000 entrées
à vous de jouer maintenant...


17 fév.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #3

Cette semaine notre petit groupe de blogs a décidé de mettre en avant quelques scoops rien que pour vous. Si vous voulez connaitre les fantasmes (ciné) de l'ami Florian c'est ici

15 fév.

Analyse Box-office France semaine 6: une semaine riche en chiffres

certainement pas une catastrophe
L'inconvénient d'être présenté comme un enjeu majeur pour le cinéma Français c'est que les chiffres d'Asterix aux jeux Olympiques sont regardés à la loupe. Si les 54% de baisse en deuxième semaine ne sont certainement pas une bonne nouvelle pour la production il faut toutefois relativisé le tsunami que certain annonce puisqu'il cumule tout de même 4 400 000 entrées avec une bonne moyenne de 1 292 s/c et qu'enfin les vacances scolaires arrivent ce qui devrait lui permettre de cumuler pas loin de 7M d'entrées. Pour mémoire le 1er du box-office 2007 est Ratatouille avec 7.8 millions d'entrées. Oui mais à force de crier sur tous les toits que le film était construit pour faire 10M, 7M ça déçoit.

Des nouveautés en pagaille
Cette semaine vous pouvez compter 7 nouveautés sortis sur plus de 100 écrans. Il y a forcément des gagnants (Cloverfield ou Rambo) et un perdant. Ca se soigne rate son démarrage avec 420 s/c (231 copies tout de même). C'est un nouveau revers pour Thierry Lhermitte après les décevants 629 000 entrées de l'Invité.
Juno sort grand gagnant de cette semaine. Bouche à oreille ultra-positif et très bonne 1ère semaine sont généralement des signes pour une carrière tout en longueur. Beaucoup le compare à Little miss Sunshine mais je n'y crois pas et je maintiens ma prédiction à 600 000 entrées en fin de carrière.

La prime au distributeur / producteur
Enfin veuve ne faiblit pas (-31%) et vole tranquillement vers les 2 millions d'entrées (cumul de 1 692 194 spectateurs). Petit réflexion: les films produits par des distributeurs ont souvent un meilleur rendement 1ère semaine / fin de carrière. A méditer.

Les films de genre
On risque de ne pas revoir des films de genre Français avant un bon moment. Les polars ont souffert, La clef et ses 290 000 entrées ou Cortex qui perd 54% en 2ème semaine pour un cumul de 180 000 entrées. Le film fantastique coule, Dante 01 et ses 46 000 entrées. On attend donc beaucoup du nouveau film d'Olivier Marchal MR 73.

Des chiffres en vrac
Le million d'entrées est assuré pour Sweeney Todd (881 566 entrées) ou Into the Wild (981 041 entrées). Ca risque d'être plus dur pour No country for old men (655 832 entrées) mais Jiem y croit. La guerre selon Charlie Wilson fait une très mauvaise semaine en perdant 71% de ses entrées (cumul de 544 982 spectateurs). La graine et le mulet continue sa route et cumule 634 000 entrées, sachant que sa 1ère semaine était de 105 000 entrées ca prouve le chemin parcouru. Malgré de très bonnes critiques, Didine n'a pas convaincu et se contente de 66 000 entrées. A la croisée des mondes cale juste devant les 3M (2 958 000 entrées).


14 fév.

Karin Viard dans le prochain film de Danièle Thompson (scoop)

Après le scoop Dubosc / Cinéman voici une nouvelle exclusivité Cinefeed.com :-)
Karin Viard serait au casting du prochain film chorale de Danièle Thompson (Fauteuil d'orchestre) dont le titre provisoire est Le Code a changé. Pour la petite histoire le rôle aurait été proposé à Cécile de France qui aurait refusé (je n'ai pas plus de précision).


10 fév.

Blogs Cinéma : le Best Of de la semaine #2

Dimanche c'est best-of. Voici donc la seconde mouture des articles que vous n'auriez pas du rater cette semaine chez nos confrères de FilmGeek et Cinéblogywood (nous avons perdu un camarade en cours de route). Vos commentaires sur notre initiative sont les bienvenus. bonne lecture...

07 fév.

Box-office France semaine 5: Asterix n'a pas déçu

Avec une telle sortie les symboles sont importants. 3 millions d'entrées en 1ère semaine est un des symboles que devait atteindre Asterix aux Jeux Olympiques, c'est fait.
Les autres films se maintiennent plutôt bien, ceux qui sont très appréciés (Enfin Veuve ou Into the Wild) souffrent moins que ceux qui le sont un peu moins (Sweeny Todd).
1Asterix aux jeux olympiques3 007 8113 007 811
2Enfin veuve (-31%, 3)342 5751 455 357
3Sweeney todd le diabolique barbier (-51%, 2)247 188754 622
4No country for old men (-33%, 2)217 115542 139
5Into the wild (-17%, 4)150 107878 595
6Cortex121 858121 858
7Survivre avec les loups (-34%, 3)107 028430 558
8La guerre selon charlie wilson (-43%, 3)86 448520 009
9Chambre 1408 (-47%, 3)56 253325 642
10Promets moi53 29553 295
Nombre d'entrées cette semaine: 4 925 614 entrées (source cbo).
Reste maintenant à savoir ce que le bouche-à-oreille va donner pour notre petit Gaulois, nul doute qu'il dépassera mon pronostic.

06 fév.

"Juno" en toute simplicité

Juno   l'avis
de
Julie
Bien
Juno, dernière pépite du cinéma indépendant américain, a tous les attraits de la petite comédie fraîche et sympathique susceptible de plaire à un large public.
Sans fard ni paillettes, le réalisateur ne cherche pas à faire illusion: il nous raconte, en toute simplicité, l'histoire d'une jeune adolescente de 16 ans qui, entre un cours de sciences nat et une visite au centre commercial, tombe enceinte après avoir fait perdre sa virginité à son meilleur ami, fan de tic tac à l'orange.
Le film parcourt les mois de cette grossesse en suivant le cheminement de Juno face à l'évènement: la nouvelle, son annonce à l'entourage, la décision d'avorter, celle de faire adopter, les liens avec la famille d'adoption, la métamorphose physique et psychique.
Juno reste une jeune fille et surtout a conscience de son jeune âge, de ses envies, de ses limites. Elle sait et ne se cache pas derrière son jean, ses baskets et ses cheveux mal coiffés. Elle ne masque pas pour autant son ventre grossissant qu'elle ne porte jamais comme un fardeau. Juno n'est pas grave. Mais Juno n'est pas inconsciente. Elle assume tout simplement son état. Il faut dire qu'elle est entourée d'une famille plutôt compréhensive et sympa. Qui n'aurait pas rêvé d'un tel père et d'une telle belle-mère?

Le film, à l'image de la jeune fille dont il trace le portrait, est simple, frais, sympathique.
Les personnages sont attachants et assez sincères. On raffole de Juno campée par une Ellen Page à la bouille angélique, on aime également son père interprété par J.K Simmons (dont les rôles sont habituellement plus graves - on pense notamment à son interprétation en nazillon dans la série Oz) et sa belle-mère interprétée par Allison Janney (vue notamment dans la génialissime série West Wing). On aime aussi Paulie Bleeker, le petit ami au visage si juvénile (Michael Cera).
Souvent comparé à Little Miss Sunshine dont il ne reprend toutefois pas les thèmes (la famille et ses névroses), Juno est certainement moins bon. A force de simplicité, le film manque peut-être un peu de profondeur.
Mais après tout, les adolescents ne sont peut-être pas tous torturés ou futiles? Car Juno a bien pour parti de parler, sur fond de grossesse, de la jeunesse....
Enfin, le film est bercé par une B.O léchée, absolument magnifique qui contribue à ses qualités: fraîcheur et simplicité.

03 fév.

Blogs Cinéma: le Best-of de la semaine #1

Pour ceux qui suivent cela fait longtemps que je cherche un moyen de promouvoir les blogs cinéma dans leur ensemble. Donc quand Florian m'a proposé de publié un billet commun avec des blogs que je suis régulièrement je n'ai pas hésité. Voici donc notre première selection d'articles, bonne lecture.
- FilmGeek : Rambo 4 explose aussi les statistiques de la mort (qui tue)
- In Bed with Kinoo : Avant-première Juno
- CinéFeed : "Asterix aux jeux Olympiques": sortie évènement de l'année (pronostic)
- CinéBlogywood : Juno : Cody Diablo, du strip tease aux Oscars.


02 fév.

Analyse Box-office France semaine 4: des bonnes nouvelles...

Déja le printemps ?
Toute la fin d'année dernière a été suffisamment morose pour je souligne avec joie ce début d'année prometteur. Certes les futurs premiers sont à venir mais on voit ici ou là quelques petites surprise qui doivent réchauffer le coeur des exploitants / producteurs.

La France aime les réalisateurs
Sweeny Todd a beau être un opéra rock gothique les spectateurs suivent. C'est la force de Tim Burton qui, comme Woody Allen, peut toujours compter sur un public fidèle. L'excellente moyenne (1 390 s/c) ne me font pas mentir et le million est d'ores et déja assuré.
Cette reflexion peut, dans une moindre mesure, s'adapter aux frères Coen qui peuvent dérouter (Intolérable cruauté) mais quand les critiques sifflent le rappel des troupes les fans accourent (dont nous). Les 913 s/c de cette 1ère semaine prouvent que le film est lancé. Il peut faire le million d'entrées (si le bouche à oreille est bon).

Arrivés un peu tard
A mon avis Frontière(s) (594 s/c) et Didine (393 s/c) sont sortis après la bataille. Les films d'horreurs ont déja envahi nos écrans il y a quelques semaines et ce marché tout n'est pas encore digéré. Quand au film pour adulte, les spectateurs ayants le choix ont délaissé Didine pour Into the Wild ou Le festival cinéma Télérama (2 220 s/c et 62 079 entrées).

Des continuations qui tiennent le coup
Les baisses sont assez faibles cette semaine. Ainsi Enfin veuve confirme sont très bon démarrage (-20%) et dépasse le million d'entrées en 2 semaines d'exploitation. C'est le premier millionnaire de l'année.
Into the Wild continue sa très bonne exploitation avec maintenant 728 000 entrées au compteur et surtout encore une très bonne moyenne de 744 s/c. Le million de spectateurs est assuré et c'est une très bonne nouvelle pour ce chef d'oeuvre. Survivre avec les loups progresse en 2ème semaine, ceux qui suivent le box-office savent que c'est rarissime. La demande est forte (+35 écrans), le film est donc bien parti pour s'approcher des 700 000 entrées ce qui est surement très loin des espérances du distributeur.
Charlie Wilson tient son rang (cumul de 433 561 entrées) mais ne fait pas d'étincelles. Pour mémoire Lions et agneaux avec un casting tout aussi prestigieux n'avait réuni que 319 000 spectateurs.

Des chiffres en vrac
Le renard et l'enfant cumule maintenant 2 207 458 entrées. La graine et le mulet dépasse les 500 000 entrées (cumul de 578 954 spectateurs). Ken Loach calle et ne renouvellera pas l'exploit de Le vent se lève (915 000 spectateurs) puisque It's a free World baisse de 40% (227 s/c) et affiche 372 817 spectateurs. De l'autre côté reprend du poil de la bête (33 000 spectateurs cette semaine) et cumule 417 863 entrées. Le compteur de Hitman affiche 783 300 entrées et risque d'en rester là. Un baiser s'il vous plait dépasse les 200 000 entrées (201 452).


31 jan.

"Juno" un prénom qui rapporte

Si ce titre de film ne vous dit encore rien cela risque de changer dans les prochains jours. Produit pour $2.5M il vient de dépasser la barre mythique de $100M aux US et ce n'est pas terminé. Autant dire que Jason Reitman (le réalisateur) à décroché le gros lot (le film est classé 120ème après plus de 30 000 votes sur iimdb).
Porté par la pétillante Ellen Page (déja vu dans Hard Candy), Jennifer Garner et Jason Bateman complètent le casting. Pour la petite histoire Jason Reitman (dont le premier film est Thank you for smoking) est le fils de Ivan Reitman réalisateur de l'inoubliable Ghost Busters.

29 jan.

"No country for old men" - Thank you Brothers

No country for old men   l'avis
de
dbuk1000
Bien
Si vous passez du côté de El Paso - Texas, tout près de la frontière avec le Mexique, attention où vous mettez les pieds. Il pourrait vous arriver des bricoles.
Graves, très graves du genre " voyage sans retour, regrets éternels".
C'est un coin triste à mourir!!!!
Un paysage de désolation semi désertique.
Avec des clôtures en fil de fer. Des pick-up pourris.
Comme dans les bons vieux westerns.
Sauf que le coin est devenu particulièrement malsain car il est le terrain de jeux d'un grand très très méchant.
Du genre serial killer.
Sauf que lui il tue comme vous respirez.
C'est sa nature; on pourrait dire son code génétique.
Il n'existe que pour tuer.
Alors évitez les routes désertes, les petites "General Store" au pays des bouseux texans, les motels un peu isolés tenus par des gérantes sans âge.
Hardi Cow Boy, fuyons.
Un dangereux psychopathe, armé d'un énorme fusil avec un énorme silencieux et d'une bouteille à air comprimé branchée sur une machine diabolique utilisée pour tuer gentiment les boeufs à l'abattoir, rode et tue.
Qu'il est beau notre psychopathe avec ses longs cheveux bien arrangés par un brushing impeccable.
Il s'appelle Anton Chigurth.
On dirait un nom tiré d'un roman de HP. Lovecraft.
Et à cause d'une embrouille - saignante- entre trafiquants de drogue venus du Mexique, voilà notre "psycho" à la recherche du plus cool des cow-boys au Nord du Rio Grande: Llewelyn Moss.
Pour lui régler son compte bien sur.
Et celui de sa jeune femme Carla Jean , mignonne bouseuse.
Et celui de la mère de sa femme, vieille bouseuse.
Course sur un rythme d'enfer, de l'Enfer bien sur.
Frissons garantis.
Hémoglobine à tous les étages.
Des tonnes de cadavre.
Dans le genre les frères Coen ont renoué avec leurs débuts; BLOOD SIMPLE, primé à SUNDANCE en 1984.
Avec en plus la déjante de FARGO.
Du très bon cinéma.


24 jan.

Analyse Box-office France semaine 3: une semaine solide

Les nouveautés tiennent leur promesse
Cela faisait longtemps que les nouveautés n'avaient pas démarrées à de tels niveaux. Il y a bien sûr le phénomène Enfin veuve qui démarre en fanfare avec 1 292 s/c, le succès est donc d'ores et déja acquis avec une fin de carrière qui peut même atteindre les 2 millions de spectateurs. Mais La guerre selon Charlie Wilson n'a pas à rougir de ses 936 s/c même si le casting 4 étoiles aurait pu laisser entrevoir un démarrage à-la-blockbuster. Quoiqu'il en soit les 280 000 entrées sont bon à prendre, et une fin de carrière à 650 000 entrées sera en phase avec le resultat US ($65 millions).
Il en va de même pour le thriller Chambre 1408 (835 s/c) ou Survivre avec les loups (839 s/c) qui tire parti du succès du livre.
L'exception qui confirme la règle nous vient de Lust Caution qui peine avec ses 603 s/c dans une combinaison qui aurait pourtant du le protéger (153 copies).


Le phénomène de ce début d'année
Into the Wild ne baisse que de 13% ce qui veut tout simplement dire que le bouche à oreille fonctionne à plein régime (le film gagne 50 copies au passage). Le million est en ligne de mire ce qui est un très bon résultat.

Les films en continuation baissent logiquement
Les deuxième semaine ne sont pas porteuse pour Reviens-moi qui perd la moitié de ses entrées victime d'un bouche à oreille plutôt négatif. Idem pour 30 jours 30 nuits (-50%) dont le genre est à consommer rapidement. Pour les autres films, soit ceux qui sont sortis pendant les vacances, la fin de carrière se fait tranquillement avec des baisses contenues (~-40%).

Des chiffres en vrac
Alien vs Predator à rempli son contrat avec 575 293 entrées. Le resultat de Hitman est légèrement décevant (cumul de 757 302 entrées), le film étant calibré pour faire son petit million d'entrées un peu comme Transporter. La graine et le mulet continue d'engranger des entrées et dépasse les 500 000 entrées (cumul de 538 180 entrées) ce qui le classe maintenant dans la catégorie succès. Idem pour La visite de la fanfare et ses 363 198 afficionados. Gone baby gone dépasse les 300 000 entrées (307 644 exactement). Barrière qu'approche Actrices (275 536 entrées).

Le gadin de la semaine
Le Tueur perd 77% de ses entrées (déja faible) en 2ème semaine. Le total est de 40 000 spectateurs. Au cas ou vous poseriez la question il y avait tout de même Gilbert Melki, Grégoire Colin et Mélanie Laurent au casting de ce thriller Français.
Quand je vous dis que les acteurs ne sont plus les garants du succès d'un film vous allez commencer à me croire ?


24 jan.

Box-office France semaine 3: "Enfin veuve" s'impose largement

Quelque soit le score final de Enfin Veuve il fait d'ores et déja parti des succès de 2008. Sa moyenne (1 290 s/c) elevée sur un parc important (479) fait d'Isabelle Mergault une réalisatrice populaire dont les films sont maintenant attendus.
1Enfin veuve619 085619 085
2La guerre selon charlie wilson280 835280 835
3Into the wild (-13%, 2)254 896547 635
4Chambre 1408162 862162 862
5Survivre avec les loups161 125161 125
6Je suis une legende (-37%, 5)119 5992 842 671
7Lust, caution92 29192 291
8Le renard et l'enfant (-36%, 6)86 8612 144 930
9Reviens moi (-50%, 2)76 360227 589
10A la croisee des mondes (-38%, 7)70 7202 896 886
Nombre d'entrées cette semaine: 2 773 654 entrées (source cbo).

23 jan.

L'acteur Heath Ledger est retrouvé mort dans un appartement

Heath Ledger L'acteur qui incarnait l'un des rôles principaux de Brokebak Mountain a été retrouvé mort dans son appartement de Manhattan. Sa mort serait vraissemblablement due à une overdose. Inutile de rappelé a quel point il avait été époustouflant en cow-boy rongé par les doutes et les remords... Triste nouvelle pour commencer une journée.
Sa fiche imdb

19 jan.

Reviens moi, amour, mensonge et guerre

Reviens-moi   l'avis
de
Julie
Bof
Reviens moi, le second film tant attendu de Joe Wright est une véritable déception. Dès les premiers instants du film, l'esthétisme trop poussé et l'opiniatreté du réalisateur laissent présager le pire. Le spectateur attend le dénouement heureux d'une réalisation prétentieuse. Vainement. Rien ne sort de ce flot d'images plaquées, de cette musique qui retentit comme un métronome. Est-ce dû à un scénario vide et sans substance? Certainement.

L'histoire aurait pourtant pu être l'occasion d'une mise en scène originale. Après tout les ingrédients essentiels du grand mélo se trouvaient réunis.
Quoi de plus triste qu'un couple amoureux qui se trouve séparé � cause du mensonge d'une petite adolescente jalouse et complexée et qui cherche � se retrouver? Quoi de plus triste, encore, qu'un couple qui s'est retrouvé un très court instant et qui doit encore subir le déchirement d'une guerre, une nouvelle séparation, la maladie, le front? Quoi de plus beau que l'essence, � l'origine de cette histoire d'amour: le dédain, l'envie, l'ensorcellement, les qui pro quo, le charme, la sensualité et l'intériorisation des sentiments? Oui, tout y est.
Et pourtant, Joe Wright qui nous avait charmés avec l'adaptation du celebrissime roman de Jane Austen Orgueil et préjugés (avec la même magnifique et gracieuse Keira Knightley) s'est perdu dans les détails d'une réalisation prétentieuse. Déception donc.
Le film s'en tire, peut-être, par le jeu des acteurs, par une jolie photo. Et encore...James Mc Avoy qui nous avait tant séduits dans Le Dernier roi d'Ecosse est sous exploité dans son rôle d'amoureux éperdu.
Mais le spectateur en sort désapointé. Quoi de pire qu'un beau paquet cadeau sans cadeau? Magnifique boîte vide, Reviens moi est, ose-t-on l'espérer, un petit caprice dans le parcours de Joe Wright.

17 jan.

Analyse Box-office France semaine 2: ôde à la nature

Les adultes reprennent la main
La sortie de Into the Wild est sans aucun doute le grand évènement de ce début d'année. Le démarrage est excellent (1 702 s/c), les critiques unanimes et le bouche à oreille fonctionne à plein régime (4 étoiles chez Allociné). Il faut dire que c'est amplement mérité, je vous conseille d'ailleurs de lire l'excellente critique de Julie.
Reviens-moi souffre un peu de ce démarrage en trombe puisqu'il ne fait que 672 s/c, il n'y a tout de même pas de quoi rougir des 150 000 entrées en 1ère semaine. Je crains juste que la concurrence ne le fasse chuter lourdement avec un surement 400 000 entrées en fin de carrière ce qui le situerai dans les eaux de Pride and Prejudice (492 000 entrées).

Le repos des guerriers
Nos blockbusters de fin d'années ont bien marché dans l'ensemble, ils peuvent donc se retirer avec le sentiment du devoir accompli. Je suis une légende (-61%) approchera les 3 millions de spectateurs tout comme A la croisée des mondes, Le renard et l'enfant a atteint son objectif de 2 millions d'entrées, Il était une fois a permis à Disney de renouer avec le succès en fin d'année. On aura finalement eu une très bonne fin d'année. Il nous aura juste manqué juste un très gros succès.


Les films de genre ne sont pas Français
2007 aura été marqué par la manque de réussite des films de genre pour nos réalisateurs Français (Chrysalis par exemple). Cette semaine c'est au tour de Le tueur d'en faire les frais. Sorti sur 92 écrans il ne réuni que 33 000 spectateurs. A ce stade, sa carrière en salle est pratiquement condamnée.
Vu son piètre démarrage les -76% de Dante 01 étaient prévisibles c'est toutefois un sacré revers pour Marc Caro. Son film ne cumule que 44 895 entrées en 2 semaines (aïe).

On continue sur la lancée
A côté des lourdes chutes de cette semaine, les films pour adultes continuent à faire preuve de bonne santé. It's a free World ne perd que 38% (cumul de 264 000 entrées), La graine et le mulet -29% (483 000 entrées) et La visite de la fanfare -33% avec 325 000 entrées au compteur. Beaux succès pour ces films surement pas attendus à ces niveaux.

Des chiffres en vrac
Noël était vraissemblablement la bonne période pour sortir L'auberge rouge puisqu'une fois les vacances passées il perd 71% avec toutefois 790 000 spectateurs dans son escarcelle. Surement une petite déception mais pour moi une vraie surprise.
Je pensais que Gone baby gone ferait mieux que ses 283 004 en 3 semaines (-51% cette semaine) mais la concurrence est rude et le chiffre n'est pas si mauvais. C'est La nuit nous appartient qui à fait une bonne affaire avec ses 804 000 entrées pulvérisant ainsi les 380 000 entrées de The Yards du même James Gray.
Mars distribution signe un retour gagnant avec Actrices qui cumule 257 000 entrées. Si c'était lui commence à s'approcher des 450 000 entrées que ses distributeur / producteur devaient surement viser puisqu'il en est à 354 186 spectateurs mais la fin est proche. La clef doit par contre être une déception puisque le film porté pourtant par un très bon casting n'a réuni que 314 521 entrées en 4 semaine (-64% cette semaine).

Petite curiosité
La carrière du champion 2007 n'en fini pas de connaitre des soubresauts. Ratatouille gagne à nouveau des entrées (18 000 spectateurs cette semaine) ce qui porte son total à 7 797 000 spectateurs.


17 jan.

"Into the wild" le destin d'un homme libre

Into the Wild   l'avis
de
Julie
Chef d'oeuvre
Film choc, Into the wild marquera à tout jamais les spectateurs. Par sa photo sublime, sa bande originale adéquate, ses personnages, son histoire, son rythme. Sa durée, plus de 2 heures 30, ne doit pas repousser les curieux. Car le temps passe vite, même trop, face à ce flot d'images magnifiques.
Le voyage initiatique de Chris (Emile Hirsch) que nous dévoile Sean Penn ne laisse pas le spectateur passif, au contraire. Ce dernier est baladé dans les quatre coins d'une Amérique. Grandeur, splendeur, rencontres, solitude, rancunes, implosion sont les éléments constitutifs du chemin que s'est tracé Chris.
Fraichement diplomé, âgé de 21 ans, le jeune homme décide de tout quitter et de traverser les Etats Unis sans un sou en poche. Son objectif ultime: atteindre l'Alaska par tous les moyens. Sa carte identité détruite, l'intégralité de ses économies versées à une oeuvre de charité, ses derniers dollars brûlés, sa voiture abandonnée, il quitte père, mère et soeur. Il renonce à un avenir brillant. Il veut rompre avec une vie, une famille, des apparences qui l'ont déçu pour tendre vers l'essentiel, la racine des choses, l'essence de la vie. Vivre sans dépenser, rencontrer sans s'attacher. Parcourir les chemins sans jamais se retourner. Chris est libre. Mais la liberté dont il veut jouir est celle qui ne se partage pas. Il croit, à tort, que c'est dans sa solitude, avec pour seule compagne la mère Nature, qu'il atteindra le sumum de cette liberté.


D'emblée Sean Penn interpelle le spectateur. Avec une construction destructurée, il embarque ce dernier dans le temps. Il le bouleverse dès les premières minutes. On comprend bien vite que l'Alaska, la solitude et la nature sont les étapes ultimes du voyage de Chris. Remontant aux premiers jours de ce voyage, à la racine de cette fugue folle, le réalisateur en retrace chacun des moments forts. L'Amérique est si belle filmée au ralenti, simplement.Des champs de blé à perte de vue, un Colorado fougueux, des pluies torrentielles, une mer sauvage, un ciel pur ou nuageux, des oiseaux qui volent en bande, une ville au passage, les hommes.
Et oui la vie c'est aussi les autres. Ce voyage est parsemé de rencontres. Les autres sont un peu comme Chris, des éternels routards, des vieux ou des jeunes hippies. Mais à la différence du jeune homme, ils refusent de vivre leur soif de liberté dans la solitude. Sean Penn a pris ici le soin de choisir des acteurs de caractère pour chacun de ces seconds rôles. Catherine Keener en femme hippie d'âge mur est touchante et d'une grâce incroyable. Hal Holbrook en vieil homme seul s'attachant à Chris est également très émouvant. Le réalisateur a su filmer ses yeux en nous y montrant tous les sentiments qui y étaient contenus: tristesse, crainte et amour. Les autres acteurs dont les rôles sont peut-être moins importants ne sont pas en reste. Les parents de Chris qui progressivement sombrent dans le désespoir sont magistralement interprétés par Marcia Gay Harden et William Hurt.
Au centre, Emile Hirsch se révèle avec un jeu parfait. Sans emphase, avec une humilité et une jeunesse qui le caractérisent, l'acteur s'impose avec force. A l'instar de Chris, il déconcerte. Il semble complètement habité par le rôle qu'il interprète. Un jeune homme libre, qui refuse de s'attacher. Volatile sans être volage. On lui trouve tout le charisme d'un Léonardo di Caprio auquel il ressemble étrangement et auquel il a finalement été préféré pour le rôle de Chris.
Le film tire évidemment sa force par son propos et par cette histoire vraie incroyable. Mais à un sujet fort ne s'associe pas toujours un film fort. Le réalisateur a puisé en dehors de celle-ci des éléments essentiels pour ériger son film en pur chef d'oeuvre. L'émotion qu'il suscite chez le spectateur est certainement liée à son audace, à sa sensibilité. Une ovation, donc, pour ce film bouleversant!

16 jan.

"Enfin veuve": exploit renouvelé ? (pronostic)

Cette semaine sort sur plus de 480 écrans la dernière comédie de Isabelle Mergault. Son nom est souvent accolé à celui de Laurent Ruquier chez qui elle officie en tant que chroniqueuse mais si je vous dis qu'il y exactement 2 ans elle était à l'origine du succès le plus étonnant de l'année vous devriez bondir pour me dire : "Je vous trouve très beau". Ce film devenu un évènement au fil des semaines avait réuni 3 556 000 après plus de 10 semaines d'exploitation (relire ici l'analyse).
Alors Isabelle Mergault peut-elle nous refaire le coup ?
Il faut dire que la sortie de Enfin Veuve ressemble beaucoup à celle de Je vous trouve très beau:
  • Même date
  • Critiques cinéma assassines
  • Même discrétion dans la promotion
  • Castings populaire sans excentricité
Tout est-il réuni pour un nouveau succès ?
Pour ma part je miserai plus sur la curiosité qu'un nouveau succès. La concurrence est plus forte ajourd'hui sur le créneau films pour adultes qu'il y a deux ans (Into the Wild, It's a free World etc.). Michel Blanc avait fait une grosse promo (tour de chauffe des Bronzés) avec des mots justes.
Je parie donc sur un interêt du public en 1ère semaine avec un bon coef puisque distribué par Gaumont.
-> Mon pronostic: 720 * 480 * 3 = 1 050 000 entrées


15 jan.

"Gone baby gone" autour des frères Affleck

Gone Baby Gone   l'avis
de
Julie
Bon
Pour son premier film en tant que réalisateur, Ben Affleck nous offre un film abouti, percutant, dérangeant. En éveillant tant de curiosité et d'intérêt chez le spectateur, il ne laissera plus le souvenir d'un acteur aux choix douteux. Par le choix d'adapter le roman éponyme de Dennis Lehane , il s'est d'emblée soumis à la comparaison de Clint Eastwood qui avait, pour sa part, adapté Mystic River. Le pari est gagné puisque son film est aussi sombre et profond.
A l'instar de Mystic River, Gone baby gone traite d'un sujet douloureux: l'enfance maltraitée. Boston, ses quartiers sombres. Une enfant de 4 ans est kidnappée depuis trois jours. La mère alcoolique et droguée ne sachant pas gérer la situation, la police ne faisant pas preuve de pugnacité, son oncle et sa tante décident d'engager deux détectives privés pour partir à sa recherche, Patrick Kenzie (Casey Affleck) et Angie Gennaro (Michelle Monaghan).

L'angoisse du temps qui passe oppresse le spectateur. Comment une petite fille peut-elle survivre seule? L'absence de rançon laisse planer le spectre de la pédophilie. Les jeunes détectives découvrent vite une piste délaissée. C'est bien un kidnapping. Sans rançon pourtant. L'enquête est close. S'ouvre une autre enquête. Un autre enfant. De nouveau le spectre de la pédophilie. Les jeunes détectives, comme deux chasseurs assoiffés, sont prêts à tout pour retrouver et faire punir les bourreaux d'enfants.
Tel est le thème central de ce film subtil. Sans parti pris, le réalisateur prend le soin de mettre à plat des situations atroces. Sans effusion de sang, sans larmes, il filme le temps qui passe, trop vite.
Les acteurs sont justes. Et si leurs rôles sont pour la plupart secondaires, ils n'en restent pas moins convaincants, simplement géniaux. Les 10 minutes jouées par Morgan Freeman sont essentielles. L'acteur fait preuve d'une sensibilité touchante. Quant à Ed Harris à qui l'on trouve des faux airs de Viggo Mortensen, sa froideur dévoile en réalité une générosité déplacée. On redécouvre enfin un acteur désormais incontournable, Casey Affleck, en homme juste et opiniatre.
Mais si ces acteurs se déplacent à la perfection dans ce film troublant c'est bien grâce à un réalisateur qui n'a plus rien à prouver. Son film est à la mesure du challenge qu'il s'était fixé. Quant à son rêve, "être Clint Eastwood", il ne semble pas loin d'être atteint. On attend avec impatience son prochain film, déjà convaincus du résultat. Un grand réalisateur est né!


15 jan.

"La visite de la fanfare"

La visite de la fanfare   l'avis
de
dbuk1000
Bon

Au commencement il y avait les huit musiciens de la fanfare de la police d'Alexandrie.
Lumineux dans leur uniforme bleu roi chamarré.
Ils débarquent à l'aéroport de Tel Aviv.
Ils ont été invités à donner un concert de musique orientale lors de l'inauguration du centre culturel arabe de la ville de Petah Tikva.
Sauf que personne ne les attend à leur arrivée.
Echoués dans ce pays inconnu, une langue inconnue avec des habitants ex- ennemis dont on doit se méfier.
Alors le chef , fier comme Artaban, décide de se débrouiller car il est bien connu que la fanfare de la police d'Alexandrie en a vu d'autres!
Et c'est la langue anglaise qui servira de médiateur.
L'anglais parlé par des égyptiens et entendu par des israéliens.
Ou bien l'anglais parlé par des israéliens et entendu par des égyptiens.
Et c'est comme ça que la troupe se retrouve - suite à une mauvaise prononciation- à Beit Hatikva ( la maison de l'espoir) une minuscule ville de développement en plein désert.


Une ville triste , morne dont les habitants s'ennuient.
Un paysage désolé entre sable et béton.
Et l'arrivée de notre troupe va réveiller les habitants.
Troupe bloquée pour une nuit dans ce bled faute de bus.
D'abord l'Habitante, tenancière de l'unique café restaurant, interprétée par la sublime Ronit Elkabetz , grande dévoreuse d'hommes, qui flaire l'aventure avec celui à qui elle donne du "Général", le chef de la troupe.
Elle est belle, sensuelle, provocatrice,organisatrice. Elle sait y faire avec les hommes!
Elle se propose d'héberger son Général et le violoniste, bellâtre cavaleur de jupons et grand admirateur de Chet Baker!
Et puis elle impose à un de ses clients ( le chômeur patenté) d'héberger dans sa famille trois autres musiciens dont le clarinettiste , compositeur d'un concerto inachevé.
Je ne vais pas vous raconter l'histoire bien qu'en écrivant ces quelques lignes je m'y replonge avec délectation; mais en campant quelques-uns des personnages truculents je veux simplement vous donner l'envie d'y courir.
C'est un film drôle, souvent cocasse, parfois triste.
Des personnages attachants et colorés qui s'agitent, qui s'aiment, qui s'engueulent avec en arrière plan de tristes cubes en béton posés sur le désert sous un ciel blanc.
Loin des considérations habituelles sur le très fameux conflit entre Israël et les Arabes, on découvre la normalité des hommes et des femmes et leur quête incessante du bonheur.
L'israélien ressemble à l'égyptien et réciproquement.
Samedi soir, j'ai caressé un court instant l'espoir que ce film israélien sera projeté en Egypte.
Dimanche matin j'apprenais que l'Egypte avait refusé.


11 jan.

Analyse Box-office France semaine 1: un trio de tête au coude à coude

fin de carrière
On a beau être en début d'année les grosses sorties ne viendront qu'à partir de la dernière semaine de Janvier, le box-office est donc trusté par les blockbusters de la fin d'année qui terminent tranquillement leur carrière.
Je suis une légende tient ses objectifs avec 2.5 de spectateurs et une moyenne toujours très bonne (805 s/c), le choses devraient changer cette semaine mais c'est enfin un gros film qui a tenu ses promesses. Le renard et l'enfant devrait également ravir ses producteurs avec un fin de carrière au-dela des 2.5 millions d'entrées (le budget du film est de 11M€). Enfin A la croisée des mondes fait une très bonne carrière Française (et international avec $230M de recette à travers le monde) alors qu'il a été boudé par le public Américain ($66M pour un coup de production de $180M) rendant du coup aléatoire la mise en chantier des suites.

petit à petit l'oiseau fait son nid...
Les adultes ont envie d'aller au cinéma ce qui fait les affaires de It's a free world qui se paye le luxe d'afficher la meilleure moyenne (1 419) de ce top. Les distributeurs ont compris que préserver un bon produit pouvait être une stratégie gagnante. C'est d'ailleurs cette même stratégie qui fait le bonheur de La graine et le mulet qui ne baisse que de 10% avec un cumul de 410 813 entrées. A ce stade la fin de carrière est très dur à prédire, 650 000 entrées ? plus ?


Alors que La visite de la fanfare affiche un insolent 271 821 entrées ou De l'autre côté en est déja à 363 853 entrées Ma vie n'est pas une comédie romantique ne pointe que 116 797 spectateurs. L'art du pronostic n'en sera que plus difficile :-)
Enfin pour clore le rayon des bonnes surprise il faut également citer Gone baby gone qui ne recule que de 25% en 2ème semaine avec un cumul de 233 964 entrées et surtout la très bonne moyenne de 1 122 s/c.

Des nouvelles des grosses sorties
Grosse sortie rime avec grosse décéption en ce moment. C'est le cas de Big City qui finalement limite la casse avec 304 000 entrées (fin de carrière vers 400 000 entrées). La clef malgré son insolent casting n'a réuni que 290 000 entrées en 3 semaines. La fin des vacances, la concurrence et une mauvaise moyenne devraient avoir raison de lui, la fin de carrière se profile avec 350 000 entrées.

Quelques résultats en vrac
L'auberge rouge n'est pas un succès mais ce n'est pas non plus un échec (cumul de 769 824 entrées), 850 000 en fin de carrière?. Le coefficient Paris/Province est énorme (8.1), j'ai beau chercher je ne sais pas ce que cela signifie.
Tous à l'Ouest ne cumule que 444 035 spectateurs, c'est peu. La nuit nous appartient est une bonne surprise avec ses 768 772 spectateurs.

Cette semaine nous avons un Minor
Pour info, un minor c'est un gros film qui fait un très mauvais score. Cette semaine c'est Dante 01 qui se distingue avec 36 349 entrées sur 119 écrans (au moins le distributeur aura été raisonnable sur le nombre de copies) ce qui nous donne la mauvaise moyenne de 305 s/c. Si on suit la logique Minor, le film pourrait ne pas faire les 50 000 entrées. Sic.


06 jan.

Box-office France semaine 52: Une fin d'année en beauté...

La fin d'année finie en beauté avec une semaine à plus de 5 millions d'entrées et surtout des grosses progressions pour les sorties de la semaine précédente. Finalement il se sera vendu près de 170 millions de billets de cinéma ce qui représente une baisse de 5% par rapport à l'année dernière. L'heure du bilan 2007 ne va pas tarder mais il faudra patienter un peu avant de l'avoir (il faut que je compulse tous les chiffres). En attendant vous pouvez avoir le tableau de l'année 2007 ou la base de données des films (si vous avez des corrections a faire n'hésitez pas à me contacter).
1Je suis une legende (-16%, 2)920 1262 045 668
2A la croisee des mondes (+58%, 4)645 4662 311 109
3Le renard et l'enfant (+43%, 3)589 3671 498 984
4Il etait une fois (+52%, 5)465 9802 214 494
5Hitman381 525381 525
6Bee movie drole d'abeille (+51%, 3)341 369967 400
7Alvin et les chipmunks (+80%, 2)303 301471 455
8Gone baby gone134 071134 071
9Actrices131 812131 812
10L'auberge rouge (+33%, 4)122 701701 830

Nombre d'entrées cette semaine: 5 331 737 entrées (source cbo).


28 dec.

Box-office France semaine 51: Une légende maitre du box-office

1Je suis une légende1 096 5181 125 542
2Le renard et l'enfant (-12%, 2)411 189909 617
3A la croisee des mondes(-17%, 3)407 7281 665 643
4Il etait une fois (+1%, 4)306 8911 748 514
5Bee movie drole d'abeille (-43%, 2)226 327626 031
6Alvin et les chipmunks168 154168 154
7La clef105 928105 928
8L'auberge rouge (-43%, 3)92 444579 129
9La graine et le mulet (-17%, 2)87 674193 593
10Les trois brigands86 88086 880

Nombre d'entrées cette semaine: 3 771 160 entrées (source cbo).
C'était peut être prévu mais on a vu ces dernières semaines que le succès n'est jamais acquis, c'est donc un triomphe pour Will Smith qui sort grand gagnant de cette fin d'année. La moyenne est très bonne (1 766 s/c), loin devant la concurrence (Alvin ne fait que 446 s/c et La clef 549 s/c). Derrière lui un cohorte de films en continuation qui se maintiennent bien grâce à un nombre impressionnant de copies (Bee Movie sur 631 écrans par exemple).
Hormis ce démarrage sur les chapeaux de roues, le reste du B.O est à l'image de l'année: poussif. Les moyennes ne sont pas bonnes (je l'ai déja dit) et les cumuls souvent juste passables. Bee Movie par exemple cumule seulement 626 031 entrées et ne devrait pas atteindre le million d'entrées, un revers pour Paramount. La clef ne démarre pas bien (105 000 entrées) et devrait finir sa carrière dans les 300 000 entrées si le miracle de la semaine blanche à lieu (une semaine ou personne ne perd d'entrées). L'auberge rouge est toujours distribué sur 545 salles (certainement pas toutes les séances) ce qui fait que sa moyenne est particulièrement mauvaise (170 s/c).
Petit coin de ciel bleu dans cette météo maussade: La graine et le mulet qui continue sa très bonne exploitation (-17%) avec 193 593 entrées au compteur et La visite de la fanfare qui affiche la meilleure moyenne après Je suis une légende soit 935 s/c.
Les films pour adulte de qualité ont donc la côte en cette fin d'année.
J'en profite pour souhaiter à tous un très bon réveillon (je prends quelques jours de congés) et rendez-vous l'année prochaine pour de nouvelles aventures :-). D'ailleurs si vous avez des remarques/idées/suggestions/critiques pour l'année prochaine n'hésitez pas et surtout merci pour votre fidélité.


25 dec.

"Je suis une légende": seul au monde...

Je suis une légende   l'avis
de
Jérôme
Pas mal

En 2009 Emma Thompson annonce à la télévision, un peu émue il faut le dire, qu'enfin un vaccin contre le cancer a été trouvé. Seulement voila ce vaccin a un effet secondaire: il transforme 9% de la population en zombies sur-vitaminés obligés de tuer pour se nourrir et tue les autres 90%. Seul 1%, soit quelques millions de personnes, sont immunisés. Robert Neville (Will Smith), savant de haut niveau (il est dans l'armée) en fait parti mais il est le seul humain à hanter les rues de New-York. Son quotidien se partage entre de longues ballades avec son chien, la recherche d'un vaccin pour défaire ce que l'homme (donc lui) à fait et survrire (soit se battre contre les zombies).
Comme vous l'avez surement lu de nombreuses fois Je suis une légende est tiré d'un classique de la littérature de sience-fiction, film hybride entre 28 jours plus tard et Seul au monde.
L'action se passe intégralement dans les rues de New-York ou la nature à repris ses droits, ce qui fait tout drôle pour ceux connaissent la grosse pomme. Ce sont d'ailleurs les scènes les plus impressionnantes du film. Autre point positif, le film essaye de prendre son temps. Vous n'assisterez donc pas à une déferlante de scènes d'action ou R. Neville combat les méchants zombies. Pas une déférlante mais pas la disette non plus. Le film oscille sans cesse entre action et reflexion. Et c'est là ou le bas blesse car n'est pas Tom Hanks qui veut. Will Smith est un bon acteur mais on ne sens rien ou presque de ses tourments intérieur. Il y a bien quelques scènes ou l'on veut nous faire comprendre que la solitude pèse sur ses épaules mais elles manquent cruellement de profondeur. Dans Seul au monde la disparition de Wilson m'avait noué la gorge (c'était une ballon ndlr), rien de comparable dans Je suis une légende. Je passe également sur un scénario un peu confus ou quelques explications n'auraient pas été superflues.
Reste un divertissement tout à fait correct qui souffre d'un trop plein d'ambition.


22 dec.

Analyse box-office France semaine 50: un vainqueur étonnant...

La saison des blockbusters
Les films calibrés pour la fin de l'année sont facilement reconnaissables: public jeune, héroic fantasy, dessins animés. C'est donc sans surprise que A la croisées des mondes monte sur le podium du box-office cette semaine par contre sa 1ère place montre que les deux autres grosses sorties Le renard et l'enfant et Bee movie n'ont pas réussi un démarrage cannon. L'arrivée des vacances va surement faire du bien à tout le monde.

Des moyennes très basses
Le nombre important d'écrans conjugué avec un total d'entrées faible entrainent nécessairement des moyennes très décevantes. C'est le cas du renard et l'enfant (664 s/c) ou Bee movie (496 s/c) mais c'est Big City qui obtient la palme avec le catastrophique score de 264 s/c. Le film n'a attiré que 102 000 personnes en 1ère semaine ce qui est exactement le chiffre qu'avait fait Minor (sur 100 copies de plus il est vrai). Big City devrait finir sa carrière avec 300 000 entrées au compteur ce qui est un très mauvais score et une nouvelle déception pour le cinéma Français.
L'auberge Rouge perd 50% de ses entrées en deuxième semaine, du coup la moyenne passe de médiocre à mauvaise (281 s/c).


Quand la rareté est le prix du succès
Deux films se démarquent cette semaine dans des registres radicalement différents. Si c'était lui réalise un bon démarrage avec 820 s/c affichant ainsi la 2ème meilleure moyenne de cette semaine. La palme revenant à l'étonnant La graine et le mullet qui gagne son pari d'une sortie limitée (90 écrans) puisque ses 105 919 spectateurs lui permettent d'affiche l'excellente moyenne de 1 177 s/c. L'exploitation devrait se faire sur la longueur, les 600 000 entrées étant en ligne de mire.

Des chiffres en vrac
Tous à l'Ouest ne s'en sort pas et confirme son statut d'échec (cumul de 230 000 entrées avec la terrible moyenne de 156 s/c cette semaine). Nocturna magique dépasse les 100 000 entrées (107 684 entrées). Ce soir je dors chez toi est victime d'un bouche à oreille assassin (-72% cette semaine) et cumule 488 096 entrées ce qui n'est pas mauvais en soi. Comme prévu Cowboy ne redresse pas la barre en 2ème semaine et cumule 71 868 entrées, il faut dire que la date de sortie n'était certainement pas la meilleure (trop de Poelvoorde).

Zoom sur...
Le resultat de Comme ton père, 37 902 entrées sur 117 écrans, montre une nouvelle fois qu'une tête d'affiche ne garanti pas le succès. S'il est indéniable que Gad Elmaleh attire du monde, son public n'est pas prêt à la suivre n'importe ou.


20 dec.

Box-office France semaine 50: "A la croisée des mondes" toujours en tête

A la croisée des mondes garde la tête du box-office. Période oblige, Les quatre premiers sont destinés à un public plutôt jeune. Très mauvais démarrage pour Comme ton père qui n'a réussi qu'a réunir 37 000 personnes sur pourtant 120 écrans.
1A la croisee des mondes (-37%, 2)488 3341 257 915
2Le renard et l'enfant466 488482 982
3Bee movie drole d'abeille399 704399 704
4Il etait une fois (-30%, 3)303 6221 441 623
5L'auberge rouge (-50%, 2)161 476486 685
6La nuit nous appartient (-33%, 3)112 790545 764
7La graine et le mulet105 919105 919
8Si c'etait lui...105 825105 825
9Big city102 860102 860
10Les femmes de ses rêves (-47%, 3)78 736493 883

Nombre d'entrées cette semaine: 3 041 888 entrées (source cbo). J'en profite pour vous signaler que la page du box-office a un peu changé. Vous avez maintenant un graphe qui retrace l'historique des entrées hebdomadaires.


15 dec.

Analyse box-office France semaine 49: Une pointe de décéption...

Une franchise qui démarre mal
Que la loi du box-office est cruelle. Quelques jours après sa sortie mondiale A la croisée des mondes : la boussole d'or qui devait être pour New Line le prochain Seigneur des anneaux est déja qualifié d'échec. Son démarrage US, $32 millions en 7 jours, est décevant et ses 1 000 s/c en France sont un peu limites. L'auberge Rouge, qui a animé une discussion interessante avec MS, démarre mollement sans pour autant être un bide. Ses 559 s/c ne lui permettront certainement pas d'atteindre le million d'entrées mais les 500 000 spectateurs sont atteignables.
Tous à l'ouest est la nouvelle plantade de cette semaine. Il faut dire que le choix pour nos bambins n'a jamais été aussi important et les sorties à venir ne vont pas améliorer les affaires de notre Lucky Lucke national. Fin de carrière à 400 000 entrées ?


Deux nouveaux millionnaires
C'est suffisamment rare en ce moment pour le souligner. American Gangster continue sur sa belle lancée avec 1 058 588 au compteur et Il était une fois confirme son bon démarrage (cumul de 1 138 001 entrées). La nuit nous appartient se maintient également très bien (-36%) pour un cumul de 432 974 entrées.

Trop plein de Poelvoorde
La date de sortie de Cowboy devait certainement jouer la contre-programmation mais je ne suis pas sur que la sur-exposition médiatique de l'acteur principal a servi le film. Avec 423 s/c sur seulement 128 copies ce n'est pas suffisant pour envisager une carrière correcte. On sera loin des 230 000 entrées des Convoyeurs attendent.

Des chiffres en vrac
Service minimal pour Ce soir je dors chez toi qui a surement bénéficié d'un mauvais bouche à oreille vu le démarrage canon qu'il a fait pour finalement cumuler 470 000 entrées en 3 semaines. Le film devrait titiller les 600 000 entrées. La légende des Beowulf est par contre une grosse décéption 415 382 entrées. Lions et agneaux se rétame (-72%) avec 312 142 entrées au compteur. Un secret termine tranquillement sa longue carrière avec 1 631 084 entrées (10 000 entrées cette semaine). Darling aura (surement) atteint ses objectifs 150 000 entrées et fixe du coup un nouveau barème pour le film d'auteur avec des acteurs bankable (cf. Comme ton père avec Gad Elmaleh)

La curiosité de la semaine
qui va piano va sano est un dicton qui colle parfaitement à l'exploitation de Nocturna nuit magique qui gagne 131% cette semaine avec 11 000 entrées de plus à mettre dans son escarcelle. Le cumul de 84 000 entrées glanées en 7 semaine montre qu'un autre type d'exploitation existe à côté des techniques marteau-pilon.


14 dec.

"Si c'était lui": chouchou et loulou version lutte des classes...

  l'avis
de
Samuel
Naze

Bonne nouvelle : Florence Foresti est enfin drôle ! Débarrassée des oripeaux dont la télévision l’affuble habituellement pour forcer le trait (chez Ruquier et consorts), la comédienne est formidable en fille perdue à la recherche du grand amour.
Mauvaise nouvelle : Florence Foresti n’occupe qu’un second rôle aux côtés de Carole Bouquet et Marc Lavoine dans ce film raté et paresseux. Une fois posée la rencontre entre la grande bourgeoise bien pensante (devinez qui s’y colle ?) et son squatteur de voisin, un sdf bourru (mais, ouf, pas inculte : il aime le cinéma), plus rien ne se passe. Anne-Marie Etienne se contente de filmer (plutôt mal, d’ailleurs) nos deux héros socio-discordants aux prises avec des personnages en forme de clichés ambulants : le clodo philosophe, l’amant bcbg mais antipathique, l’intello dépressif… Un peu court quand on louche de manière aussi appuyée du côté de Capra ! Les portes claquent, les répliques très écrites fusent, on rit parfois mais sans croire jamais à ce Chouchou et Loulou version Lutte des classes.
Lors d’une scène, pourtant, le film laisse imaginer ce qu’il aurait pu être. Dans une crêperie cradingue, Marc Lavoine est tout content de manger une « beurre-sucre » avec Carole Bouquet. Le malaise palpable de celle-ci devant tant de crasse et de gras, ses gestes pour éviter à son manteau griffé de finir dans le beurre, son rire pour masquer son désarroi… tout cela sonne juste. Comme si Carole Bouquet ne jouait plus. Ou plutôt, comme si elle jouait enfin le jeu au lieu de recycler imperturbablement d’un film à l’autre son image de grande bourgeoise sympa. Dommage, le miracle ne dure que deux minutes. Pour un film d’1h28, c’est peu.
Trop peu.


07 dec.

Analyse box-office France semaine 48: début d'une nouvelle période

Les fêtes arrivent et ca se voit...
Et donc logiquement les films de fin d'année se lancent à l'assaut du box-office. Il était une fois place Disney à la 1ère place avec une moyenne très bonne (1 066 s/c), il peut donc espérer une bonne carrière les vacances arrivant. Bon début également pour la dernière comédie des frères Farrelly, Les femmes de ses rêves, qui renouent (un peu) avec le succès après quelques déconvenues (Stuck on You et ses 140 000 entrées par exemple). La moyenne est correcte (837 s/c) ce qui peut laisser entrevoir une fin de carrière à 750 000 entrées. Enfin très bon démarrage du dernier film de James Gray, La nuit nous appartient, puisque c'est lui qui affiche la meilleure moyenne de ce top (1 080 s/c). Le distributeur à bien fait de jouer la contre programmation puisque l'ensemble des sorties à venir vise un public plutôt jeune alors que La nuit nous appartient est un film plus adulte. Sa carrière devrait se ête tout en longueur pour atteindre, rêvons un peu, la barre fatidique du million d'entrées.


Quelques suprises
Alors que la semaine dernière un avenir radieu s'ouvrait devant Ce soir je dors chez toi, Studio Canal mettant d'ailleurs 40 copies supplémentaires en circulation pour limiter la baisse de la semaine dernière, cette semaine c'est plutôt la douche froide. Le film perd 46% de ses entrées, la moyenne chutant à 458 s/c ce qui n'est pas bon signe. Un bouche à oreille moyen et un marché saturé auront eu raison de cette comédie pourtant qualibrée pour la fin d'année. La légende de Beowulf est également à ranger du côté des déceptions avec ses 371 000 entrées en deux semaines.
C'est maintenant officiel, Lions et agneaux est une mauvaise affaire pour le beau Tom Cruise (cumul de 285 000 entrées) et devrait finir sa carrière vers les 350 000 entrées (c'est ce que Tom Cruise pouvait faire en 2 jours du temps de sa splendeur).

Signe inconditionel de soutien
Gaumont soutient Les deux mondes. Il y a encore 474 copies en circulation pour une mauvaise moyenne de 276 s/c. C'est cette fidélité qui fait que le film est un échec (362 000 entrées) mais pas un désastre.

Des chiffres en vrac
Le coeur des hommes 2 approchera surement les 2 millions mais ne l'atteindra pas (cumul de 1 764 809 spectateurs). Amercian Gangster limite sa baisse à 36% en 3ème semaine et approche le million (957 021 entrées). Le rêve de cassandre approche de la fin de sa distribution avec 407 000 entrées au compteur (un petit Woody). Un film dur porté par des acteurs populaire ca rapporte 143 000 spectateurs (Darling).

Le chiffre du jour
34 films ont dépassé le million d'entrées pour le moment. Ils étaient 45 l'année en 2006.

La curiosité de la semaine
Ratatouille, le grand gagnant de 2007, gagne 43% après 18 semaines d'exploitation. Le film attire encore 28 000 entrées cette semaine ce qui porte sont cumul à 7 705 000 entrées.


04 dec.

"L'auberge rouge": moment de vérité (pronostic)

Avant de tenter un pronostic je vous laisse admirer l'affiche d'une comédie dotée d'un budget de 20M€:

Je me souviens que lorsque Les visiteurs était sorti Christian Clavier avait été obligé de dire: "l'affiche est naze mais le film est drôle, donc allez-y". Espérons pour L'auberge rouge qu'il ait tenu le même discours.
J'avoue être perplexe sur le potentiel du film. Sur le papier c'est le genre de comédie qui peut remplir les salles, surtout en cette période de fin d'année. Les acteurs sont populaires et alignent une série de succès:
- Les Bronzés 3: 10 millions d'entrées, qui réunit déja ces trois acteurs
- Le prix à payer: 1.3 millions d'éntrées (C. Clavier)
- L'enquête Corse: 2.6 millions d'entrées (C. Clavier)
- Boudu: 1.2 millions d'entrées (G. Jugnot)
- Les Choristes: 8.6 millions d'entrées (G. Jugnot)
- Absolument Fabuleux: 1.3 millions d'entrées (J. Balasko)
- Un crime au paradis: 2.1 millions d'entrées (J. Balasko)
Cette forêt de succès cache aussi quelques beaux échecs comme L'entente cordiale et ses 120 000 entrées ou L'île au(x) trésor(s) et ses 500 000 entrées.
La presse spécialisée est unanime pour qualifier le film de mauvais (une étoile chez CinéLive, Studio et Première). Le distributeur sort le film sur 500 écrans espérant ainsi limiter la casse. J'ai été surpris par le succès des Bronzés 3 (très très mauvais) et je suis très curieux de voir s'il existe (encore) un public pour ce genre de film ou s'il sonne le glas d'un certain type de comédie ?
Puisque le jeu est de faire un pronostic je vais donc m'y risquer: un première semaine poussive et un mauvais bouche à oreille pour atteindre en fin de carrière 520 000 entrées
Le risque de me planter est grand, a vous de jouer maintenant...


02 dec.

Les commentaires...

Ceux qui ont déja posté sur ce blog un commentaire ont surement remarqué que c'était extrèmement long. Ceci est du au filtre anti-spam qui vérifie si le contenu de votre commentaire ne contient pas de mot interdit (viagra par exemple). Cinefeed faisant l'objet régulière d'*attaque* cette base de mots interdits à augmenter considérablement, ralentissant le post de tout nouveau commentaire.
J'ai mis aujourd'hui en place un système de captcha qui vous demandera de saisir une suite de chiffres avant de valider votre commentaire rendant du coup impossible l'envoi en masse de commentaires. Le filtre anti-spam a pu ainsi être supprimé.
Tout ca pour vous demander de me signaler tout dysfonctionnement...

30 nov.

Analyse box-office France semaine 47: un peu de tout...

Fin d'année difficile
Alors que l'année dernière Casino Royal faisait une 1ère semaine à 1 260 000 entrées et que Prête-moi ta main continuait à attirer les foules avec plus de 400 000 entrées cette année nous avons Saw IV et Ce soir je dors chez toi qui créent la surprise mais qui n'atteignent pas 300 000 entrées.

Des gagnants surprise
La demande de Saw IV ne devait pas être aussi forte, c'est du moins ce qu'a du penser Metropolitan filmexport puisque le film n'a eu le droit qu'à 197 copies du coup la moyenne est digne d'un blockbuster (1 495 s/c). Ce soir je dors chez toi doit également être une bonne surprise pour Studiocanal qui retrouve un peu de couleur. Le film titille la barre mythique des 1 000 s/c (957 s/c pour être exact) et devrait certainement voir sa combinaison de salles s'élargir en 2ème semaine d'autant plus que l'autre comédie de la semaine calle au démarrage. En effet, si Les deux mondes ne nous fait pas une Minor ses 492 s/c sont tout de même une contre-performance pour une comédie dite populaire.


Les favoris à la traine
La légende de Beowulf devait être un des évènements de cette fin d'année (481), ce sera finalement un film de plus à ranger au rayon décéption puisqu'il rate son démarrage avec seulement 501 s/c.
Autre évènement notable dans le petit monde du box-office: Tom Cruise maitre incontesté du succès commercial ne va pas dépasser le million d'entrées avec Lions et Agneaux. Jusque là, tous ses films ont dépassé le milion et demi d'entrées et ce depuis un long moment (il faudra que je fasse une note là-dessus). Il y a bien Magnolia qui n'a fait que 367 474 entrées en 2000 mais Tom n'avait pas le 1er rôle et son Golden Globe gagné pour sa prestation a largement eclipsé la petite performance commerciale du film. Lions et Agneaux ne fait que 487 s/c avec une 1ère semaine à 189 800 entrées ce qui pourrait nous donner 330 000 entrées en fin de carrière, étonnant.

Les films en continuation
Tout comme Les prommesses de l'ombre la semaine dernière, American Gangster fléchit en 2ème semaine à 790 s/c (ce qui est toujours excellent). Faut que ca danse connait le même genre de chute (41%) et cumule 193 549 entrées. Idem pour l'homme sans âge avec -46% et un cumul de 85 000 entrées. Cette semaine le film qui fait l'évènement c'est De l'autre côté qui se maintient avec brio (-14%) pour cumuler 190 000 entrées. La combinaison de salles s'est un peu élargie (+28 salles) ce qui prouve qu'il y a de la demande des exploitants, un futur La vie des autres ?

Des chiffres en vrac
Le coeur des hommes 2 encore ultra distribué (517 écrans) cumule 1 681 601 entrées. Les rois de la glisse en sont à 1 389 905 entrées. Once se maintient bien (-25%) et cumule 51 000 entrées.

Ca sent le sapin pour...
Rush Hour 3 avec 834 168 entrées, Super Grave et ses 326 338 pôtes (finalement dans les eaux de ses ainés), Le deuxième souffle avec 488 947 entrées, Détrompez-vous (-75%) et 309 571 entrées au compteur et enfin Le dernier gang (cumul de 287 618 entrées)

Un automne meurtrier
On se rappelera longtemps de cet automne 2006 qui aura vu chuter J.J Annaud (136 000 entrées), Ariel Zeitoun (290 000 entrées), Alain Corneau (490 000 entrées) et c'est sans mentionner les moins connus qui auront eu aussi souffert...
Souhaitons que l'hiver soit plus clément, un comble tout de même.


23 nov.

Analyse box-office France semaine 46: bis repetita


Cette semaine passe et ressemble étrangement à la précédente: même nombre d'entrées, très bon démarrage de la grosse sortie de la semaine, les autres se partagent les miettes.

Ridley retrouve le sourire
Tout le monde l'a surement oublié mais le dernier film de Ridley Scott est Une grande année qui avait péniblement cumulé en début d'année 167 000 spectateurs. L'affront est desormais lavé puisque American Gangster fait un excellent démarrage: 1 281 s/c à l'instar des Promesses de l'ombre la semaine dernière qui avait lui aussi fait 1 210 s/c. La baisse de ce dernier est d'ailleurs plutôt contenu (-38%) et il cumule déja 500 000 entrées.
Le coeur des hommes 2 confirme sont statut à part en s'offrant une semaine blanche (voir ici pour les explications du concept que je vais surement déposer), il vogue du coup vers les 2 millions.


Un peu de soleil pour les autres nouveautés
Fait rare (presque) toutes les nouveautés s'offrent un bon démarrage. Vous me direz qu'il y a peu de nouveautés cette semaine. C'est vrai, mais je suis de bon humeur alors je vois le verre à moitié plein et pas à moitié vide. De l'autre côté affiche 636 s/c et L'homme sans âge 688 s/c. Même Once réussi modestement son démarrage (29 314 entrées soit une moyenne de 533 s/c). A toute règle il faut une exception et cela tombe sur la jolie Mélanie Laurent qui avec La chambre des morts rate son démarrage avec seulement 263 s/c. Le polar n'est décidemment pas un genre qui sied aux Français.

Des chiffres en vrac
L'avantage d'avoir peu de sorties cette semaine c'est que cela laisse la place aux films sorties les semaines précédentes de continuer tranquillement leur carrière.
L'heure zéro approche des 500 000 entrées (446 000) qu'il risque de largement dépasser avec des copies qui vont se ballader dans toute la France les prochaines semaines. Un secret attire encore 66 000 entrées (cumul de 1 660 000 entrées), Le deuxième souffle cumul 480 000 entrées (30 000 entrées de plus cette semaine). Le dernier gang confirme son statut de très grosse déception avec un cumul de 283 225 entrées (-65% cette semaine). Détrompez-vous franchit la barre des 300 000 entrées et devrait surement s'arrêter là.

Petite reflexion de la semaine
Je trouve que Vincent Elbaz est un bon acteur. Même si le film n'est pas bon (Tel père telle fille) il arrive à tirer son épingle su jeu. Alors pourquoi la consécration publique n'arrive-t-elle pas ?
Il y a bien sûr eu La vérité si je mens ou Quasimido del Paris (un navet d'ailleurs) mais Ni pour Ni contre a été une grosse déception (380 000 entrées), idem pour Ma vie en l'air (400 000 entrées) et maintenant Le dernier gang (dans les 350 000 entrées). Espérons juste que cela ne décourage pas les réalisateurs de continuer à lui donner des rôles ...


20 nov.

"American Gangster": Le parrain de Harlem.

  l'avis
de
dbuk1000
très bon
Julie qui a également vu le film me dit que c'est du déjà vu, pas très innovant.
Elle a pensé à French Connection et au Parrain.
Peut-être.
Mais voila un film de plus de deux heures trente mené à un rythme d'enfer.
Epoustouflante cette plongée chez les black gangsters.
Ce film est tiré d'une histoire vraie.
Extraordinaire reconstitution New-York au début des années 70.

Sur fond de guerre du Vietnam qui fait rage.
Discours de Nixon retransmis à la TV noir et blanc.
Images d'actualité.


Soldats américains en permission à Bangkok.
Les scènes de rue font penser à Blade Runner.
Bientôt cette guerre sera perdue pour les Américains.

En parallèle une autre guerre fait rage.
La guerre que mènent quelques policiers incorruptibles contre un trafiquant de drogue black ( Frank Lucas alias Denzel Washington) qui inonde le marché d'une héroïne de très grande qualité à des prix très compétitifs car il se procure cette poudre directement à la source au Vietnam avec la complicité de militaires américains.
Frank Lucas est devenu le parrain de Harlem.
Il croit en la famille, l'intégrité,l'honnêteté, le travail, la libre entreprise.
Il croit en Dieu et en l'Amérique.
God Bless America!
Profil bas. Pas voyant. Très différent des parrains siciliens.
Une scène extraordinaire où Frank négocie sa part de marché avec un parrain sicilien qui s'efforce de parler avec un accent de Lord Anglais.
Et puis les policiers ripoux qui veulent leur part du gateau.
Il amasse une fortune colossale.
Il prend bien soin de sa vieille maman et de sa famille.
Mais l'amour d'une femme le fait sortir du bois un certain 8 mars 1971 où il s'affiche avec une tenue très voyante dans les premiers rangs du match du siècle au Madison Square Garden: le championnat du monde des poids lourds au cours duquel Joe Frazier a battu Mohammed Ali. Présence subliminale de Samy Davis.
Et il peu à peu il devient la cible du flic chargé d'accumuler les preuves.
Le droit finit par l'emporter.

Ce film sera un grand succès.


17 nov.

"Les promesses de l’ombre": la violence crue

  l'avis
de
Jérôme
très bon
Une jeune fille russe, Tatiana, meurt en donnant naissance à une petite fille à l'approche de Noël. Anna (Naomi Watts), sage femme dans l'hôpital, enquête sur l'identité de cette femme grâce au journal intime qu'elle trouve dans ses affaires. Elle y apprend que Tatiana était droguée et prostituée par la mafia Russe ou Semyon (Armin Mueller-Stah) règne en parrain entouré de son fils Kirill (Vincent Cassel) et de l'enigmatique chauffeur Nikolaï (Viggo Mortensen). Ces derniers feront tout pour récupérer ce journal si compromettant.
Ames sensibles passez votre chemin.

Si David Cronenberg avait déja exploré le thème de la violence à travers le très bon A History of Violence, c'était une violence sous-jacente rarement exposée à l'écran. Dans Les promesses de l’ombre le traitement y est tout autre, la violence explose à l'écran dès les premières minutes du film. Tout est montré, exposé. La violence, le sang, le meurtre, la mort. Lorsqu'un coup est donné, il laisse des traces. Les corps souffrent sous les coups. La scène du Hammam ou Nikolaï (Viggo Mortensen) combat nu deux molosses est un sumum de tension. Viggo Mortensen est d'ailleurs exceptionnel, son jeu est tout en retenu comme son personnage, acteur aussi complexe que son personnage. Sa violence froide est en opposition avec celle de Kirill (très bon Vincent Cassel), personnage explosif. Le tableau Russe est completé par la présence rassurante puis inquiétante du patriarche Semyon (Armin Mueller-Stah). Ses yeux sont des armes qui m'avait déja marqué dans Music Box.
L'histoire est à mon sens secondaire, le personnage de Naomi Watts ne servant que de fil rouge à la rencontre improbable de ces deux mondes. Nikolaï lui fait d'ailleurs remarquer que sa place est dans le monde des gens normaux.
Les promesses de l'ombre est un film qui se voit, se digère, et ce pendant longtemps...


16 nov.

Analyse box-office France semaine 45: en retard, terriblement en retard...

En retard
Ce n'est pas moi qui le dit mais les chiffres. Depuis le début de l'année nous sommes en retard de 5.6 millions spectateurs par rapport à la même période l'année dernière (pour le moment nous cumulons 145 millions d'entrées en 2007). C'est inquiétant car même si A la croisée des mondes : la boussole d'or devrait faire un bon score nous n'avons pas de carton assuré en vu pour Décembre alors que 2006 voyait triompher Prête-moi ta main ou Ne le dis à personne (tous les deux au dessus de 3 millions d'entrées).

L'offre et la demande
Même si on sait que le cinéma est principalement tiré par l'offre il est toujours étonnant de voir à quel point cet adage est une réalité. Cette semaine peu de sortie (3 par rapport aux 8 de la semaine dernière) et hop on divise les entrées par deux. Du coup cela laisse de la place à ceux qui ont programmé leur sortie cette semaine comme Les promesses de l'ombre ou, dans un autre registre, Darling.

Un Cro. s'il vous plait
Les promesses de l'ombre prend la tête du box-office cette semaine et de belle manière: 1 210 s/c. Le coef P/P (Paris/Province) est en ligne avec ce genre de film (2.35). Tous les signaux sont donc au vert pour voir une fin de carrière proche des 900 000 entrées (dire que j'avais prédit 400 000).


La meute est derrière
L'embouteillage de la semaine dernière se fait encore ressentir cette semaine et si les baisses sont dans la moyenne elle deviennent problématiques quand la moyenne n'était pas très haute. Ainsi les -59% de Le Royaume font chuter sa moyenne à 344 s/c ce qui est peu. Idem pour Les portes du temps qui en perdant 63% de ses entrées ne fait plus que 196 s/c ce qui est vraiment peu pour être projeté sur 393 écrans (cumul de 283 000 entrées).
Même si les moyennes sont globalement faibles, certains s'en sortent mieux. C'est le cas du Coeur des hommes 2 qui affiche toujours une bonne moyenne pour sa 3ème semaine à l'affiche (489 s/c pour un cumul de 1 300 000 entrées). Le score du premier sera égalé (1,5 millions) mais les 2 millions me semblent durs à atteindre (je penche plutôt pour 1.8 millions).
Un secret est toujours vaillant avec encore une semaine à presque 100 000 entrées (cumul de 1 492 000 entrées). C'est un très beau succès qui est en grande partie du à la province puisque le film affiche le coef P/P de 7.64 soit largement au dessus de 3/4 habituel.

Beaucoup de déceptions
Supergrave n'aura pas tenu longtemps (-63%) et risque finalement de rejoindre le score de ses ainés, soit 350 000 entrées (cumul actuel de 270 000 entrées). Le dernier gang fait un bide et ce malgré un accueil globalement bon des spectateurs (-60% et 257 000 entrées). Mais c'est Chrysalis qui remporte la palme de la plus grosse chute de cette semaine avec -70% ce qui porte son cumul à 130 000 entrées.

Les enfants sont retournés à l'école
Et ca se voit puisque tous les films pour enfants chutent lourdement.
- Les rois de la glisse: -68% (cumul de 1 187 000 entrées
- Bienvenue chez les Robinsons: -73% (cumul de 365 000 entrées)
- Ratatouille: -77%, dont bon nombre de copies ont été rangées dans les étagères (tient au fait que deviennent les copies une fois l'exploitation terminée ?)

Des chiffres en vrac
Un jour sur Terre dépasse le million (1 048 000 entrées), L'ennemi intime approche les 500 000 entrées ce qui l'éloigne de la catégorie bide pour le rapprocher d'une simple décéption. C'est surement également le sort reservé au Deuxième souffle qui était promis à un plus grand avenir que les 445 000 entrées qu'il accumule en 3 semaines (encore merci à la Province puisque le coef P/P est de 5.0).

Petite curiosité
Avec le même nombre de salles que la semaine dernière L'ennemi intime progresse de 16%. Enfin une petite bonne nouvelle pour S.N.D.


14 nov.

"American Gangster": chronique d'un succès annoncé ? (pronostic)

American Gangster est bien né: un réalisateur respecté (Ridley Scott), des acteurs Oscarisés (Denzel Washington + Russell Crowe) et enfin un sujet porteur (histoire plus ou moins vraie de gangsters).
Les esprits chagrins me feront surement remarquer que Le dernier gang est à la traine mais c'est justement ce qui me fait dire que les histoires de gangsters n'ont pas encore lassé le public, le potentiel de succès est encore intact.
Aucune raison pour que American Gangster ne connaisse pas le même genre d'exploitation que Les Infiltrés l'année dernière. Le distributeur a d'ailleurs joué la sécurité en sortant le film à la même période mais sur une combinaison beaucoup plus réduite de salles, 380 écrans pour American Gangster contre plus de 600 pour Les infiltrés ce dernier misant surement sur une exploitation plus en longueur. Pour mémoire Les infiltrés avait fait 1.9 millions d'entrées. Je parie sur une 1ère semaine solide (1200 s/c) et un bon coefficient multiplicateur ce qui nous donne:
-> Mon pronostic: 1 350 000 entrées



09 nov.

Analyse box-office France semaine 44: "Les rois de la glisse" passe devant

La semaine des enfants rois
Vacances de la Toussaint obligent ce sont les enfants qui ont fait la pluie et le beau temps sur le box-office cette semaine.Les rois de la glisse progresse (+27%) et prend la 1ère place. Mais ce n'est pas le seul à faire une bonne affaire puisque Bienvenue chez les Robinsons fait +17 et que notre champion Ratatouille affiche +28% (cumul de 7 606 000 entrées). C'est également une bonne semaine pour Un jour sur Terre qui s'approche tranquillement du million (933 496 entrées).

La valse des nouveautés
Jiem en a fait son coup de gueule de la semaine car même avec un box-office en forme (plus de 4 millions d'entrées cette semaine et 16 films au dessus de 100 000 entrées) il y a forcement de la casse. Le premier cri à du mal à sortir du lot (562 s/c) mais c'est Chrysalis qui souffre le plus avec un démarrage catastrophique (99 590 entrées sur 320 écrans soit 311 s/c). Ce dernier pourrait ne pas dépasser les 200 000 entrées, on est très loin de la révolution annoncée.
Autre décéption pour Le dernier gang qui devait, lui aussi, tout casser au box-office. La moyenne (447 s/c) ne lui laisse que peu de changer de retourner la tendance (à peine 400 000 entrées en fin de carrière). Pour les autres grosses sorties c'est tout à fait correct. Woody Allen avec Le rêve de Cassandre affiche la meilleure moyenne (1 035 s/c), L'heure zéro défie les prévisions (992 s/c) et même si le score de Mon petit doigt m'a dit (1 240 000 entrées) semblent innacessible c'est tout de même un succès.


Les films en continuation
Avec une telle offre les tendances sont accentuées. Un film qui marchait bien devient un succès et à contrario pas de seconde chance pour les mauvais démarrages. C'est ainsi que Le coeur des hommes 2 dépasse le million en 2 semaines, un beau succès. Le deuxième souffle n'ira pas très loin (-49% en moins) avec un cumul de 392 000 entrées (ce qui est très peu). Détrompez-vous sera le premier échec de Mathilde Seigner depuis un petit moment (même Danse avec lui a dépassé le million) puisque le film perd 30% de ses entrées ce qui porte son cumul à 235 715 entrées (c'est peu vu le casting).
Petite décéption pour Paranoid Park qui perd la moitié de ses entrées (-49%) ce qui porte son cumul à 164 787 spectateurs.

Des chiffres en vrac
Un secret engrange encore près de 140 000 entrées (cumul de 1 394 623 spectateurs). 99 F peut compter sur 50 000 entrées supplémentaire (cumul de 1 196 247 entrées), ce qui est un bon score vu le marché. This is England (dont on vous a parlé ici) cumule 132 897 entrées. L'assassinat de Jesse James compte 270 000 afficionados. Michael Clayton continue tranquillement d'engranger des entrées (cumul de 519 965 entrées) avec toujours en ligne de mire les 650 000 - 700 000 que se genre de film peut faire.
Même si on est très loin des scores des pécédents Rush Hour, le numéro 3 s'en sort pas si mal (cumul de 724 587 entrées).

Curiosité de la semaine
D'habitude quand un film des nouveaux comiques US sort c'est soit une sortie technique (cf. Les rois du patin) ou un bide (il y en a pléthore) je me permets donc de souligner le bon démarrage de Supergrave: 200 000 entrées et 716 s/c.

s/c: spectateurs par copie


06 nov.

"This is England": avis partagés

This is england  
l'avis
de
Jérôme
bon
l'avis
de
Julie
bof
L'action se déroule dans une banlieue Anglaise en 1983 pendant que la guerre des Malouines fait rage et que Margaret Thatcher tient le pays d'une main de fer. Shaun a 12 et vient de perdre son père mort pour cette guerre qu'il ne comprendmême pas. Un peu paumé, mal dans ses basquettes, il se fait vite enroller par un groupe de Skin Heads où le racisme, la haine et les Doc Martens se cotoient.
L'avis de Jérôme
This is England est un film de personnages. Il y a d'abord Shaun, jeune anglais en quête d'identité et de réponse, joué magistralement par le jeune Thomas Turgoose qui est né pour faire ce métier.
Puis Combo, ex-taulard violent, raciste. Lui même en quête d'identité mais qui a choisi ses réponses:violence et haine des autres. Stephen Graham que l'on avait vu dans le génial Snatch y est méconnaissable.


Enfin, Woody dont le personnage est censé ne pas faire tomber le film dans la caricature mais qui disparaît de l'histoire aussi vite qu'il est apparu.
Shane Meadows (le réalisateur) parvient à tisser le contexte social dans lequel évoluent ses personnages, la tension est palpable, l'émotion présente et certaines scènes sont fortes. Mais il manque un je-ne-sais-quoi à son scénario pour que les personnages continuent à exister une fois le film fini. On reste sur sa faim, conscient que le film est bon mais frustré que le réalisateur soit passé juste à côté du chef d'oeuvre...

L'avis de Julie
Qualifier ce petit film de "meilleur film anglais de l'année" me peut paraît franchement exagéré. Car traîter d'un sujet fort, en l'occurence le phénomène skinhead en Angleterre dans les années Tatcher, ne suffit pas à faire d'un film un chef d'oeuvre. Dire de lui qu'il est prétentieux serait également faux. Le réalisateur nous livre sans prétention les moments difficiles d'un adolescent anglais qui vient de perdre son père dans la guerre des Malouines et qui finit, un peu par hasard, sans grande conviction, par rejoindre un groupe de skinheads.
Mais c'est précisément par son manque d'audace que "This is England" pèche.
Le début du film où le portrait du jeune Shaun nous est livré est plutôt bon. Il faut dire que l'acteur qui interprète ce dernier est franchement inspiré. On ressent le mal de vivre du jeune garçon, son désoeuvrement, sa solitude. Les moments où il commence à fréquenter la bande de jeunes Ska aux doc marten's et aux cheveux "presque" rasés sonnent également justes. Le portrait d'une jeunesse anglaise en 1983 sur fond de "Madness" nous évoquent (à nous trentenaires) quelques souvenirs lointains (d'ailleurs bien résumés dans le générique de début).
Mais voilà au moment même où le film a choisi de traiter du phénomène skinhead en faisant entrer en scène Combo, on tombe dans un scénario plat, sans finition, sans intérêt, très prévisible. Combo n'est pas très crédible. Si le film nous montre que le skinhead moyen est très bête et qu'il sait s'entourer de débiles légers et d'ado en quête d'identité, il ne parvient toutefois pas à faire le lien entre son début (portrait du jeune Shaun et ses liens d'amitié avec la bande) et l'instant où il a décidé de tout faire basculer. Le retour de Combo, le dilemne des jeunes Ska qui ne veulent pas sombrer dans le néonazisme, la rupture de la bande, la relation entre Combo et Shaun, les autres....tout est laissé au hasard d'une caméra timide. Un scénario doit d'autant moins être laissé à l'abandon qu'il est censé traîter d'un sujet fort. On se retrouve face à un film décousu, sans ambition qui croit que le seul fait de montrer un skin qui fait peur peut suffire. Et bien ça ne suffit pas!


05 nov.

Box-office week-end semaine 44: les nouveautés ne sont pas à la fête

Beaucoup de sortie = gros embouteillage comme vous le dira bientôt Jiem. Du coup mis à part Les rois de la glisse (+65%) et Le Coeur des hommes 2 c'est plutôt la grosse cata:
- Le Royaume : 197 459 entrées
- L'heure zéro: 191 641 entrées
- Le rêve de Cassandre: 162 290 entrées
- Supergrave: 161 980 entrées
- Les portes du temps: 159 883 entrées
- Le dernier gang: 150 620 entrées

Le dernier gang est à la traine (je l'avais anticipé mais pas à ce point), Chrysalis est hors course. Ca promet pour les chiffres de la semaine (et je ne parle pas des fins de carrière).


04 nov.

Les bloggueurs cinéma ont un groupe...

Grâce à l'initiative de Florian papa de l'excellent FilmGeek (que je vous recommande d'ailleurs et pas seulement parce qu'il est inscrit sur l'annuaire des blogs) les Bloggueurs Cinéma, ont leur groupe sur le très populaire réseau Facebook. Ca s'appelle “Blogs et Cinéma ” et c'est un très bon complément à la petite communauté que j'essaye de batir de mes petites mains ici.
Vous connaissez le dicton: plus on est de fous ...


04 nov.

"Lettres d'Iwo Jima": séance de rattrapage en DVD...

Pour ceux qui avaient raté la sortie des Lettres d'Iwo Jima cet hiver une séance de rattrapge en DVD s'impose. Le film n'a eu effectivement pas le succès en salle qu'il aurait mérité (290 000 entrées en fin de carrière) à l'instar de Mémoires de nos pères qui avait callé sous la barre des 500 000 entrées.
lettres iwo jima



Comment raconter une guerre sans prendre partie pour l'un ou l'autre des belligérants ? Clint Eastwood a intelligemment répondu à cette question en faisant 2 films sur la même bataille: la conquête du mon Iwo Jima. Grâce à ce traitement hors du commun d'un pan de l'histoire des relations Américano-Japonaise le réalisateur se permet donc d'être partiale pour l'un et l'autre des protagonistes.
Nous avions déja publié deux articles sur ce film:
- Lettres d'Iwo Jima: lettres de guerre
- Comprendre les lettres d'Iwo Jima
La musique de Kyle Eastwood (fils du réalisateur) est pour beaucoup dans l'ambiance pré-apocalyptique qui se dégage du film.
Letters from Iwo Jima [Kyle Eastwood y Michael Stevens - Main Titles]
 
Inutile d'avoir vu Mémoire de nos pères pour apprécier Lettres d'Iwo Jima (je n'ai pas vu le 1er d'ailleurs).
Un petit mot sur le DVD: le son et l'image sont dignes du film (soit excellents). Dans l'édition collector il y a un 2ème DVD rempli de bonus. Il y a surtout un reportage de 20' qui raconte l'histoire du projet. Il nous rappelle que Steven Spielberg est producteur du film et qu'au départ Clint Eastwood n'était pas parti pour en faire 2 (films) mais face au sujet et à sa volonté de traiter équitablement les deux aspects de cette bataille ce choix s'est imposé. Il donne également la parole à Iris Yamashita scénariste de ce volet Paul Haggins (le scénariste de l'autre) ne se sentant pas capable de retranscrire à l'écran les lettres de ses combattants Japonais.
Une séance de rattrapge s'impose...


27 oct.

"Paranoid Park": Gus Van Sant prend son temps

En cloque   l'avis
de
Jérôme
très bon
Alex est un skateur qui vit à Portland. Un soir, il tue accidentellement un agent de sécurité près de Paranoid Park là où les jeunes de la ville se rassemblent pour skatter. Il décide de garder secret ce terrible accident.
Si l'histoire tient en une ligne c'est qu'elle ne sert que de trame à Gus Van Sant qui prolonge son analyse de la jeunesse, de la culpabilité, de l'insoucience.
Je me souviens encore du choc que j'avais ressenti après avoir vu Elephant. Un choc si fort que j'avais forcé Julie à le voir dès le lendemain, pour pouvoir partager cette expérience cinématographique: l'esthétisme de l'image, le traitement de l'histoire. Je n'avais pas osé voir Gerry et Last Days de peur d'être déçu et que cette déception entache le souvenir d'Elephant.
Paranoid Park prolonge le choc d'Elephant. On y retrouve les mêmes codes: un drame, l'adolescence, le mal-être, la quête de soi. Le traitement visuel de l'histoire est encore une fois exceptionnel. Les mêmes scènes se retrouvent à différents moments du film pour l'éclairer différemment.




Les multiples ralentis imposent leur rythme à cette histoire dramatique. Gus Van Sant joue littéralement avec les éléments. L'eau comme signe annonciateur d'une catastrophe (la scène de la douche est un chef d'oeuvre) et le feu pour la rédemption. L'image est floue parfois, mais c'est pour mieux accompagner Alex dans ses doutes.
La bande son est constamment à contre courant de l'image. Vous pourrez entendre des bluettes de Jazz, de la musique de cirque ou la symphonie N° de Beethoven. Les bruits ou même l'absence de bruit ajoutent à l'impression de mal-être ambiant. Les acteurs sont tous excellents, à commencer par Gabriel Nevins (Alex) troublant de réalisme.
Paranoid Park est une expérience cinématographique on peut ne pas aimer mais au moins vous pourrez dire que vous l'avez vécue.

26 oct.

Analyse Box-office France semaine 42: un 1er (Rush Hour) pas au top ...

La loi des séries n'aura pas lieu
On a eu le droit cet été à une litanie de suite (je ne vous ferais pas l'affront de recommencer la répétition). Toutes ont cartonné au box-office. Enfin l'exception qui peut confirmer la règle se présente puisque Rush Hour 3 ne fera pas aussi bien que ses prédécesseurs (1.5 millions d'entrées). La moyenne n'est pas terrible (665 s/c) et même si les vacances vont lui permettre de se reprendre un peu il ne fera surement pas le million d'entrées.

Deux millionnaires et Français en plus
Cette semaine voit Un secret et 99 F atteindre le chiffre mytique du million d'entrées. C'est suffisamment rare (en ce moment) pour le dire. D'autant que leur carrière est loin d'être finie. Un Secret pourrait atteindre les 1.8 millions d'entrées alors que les 1.3 millions sont à la portée de 99 F.

Des démarrages poussifs
Invasion avec pourtant Nicole Kidman et Daniel Craig ne fait pas recette (362 s/c). Il pourra finir sa carrière en dessous de 200 000 entrées (la claque). Jane ne fait pas non plus d'étincelle avec ses 90 000 entrées (moyenne de 331 s/c) et Secret Sunshine malgré de bonnes critiques peine au démarrage (429 s/c). Le parc de 59 salles laissait pourtant présager d'une bonne moyenne (les voix du box-office ...). Deux vies plus une ne derroge pas à la règle avec pourtant, lui aussi, un parc de salles limité puisqu'il fait 486 s/c avec 57 000 entrées. Il peut à peine espérer plus de 100 000 entrées.


La seule nouveauté qui s'en sort est à mettre au crédit de nos amis de chez S.N.D avec Michael Clayton. Une moyenne de 846 s/c et une première semaine à 250 000 entrées, on est (enfin) en phase avec mon pronostic (750 000 entrées).

Enfin des bonnes nouvelles
C'est finalement du côté des films en continuation que l'on doit chercher les bonnes nouvelles. Tous se maintiennent très bien et rattrape petit à petit le retard que l'on peut certainement imputer à la coupe du monde. Un jour sur terre ne baisse que de 14% et voit les vacances d'un bon oeil. Même L'ennemi initime limite la baisse à 39% cette semaine ce qui lui permet de peut être viser les 500 000 entrées en fin de carrière. L'assassinat de Jesse James ne baisse que de 33% (cumul de 195 000 entrées) et peut certainement remercier Pascale qui ne ménage pas sa peine pour soutenir le film.

Minor à la fête
Une baisse de 69% en deuxième semaine c'est digne du Lièvre de Vatanen mais quand c'est signé J.J Annaud ca fait tout de même un peu de peine. Sa Majetsé Minor affiche 133 038 entrées au compteur (c'est peu).


25 oct.

Démarrage France: "Errare humanum est, perseverare diabolicum"*

Je me suis encore trompé. A ce rythme là je crois que je vais arrêter les pronostics... non je blague (pour l'arrêt des pronostics pas sur le fait que je me sois trompé). Le coeur des hommes 2 démarre fort et Le deuxième souffle aura certainement besoin d'un troisième (souffle):
Voici les entrées 1er jour France:
- Le coeur des homme 2: 70 373 entrées
- Les rois de la glisse: 49 812 entrées
- Le deuxième souffle: 41 351 entrées

*: Il est humain de se tromper, persévérer (dans l'erreur) est diabolique


23 oct.

Dur de faire des pronostics cette semaine ...

Cette semaine voit débouler sur nos écrans pas moins de 4 grosses sorties (plus de 350 écrans). Faire un pronostic devient donc sacrément hasardeux mais qui ne tente rien n'a rien :-)
Le deuxième souffle fait parti des gros projets de cette année. Un projet ambitieux (remake d'un film de Jean-Pierre Melville), un réalisateur confirmé (Alain Corneau) et surtout un casting à-la d'Ocean Eleven !!!
Le film vise clairement les 2M d'entrées de 36 Quai des Orfèvres qui a surement permis que Le deuxième souffle se monte. Cependant les critiques sont assez partagées et les 1er spectateurs ne sont tous très emballés. Dans tous les cas le distributeur aligne les copies (586) mais depuis le traumatisme Minor je me méfie. Point positif pour c'est que le public adulte à repris gout pour les salles obscurs (cf. Un Secret) par contre la concurrence est rude. Si la 1ère semaine devrait se situer dans les 400 00 - 500 000 entrées tout va se jouer sur le bouche à oreille.
-> Mon pronostic: 1 200 000 entrées

Le coeur des hommes 2 rafle lui 517 écrans. Les 1.5 millions d'entrées du 1er y sont certainement pour beaucoup. L'affiche nous plante le décor: on reprend les mêmes et on recommence. Sauf que cette fois-ci la critique est plutôt tiède, voir carrément froide (1 étoiles chez Première et Ciné Live). Je ne parlerais pas de Studio qui est surement incapable d'une critique impatiale vu que le réalisateur (Marc Esposito) est le fondateur du journal. Ce qui est sur c'est que le film bénéficie d'un véritable capital sympathie mais est-ce suffisant ? Je parie sur une 1ère semaine en demi-teinte (650 s/c) et un bouche à oreille négatif.
-> Mon pronostic: 700 000 entrées


23 oct.

"Le Coeur des hommes 2" le jeu des chaises musicales

Je n'ai pas encore vu la suite du très médiocre Coeur des hommes mais force est de constater que la production ne s'est pas trop foulée pour l'affiche.
La seule différence entre le 1 et le 2 c'est que les acteurs ont changé de place... et que le titre est maintenant en bas. Quelle preuve d'originalité ! Espérons que le film aille un peu plus loin que ce que l'affiche laisse présager.

  

21 oct.

"Jane", becoming Jane

En cloque   l'avis
de
Julie
bon
Décidément le titre original (Becoming Jane) est bien meilleur que le titre français. Car Jane c'est avant tout l'histoire par laquelle Melle Jane Austen est devenue une romancière d'exception, une figure marquante de la littérature anglaise du XIXème siècle.
Le film fait preuve d'un grand souci: celui d'expliquer la construction psychique de cette romancière, les fondements de son oeuvre, les racines de l'atmosphère commune à tous ses romans.
Pourtant l'objectif du film n'est pas immédiatement perceptible. Le début de Jane ressemble d'ailleurs étrangement à un mauvais ersatz d' Orgueil et préjugés de Joe Wright (2006). Le réalisateur (Julian Jarrold) va même jusqu'à en emprunter certaines répliques. Ainsi, les 15 premières minutes de Jane sont plutôt laborieuses et manquent cruellement d'originalité. Les personnages sonnent presque faux. On en vient même à regretter de ne pas lui avoir préféré l'énième vision du film de Joe Wright....
Mais ce début poussif une fois passé, la sensation de gêne est vite dissipée. Et on comprend que le film explore les attitudes d'une jeune femme en devenir pour expliquer la romancière qu'elle sera. Très vite alors on voit à travers cette femme unique toutes celles dont elle nous a raconté par la suite l'histoire: Elizabeth Bennet (campée par la sensuelle Keira Knightley dans le film de Joe Wright), biensûr, avec ses préjugés, son orgueil, son côté très intellectuel, son indépendance, mais pas seulement. On retrouve aussi à travers Jane, la folie et la passion de Marianne Dashwood, la raison de Eleonore Dashwood (jouées respectivement par Kate Winslet et Emma Thompson dans Raison et sentiments de l'admirable Ang Lee (1996)) et l'humour et l'espièglerie de Emma Woodhouse (interprétée par Gwyneth Paltrow dans le décevant Emma l'entremetteuse de Douglas Mc Grath en 1997).


Alors qu' a priori l'histoire de Jane semble ressembler à celle d'Elizabeth Bennet, c'est en réalité à celle de Marianne Dashwood qu'elle doit s'apparenter. Il est vrai qu'au début elle et celui qu'elle va aimer se cherchent, se titillent, se chamaillent. Leur amour ressemble d'ailleurs un peu à un combat de boxe à l'instar des relations tendues entretenues par Elizabeth et Monsieur Darcy. Mais en fait Tom Lefroy, celui dont Jane est éprise (joué par le craquant James McAvoy déjà vu dans le Dernier Roi d'Ecosse) est aussi fougueux que le John Willoughby de Marianne. Sans le sou, dépendant complètement de son oncle,Tom ne peut rien offrir à Jane...à l'exception de son amour. Mais à la fin du XVIIIème siècle, en Angleterre (comme partout ailleurs en fait), l'ordre social règne et l'homme ne peut concevoir sa vie par ses choix personnels mais seulement en fonction de ceux que la bonne société lui a dictés. On retrouve une Jane indépendante qui veut choisir, se battre contre les préjugés sociaux. On retrouve un homme, Tom, qui avec elle veut lutter et vivre simplement une histoire d'amour. Mais à cette époque, les sentiments doivent céder la place à la raison. Alors, progressivement, en même temps que se déroule le triste drame qui va façonner la vie de Jane, cette dernière va mettre toute sa force et sa passion au service de sa plume. Son oeuvre sera profondément optimiste, sensuelle et romantique à l'image de ce qu'elle est au fond d'elle même.
On peut d'ailleurs en cela rapprocher Jane de Shakespeare in love (1999) où le réalisateur, John Madden, avait là aussi imaginé que la vie du dramaturge s'était construite à partir d'un amour contrarié.
On aimera Jane pour ses acteurs justes et crédibles et pour son scénario, touchant et sensible. Mais on lui reprochera un manque cruel de sensualité. Là où les adaptations cinématographiques des oeuvres de Jane Austen ont su mettre le spectateur en émoi (on pense par exemple à la scène sous la pluie entre Keira Knightley et Matthew MacFadyen dans Orgueil et préjugés), Jane n'a pas su recréer une atmosphère sensuelle. La passion amoureuse qui est censé avoir façonné la romancière est à peine effleurée. On se demande même pourquoi Jane et Tom sont épris l'un de l'autre. C'est vrai que le parti pris du réalisateur était celui d'expliquer "comment devenir Jane". Mais au lieu de bacler un début sans originalité ni intérêt, le réalisateur aurait peut être dû prendre soin de soigner la rencontre des deux protagonites principaux. Enfin, on peut déplorer une photographie brouillonne et qui fait peine à voir quand on la compare à celle de Raison et sentiments.
En résumé, Jane est un joli, triste et sensible film qui touchera, sans aucun doute, le coeur des inconditionnels de Jane Austen

19 oct.

"Les rois du patin" ou l'art de réussir une comédie sur n'importe quel sujet...

Rois du Patin   l'avis
de
Jérôme
drôle
On savait déjà que la joyeuse bande du Frat-pack était capable de faire un film sur: une compétition de balle au prisonnier (Dodgeball), des loosers de la course automobile (Ricky Bobby), une compétition de top-models masculins (Zoolander). On sait maintenant qu'une compétition de patinage artistique peut être pretexte à faire une (bonne) comédie.
Chazz (extraordinaire Will Ferrell) est tatoué, insatiable sexuellement, gras mais également champion de patinage artistique. Jimmy McElroy (étonnant Jon Heder) est blond, imberbe, sexuellement inactif (voir asexué) et également champion de patinage artistique. Chazz & Jimmy ne s'aiment pas. Ils seront d'ailleurs bannis de toute compétition officielle après s'être battu pendant une remise de prix. Leur seul espoir de revenir à la compétition est de patiner en couple ...


Finalement peu importe le sujet et l'histoire puisque le crédo de ce genre de comédies est simple: la débilité. Mais attention ne voyez rien de péjoratif dans mon propos car ce groupe de comiques Américains (tous issus du show Saturday Night Live) a érigé en art le principe même de la débilité au cinéma. Les blagues fusent, les situations sont grottesques et il n'existe pas de limites.
J'aurais aimé être là quand ces rigolos sont allés voir leur producteur pour lui demander $61M (le budget du film) afin de faire un film sur le patinage artistique. Le film a cartonné aux U.S. ($118M de recette) et a fait un bide en France (normal il fait l'objet d'une sortie purement technique). Si vous voulez rire, si l'absurde ne vous fait pas peur (ah la scène de décapitation) alors ce film est fait pour vous.


19 oct.

Analyse Box-office France semaine 41: excellent maintient de "Un secret"

Un secret qui commence à être connu
Avec une baisse limitée à 28% en 2ème semaine et un cumul de 790 196 entrées (et toujours une très bonne moyenne de 833 s/c), Un Secret donne du baume au coeur des producteurs à la recherche de financement avec un film pour un public adulte sous le bras. C'est également une belle performance pour Patrick Bruel qui n'avait pas vraiment connu de succès public au cinéma. Un Jour sur terre démarre tranquillement avec ses 642 s/c. Je ne suis pas sur que le film aura le succès qu'on lui prédit et le million d'entrées me semble même compromis puisque les vacances arrivants nos petits bambins vont être très sollicités (Bienvenue chez les Robinson ou Les rois de la glisse par exemple). C'est 99 F qui complète le trio de tête avec 936 595 entrées au compteur. Le film devrait finir sa carrière dans les 1.3 millions d'entrées ce qui est suffisant pour en faire un succès.

Des nouveautés à la peine
Sortir En cloque mode d'emploi sur 344 écran relevait du véritable pari pour Paramount. Ce sera un pari perdu puisque le film ne fait que 342 s/c, il faut dire qu'il est plutôt mauvais. L'assassinat de Jesse James est également décévant avec ses 610 s/c sur une combinaison pourtant raisonnable de salles (192). Il faut toutefois relativser cette moyenne puisque le film est long (2h40) ce qui réduit le nombre de séances dans la journée. Le bouche à oreille étant bon il devrait connaitre une exploitation dans la durée et les 330 000 entrées en fin de carrière sont atteignables.


L'évènement devait venir de la sortie de Sa Majesté Minor du roi Annaud. L'évènement a eu lieu mais pas dans le sens que l'on aurait pu croire il y a encore 6 mois de cela. Avec 204 s/c (497 écrans tout de même) c'est LE bide de l'année. Le film pourrait ne pas atteindre les 200 000 entrées. A ce niveau là on peut parler d'accident industriel.
La surprise vient finalement de This is England qui s'octroie la meilleure moyenne du top de cette semaine (mis à part Un Secret) avec 821 s/c et une 1ère semaine à 45 000 entrées.

Bon maintient des films en continuation
A l'instar d'Un Secret, les films se maintiennent bien cette semaine. Notre champion du box-office, Ratatouille, ne baisse que de 14% et la perspective des vacances devrait lui permettre de passer la barre des 7.5 millions de spectateurs haut la main.
La Vengeance dans la Peau avec ses 1 442 580 entrées s'approche doucement du score du précédent Jason (1.6 millions).

Des chiffres en vrac
L'invité dépasse les 600 000 entrées (606 000 entrées pour être exact). Il y a à peine 6 mois une tripotée de films Francais flirtaient avec le million d'entrées (Contre Enquête, Jacquou le croquant, Danse avec lui) mais aujourd'hui force est de constater qu'un film qui fait 650 000 entrées ne peut pas être considéré comme un échec (3 amis et ses 630 000 entrées ou La fille coupée en deux et ses 720 000 entrées). Triste évolution.
L'age d'homme cumule 197 000 entrées (c'est peu) et La face cachée 100 000 entrées (c'est également pas beaucoup).

Curiosités de la semaine
Caramel s'approche tranquillement du demi-million d'entrées (472 000), c'est un véritable succès public. Persepolis voit (encore) ses entrées progresser de 15% cette semaine avec un cumul de 1 184 000 spectateurs.

Une pointe de décéption
J'avais oublié de vous le dire mais cette semaine ressortait sur nos écrans Crin Blanc et surtout Le Ballon Rouge (article le plus lu du blog d'ailleurs). Avec 6 417 entrées sur 44 écrans, c'est un poil décévant.


17 oct.

"Michael Clayton" pronostic d'un film engagé

Si le film engagé / politique n'est pas nouveau on ne peut pas dire que tous ont connu le même succès. On se souvient bien sûr de Traffic de Steven Soderbergh (véritable chef d'oeuvre) qui a réussi à rassembler 1.8 millions de spectateurs ou encore de Erin Brockovich du même Soderbergh qui faisait 2.5 millions d'entrées. Plus prôche de nous Lord of war flinguait le box-office en raflant 1.3 millions d'entrées. Même résultat pour Blood Diamond. Le film engagé est donc un gage de succès ?


Que nenni, puisque j'ai en catalogue The good German et ses 100 000 entrées (tient avec G. Clooney), Good night, and good luck et ses (décevants ?) 400 000 entrées (encore du Clooney) ou encore Thank You for Smoking et ses 250 000 entrées (pas si décevant que ca finalement).
Dans tous les cas SND croit au potentiel de son poulain et doit surtout se remettre du coup porté par l'échec en salle de L'ennemi intime. Du coup il place le film sur 302 écrans et mise certainement sur 1 millions d'entrées. Tout le jeu est maintenant de voir si ce potentiel commercial peut être atteint.
Le marché est plutôt porteur pour les films pour adulte mais l'offre est déja bien installé avec Un Secret qui a encore un bon potentiel d'exploitation. Le public un tantinet plus jeune (genre trentenaire) a également de quoi s'occuper avec L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford que Pascale nous invite fortement à voir. Bref l'équation pour l'ami Clooney n'est pas simple mais point positif les critiques sont plutôt de son côté. Je mise sur une bonne 1ère semaine (800 s/c) et un maintient tout à fait correct (x3 entre 1ère semaine et fin de carrière).
-> Mon pronostic: 750 000 entrées


15 oct.

"Tout ce qui brille" un jour deviendra grand...

Le court métrage est un exercice cinématographique qui n'est pas assez mis en valeur alors que c'est souvent là où l'on peut trouver les pépites de demain. Qui sait que Jean-Pierre Jeunet a développé son concept de J'aime/J'aime pas dans un court métrage intitulé Foutaises ? Ou encore qu'avant de s'appeler Nos Jours Heureux, Eric Tolédano et Olivier Nakache ont tourné Ces Jours Heureux qui montrait le départ et l'arrivée d'une colo de vacances ?
Tout ce qui brille est peut être le prochain succès du cinéma Français et vous l'aurez découvert sur Cinefeed.com :-)


Porté par Hervé Mimran (co-scénariste et co-réalisateur) et Géraldine Nakache (actrice, co-scénariste et co-réalisatrice), Tout ce qui brille se décline aujourd'hui en version courte afin de mieux préparer le long.
LILA (Leïla Bekhti) et ELY (Géraldine Nakache) sont deux jeunes filles d'une vingtaine d'années qui vivent dans une cité tranquille de Puteaux, de l'autre côté du pont qui les sépare de Paris. Un soir, ELY et LILA se mettent sur leurs 31 et décident de suivre à la lettre le «Trendy Tour» paru dans un magazine féminin, qui va les mener vers les endroits les plus prisés de la capitale. Mais tout ce qui brille…
Souhaitons à Tout ce qui brille de devenir grand et d'avoir la même carrière que ses augustes ainés...
Merci à Hervé Mimran pour les photos prises par Raphaël Creton.

14 oct.

"En cloque, mode d'emploi"... à ne pas suivre

En cloque   l'avis
de
Julie
mauvais
Voilà réunis dans un même film tous les ingrédients du navet intersidéral: vulgarité, lourdeur, ennui, platitude, humour graveleux...Comment dire qu'on sort presque gêné d' En cloque mode d'emploi? A l'instar de son précédent film, 40 ans toujours puceau, le réalisateur (Judd Apatow) a réussi la pire des comédies pseudo-romantiques.
Les 15 premières minutes sont peut-être sauvées par le secret espoir nourri (systématiquement d'aileurs) par le spectateur de voir l'intrigue se construire, les personnages s'installer dans leur petite histoire, et la lourdeur déjà fortement présumée se dissiper. Il n'en est rien...
La suite nous révèle un scénario sans intérêt. Il aurait pu produire l'effet escompté. Après tout l'idée de base était plutôt sympathique: Une jeune femme, jolie, ambitieuse (Alison Scott campée par la sensuelle Katherine Heigl déjà vue dans les séries Roswell et Greys anatomy) passe une nuit "d'amour" improbable avec un looser, ado attardé, (Ben Stone joué par Seth Rogen) après une soirée arrosée en boîte de nuit. Et paf, du premier coup, la voilà enceinte. Elle prend d'emblée la décision de mener à terme cette grossesse et lui celle de l'accompagner dans l'épreuve. Prétexte à plusieurs histoires parallèles, les neuf mois passent...lentement.


Prétexte d'abord à l'histoire d'amour improbable entre une success woman et un homme sans ambition, prétexte aux situations cocasses connues de tous les couples pendant la grossesse (quelle est la bonne position pour le faire, les sauts d'humeur...), prétexte aux histoires de couple opposant la soeur d'Alison à son mari (joué par le mignon Paul Rudd déjà vu dans la dernière saison de Friends).
Mais voilà rien de vraiment bon ne sort de tout cela. On touche au degré zéro de la comédie romantique face à ce couple improbable dont la relation tombée du ciel n'est pas construite. Quant à l'humour, il y a certes quelques blagues qui font sourire. Les copains de Ben, stéréotypes d'une génération d'ado attardés, sont plutôt sympathiques et leur idée de créer un site cinématographique à connotation porno est assez drôle. Il y a aussi, c'est vrai, quelques références ciné assez bien vu (cf la toison de Julianne Moore dans Shorts Cuts).
L'histoire parallèle de la soeur d'Alison et de son mari n'est pas creusée et suscite l'ennui.
En bref, on déconseillera d'aller voir En cloque mode d'emploi pour éviter à l'ami spectateur de s'ennuyer pendant 2 HEURES 10 (!!!!!) . A celui qui veut franchement se marrer on conseillera plutôt de revoir, des excellents frères Farrelly, Fous d'Irene (2000) avec l'hillarant, l'hallucinant, le brillant Jim Carrey. D'ailleurs, qui a pu oser dire que Judd Apatow prenait la relève des frères Farrelly???????

12 oct.

Analyse Box-office France semaine 40: "Un Secret" loin devant

Les adultes à l'assaut du box-office
Après un squat des salles obscures par les adolescents pendant presque tout l'été (Spiderman 3, PDC 3, Die Hard 4 etc.) ce sont les adultes qui font la lois. Un secret arrive en force dans le box-office puisqu'il est 1er et affiche la meilleure moyenne du top (1 386 s/c). Resident Evil : extinction n'est pas à la peine puisque Mila arrive a attirer 741 s/c sur cette franchise à succès. 99 F connait une chute importante de ses entrées en 2ème semaine (-50%), pas vraiment étonnant vu les réactions du public (cumul de 775 303 entrées). Il devrait finalement terminer sa carrière dans les 1.2 millions d'entrées, le pari est déja gagné.

L'ennemi intime hors course
Le miracle Joyeux Noël n'a pas eu lieux. Le résultat de la semaine est à l'image de son démarrage: poussif. Avec 190 000 entrées en 1ère semaine et une perspective de 350 000 entrées en fin de carrière on peut nettement le mettre du côté des déceptions de cette rentrée cinéma.


Les fims en continuation trébuchent
Avec -50% cette semaine La vengeance dans le peau ne rattrapera pas son retard sur le précédent opus (). Le film cumul 1 353 976 spectateurs et devrait finir sa carrière dans les 1.6 millions d'entrées. Un brin décévant.
A vif restera dans les mémoires comme une contre-performance d'une Jodie Foster pourtant impériale jusqu'ici: Panic Room (1 315 750 entrées), Inside Man (1 180 000 entrées), Flight Plan (770 000 entrées) etc..

SND qui pleure (avec L'ennemi Intime) mais SND qui rit aussi avec Joyeuses funerailles puisque le film ne perd que 23% en 3ème semaine (cumul de 117 56 entrées). A ce rythme il devrait faire 250 000 entrées ce qui serait une très bonne surprise.
Control se maintient également très bien (-30%) cette semaine, ce qui porte son cumul à 66 983 entrées. C'est encore une bonne surprise pour un film sur le leader d'un groupe (Joy Division) finalement assez peu connu en France.

Des chiffres en vrac
L'invité est très loin des scores d'un Veber (toujours au dessus de 3 millions) mais ses 561 883 entrées ne sont finalement pas une si mauvaise affaire dans un marché plutôt dur (le film devrait finir dans les 700 000 entrées). Le fils de l'épicier continue à engranger les spectateurs (cumul de 291 744 entrées) grâce à une baisse limitée (-11%). Ceux qui restent s'approche de sa fin de carrière sur un honnète cumul de 360 000 entrées. 3 Amis proche de sa dernière semaine d'exploitation avec 683 772 entrées au compteur. Même genre de score pour La fille coupée en deux qui cumule 722 231 entrées.

La curiosité de la semaine
13 semaines et toujours en présent pour 2 days in Paris. C'est suffisamment rare pour le noter. Le score (269 424 entrées) n'est certes pas impressionnant mais cela suffit pour créer une petite surprise. Ce qui est sur c'est que Julie Delpy n'aura pas de mal à financer son prochain long métrage.


11 oct.

1er jour France: "Minor" dans une situation difficile...

Les chiffres viennent de tomber et ils ne sont pas très bon pour le dernier film de J.J Annaud, Sa majesté Minor qui semble suivre la même voie que L'ennemi intime soit une 1ère semaine à moins de 150 000 entrées.
- Un jour sur terre: 37 976 entrées
- Sa Majesté Minor: 20 151 entrées
- En cloque mode d'emploi: 18 622 entrées
- L'assassinat de Jesse James: 17 188 entrées

Même le resultat d'Un jour sur terre est un peu décevant puisqu'il devrait faire dans les 330 000 entrées en 1ère semaine.


10 oct.

Box-office France semaine 40: "Un secret" prend largement la tête

Un Secret prend la tête du box-office et affiche également la meilleure moyenne (1 386 s/c). L'enemi intime n'a pas trouvé son public, il se classe 4ème avec une moyenne (522 s/c) qui ne dit rien de bon quant à la suite de sa carrière.
1Un secret458 730458 730
2Resident evil : extinction302 319302 319
399 F (-50%, 2)257 981775 303
4L'ennemi intime189 075189 075
5La vengeance dans la peau (-49%, 4)133 6021 353 976
6Ratatouille (-36%, 10)111 0407 256 332
7L'invité (-47%, 3)94 527561 883
8A vif (-48%, 2)77 489225 865
97h58 ce samedi-la (-39%, 2)45 353119 561
1028 semaines plus tard (-54%, 3)42 306300 700

Nombre d'entrées cette semaine: 2 155 463 entrées (source cbo).

08 oct.

Box-office week-end semaine 40: L'ennemi intime est officiellement un bide...

S.N.D semblait vouloir croire possible que la tendance amorcée par un 1er jour faible pouvait s'inverser. Rien n'y a fait puisque L'ennemi intime fera dans les 160 000 entrées en 1ère semaine ce qui est très faible. Un secret confirme son bon démarrage.
1. Un Secret: 350 482 entrées
2. Resident Evil 3: 267 278 entrées
3. 99 F: 213 241 entrées
4. L'ennemi Intime: 142 474 entrées
5. La vengeance dans la peau: 108 276 entrées


06 oct.

"Le Mariage de Tuya" ou Mère courage en Mongolie.

le mariage de Tuya   l'avis
de
dbuk1000
chef d'oeuvre
En Mongolie intérieure, c'est à dire Chinoise.
Un fragment de l'empire de Gengis Khan largement colonisé par les chinois.
Des hauts plateaux et le désert de Gobi.
On pense à l'Altiplano entre Pérou et Bolivie.
Des paysages désolés sans un seul arbre, une toundra rachitique et un ciel très pur.
Un chameau qui trime et qui transporte et qui réchauffe , des petits chevaux et des troupeaux de moutons.
Les derniers des Mongols ( ils sont désormais très minoritaires): teint cuivré ( il en faut des globules rouges à cette altitude pour fixer l'oxygène) et yeux bridés.


On pense encore aux habitants de l'Altiplano
Les derniers nomades accrochés à leur yourthe, à leurs moutons, à leurs chevaux, à leur chameau et à leur puits.
Et la quête incessante pour l'eau.
Des heures de marche pour récupérer le plus précieux des liquides.
Et on comprend que l'eau c'est la vie.
Et puis une femme, Tuya.
Mère de deux enfants, toujours jeune, belle, mal fagotée dans ses différentes couches d'habits, trop grands, trop épais, trop masculins.
Une véritable armure contre le vent et le froid.
Et son beau visage rayonne d'amour et de détermination.
Détermination à nourrir sa famille dont elle est le chef depuis qu' un accident a rendu son mari handicapé à vie.
Corvées d'eau, de bois, de foin.
Trop dur pour une femme.
Alors le couple invente la solution.
Tuya va divorcer et trouver un nouveau mari qui la prendra en charge ainsi que ses enfants et son ex-mari handicapé.
Avec un tel programme, pas facile de faire des rencontres dans le désert de Gobi.....
Embarquez vite pour ce voyage aux confins du monde.
Beaucoup mieux qu'un voyage organisé par Fram ou Club Med ou Découverte de l'Asie.
Pour rencontrer les derniers des Mohicans accrochés à leur montagne, vestiges d'une espèce en voie de disparition.
Pour rencontrer une femme admirable, courageuse et déterminée.
Pour manger sa soupe ou déguster son rôti d'agneau.
Tuya si lointaine de nous et si différente mais dont l'âme et le coeur sont si proches.
L'Ours d'Or a récompensé au festival de Berlin ce petit chef d'oeuvre.
Courez-y!!


05 oct.

Analyse Box-office France semaine 39: sous le signe de la diversité

Un peu de changement
C'était certes attendu mais en terme de box-office on ne peut jamais être sûr de rien. Les 1 271 s/c de 99F sont le signe d'une solide 1ère semaine. La suite risque d'être un peu plus compliquée car la concurrence arrive en force (Un Secret) et les réactions quant à la qualité du film sont très hétérogènes. La vengeance dans la peau continue à bien se tenir en ne baissant que de 30% cette semaine. Dans le registre des bonnes tenues il y a également L'invité qui prouve une nouvelle fois que les Français ont un besoin de comédie en ce moment. Enfin Ratatouille domine le box-office 2007 du haut de ses 7 145 292 spectateurs et ce n'est pas fini puisque les vacances de la Toussaint se profilent à l'horizon, il dépassera surement les 7.5 millions d'entrées.

Les autres nouveautés peinent à exister
Malgré des critiques assassines A vif s'en sort finalement pas trop mal (moyenne de 536 s/c) alors que dans un autre registre L'age des ténèbres boit le bouillon avec une piteuse 1ère semaine (47 594 entrées et surtout une moyenne de 183 s/c). Sa carrière risque d'être courte (à peine 100 000 entrées en fin de carrière). 7h58 ce jour là et Control ont réussi leur démarrage (plus de 500 s/c), leur carrière se fera surement dans la durée.


Quelques pepites du côté des continuations
Si Caramel fait une belle carrière avec maintenant 450 000 entrées au compteur c'est du côté de Joyeuses Funérailles qu'il faut chercher l'évènement: +5%. En deuxième semaine le film gagne des entrées et sa moyenne est toujours excellente (687 s/c) ce qui porte son cumul à 84 000 entrées. C'est définitivement un film à mettre dans sur notre radar avec peut être un phénomène à-la La Vie des autres à la clé.
La face cachée perd 50% de ses entrées et risque de finir en dessous des 120 000 entrées ce qui est une grosse décéption (même si le film a un petit budget). Même punition pour Un coeur invaincu qui baisse lui aussi de 50% (cumul de 151 000 entrées).

Des chiffres en vrac
L'age d'homme confirme la contre performance de Romain Duris puisque le film fera à peine au dessus de 200 000 entrées (cumul de 185 000 entrées). La Palm Cannoise (4 mois, 3 semaines, 2 jours) continue son petit bonhomme de chemin avec 280 000 entrées au compteur. Enfin Le fils de l'épicier a dépassé la barre des 100 000 entrées.
Trois amis tente les 700 000 (cumul actuel de 676 766 entrées), ca sera dur puisque la moyenne est mauvaise (64 s/c). Persepolis est toujours là avec près de 20 000 spectateurs cette semaine ce qui porte son cumul à 1 165 000 entrées (14 semaines tout de même).

Curiosité
La question humaine montrait la semaine dernière des vifs signes de vitalité (baisse de 3% avec une très bonne moyenne de 520 s/c) alors que cette semaine les indicateurs sont dans le rouge: -42% et une moyenne de 302 s/c. Rien de dramatique pour ce film d'auteur qui cumule 81 000 entrées mais je m'attendais à une fin de carrière plus en douceur...


04 oct.

"L'ennemi intime": naufrage en vu !!!

Le premier jour de L'ennemi intime est catastrophique puisqu'il ne fait que 28 285 entrées. Pour vous donner un ordre d'idée c'est le même démarrage que Mr. Brooks, on est donc très loin de mon pronostic.
Quitte à se tromper autant le faire à fond, puisqu'Un secret démarre très bien (61 096 entrées) ce qui laisse présager d'une bonne 1ère semaine.


03 oct.

Box-office France semaine 39: enfin un film Français premier du top

Enfin un film Français en tête du box-office. Le dernier c'était Le prix à payer le 11 avril !!! donc merci au controversé 99F.
199 F517 322517 322
2La vengeance dans la peau (-30%, 3)261 8701 220 374
3L'invité (-38%, 2)179 210467 356
4Ratatouille (-25%, 9)172 2727 145 292
5A vif148 376148 376
628 semaines plus tard (-44%, 2)92 359258 394
77h58 ce samedi-la74 20874 208
8La derniere légion (-39%, 2)69 572182 850
9Un coeur invaincu (-50%, 2)50 655151 320
10Shoot'em up (-53%, 2)48 563152 350

Nombre d'entrées cette semaine: 2 214 493 entrées (source cbo).
Le lecteur averti remarquera que chaque film à sa fiche box-office, la base est presque à jour (soyez indulgent) et ca devrait être le cas chaque semaine maintenant (soyez une nouvelle fois indulgent).


03 oct.

"99F": Coke en Stock

99f   l'avis
de
Jérôme
bon
Octave (Jean Dujardin) est publicitaire. C'est à dire que c'est lui le roi des marques, la diva des slogans, le dieu du film publicitaire. Cet artiste travaille pour la plus grosse agence de pub du monde : Ross & Witchcraft. 99F nous plonge dans cet univers fait de sexe, coke, argent et superficialité à travers les yeux d'un Octave désabusé au bord de la rupture, dépressif. Il faut dire qu'Octave ne s'aime pas, ne s'aime plus ou s'aime trop ca dépend des jours.
Mené de main de maître par Jan Kounen qui maitrise son sujet (il réalise également des films de pub), il nous prouve une nouvelle fois combien il est doué pour la réalisation. Les plans sont visuellement léchés. La caméra est souvent placée dans des endroits étonnants (les scènes de l'appartement par exemple) ce qui ajoute au délire visuel d'Octave.


Les personnages secondaires (Jocelyn Quivrin et Patrick Mille) ne sont pas en reste. Ils sont sufisamment présents pour ne pas assister à un one-man-show de Jean Dujardin (ce qui aurait pu être pénible). Car notre Jean national est de tous les plans. Son jeu d'acteur est éblouissant. On aime detester son personnage.
Si le scénario tient la route (c'est souvent le point faible des films Français) ce n'est pas ce qui fait aimer, ou detester, le film. Car enfin il faut vouloir accompagner cet enfant attardé qu'est Octave pendant 1h40 de grand égoisme et de superficialité. C'est surement ce qui fait que le débat autour de ce film est si radical.
99F n'est pas une comédie (ne vous y trompez pas), c'est violent (visuellement), vulgaire (verbalement), quelque fois drôle mais toujours très incorrect. J'avais peur que Jan Kounen enchaine les plans uniquement pour se faire plaisir ce qui n'est pas le cas (la scène ou Octave est face à un foetus est peut être en trop). La course poursuite à Miami est bluffante. Un film étonnant qui ne laissera pas indifférent.

01 oct.

Cinefeed 4ème dans le classement Wikio (merci)

La mise à jour du classement Wikio vient de sortir et oh surprise Cinefeed est maintenant 4ème (on était 36ème le mois dernier).
Ce qui fait encore plus plaisir c'est de voir que notre petit écosystème des fans de cinéma est très bien représenté dans ce classement (qui ne veut pas dire grand chose je vous l'accorde). Sur La route du Cinéma est maintenant 1ère (bravo Pascale), nos amis de CinéBlogywood sont 5ème, les Tribulations d'Alain 6ème. J'en oublie beaucoup ...
Si vous avez un blog cinéma n'oubliez pas de passer par la case inscription sur notre annuaire.

01 oct.

"Magnolia", parce que sa musique est bonne...

  l'avis
de
Julie

+

=
Pendant la lecture de cet article écoutez, sans modération, les trois titres inclus dans l'article ...

Longtemps classé parmi mes films préférés, j'ai eu la curiosité récemment de revoir Magnolia (Paul Thomas Anderson, 2000). J'ose à peine décrire ma déception. Dois je même dire qu'il ne figure plus dans mon panthéon des chefs d'oeuvre? Définitivement, oui. Il fut pourtant pendant longtemps le film qui suscitât le plus d'émotion chez moi.
Petit frère de Short Cuts (Robert Altman) de 6 ans son aîné, Magnolia mèle les destins de plusieurs protagonistes comme les maillons d'une chaîne. Ils n'ont pas d'intérêt commun. Mais chacune des histoires est plus moins liée aux autres par un infime détail. Le réalisateur a voulu d'emblée (dès la première minute du film) montrer combien les vies n'étaient jamais parallèles et comment le hasard pouvait les lier à tout jamais.


A l'instar de Short Cuts, Magnolia retrace la vie d'américains relativement typiques: Tout pourrait partir de l'histoire d'un enfant prodige donné en pature par son père au cours d'une émission télé produite par un homme, ce dernier étant en phase terminale d'un cancer et cherchant à renouer les liens avec son fils animant un show ultra macho. Tout pourrait partir de l'histoire d'un autre enfant prodige qui a grandi, qui est devenu homo et fauché, mais qui, jeune enfant, brillait par ses compétences au cours de la même émission qui était alors déjà présentée par un homme, également en phase terminale d'un cancer et qui cherche aujourd'hui à renouer, au seuil de la mort, le contact avec sa fille junkie.C'est surtout l'histoire de personnes seules, d'un infirmier au chevet d'un mourant, d'un flic croyant en quête d'amour, d'une femme dépressive et suicidaire (jouée par une magnifique Julianne Moore), des deux enfants prodiges, des deux hommes condamnés à mourir, de leurs fils et fille meurtris. Les liens entre eux sont ceux du hasard ou du sang . Derrière ces portraits hauts en couleur, on retrouve le même dénominateur commun: la souffrance.
On adore le personnage de l'infirmier au chevet de Earl Partridge, joué par un émouvant Philip Seymour Hoffman qui depuis nous a maintes fois montré l'acteur exceptionnel qu'il était. On sera plus qu'attendri par celui du flic à la moralité exemplaire (joué par John C. Reilly) qui tombe sous le charme d'une sniffeuse de coke. Et surtout on est subjugué par la performance exemplaire de Tom Cruise (Frank T.J Mackey, certainement l'un de ses meilleurs rôles avec Eyes Wise Shut et Jerry Maguire) en prêcheur fou, en gourou de males en rute et de machos désoeuvrés. S'il ne porte pas le film à lui seul (trop de protagonistes lui font barrage), il reste le clou du grand spectacle que P.T Anderson a voulu servir à ses spectateurs.

A vrai dire, Tom Cruise ne réalise pas la seule prestation exceptionnelle de cette oeuvre. Le réalisateur s'est entouré d'acteurs justes et sensibles. Chacun d'eux aurait mérité un Oscar (en réalité seul un golden globe fut décerné à Tom Cruise sans oublier l'Ours d'or récompensant le film au 50ème festival de Berlin en 2000 ).
Que seraient des acteurs hors pair sans un réalisateur qui ne sache les conduire et les mener exactement où il le souhaite? La réponse est évidente et couronne en partie P.T Anderson de la gloire de ses acteurs.
Et pour cause, de nombreuses scènes sont la démonstration d'une mise en scène vertigineuse. On pense plus particulièrement à celle où la caméra suit, sans rupture, l'entrée de l'enfant dans les salons de production de Earl Patridge, avant de commencer l'émission des petits génies. Oui....Mais une forte impression de "déjà vu" nous envahit alors...The Player peut-être...De Robert Altman. Encore...
Alors sous cette pluie de compliments, pourquoi avoir récemment détrôné ce "canada dry" de chef d'oeuvre?
Parce que justement il n'en a que la façade et les allures. Ses défauts qui ne sont pas si nombreux ne sont toutefois pas des moindres.
Car derrière ces destins mêlés c'est une morale un peu manichéenne qui nous est livrée, à l'inverse de Short Cuts. Le cancer atteint l'homme adultère, l'homme lâche, l'homme incestueux, l'homme avare et égoïste. Les victimes collatérales même si elles sont atteintes des pires maux (drogue, misogynisme) s'en sortent, lavées par la mort et le pardon de leurs bourreaux.
Et puis il y a ces protagonistes hors norme, ces petits êtres exemplaires à qui il ne manque plus que les ailes. Eux sont au service des malades, prient dieu, viennent en aide aux âmes meurtries. Leur seule faute c'est leur sensibilité.
Et puis avec eux, la tension monte très fort, très vite au cours de cette journée particulière au taux d'humidité inexpliqué sur la ville de L.A. Les mauvais hommes doivent mourir, payer pour leurs pêchés afin de laisser enfin en paix leurs victimes. Ce n'est pas Armageddon mais presque. Dieu va sauver les âmes meurtries et jeter une pluie de grenouiles infames. Il abat ainsi, bien des siècles plus tard, la même plaie que celle qui ravagea le peuple égyptien au temps de pharaon et de Moïse .
On pourrait être tenté de penser, pour croire que ce film ne traite pas de la rédemption et de péché, que le réalisateur a seulement voulu créer un effet de surprise, parler de l'anarchie de l'âme humaine, de la solitude, tout ça avec beaucoup d'onirisme et d'imagination. Après tout, pourquoi une pluie de grenouilles devrait-elle avoir une signification biblique? Mouaif...
La morale n'est malheureusement pas le seul écueil de cette fresque américaine.

La musique exceptionnelle d'Aimee Mann prend trop de place tout au long du déroulement de cette journée particulière. Une musique peut ajouter à un film. Quand elle est murement réfléchie, choisie, elle inspire, elle accompagne et finit par ressembler aux personnages de celui-ci. On pense au soin avec lequel Cameron Crowe choisit la BO de ses films...Mais quand la musique brise les tympans du spectateur, sous prétexte qu'elle épouse la nervosité des protagonistes voire la manière dont ils l'écoutent, elle occupe la place centrale du film. Trop forte, trop imposante, la musique d'Aimee Man tend finalement à combler les lacunes d'un scénario un peu facile. On n'est pas proche du clip vidéo pour autant. Les ingrédients du mélo sont tous là, réunis autour de ces familles éclatées, de ces enfants blessés à tout jamais, de ces âmes esseulées.
Des images plein les yeux, de la musique plein les oreilles c'est trop et pas assez... Et pourtant, pour raconter ces destins mêlés il aura fallu pas moins de 3 heures et 4 minutes au réalisateur....Le spectateur en sort étourdi, un peu saoulé et fatigué. Entre fascination et déception, son opinion comme la mienne pourra évoluer. Mais le moins que l'on puisse dire c'est que Magnolia ne peut laisser indifférent. Franchement inspiré de Short Cuts, il n'en a pas l'humour, l'audace, la finesse, l'intelligence mais il a en plus les paillettes, une bonne dose de glamour, une belle affiche, Tom Cruise et....il faut bien le dire une B.O exceptionnelle.

28 sep.

Analyse Box-office France semaine 38: un box-office zen

Nouveautés et stabilité
Cette semaine nous sommes face à un box-office plein de subtilité ou se mélange nouveautés (7 films sur les 12 premiers) et stabilité puisque les films sortis la semaine dernière ne baisse pas trop. C'est ainsi que La vengeance dans la peau approche du million d'entrées. Sa moyenne reste bonne (734 s/c) mais les 2 millions sont hors de portés. En d'autre temps L'invité aura pris cette 1ère place sans grande difficulté. Son début est poussif (626 s/c), il affiche dès la 1ère semaine un bon coef P/P (4) signe que son réservoir d'entrées est en province. C'était prévisible et prévu. C'est Ratatouille qui complète le podium, signe des grands il ne perd que 6% en 8ème semaine.


Tir groupé de nouveautés
Les principales nouveautés squattent de la 4ème à la 7ème place avec des résultats plutôt homogènes (à peu près 500 s/c). C'est cependant 28 semaines plus tard qui s'en tire le mieux avec 669 s/c. Son grand frère (28 jours plus tard) avait fini sa carrière hexagonale avec 200 000 entrées au compteur, on est donc maintenant sur que 28 semaines fera mieux. Il terminera surement sa carrière aux alentours de 400 000 entrées, dans la lignée des 500 000 entrées de La colline à des Yeux. Au petit jeu de la meilleure moyenne par copie (le fameux s/c que vous voyez ici) c'est Joyeuses Funérailles qui gagne avec 838 s/c. Il faut dire qu'avec ses 49 écrans il a su ménager son exposition, plutôt étonnant de la part de SND, le début d'un changement de stratégie ?

Les films en continuation sont stables
Etonnant de voir se box-office si clément avec les films en continuation. Pour moi c'est l'effet Rubgy. Les films qui sortent en ce moment ne font pas le plein d'afficinados dès la 1ère semaine pour cause de match. Les amateurs de cinéma prennent leur temps et se partage entre match à la télé et salles obscures. Du coup les carrières seront certainement plus longues (un coefficient à surveiller) et un démarrage poussif en ce moment n'est pas nécessairement annonciateur d'une catastrophe.
Au petit jeu de la 2ème semaine la plus calme c'est Le goût de la vie qui gagne avec seulement -25%. Le bouche à oreille (3 étoiles chez Allociné)est bon et les spectateurs sont à la recherche de douceur...

Des chiffres en vrac
4 mois, 3 semaines, 2 jours dépasse les 250 000 entrées (cumul de 256 206) avec une faible baisse de ses entrées d'une semaine sur l'autre (-16%). Caramel (-6%) cartonne (427 000 entrées). La question humaine (-3%) interesse (63 424 entrées). Le fils de l'épicier (-6%) étonne (256 739 entrées, c'est d'ailleurs une habitude de Daniel Duval qui avait amené son Temps des portes plumes à 500 000 entrées). La fille coupée en deux dépasse les 700 000 entrées (711 469 exactement). Par contre L'histoire Richard O. ne sucite qu'un interêt limité (8 460 entrées avec une moyenne de 264 s/c).

La pépite de la semaine
On est habitué aux carrières atypiques (Little miss sunshine, Nos jours heureux, La vie des autres) mais ca fait toujours de plaisir de le mettre en avant. Persepolis progresse cette semaine de 10% (17 911 spectateurs) ce qui porte son cumul à 1 152 845 entrées.


26 sep.

La famille cinefeed s'agrandit...

Beaucoup de nouveaux blogs se sont inscrits dans l'annuaire ces derniers temps. Prenez le temps de les visiter ils valent tous le détour.
  • Cinéjade: Jade aime le Ciné (vu le titre du blog vous vous en seriez douté) mais ce que vous savez peut être pas c'est qu'elle aime aussi écrire...
  • Cinéma d'Asie. Laure nous invite à découvrir le cinéma Asiatique. Au menu de se blog soigné: articles fouillés, des exlus, des photos.
  • La tête dans les images: Gaël a des gouts éclectiques. Au menu du blog vous pouvez trouver des articles sur Hairspray, Soapdish ou Les soeurs fachées. En un mot: diversité
  • Les nouveaux cinéphiles. Un blog qui traite de tous les sujets: critiques, news, interview etc...
  • Silencio (Le cinéma de hochedestructor) Benjamin est étudiant en journalisme et il aime faire partager ses goûts pour le cinéma ...
  • Le blog Audio de Patrick Fabre. Patrick est un jeune bloggueur mais possède un talent inné pour nous raconter le cinéma. Ses chroniques (exclusivement audio) sont courtes mais ciselées. Il a trouvé sa voix et tant mieux pour nous. Sachez tout de même que Patrick est déja une star puisque Monsieur Jean-Jacques Annaud lui écrit directement.
Merci à eux d'avoir pris le temps de s'inscrire, il sont les bienvenus chez Cinefeed :-)


24 sep.

"Mon frère est fils unique" ou la renaissance du cinéma italien

  l'avis
de
dbuk1000
Vous vous souvenez de "nos meilleures années"
Le même réalisateur Daniele Luchetti.
Italie, à la fin des années soixante.
Latina, une misérable petite ville au sud de Rome fondée par Mussolini.
Une pauvre famille d'ouvriers.
Le père trime.
La mère trime.
Et deux frères et leur soeur.


L'aîné beau et séducteur, agitateur gauchiste qui va bientôt rejoindre le père à l'usine, lieu cardinal du combat politique avant de rentrer dans la clandestinité mais après avoir séduit une jeune bourgeoise qu'il va bientôt délaisser pour d'autres groupies.
Le cadet, la Teigne qui abandonne au désespoir de sa mère le séminaire, sous la pulsion de ses appétits sexuels, pour devenir membre du MSI, le parti néo faciste et être initié à l'amour par la femme de son parrain en politique!
L'agitation politique c'est la trame du film : réunions de cellules, manifestations, descentes chez les ennemis, bastonnades, planques, attentats.
Les deux frères veulent chacun à leur manière détruire la société bourgeoise corrompue sans espoir de lendemains meilleurs. Mais c'est leur soif d'aimer et d'être aimé et admiré qui unit et oppose ces deux frères, amoureux de la même femme. Alors le film qui aurait pu être politique et moraliste se transforme en une magistrale leçon sentimentale: émois des premiers rapports, attouchements interdits, jalousie, amours déçues, cocu magnifique, crise cardiaque.
On pense un peu à "Cadavres exquis " de Francesco Rosi ( 1976) et aussi à " nous nous sommes tant aimés" de Ettore Scola ( 1974).
Avec un indéfinissable goût de la nostalgie du temps de la jeunesse.
La renaissance du cinéma italien est en marche.

24 sep.

Box-office week-end semaine 38: Jason est stable ...

Jason Bourne est bien parti pour faire une 2nd semaine au même niveau que sa 1ère, il faut dire que le bouche à oreille est bon et la concurrence est faible. L'invité fait un démarrage relativement médiocre (je vais pas dire que je l'avais dit mais bon).
1. La vengeance dans le peau: 307 536 entrées
2. L'invité: 245 105 entrées
3. Ratatouille: 197 923 entrées
4. 28 semaines plus tard: 143 713 entrées
5. La dernière légion: 96 962 entrées


19 sep.

C'est Dubosc qui remplacerait Poelvoorde dans Cinéman

encore une exlu cinefeed :-)
Je vous racontais ici que le tournage du dernier film de Yann Moix était pour le moment ajourné. Visiblement ce serait Franck Dubosc qui remplacerait au pied levé un Benoît Poelvoorde indisponible. Le tournage doit débuter dans les jours qui viennent.
Ce n'est pas que cela soit vraiment passionnant mais quitte à avoir une info autant la partager...


17 sep.

Le tournage du dernier film de Yann Moix serait ajourné ?

C'est une news exclusif cinefeed.
Le tournage du film de Yann Moix Cinéman est visiblement suspendu (annulé ?) jusqu'à nouvel ordre. Le réalisateur devait retrouver une bonne partie de l'équipe de Podium (Benoît Poelvoorde, Julie Depardieu, Jean-Paul Rouve) pour raconter l'histoire d'un homme qui a le pouvoir d'entrer dans les films.
Le tournage devait débuter dans les prochains jours et on ne sait pas encore pourquoi tout a été stoppé net. C'est un coup dur pour Pathé (producteur et distributeur) qui à investi beaucoup d'argent à ce stade de la production.


16 sep.

Des nouveautés sur cinefeed

Les plus perspicaces auront remarqué que "Box-office" à remplacé "Box-office 2007" dans le menu du haut de ce blog. Je viens en effet de mettre en ligne une nouvelle section dédiée au box-office.
Vous pouvez maintenant faire une recherche dans la base de données et afficher la fiche box-office d'un film (uniquement ceux sortis en 2006 pour le moment).
Vous avez également accès aux top/flop au fur et à mesure que la base se construit (c'est encore spiderman 3 qui est 1er).

Dans un tout autre registre je suis également heureux de vous annoncer l'arrivée d'un nouveau rédacteur sur cinefeed, Jiem qui est exploitant d'une petite salle à La Réole. J'espère que le point de vu d'un professionnel du cinéma vous interessera.


14 sep.

Analyse Box-office France semaine 36: Attention, il ne restera bientôt plus de Ratatouille...

Une semaine d'attente
Avec peu de sorties ces dernières semaines il n'est pas vraiment étonnant que le box-office chute lourdement: 35% par rapport à la semaine dernière et -50% par rapport au box-office d'il y a deux semaines. Une conclusion s'impose: c'est bien l'offrequi fait le box-office.
Ratatouille est encore 1er (et certainement pour la dernière fois) cette semaine, son cumul est impressionnant (6.5 millions d'entrées) il prend également la 1ère place aux box-office de l'année 2007. Le monde de némo reste toutefois le plus gros succès de Pixar en France avec plus de 9 millions d'entrées.

Les nouveautés décoivent
Rogue, l'ultime affrontement fait le meilleur démarrage de la semaine avec seulement 652 s/c. Au dela du score (anecdotique), cela montre clairement que les spectateurs attendent un film d'action divertissant. Ils seront servis par La vengeance dans le peau qui risque donc de faire un très beau score. Les Français commencent (enfin) à se lasser des frasques de Michael Moore puisque son Sicko ne fait que 456 s/c. Il devrait terminer sa carrière dans les 200 000 entrées soit près de 10 fois moins que Fahrenheit 9/11 (cumul de 2 300 000 entrées).


La vie d'artiste, avec pourtant un casting alléchant, ne déplace pas les foules, 50 605 entrées avec une moyenne faible de 359 s/c. Enfin Les méduses, qui a pourtant les faveurs de Julie, peine à convaincre (387 s/c). A noter la bonne moyenne de Waitress (500 s/c) qui prouve encore que les spectateurs attendent de la légerté et du divertissement en ce mois de rentrée. Cette semaine signait également le retour de Eric Rohmer a la comédie dramatique. Toutefois les débuts de Les Amours d'Astrée et de Céladon décoivent avec seulement 21 842 entrées et une moyenne de 390 s/c tranchant avec les 1 344 s/c sur Paris.

Les films en continuation chutent
Globalement le maintient des films sortis la semaine dernière n'est pas bon. A l'instar de Mr Brooks, meilleur démarrage de la semaine précédente, qui accuse une lourde chute de ses entrées (-50%). Il y a tout de même quelques films qui s'en sortent mieux comme Ceux qui restent qui ne recule que de 34% tout comme la 4 mois, 3 semaines, 2 jours qui cumule 175 000 entrées.

Des chiffres en vrac
Raison d'état continue son petit bonhomme de chemin. Son classement Art et Essai lui permet de se maintenir sur la longueur: 10 semaines et 505 000 entrées. Un autre film Art & Essai qui cartonne c'est Persepolis qui peut maintenant attaquer les marchés internationaux riche de ses 1 118 603 spectateurs en France (les US c'est prévu pour la fin Décembre). C'est au forceps que La fille coupée en deux glane des entrées. Maintenu sur 343 écrans il ne fait plus que 37 000 entrées cette semaine soit la faible moyenne de 106 s/c (cumul de 674 113 entrées). Le fils de l'épicier se maintient bien (-37%) et cumul 210 337 entrées, ce qui est un très bon résultat pour cette production sans réelle tête d'affiche..

La question de la semaine
Transformers atteindra-t-il la barre symbolique des 2 millions de spectateus ? Pour l'heure il affiche 1 976 781 entrées grâce aux 20 221 de cette semaine. Autre paramètre, il baisse de 64% par rapport à la semaine dernière. Moi je dis que ce n'est pas évident...


12 sep.

"La Vengeance dans la peau": Jason Bourne est de retour et il est toujours pas content

  l'avis
de
Jérôme
bon
Matt Damon endosse pour la 3ème fois le costume de l'agent secret du XXème siècle, Jason Bourne, qui lui a amené gloire et reconnaissance.
Jason veut savoir qui il est et pourquoi la CIA a toujours envie de le voir mort. Si sa mémoire est toujours défaillante il peut toujours se fier à son extraordinaire intuition (la scène de la gare est jouisive) et à ses reflexes qui font de lui une arme de destruction massive.


Ce 3ème opus n'est pas vraiment une suite puisque son action trouve sa place entre l'avant-dernière scène et la dernière scène de La Mort dans la peau. Je vous conseille d'ailleurs de le revoir sinon vous allez être un peu à la traine pendant les 10 premières minutes du film. Dirigié, comme pour le précédent, par l'excellent réalisateur Paul Greengrass (jetez vous sur Bloody Sunday si ce n'est pas encore fait), la réalisation de La Vengeance dans la peau est parfaite: stylée, nerveuse, subjective. Paul Greengrass s'emploie systématiquement à suivre le point de vu de son héros: ce qu'il voit est plus important que son regard. Riche de cet adage le film nous plonge (une nouvelle fois) dans l'univers de Jason Bourne faisant corps avec lui. Je me souviens encore du choc que j'avais ressenti lors de la projection de La Mémoire dans la peau, j'avais enfin trouvé mon (super) héros, je voulais être Jason Bourne. Par contre, le fait d'être uniquement recentré sur Jason Bourne est une critique que je ferais au film. Les autres personnages, et tout particulièrement celui joué par Julia Stiles, sont relegués à des rôles de figuration. Enfin, même si le personnage de Jason Bourne a évolué au fil des films, le scénario de La Vengeance dans la peau manque souvent d'originalité. On retrouve la scène de l'hôtel de La mémoire dans la peau par exemple.
Ne vous y trompez pas, ces quelques critiques n'entachent en rien la qualité du film qui fait définitivement passer James Bond pour un gros ringard.


09 sep.

nouvelles entrées dans la base box-office

Je viens de mettre à jour le récapitulatif du box-office 2007. Vous pourrez maintenant accéder aux chiffres de: Vous remarquerez également que chaque film à une fiche "box-office" bien à lui.
Bonne lecture


07 sep.

Analyse Box-office France semaine 35: la Ratatouille se conserve bien

Pas de changement dans le trio de tête
C'est encore les enfants qui font la loi cette semaine consacrant Ratatouille empereur (6.2 millions d'entrées) et Les Simpsons roi (3.3 millions d'entrées) du box-office de cette semaine. Ratatouille se paye même le luxe d'afficher la meilleure moyenne du top 30 (833 s/c). Le voici donc en route vers les 7 millions d'entrées et une 1ère place au box-office annuel.

Les nouveautés sont bien distribuées
Ce n'était certes pas des grosses sorties encore fallait-il trouver la bonne combinaison pour les lancer correctement. Mr Brooks a été lancé dans une combinaison maitrisée de 210 copies ce qui lui permet d'afficher une bonne moyenne pour sa 1ère semaine (808 s/c). La Fabrique de Films nous prouve une nouvelle fois son savoir faire et les 450 000 entrées en fin de carrière sont en ligne de mire.


StudioCanal a lui aussi misé sur une exposition maitrisée de Ceux qui restent (189 écrans), la moyenne est bonne (747 s/c), le film est donc lancé. Cela me rappelle la sortie de Le petit lieutenant qui avait réussi à multiplier par 2.5 sa première semaine. Si on applique le même coefficient on arrive à une fin de carrière à 360 000 entrées ce qui est tout à fait plausible (c'est beau les statistiques).
En léger retrait, 4 mois, 3 semaines, 2 jours affiche la correcte moyenne de 634 s/c et Premonitions 581 s/c.

Les films en continuation sont stables
Hairspray se maintient plutôt bien en limitant sa baisse à 34% sur une combinaison stable (320 écrans). Les 500 00 entrées sont maintenant assurées et je parierais sur une fin de carrière aux alentours de 600 000 entrées. Idem pour Paranoiak (-39%) qui affiche la bonne moyenne de 557 s/c en 2ème semaine.
Par contre 3 amis ne parvient pas à enrayer sa baisse (-42%) malgré une combinaison en légère hausse (+15 écrans). Le million d'éntrées est inaccessible, sa fin de carrière se situera plutôt vers les 700 000 entrées ce qui est déja un bon score.
Plus modestement la carrière de Le fils de l'épicier se fait (fera) sur la longueur. Il ne baisse que de 11% cette semaine pour un total de 180 000 entrées. Dans le même esprit, Caramel ne baisse que de 20% pour un cumul de 317 000 entrées.

Des chiffres en vrac
Harry Potter et l'ordre du Phénix à rempli son contrat en passant la barre des 6 millions d'entrées (cumul de 6 098 000 entrées) alors que Transformers peine à atteindre la barre symbolique des 2 millions d'entrées (cumul de 1 956 000 entrées). Persepolis est toujours exploité (10ème semaine) et attire 30 000 nouveaux spectateurs ce qui porte son cumul à 1 095 000 entrées. Raison d'état continue également son petit bonhomme de chemin (+11 00 entrées) avec un cumul de 500 000 entrées.

Les gadins de la semaine
Evan tout puissant conforte son statut d'échec dans l'hexagone avec -80% en 3ème semaine pour un cumul de 204 000 entrées.
Western réalisé par Manuel Poirier en 1997 faisait 1 100 000 entrées. Dix ans plus tard La Maison fait -60% en 2ème semaine pour un cumul de 37 000 entrées. Le succès est fragile.


07 sep.

"Les méduses": les femmes et les femmes d'abord

  l'avis
de
Julie
bon
Etrange film, chargé d'émotion et de symboles. Les méduses serait difficile à raconter, à classer. Situé entre le rêve et la réalité, ses réalisateurs (Etgar Keret et Shira Geffen) laissent la part belle à l'imagination du spectateur. C'est d'abord et principalement l'histoire de Batia (jouée avec grande justesse par Sarah Adler), jeune femme un peu paumée qui vient de rompre avec son ami. Serveuse aux cheveux gras, logée dans un taudis au coeur de Tel Aviv, Batia fait un jour la rencontre improbable avec une petite fille sortie de l'eau et vêtue seulement d'une bouée. La jeune femme ne cherche pas à comprendre qui peut bien être ce petit être étrange aux grands yeux bleus. C'est aussi l'histoire d'un couple fraichement marié qui, privé de voyage de noce, se retrouve confiné entre les murs d'un pseudo palace tel avivien. C'est aussi celle d'une jeune philippine qui cherche à rentrer chez elle pour y retrouver son fils. Et encore celle de la vieille dame un peu acariatre dont elle s'occupe. Et enfin, c'est l'histoire d'une femme étrange, voisine du couple fraichement marié, qui cherche ses mots dans une chambre d'hôtel. Ce petit monde se croise, un peu, parfois, au détour d'une rue de Tel Aviv, ou au bord de la mer.


Ce n'est pas le propos du film injustement qualifié de film chorale. Les réalisateurs n'ont pas cherché à réunir les protagonistes autour d'une histoire commune mais à parler des femmes et surtout à montrer la difficulté qu'éprouve chacune d'elles à trouver sa place et à assumer son statut.
A travers l'histoire de Batia, Etgar Keret et Shira Geffen évoquent la souffrance d'une petite fille qui a eu peine à grandir à cause de parents égoistes, ces derniers l'ayant quelque peu délaissée, et qui s'est retrouvée catapultée dans l'âge adulte désarmée et désoeuvrée.
A travers celle du couple marié, c'est la difficulté d'être épouse qui est mise en lumière et avec elle la peur de l'abandon et de la trahison.
Mais c'est encore le statut de mère et de fille et surtout la culpabilité qui en découle qui sont mis à nu au travers du combat de la jeune philippine, des plaintes incessantes de la vieille dame dont elle s'occupe et de la lâ cheté de la fille de celle-ci.
Et puis, il y a cette femme seule, qui erre dans les couloirs d'un hôtel, à la recherche de l'âme soeur, et qui ne parvient pas à s'assumer en tant que telle.
Les femmes qui sont décrites, telles des méduses, sont parfois légères, parfois piquantes, elles flottent avec grace, elles sont presque transparentes, elles nagent mais ne se noient pas. Pourtant parfois, elles échouent.
Etrange métaphore, peut-être inadaptée...Les méduses est un film profond, peut-être même un peu trop. Il cherche, vainement, sa légèreté dans l'onirisme et le surnaturel. Trop de symboles y sont mêlés, trop d'idées sous-jacentes s'y télescopent. La part psychanalistique y est trop dense et compliquée pour que le spectateur puisse jouir de l'image et de la part artistique. Les réalisateurs auraient peut être dû laisser davantage libre cours à l'imaginaire et aux sentiments. Malgré la complexité des sens (trop) cachés, le film reste touchant, dérangeant. Sans toujours tout comprendre, le spectateur peut ressentir. L'émotion reste très présente. L'humilité, dont les auteurs ont fait preuve en filmant simplement ces femmes et en montrant leurs angoisses, est la qualité essentielle de ce film qui mérite le prix (Caméra d'or) que le Festival de Cannes lui a décerné.

05 sep.

Box-office France semaine 35: rien que pour les enfants

Après plusieurs semaines au dessus des 3 millions d'entrées le box-office revient à un niveaux plus classique (2,5 millions). C'est Mr. Brooks qui fait le meilleur démarrage pour une nouveauté mais pointe en 4ème place (ca donne une idée de la qualité des nouveautés) mais c'est Ratatouille qui brille une nouvelle fois au firmament du box-office (je deviens lyrique).
1Ratatouille (5, -26%)623 8916 196 680
2Les Simpson le film (6, -35%)180 8413 318 280
33 amis (2, -42%)171 761490 819
4Mr Brooks169 740169 740
5Les 4 Fantastiques (4, -35%)154 9711 564 508
6Hairspray (2, -34%)144 128361 216
7Ceux qui restent141 185141 185
8Paranoiak (2, -39%)121 919323 096
9Harry Potter et l'ordre du phénix (8, -39%)107 7956 098 325
104 mois, 3 semaines, 2 jours105 928105 928

Nombre d'entrées cette semaine: 2 568 612 entrées (source cbo).

04 sep.

"Mr. Brooks": rien de neuf du côté de chez Dr Jekyll et Mr Hyde...

  l'avis
de
Julie
naze
Encore un film de serial killer, encore un film sur une double personnalité! Non seulement Mr Brooks n'a rien d'innovant mais il ne parvient même pas à garder en haleine le spectateur! La recette du bon père de famille qui se révèle être un bad boy dérangé aux pulsions meurtrières la nuit ne fonctionne pas. Pourtant,le scénario ne révèle pas de très grosses anomalies a priori. Mr Brooks (campé par un Kevin Costner encore sous exploité - où est passé le temps bien lointain de Dance avec les loups et des Incorruptibles?) mari et père modèle, businessman accompli revêt les habits sombres du serial killer quand tombe la nuit.


Après un bon sevrage et une période d'interruption, Mr Brooks trop tenté par son mauvais diable (joué par un insupportable William Hurt) reprend du service. Mais, laissant par mégarde les rideaux ouverts, le voisin voyeur d'en face assiste au rituel criminel et décide de faire chanter le tueur. L'enquête est menée par l'inspecteur Tracy Atwood, femme flic désabusée, (Demi Moore est décidément abonnée aux rôles ridicules) qui tente de prouver au monde entier qu'elle n'est pas une fille à papa.
Là où le Silence des Agneaux avait excellé dans l'analyse de la relation incroyable entre Hannibal Lecter et Clarice Starling, Mr Brooks ne tente même pas d'exploiter le lien entre le tueur et la femme flic. La fascination mutuelle évidente est à peine évoquée, laissée à l'imagination du spectateur. Le réalisateur est franchement paresseux. Dès les premières minutes du film, il jette nonchalemment les bases du scénario et laisse celui-ci se dérouler platement, sans effort de mise en scène. Aucune des relations phares n'est creusée: Madame Brooks est reléguée aux fourneaux, la folie en héritage de Jane Brooks, la fille, complètement laissée à l'abandon et l'inspecteur Atwood n'est qu'un simple accessoire féminin à l'assassin. Quant au copycat (le voisin voyeur qui ne rêve que de passer à l'acte), il ne présente aucun intérêt. Tout est recentré sur le serial Killer dont la personnalité est plutôt inconsistante. On ne sait pas qui il est vraiment et surtout pourquoi il en arrive là. Il ne suscite ni sympathie, ni admiration. A l'inverse d'Hannibal Lecter qu'on imaginait supérieurement intelligent, doté d'un humour caustique et d'une capacité de séduction, Mister Brooks n'est qu'un costard vide, sans âme. Le serial Killer nouveau est arrivé...Il est bête sans être vraiment méchant. On ne l'aime pas!

03 sep.

Nouveaux blogs dans l'annuaire

J'ai un peu changé les catégories de l'annuaire et du moteur de news. "Vos critiquesé est maintenant la catégorie par défaut et j'ai ajouter "vos news".
Notre petite communauté de bloggeurs cinéma compte maintenant: Bienvenue à eux et n'hésitez pas à inscrire votre blog.


31 aoû.

Cinefeed dans le classement Wikio d'Août

Même si cela flatte uniquement notre égo cela fait toujours plaisir de voir nos efforts récompensés. Cinefeed est classé 35ème dans le classement des blogs cinéma organisé par Wikio.
Bravo également à Pascale qui avec Sur La route du cinéma est classée 3ème et CineBlogywood qui pointe à la 12ème place.
Vous êtes de plus en plus nombreux à venir chaque jour alors tout simplement merci.


31 aoû.

Analyse Box-office France semaine 34: cloture d'un été exceptionnel

Les vacances sont maintenant finies, retour au boulot :-)

Un rat écrase tout sur son passage
Malgré ses 4 semaines en haut de l'affiche l'étonnant Ratatouille affiche encore une santé de fer: moyenne de 1 150 s/c sur un parc de 737 écrans et un cumul qui dépasse les 5.5 millions. A titre de comparaison, Les 4 Fantastiques 2 au bout de 3 semaines n'affiche que 352 s/c pour un cumul de 1.4 millions. Notons la très bonne carrière des Simpson qui titillera les 3.5 millions d'entrées en fin de carrière (cumul de 3 137 439 specateurs)

Tir groupé de nouveautés
Les nouveautés peinent un peu à se faire une place au soleil. Je pensais que 3 amis l'avait trouvé mais avec une moyenne de 667 s/c je trouve cette première semaine décevante. Le distributeur a pourtant mis des moyens (445 copies) mais le million est définitivement hors de portée et je tablerai plus sur 750 000 entrées en fin de carrière.
Hairspray fait grosso modo pareil (687 s/c) alors que Paranoiak s'impose comme la meilleure nouveauté de cette semaine grace à sa solide moyenne de 927 s/c. Le film peut espérer dépasser les 500 000 entrées en fin de carrière ce qui serait un beau résultat pour un film sans star (Shia LaBeouf n'en est pas encore une).


Une tranquille fin de carrière
Les blockbusters de cet été profitent des derniers jours de l'été pour finir des carrières à la hauteur des attentes. C'est ainsi que Harry Potter se rapproche tranquillement des 6 millions (cumul de 5 990 530 entrées), Die Hard 4 dépasse largement les 2 milliions (cumul de 2 234 267 entrées) et Transformers limite sa contre performance puisqu'il dépassera les 2 millions d'entrées (cumul de 1 900 988 entrées).

Les films en continuation ne se maintiennent pas
Beaucoup de chute pour les films en continuation. Caramel voit ainsi ses entrées reculées de 46%, sa moyenne n'est pas bonne (405 s/c) on assistera donc pas à succès surprise. Evan tout puissant boit la tasse (-71%) tout comme La naissance des pieuvres qui recule de 60% pour un cumul de 51 827 entrées. Planète terreur ne connaitra pas la même exploitation que son petit frère Boulevard de la mort puisqu'il baisse de 62% en 3ème semaine pour un cumul de 115 149 entrées.

Des chiffres en vrac
Un Chabrol qui ne fait pas son million d'entrées c'est rare, La fille coupée en deux en fera partie (cumul de 573 190 entrées). Persepolis engrange 36 000 entrées supplémentaire et porte son cumul à 1 062 665 spectateurs. Shrek 3 atteindra les 5.5 millions (cumul de 5 486 727 entrées). 2 Days in Paris s'approche de sa fin de carrière, il n'a pas à rougir de ses 230 698 entrées.

Les gadin de la semaine
Evan tout puissant est sans conteste un gros bide. En 2ème semaine sa moyenne chute à 133 s/c ce qui est très faible. Le film qui est la comédie la plus cher de l'histoire du cinéma ne se refera pas une santé financière sur notre sol.
Rintintin sort dans une indifférence générale. Il baisse de 76% en 2ème semaine pour un cumul 62 210 entrées.


30 aoû.

Prémonitions: quand la fatalité nous précède

  l'avis
de
Julie
bof
Dans ce film qui flirte avec le paranormal et la bonne morale chrétienne, Sandra Bullock a abandonné son rôle habituel de comique de service pour revêtir celui d'une femme au foyer, plutôt malheureuse, qui se réveille un beau matin avec un don de prémonition. A priori rien de grave à cela sauf que les prémonitions ne sont pas bonnes.
Parachutée dans un mauvais rêve, Linda Quinn Hanson apprend la mort de son mari. La journée passe et la jeune veuve tente d'encaisser tant bien que mal la mauvaise nouvelle. Seulement voilà, le lendemain quand elle se réveille, son mari, Jim, (campé par le sulfureux docteur Troy de Nip/Tuck Julian McMahon) est bien vivant. Linda n'est pourtant pas rassurée. Elle se retrouve confrontée à sa situation de femme mariée malheureuse, retrouve son mari mal aimant, ses filles. En bref sa vie normale. Mais le cauchemar reprend le dessus quand le lendemain matin, au réveil, elle est replongée dans son rôle de jeune veuve.


Prémonitions n'est pas un film de SF ou de paranormal. On est bien loin des frayeurs de l'Exorciste. Les messages véhiculés auraient très bien pu être prononcés par un précheur évangéliste devant une foule d'illuminés: "On ne peut rien contre son destin" / "L'amour est plus fort que tout" / "La famille y a que ça de vrai" / "Les miracles ne sont pas toujours là où on les situe" / "Chaque évènement a un sens précis"... Et bien d'autres encore.
La mise en scène est plutôt bonne, Sandra Bullock qu'on préfère rigolote (cf Two weeks notice) se débrouille plutôt bien en mère et épouse désoeuvrée et le film est assez bien construit. Bien que tout cela se tienne, le film reste quand même à éviter. Car derrière une pseudo histoire de prémonitions, le réalisateur nous déverse une montagne de messages moralisateurs et un vague tableau (pas très fouillé) d'un couple en déperdition. Rendons lui toutefois hommage pour la leçon de cinéma qu'il nous livre. Il a réussi à rendre Julian McMahon franchement laid (qu'est-il arrivé aux sourcils du beau et sexy docteur Troy?) et aussi expressif qu'une escalope de poulet. C'est toutefois sans commune mesure avec la piteuse prestation de Peter Stormare (l'affreux Abrusi de Prison break) aussi crédible en psy que soeur Thérésa aurait pu l'être en Pretty woman. La coupe de cheveux le rendrait plutôt digne de jouer dans Full Metal Jacket. Patch work sans grand intérêt, Prémonitions ne présage donc pas d'une bonne rentrée cinématographique...


29 aoû.

L'affiche du prochain Sam Karman: un air de déja vu ?

Merci à Caro (miss acacia) pour avoir débusqué ce petit must du copier / coller.

L'art de l'affiche est difficile c'est surement pour cela que certains ont clairement choisi de ne pas trop se fouler. Après Closer / Les Témoins ou Nos jours heureux / Je desteste les enfants des autres nous avons maintenant La vérité ou presque / Une vie à t'attendre

Tout y est:
  • découpage en trois panneaux
  • un personnage de face et un de dos
  • les femmes souris
  • alternance homme / femme dans la composition graphique
  • même palette de couleurs
la vérité ou presque  une vie a t attendre
Si un concepteur d'affiche passe sur ce blog je suis preneur d'une petite explication car je suis tout de même très étonné par le manque d'originalité.
En attendant amis lecteurs n'hésitez pas à me faire parvenir vos découvertes.


22 aoû.

"Paranoïak": un polar efficace

  l'avis
de
Julie
pas mal
Librement inspiré de Fenêtre sur cour du vénérable Alfred Hitchcock, Paranoïak n'en n'atteint pas l'excellence mais reste toutefois efficace. Remise au goût du jour, l'histoire demeure plus ou moins la même. Cette fois, c'est un jeune ado, Kale, (Shia LaBeouf) qui, après avoir passé ses nerfs sur son professeur d'espagnol, est assigné à résidence pour l'été. Bracelet électronique au pied, privé de console vidéo, d'internet et de télé par sa mère (Carrie-Anne Moss), il se met à épier son voisinage. Son champ de vision n'est pas limité au seul type d'en face qu'il soupçonne de meurtre...Heureusement pour lui, une jeune fille, Ashley, (interprétée par la magnifique Sarah Roemer) vient de s'installer avec sa famille. Elle devient bien vite une compagne de jeux. Ensemble, aidés par un autre copain, ils vont espionner le voisin et l'imaginer en train de commettre les pires atrocités dans son garage.


Mais notre courageuse troupe qui visiblement n'a rien d'autre à faire de l'été ne s'en tient pas à ses seuls soupçons et décide de passer à l'action en tentant de s'introduire chez "le serial killer".
Franchement plus sexy que l'oeuvre originale d'Hitchcock (Sarah Roemer en maillot de bain n'a certainement pas la classe de Grace Kelly mais crève l'écran), Paranoïak ne restera pourtant pas dans les annales.
Si la première partie du film est plutôt prometteuse, la seconde est plate et manque cruellement d'imagination. Bien qu'il ait su planter le décor, le réalisateur a échoué dans la reconstitution d'une atmosphère angoissante. Là où Hitchcock avait su confiner le spectateur entre les quatre murs de l'appartement de James Stewart, privé de tout mouvement à cause d'une jambe dans le plâtre, D.J Caruso a simplement utilisé les ingrédients éculés du polar. Si la recette est efficace, elle est trop connue pour que le spectacteur puisse être surpris ou effrayé. Certes, visuellement c'est plutôt beau. C'est bien réalisé, bien contruit, bien joué. En fait, ça ressemblerait presque à un bon film. Mais il manque un ingrédient essentiel: le scénario. C'est un peu comme si un bon gros mac'do nous était servi dans un grand restaurant. C'est efficace sur le moment, mais on en sort déçu et sans aucun souvenir notable ou peut être avec une nette impression de "déjà-vu".

09 aoû.

blog au ralenti ...

rythme moins soutenu à prévoir pour les deux semaines avenir. Bonnes vacances à tous


09 aoû.

Démarrage excellent pour "Les 4 Fantastiques et le surfer d'argent"

C'est étonnant vu la piètre qualité de ce 2ème opus mais les chiffres sont là: 208 717 entrées sur 750 écrans
Le million en 1ère semaine est d'ores et déja assuré (bizarre tout de même), a moins que les avants premières gonflent ce chiffre.
La fille coupée en deux fait également un très bon démarrage avec 50 685 spectateurs pour son 1er jour. Comme quoi les adultes sont en manquent de cinéma.


08 aoû.

"Les 4 Fantastiques et le surfer d'argent": ce n'est QUE pour les enfants

  l'avis
de
Jérôme
plutôt mauvais
Les 4 Fantastiques sont de retour après un premier opus jugé moyen par la critique et les spectateurs (2 190 000 entrées en 2005 tout de même). On nous a copieusement arrosé de bandes-annonces et autres teasers depuis un moment dans les salles et sur le Web, un peu comme pour nous dire: "le 1er était pas terrible, on a compris. Le 2ème sera terrrible, faites nous confiance". Attention, grosse décéption en prévision.

Un mot sur l'histoire d'abord: alors que Mr Elastique et la Femme invisible préparent leur mariage une menace pèse sur notre pauvre terre: un énigmatique Surfeur pille les ressouces de la planète bleue. Terrible dilemne pour l'homme chewing-gum qui a une destinée mais également une dulcinée qui aspire à une vie tranquille le tout sur fond d'ennemi juré avec lequel on doit pactiser.

Je ne vous en dit pas plus, l'histoire est toujours convenue dans ce genre de film: un méchant, la planète en danger, les super héros qui doivent nous sauver. On ne va pas voir ce genre de film pour le scénario.
Alors pourquoi ?
Peut-être pour les effets spéciaux qui sont en l'occurence passables surtout quand on a vu Transformers. Bien sûr que c'est plutôt bien fait (budget de $150 millions tout de même) mais c'est sans grande inventivité. Le Surfeur est crédible mais tout autant que l'était le T-1000 dans Terminator 2 (mais c'était il y a 16 ans). J'ai toujours autant de mal avec La Chose qui ressemble plus à un décor carton-pâte de Las Vegas qu'à un mur en béton indestricuble.
Ce qui fait que Les 4 Fantastiques est plutôt un mauvais film c'est surement parce que les personnages n'existent quasiment pas. La relation mari-femme est risible, les doutes existentielles de La Chose sont pour le coup inexistants. Reste Johnny qui s'en sort le mieux pendant la 1ère partie du film mais qui tombe dans le grottesque lorsqu'il jette son dévolu sur une officier de l'armée.

Les dialogues sont creux, les blagues lourdes. C'est un film de super héros à ranger du côté de Daredevil plutôt que de X-Men ou Spiderman. C'est un film très très moyen qui trouvera son public chez les moins de 10 ans (et encore).

Ami lecteur si tu as plus de 15 ans et quelques neurones passe ton chemin et prend un ticket pour Transfomers tu ne regretteras pas ton choix.

08 aoû.

"Les 4 Fantastiques et le surfer d'argent": victime d'un trop plein de blockbusters ?

J'avoue être surpris qu'un blockbuster chassant l'autre arrive toujours à faire un bon démarrage au box-office.
On a vu depuis maintenant le 1er mai débouler: Spiderman 3, Pirates des caraibes 3, Shrek le troisième, Harry Potter V, Transformers, Les Simpson, Ratatouille, tous ont réussi à faire une très bonne carrière au box-office. Nous n'avons pas eu de syndrome Superman, returns qui n'avait fait qu'un petit 1.5 millions d'entrées.
Alors, Les 4 Fantastiques le nouveau Superman ?
Puisque le but de cette rubrique est de prendre des risques je parierai que oui.

Plusieurs raisons viennent étoffer mon propos: le 1er a déçu (moi le premier) et c'est finalement auprès des enfants (moins de 12 ans) que son succès s'est bâti sauf que cet été les enfants ont l'embarras du choix: Harry Potter (à qui il manque encore 1 millions de fans), Les Simpson ou Ratatouille (sortis il y a juste 1 semaine). Enfin l'attente est grande (le teasing a été bien fait), si le film est mauvais ou juste moyen le bouche à oreille risque d'être terrible. Le film sort sur près de 600 écrans
-> Mon pronostic: 1 300 000 entrées


06 aoû.

"Tel père, telle fille": Bienvenue dans l'âge adulte

  l'avis
de
Julie
naze
Vu son pitch, le premier film d' Olivier de Plas était plutôt prometteur: Comment, la trentaine bien passée, "devenir" pour la première fois père d'une jeune fille de 14 ans quand on est de surcroit un ado attardé, irresponsable, un "crevard" vivant aux crochets de femmes névrosées?
C'est la grande question posée par le film, celle du destin de Bruno (Vincent Elbaz) qui, du jour au lendemain, apprend par l'une de ses vieilles ex (Léa Drucker) qu'il est le père de Nancy (Daisy Broom), 14 ans.

Bruno, rocker un peu défraîchi, joue depuis 15 ans sa sempiternelle chanson "ma génération", dans des salles de concert de plus en plus désertées. Seule lui reste fidèle son éternelle meilleure copine Sandra (Elodie Bouchez). Quand Alice lui apprend qu'ils ont eu une fille, il doit gérer cette nouvelle, la relation père-fille et les complications qu'elles engendrent.
Mais en fait, Tel père, telle fille porte mal son titre. Il semblerait, à première vue, que le film porte sur la relation père-fille et sur la difficulté pour un homme encore très immature d'endosser un rôle inconnu jusque là. En réalité, le coeur du sujet c'est l'histoire de cet homme qui n'a pas su ou voulu grandir. C'est surtout l'histoire de toute une génération de trentenaires encore trop nostalgiques de leurs années "rock'n roll" pour vouloir arrêter le shit, les soirées interminables, les coups d'un soir. Car Bruno n'est pas seul. Autour de lui gravitent des femmes et des hommes inconsistants, un peu paumés. Si le film avait été plus recentré sur ce sujet et si le réalisateur avait davantage soigné son scénario, il aurait alors pu être intéressant. On aurait retrouvé un peu les mêmes ingrédients d' Un monde sans pitié (20 ans après). Mais n'est pas Eric Rochant qui veut...
Au lieu de cela, le film navigue entre deux intrigues: celle d'un ado attardé et celle d'un père qui tente de tisser une relation avec sa fille de 14 ans. La formule aurait pu encore marcher si l'histoire avait un sens, si les acteurs savaient jouer ou si le réalisateur avait su les diriger. Il n'en est rien.
Vincent Elbaz à force de vouloir jouer l'irresponsable en devient à peine audible.
Quant à la jeune adolescente, Nancy, elle n'a rien d'une rebelle malgré ses cheveux crêpés et son maquillage forcé. On ne la sent pas si mal dans ses basquettes ni même avide de liberté. Son personnage est creux puisque forcément tout est recentré sur le rôle du père.
Quant aux femmes de Bruno, on se demande laquelle d'entre elles gagnera le prix citron de la plus névrosée: l'ex qui n'a jamais su faire sa vie (vu et revu), Catherine (Frédérique Bel), la nana en analyse qui est attirée par les mecs qui ne savent pas s'attacher (vu et revu) ou la meilleure amie secrètement amoureuse qui elle aussi a 12 ans d'âge mental (vu et revu) ?
Les ingrédients n'étaient plutôt pas mauvais a priori. L'histoire d'une génération, en l'occurence celle qui va bientôt avoir 40 ans (le réalisateur, on l'aura deviné, qui est né en 1968, en fait partie), et qui n'a pas encore construit sa vie, aurait pu faire l'objet du film. Au lieu de cela, le réalisateur a cherché à noyer le noyau dur de son propos dans une vague affaire de "teen-ager" tête à claques. De toute façon, le film pêche par son manque de subtilité, de sensibilité, de nuances et son scénario vide. Les personnages sont des grossières caricatures d'une génération qui aurait certainement préféré qu'on la traite avec plus de finesse et de profondeur...No comment!

05 aoû.

Annuaire des blogs cinéma

J'ai entrepris, en marge de la section news, d'ouvrir un annuaire des blogs cinéma. Plusieurs rubriques sont à votre disposition:
Si des lecteurs ont un blog qu'il n'hésitent pas à l'ajouter

PS: Suite à un petit bug les blogs qui ont fait une demande la semaine dernière n'ont pas été ajoutés. Il faut soumettre à nouveau le formulaire d'inscription.


04 aoû.

Transformers: la bonne formule de l'été

  l'avis
de
Julie
pas mal - interessant
Il n'était pas si évident, a priori, qu'un film sur des gros robots qui marchent, parlent, débarquent sur terre, se battent avec les humains, se battent entre eux fonctionne.
Ces derniers temps, les superhéros n'ont pas le vent en poupe (Un Spiderman 3 décevant et un prochain Les 4 fantastiques et le surfer d'argent qui s'annonce plutôt calamiteux). Ils nous agacent. On se demande même parfois à quoi sert le cinéma et les films "S.F" quand le petit écran est capable de nous offrir des petits bijoux comme "Heroes".


Transformers nous réconcilie avec le genre. Certes, il n'est pas vraiment question de superhéros mais il s'agit bien d'un bon vieux film SF comme on les aimait jadis. Le réalisateur a su mener le spectateur en haleine d'un bout à l'autre de son film.
D'abord il a choisi de planter son décor "de nos jours" ce qui rend la situation plutôt réaliste. Les protagonistes font la guerre au Moyen-Orient, ils surfent sur internet, vendent des vieux trucs sur E-Bay. Il a ensuite su préparer le terrain. Car avant que les transformers débarquent tous sur terre et nous expliquent pourquoi ils sont là, une bonne heure de film a dû se dérouler. Mais pas pour nous ennuyer...Au contraire! A vrai dire, la mise en place du décor est bien meilleure que l'aboutissement de l'intrigue.

Le coeur de celle-ci c'est avant tout un personne extrêmement attachant, un "teen ager" qu'on aimerait avoir pour ami: Sam Witwicky (Shia LaBeouf) . A priori c'est plutôt un "nerds-boutonneux-sans ami-sans succès-sans nana". Et pourtant il devient bien vite notre super héros. Sans collant, ni superpouvoirs, il est l'interlocuteur privilégié des gentils transformers qui viennent en aide aux humains pour les sortir des griffes des méchants transformers. A ses côtés, se trouvent aussi une vieille voiture jaune défraichie (qui à ses heures perdues devient un énorme robot) et puis la Femme parfaite. Celle que les garçons n'osent pas regarder: Mikalea Banes (la MAGNIFIQUE Megan Fox). Ensemble, ce trio va tenter de sauver le monde...Enfin les Etats-Unis plus exactement.
C'est impressionant! Les effets spéciaux sont spectaculaires. Les premières transformations prennent le spectateur de court et le font même sursauter. Certains des personnages sont attachants. Sans compter notre trio, on trouve encore les parents Witwicky hillarants, et une sorte de chef de section spéciale, l'agent Simmons, campé par un John Turtturo comme on l'aime.
Situé entre une parodie et film de guerre SF, on pourrait croire que le spectateur y perd les pédales...Il n'en est rien!

Transformers n'est pas "le film intellectuel qui révolutionnera le cinéma" mais il a su trouver le juste équilibre entre l'humour et l'action. Son personnage principal qui est le clou du film nous réservera certainement des surprises tant il est bon et convaincant.
On reprochera, peut-être, au film certaines longueurs (surtout à la fin...Les batailles sont un peu interminables) et quelques bons sentiments un peu mièvres. Mais pourtant on conseillera aux spectateurs de l'été de ne pas le manquer. Quand un film "du genre" nous démontre encore que le grand écran a le dessus et n'est pas dépassé par les séries, on ne doit pas le bouder!

03 aoû.

Analyse Box-office France semaine 30

Les Simpson gagne haut la main
C'était imprévu mais prévisible après leur début en fanfare maintenant c'est fait, Les Simpson, le film a littéralement écrasé Transformers grâce à une 1ère semaine canon (1 984 s/c en plein été c'est tout de même remarquable). Bien sûr que Transformers n'a pas démérité avec ses 1 097 s/c mais j'attendais un peu plus de la réunion Bay - Spielberg. La 2ème semaine sera cruciale pour Les Simpson puisque Ratatouille débarque sur 720 écrans et vise un public similaire (enfant, jeune adulte). Les 4 millions en fin de carrière sont à sa portée.
Transformers devrait être relativement tranquille Les 4 Fantastiques 2 (FF2) n'arrive que dans 1 semaine, il peut encore espérer atteindre les 3 millions voir 3.5 millions mais guère plus. Harry Potter fait encore une bonne semaine, les 6 millions sont toujours en ligne de mire.


Les héros ont les poches pleines
Die Hard se rapproche de 2 millions (cumul de 1 914 186) qu'il franchira la semaine prochaine, Shrek engrange encore 157 000 entrées (cumul de 5 325 239 spectateurs) et Pirates des Caraïbes 3 qui ne démérite pas en ne perdant que 3% cette semaine (cumul de 5 663 880 entrées). Les héros tiennent leur rang.

A peine sorti et surement vite oublié
Le dernier film de Milos Forman, Le fantôme de Goya, est sorti dans une indifférence quasi-totale. Coincé entre l'été et les blockbusters il avait peu de chance de performer. Les avis sur le film sont à la hauteur de son démarrage: médiocre (24 919 entrées, moyenne de 453 s/c).

Les films en continuation tiennent le coup
Que ce soit Persepolis avec ses 25% (cumul de 861 053 entrées), Raison d'état et ses 38% (cumul 387 714 entrées) ou Half Nelson et ses -34% (cumul de 37 740 entrées), les baisses sont contenues et les cumuls respectables. 2 days in Paris continue sa jolie carrière en ne baissant que de 25% (cumul de 145 611 entrées).
Il fallait bien une exception, c'est tombé sur Hot Fuzz qui affiche une baisse de 50% alors que les critiques sont globalement positives.
Des chiffres en vrac
Dialogue avec mon jardinier confirme sa bonne performance (cumul de 1 193 325 entrées) ultra soutenu part son distributeur (250 salles et une moyenne de 161 s/c). Roman de gare finit sa carrière en douceur (317 242 entrées au compteur). Dead or Alive confirme son démarrage catastrophique par une chute vertigineuse (-76%) ce qui nous donne le pitoyable cumul de 54 503 entrées. Boulevard de la mort en est à 621 540 entrées (4 000 cette semaine). La vie des autres resiste à sa fin d'exploitation en augmentant de 11% cette semaine (cumul de 1 478 249 entrées).

La curiosité de la semaine
La meilleure moyenne du box-office est à chercher du côté de La traversée du temps, film d'animation Japonais de Mamoru Hosoda avec 1 195 s/c. Le film cumul 43 354 entrées après 2 semaines d'exploitation.

rappel pour les nouveaux venus, s/c: spectateurs par copie


02 aoû.

Du côté des blogs #1

Vous n'avez pas le temps de voir tout ce qui se passe sur les blogs cinéma ? C'est pas faute de vous simplifier le travail pourtant mais comme je suis très sympa voici ce que vous avez peut être raté cette semaine:
- Jean-jacques Annaud répond en audio à un commentaire de son blog
- CinéBlogywood soigne ses titres, petit florilège:Homer d'alors, Ratatouille une recette en or, Michael, le mouton qui fait Bay !
- Hécatombe estivale
- Jean Dujardin "Etrange arroseur"
- Vous voulez voir la culotte de Lisa Simpson ?
- Samy Nacéri en permission pour un tournage, une bonne nouvelle ?

c'est un petit filet garni mais c'est le début...


02 aoû.

Démarrage historique de "Ratatouille"

C'est au tour de Ratatouille de faire un excellent démarrage cette semaine avec 436 495 tickets vendus.
C'est l'été de tous les records. Si vous aviez été ici vous l'auriez vu aussi :-)


31 juil.

"Ratatouille": Pixar arrivera-t-il à maintenir le cap ?

Mercredi 01 Aout voit arriver sur nos écrans (720 écrans pour être précis) le dernier née des studios Pixar.
Est-il encore utile de rappeler que c'est le studio à l'origine de Toys Story (2.7 millions puis 4.5 millions ), 1001 Pates (3.1 millions), Monster (3.5 millions), Le monde de Némo (9.3 millions), Les Indestructibles (5.6 millions), Cars (2 millions).
Presque tous ces succès sont sortis pendant la période de Noël (sauf Cars) mais qui est aujourd'hui emboutillé (Narnia, Arthur et autres). La date choisie est tout de même risquée car même si les enfants sont en vacances cette période n'est pas faste pour les films d'animation. Il y a bien sur le contre-exemple Les Simpson qui s'en sort très bien mais y-a-t-il encore de la place ?
Les bandes annonces tournent depuis un petit moment dans les salles et sur Internet, les critiques sont plutôt bonnes mais c'était exactement la même chose pour Cars qui avait connu un démarrage poussif pour finalement faire le plus bas score pour une production Pixar.
Comme pour Cars je mis sur une exploitation sur la longueur, tirant même jusqu'en septembre. Il ne faut pas s'attendre à battre des records mais la souris étant par nature plus porteuse que les voitures je parie tout de même sur un succès.
Une 1ère semaine à un poil plus de 1 000 spectateurs par copie et un coefficient proche de 4 ca nous donne:
-> Mon pronostic: 3 000 000 entrées

Et vous ?


29 juil.

Half Nelson: chronique d'un jeune homme déprimé

Hot Fuzz   l'avis
de
Julie
décevant
Décrit par la critique comme un chef-d'oeuvre, le film de Ryan Fleck est en réalité sans intérêt. Il ne suffit pas qu'il traite d'un sujet difficile, en l'occurence l'addiction et la déchéance humaine, pour qu'un film mérite les honneurs. Un film indépendant américain n'emporte pas non plus, par définition, et nécessairement, l'adhésion. Preuve en est! Half Nelson (en lutte, nom d'une prise dont on ne peut se dégager) qui retrace le combat d'un homme contre la drogue est inconsistant. Pire encore, il ne s'en dégage aucune sensibilité.
Dan Dunne, professeur dans un lycée d'Harlem, accro au crack a fait le vide autour de lui.Son amie, qui, elle, a réussi sa cure de désintoxication, l'a quitté. Il ne lui reste plus que les cours d'histoire qu'il donne de manière inconventionnelle et qui lui procurent, visiblement, le seul moment de liberté et de stabilité dans la vie. Pourtant, son métier ne lui suffit pas et il sombre progressivement et inéluctablement. Une élève qui le prend en affection tente de lui donner goût à la vie ou en tout cas de l'aider, par sa seule présence. Mais elle n'y parvient pas.
On ne doit pas être tenté a priori de comparer Half Nelson à Requiem for a dream qui en traitant du même sujet (l'addiction sous toutes ses formes) avait réussi à atteindre le spectateur, à le déranger, à modifier profondément sa vision du cinéma. Requiem for a dream, c'était, il est vrai, une adaptation d'un roman de l'illustre Hubert Shelby Jr. Le film était visuel, beaucoup plus élaboré que Half Nelson.
A priori la simplicité et la pudeur dont a fait preuve Ryan Fleck dans son film seraient plutôt des qualités. Après tout, Half Nelson n'est rien d'autre que l'histoire d'un homme coupé du reste monde par son addiction et sa dépression. Pourtant cette simplicité, cette pudeur se traduisent ici par une très grande inconsistance. Le réalisateur ne nous raconte rien. Il laisse se succéder devant le spectateur des scènes, des moments de la vie de Dan Dunne sans véritablement chercher à nous expliquer ce qu'il ressent. L'intervention (en réalité anodine) de la jeune élève dans cette vie n'est pas fouillée ni aboutie. L'intimité entre les deux protagonistes est inexistante. On ne comprend pas le registre dans lequel ils évoluent.
A quelques moments pourtant, on parvient à se faire une vague idée de l'être humain en dépression: Celui-ci cherche à être seul, ne supporte la compagnie de personne, il est lunatique et, s'il peut se montrer un peu sympathique, c'est en réalité un homme profondément égoïste, sans attache. Ce vague tableau dressé ne suffit ni à nous faire aimer le personnage, ni à susciter une quelconque pitié pour lui. A force de laisser sa caméra tourner dans le vide, le réalisateur n'adresse au spectateur aucun message et finit très vite par l'ennuyer.

28 juil.

Analyse box-office semaine 29: une semaine de consolidation

Harry Potter solide premier
J'ai eu tort de vite conclure à une baisse importante des entrées du jeune sorcier en 2ème semaine, avec seulement 41% de baisse et presque 4 millions au compteur Harry Potter est un succès. Sera-t-il à la hauteur des opus précédents ? cela semble difficile tant la concurrence est riche: Transformers, Ratatouille, Les Simpson, Les 4 fantastiques etc... Il lui faut trouver 2 millions d'entrées pour se maintenir, ca va être dur mais c'est faisable.

Les nouveautés assurent
Hot Fuzz fait un démarrage réussi avec 101 302 entrées et une bonne moyenne de 680 s/c. Je vous avais bien dit que la France voulait rire. Dead or alive calle (307 s/c) alors que The Invisible démarre fort (600 s/c). Etonnant de voir la différence entre les critiques presse et spectateurs. Half Nelson fait un démarrage mitigé (je l'ai vu et je n'ai pas aimé) avec une moyenne de 583 s/c alors qu'il n'est diffusé que sur 39 écrans.
Le meilleur démarrage se trouve du côté de la reprise du jardin des Finzi Contini resorti sur 9 écrans il affiche la meilleure moyenne de ce box-office avec 1 226 s/c.


Enfin une semaine blanche
J'ai déja eu l'occasion de vous exposer mon concept de semaine blanche (ici), à savoir que les films s'offrent une pause avant de voir reprendre leur inexorable baisse des entrées. Et bien la semaine 29 en est une puisque beaucoup de films sont stables, quelques uns progressent et peu baisse beaucoup.
Die Hard 4 pourra surement franchir la barre des 2 millions d'entrées, Shrek 3 pourra dépasser les 5.5 millions et Persepolis dépassera le million.

Des chiffres en vrac
Pirates des Caraibes 3 progresse de 1% et cumule 5 600 563 entrées. Roman de gare dépasse les 300 000 entrées (302 833), ce n'est pas un succès mais ce n'est pas un succès (alors c'est quoi ?). Je déteste les enfants de autres cumule 258 000 entrées, il dépassera surement les 300 000 en fin de carrière. Le scaphandre et le papillon et Les chansons d'amour atteignent (enfin) les 300 000 entrées. La vie des autres (+2%) en est à 1 475 000 entrées.

Curiosité de la semaine
2 days in Paris montre des signes d'une étonnante stabilité: -9%, cumul de 107 000 entrées. C'est surement une (bonne) surprise pour son distributeur. Au risque de me répéter les amateurs de cinéma ont besoin de légèreté. Qu'on se le dise.


26 juil.

Ulrich Mühe, l'espion dans "La vie des autres" est décédé

C'est Moma qui me l'a appris et je n'ai pu rattraper un "merde, c'est con".
La vie des autres est un grand film



26 juil.

"Hot Fuzz": vous n'avez pas compris le titre ? eh bien ce n'est que le début...

Hot Fuzz   l'avis
de
Jérôme
Que les choses soient claires dès le début, Hot Fuzz est une éléctron libre dans une programmation ciné atone.
Le distributeur en nous mettant une affiche digne d'un Bruce Willis chevelu voulait surement capter quelques ados boutonneux en mal d'adrénaline. Quelle erreur. Ce film vaut beaucoup plus qu'un titre ridicule et une affiche trompeuse car Hot Fuzz est une comédie Britanique à la croisée de Full Monty et d'un Monty Python.
Oui j'ose le rapprochement avec la cultissime troupe des Monthy Pyton car tout y est: une histoire délirante, des personnages hauts en couleur, aucune retenue et une fin en forme de n'importe quoi.
Enfin un film pour adulte, ce n'est pas une suite et ca fait du bien.

24 juil.

"The Bubble": chronique d'un amour impossible

Un film qui visiblement fait réfléchir. Qui a fait réfléchir nos 2 rédacteurs: Anne & dbuk1000
the bubble   l'avis
de
Anne & dbuk1000
The Bubble, film israélien d’Eytan Fox (Tu marcheras sur l’eau) m’a littéralement enchantée bien que extrêmement dur et troublant. Le réalisateur nous emporte dès les premières images du film au cœur de Tel-Aviv dans le quartier branché de Shenkin. C’est ici que vivent en colocation les 3 protagonistes : Lulu la vendeuse de produits de beauté, Noam le disquaire et Yali le gérant d’un café. Leur vie va être brutalement bouleversée par l’arrivée d’Ashraf un jeune palestinien rencontre à Naplouse au ckeck point par Noam.

Ces deux hommes vont vivre une histoire d’amour particulièrement touchante et sincère qui va dominer la trame du film. Tout au long du film, on espère l’aboutissement heureux de leur amour à l’évidence impossible…

En second plan, il y a surtout la jeunesse israélienne qui crie haut et fort son désir de vivre comme ailleurs dans le monde, son malaise face au conflit israélo-palestinien ; il y a aussi la dureté de la vie des soldats israéliens dans l’armée mais aussi la souffrance des palestiniens. On cherche à se raccrocher à l’histoire des ces deux hommes pour nous mener sur le chemin de la paix mais le film est rattrapé par les islamistes palestiniens. Ces derniers ne voient aucune solution exceptée celle de l’extrémisme et anéantissent notre espoir toujours présent d’une paix prochaine en Israël et dans tout le Proche-Orient…


dbuk1000
Un film israëlien.
Le lieu : The Bubble ( la Bulle) surnom de Tel Aviv comme Big Apple pour New-York
La date: maintenant c'est à dire après la deuxième Intifada
Les héros et leurs amis : jeunes, hédonistes, de gauche, pacifistes et souvent homos
Hédonisme : "jouir et faire jouir sans faire de mal ni à toi ni à personne, voilà le fondement de toute morale"
C'est l'histoire des amours de trois jeunes colocataires à Tel Aviv, quartier branché.
Mon premier est un jeune disquaire, récemment revenu d'une période de réserviste au cours de laquelle il a rencontré lors d'un barrage un jeune palestinien. Ils s'aiment énormément. Affrontent tous les dangers pour se retrouver. Parlent de leurs mamans. Versent des larmes.
Mon deuxième est un jeune tenancier, un peu "grande folle" d'un bar-restaurant branché qui adore un grand costaud des troupes d'élites ( "Qu'il était beau mon légionnaire..."). Ils s'aiment brutalement. Gueulent. Délirent.
Ma troisième est une jeune femme vendeuse un peu pauméeà la recherche du grand A après avoir largué un macho de la pire espèce.
Les scènes d'amour entre mecs - exclusivement- volontairement très hard, une apologie de l'amour entre gays ( l'auteur du film Eytan Fox revendique son homosexualité) Un grand air de liberté individuelle souffle sur Tel Aviv où le spectateur gavé depuis des annéespar les images clichés de l' AFP et de la 2 découvre qu'en Israël il y a aussi des jeunes qui ressemblent à ceux de Paris, Londres, Barcelone ou New-York.
Bizarre, bizarre; des juifs homos pacifistes pas des robocops comme à la télé!!!
Les cartes sont toutes brouillées.
On pourrait croire que Tel-Aviv est un nouveau San Francisco. Sauf que la paix est un délicieux intermède à consommer de suite en Israël. Carpe Diem.
Pendant ce temps là, à Naplouse dans les "Territoires" on seprépare au mariage de la soeur du jeune palestinien. Et celui-ci retrouve, très déphasé, le poids des conventions, de sa Tradition. La loi du clan qui étouffe la liberté individuelle dégustée à Tel Aviv.
Mais, ami spectateur, ne l'oublie jamais.
Malgré toute cette apparence de paix , c'est la guerre éternelle entre Juifs et Arabes. Et le futur marié prépare le drame qui va détruire cette illusion temporaire de la normalité.
Un attentat à Tel Aviv, des représailles à Naplouse et un attentat suicide pour se venger des représailles.
Une fin tragique que je n'évoquerais pas.
Un film qui dérange.
Un film qui fait réfléchir.


20 juil.

Analyse box-office semaine 28: les blockbusters s'installent en France

Un box-office de carnassiers
C'est donc maintenant au tour de Harry Potter de dominer le box-office (2.5 millions d'entrées en 1 semaine tout de même) en attendant le tour de Transformers. C'est sans surprise et c'est surement un mouvement de fond, tout au moins pendant l'été ou les machines blockbusters écrasent tout. Je suis pourtant sur qu'une petite comédie fraîche aurait pu une nouvelle fois tirer son épingle du jeu. Malgré de très mauvaises critiques et un bouche à oreille déplorable Je déteste les enfants des autres fera 300 000 entrées en fin de carrière (cumul de 200 856 entrées aujourd'hui) ce qui est un score de blockbuster face aux 28 354 entrées de Boxes, les boîtes ou aux 8 000 de Héros. .

Derrière Harry c'est la chute colléctive
Bruce n'a pas tenu le coup. Après une semaine à la hauteur de nos espérances il perd 61% en 2ème semaine (c'est beaucoup) faisant chuter sa moyenne à 525 s/c. Il est toujours diffusé sur 750 écrans et la torpeur estivale devrait lui permettre de garder beaucoup de copies pendant longtemps mais c'est tout de même une sacrée déconvenue. Les 2 millions sont en ligne de mire mais guère plus. Shrek 3 marque le pas avec -54%, mais le distributeur peut partir tranquille en vacances, il a fait son boulot puisque le film fera 5.5 millions d'entrées, un succès. Même constat pour Pirates des Caraïbes 3 qui affiche à son compteur 5 535 482 entrées malgré la chute de 56% de cette sermaine.
Raisons d'état suit le mouvement avec ses -47% (cumul de 253 347 entrées), il est en ligne avec les 400 000 entrées qu'on pouvait lui prédire.


Inquiétude
Je partage avec Moma son inquiétude face à la chute de Persepolis cette semaine (-44%). Le score est déja beau 657 955 entrées mais le succès à-la Little Miss Sunshine () ou Le gout des autres () n'est pas assuré. L'offre des films pour adulte étant restreinte, il peut se maintenir dans les prochaines semaines. Il faut que le film tienne cet été, septembre pourra être un bon reservoir de spectateurs.

Des nouveautés en ordre dispersées
Si Le contrat ne fait pas un bon démarrage (530 s/c), Julie Delpy peut se réjouir des 56 415 spectateurs qui lui donnent la bonne moyenne de 634 s/c. Et si Deux jours à Paris était la comédie de l'été ?
Hostel 2 malgré la caution artistique de Q. Tarentino ne déplace pas les foules: 64 374 entrées et une faible moyenne de 466 s/c. Délice de Paloma décoit également, les très bonnes critiques lui permettront peut être de se maintenir mais 394 s/c en 1ère semaine ce n'est pas suffisant pour espérer tenir sur la longueur (on peut anticiper une fin de carrière à 70 000 entrées).

Des chiffres en vrac
Dialogue avec mon jardinier continue de baisser (-49%) avec un nombre de copies presque constant (420) ce qui nous donne (c'est beau les maths) une moyenne catastrophique: 128s/c. Les specateurs doivent se sentir bien seul. Quoiqu'il en soit cela fonctionne puisqu'il peut se targuer d'avoir fait déplacer 1 095 679 spectateurs ce qui n'est pas une mince chose à faire. Roman de gare ne sera pas un succès: 271 564 entrées. Cherche fiancé tout frais payé est stoppé net dès sa 3ème semaine (-76%). Le film cumule 168 754 entrées, dans la lignée des précédents films d'Alexandra Lamy qui avait réalisé 170 000 entrées avec Au suivant. Enfin Spiderman 3 cumule 6 335 520 entrées.

Des nouvelles des siamois
Le scaphandre et le papillon: 296 846 entrées
Les chansons d'amour: 296 131 entrées

La curiosité de la semaine
Les -23% de The Bubble montre, si on en doutait encore, que le cinéma Israélien à trouvé sa place en France. Il cumul 50 927 entrées en 2 semaines (56 écrans). Il devrait terminer sa carrière juste en dessous de 100 000 entrées.


19 juil.

Delirious: amour, gloire et beauté

  l'avis
de
Julie
une comédie réjouissante

Delirious n'est pas un film qui révolutionnera l'histoire du cinéma. Peut-être... mais comme beaucoup d'autres films. Mais contrairement à d'autres, il a le mérite de tenir la route d'un bout à l'autre. Finalement le spectateur en sort content. Il traite, il faut le dire, tout d'abord d'un sujet essentiel: l'amitié. Et, très vite, il tourne en dérision le petit monde des "people" et surtout ceux qui en vivent et qui gravitent autour, les paparazzi, les fans, les fausses stars de seat come, les agents. Bref tout le monde y passe.

Les Galantine (Steve Buscemi), paparazzo sans ambition qui vit dans un trou new-yorkais prend sous son aile Toby (le magnifique Michael Pitt), un jeune SDF au visage angélique pour en faire son assistant photographe. Il lui concède un placard (au sens propre du terme) dans son appartement miteux en échange de quoi le jeune SDF lui rend des petits services. Ce dernier tombe par ailleurs amoureux de la chanteuse Kharma Leed's (Alison Lohman) qu'il rencontre à plusieurs reprises dans des situations plutôt cocasses. Il finit par connaître la renommée en tant qu'acteur ce qui suscite la jalousie et le désarroi de Les.
Si le film connaît quelques temps morts et des dialogues parfois un peu creux, le scénario reste solide et bien ficelé. Quelques situations sont assez drôles et la critique du glittering People est cinglante. On pourrait croire que le film est porté par un Steve Buscemi que l'on retrouve dans son rôle habituel de looser pas très intègre. Il n'en est rien. C'est à Michael Pitt que l'on doit les moments les plus savoureux du film. Drôle, juste, profond et charmant. A l'image du rôle qu'il y tient, l'acteur est parfait. On peut lui souhaiter qu'il soit mieux reconnu et qu'un rôle de meilleure envergure lui soit vite confié.
En résumé, Delirious sans être "délirant" vaut quand même le détour...Au moins pour Michael Pitt.

17 juil.

"Harry Potter et l'Ordre du Phénix": quand l'enfant grandit

  l'avis
de
Julie
Dans la même veine que les précédents épisodes, Harry Potter et l'Ordre du Phénix est un véritable enchantement: pour les grands, les petits, les moins grands et les moins petits. Bref, il est très difficile de cerner le public auquel est destiné ce film. Et pour cause, aucun n'est spécialement visé. On entre, comme par magie, dans l'univers fantastique du jeune sorcier soit par la porte secrète de Victoria Station soit encore par celle du QG de l'Ordre du Phénix. Pas comme un vulgaire voyeur. Le réalisateur, à l'instar de la romancière J.K Rowling, laisse le spectateur se prêter au jeu de l'illusion. Sans cape l'invisilité, ce dernier pénètre dès les premières minutes dans la vie tumultueuse d'Harry qui voit, avec l'âge, les soucis grandir.

Après avoir passé l'été à pleurer la mort de Cédric qu'il n'a pu empêcher et à encaisser le retour de Voldmort, Harry est forcé d'utiliser ses pouvoirs en présence d'un moldus, son cousin. S'en suit un procès partial qui fera découvrir au jeune sorcier Dolorès Ombrage, sa nouvelle professeur de la défense contre les forces du mal. Cette dernière, véritable "oeil de Moscou" du Ministère de la magie qui se refuse à croire les révélations d'Harry sur le retour de Voldemort, soumet Poudlard à l'Inquisition en chassant Dumbledore. Harry qui sait le danger grandissant devra contrer les obstacles parsemés par le Ministère via Ombrage. Avec ses fidèles amis, il va monter une véritable petite armée de défense, "l'armée de Dumbledore", et devoir se battre, une nouvelle fois, contre celui dont on doit taire le nom.
Harry a grandi, ses amis aussi. Il n'est plus l'enfant qui, 5 ans auparavant, avait fait ses premiers pas à Poudlard. Il connaît ses premières amours (insipides à souhait), ses doutes. Tiraillé entre l'enfance et l'âge adulte, il doit toutefois emprunter prématurément les pas d'un sorcier accompli. Les souvenirs le blessent. Le manque parental le fait cruellement souffrir. Seuls les pics que se lancent Hermione et Ron donnent au film un peu de légèreté, sans oublier les frères Weasley et le personnage du professeur Ombrage admirablement joué par Imelda Staunton (déjà vue dans Raisons et sentiments aux côtés d'ailleurs et déjà d'Emma Thomson, le professeur Trelawney, et de Alan Rickman, le professeur Rogue). On ne saurait lui reprocher pourtant d'être sombre et austère. Le nouvel épisode, comme les précédents, fait encore rêver. Le réalisateur a su recréer de manière parfaite l'atmosphère magique du roman. L'école de Poudlard c'est un peu la nôtre. On aime à s'y retrouver une fois l'an. Et si le roman nous le permet déjà, le film nous en donne une nouvelle occasion. On ne saurait la bouder et ce d'autant que le réalisateur, à l'image de la romancière, déborde d'une imagination sans limites qui ne laisse au spectateur aucune frustration. Le nouvel Harry Potter a vraiment tout d'un grand.

16 juil.

un nouveau service: tout le cinéma en un clin d'oeil

Les fidèles auront (vont) remarqué que des nouveaux liens sont maintenant accessibles depuis la home page de cinefeed. Cela fait quelques temps que je travaille sur un service qui vous permettra d'avoir toutes les news cinéma en 1 coup d'oeil.

C'est maintenant une réalité (en béta tout de même), ICI
  • ce service est fait pour vous, donc vos remarques sont les bienvenues
  • si vous avez un blog cinéma vous pouvez l'inscire et vos news seront diffusées :-)
  • c'est encore en beta, il peut donc y avoir quelques bugs (merci pour votre indulgence)
Je compte sur vous: http://www.cinefeed.com/news/


16 juil.

Box-office week-end semaine 28: Le sorcier ensorcelle le bo...

C'est sans surprise que Harry Potter 5 écrase tout sur son passage en dépassant les 2 millions en 5 jours. Après un 1er jour historique on s'attendait tout de même à mieux mais ne jouons pas les rabats joie, c'est un très bon score.
- Harry Potter 5 : 2 013 012 entrées
- Die Hard 4 : 303 766 entrées
- Shrek 3 : 235 831 entrées
- Persepolis : 98 223 entrées
- Raisons d'Etat : 65 850 entrées

Je déteste les enfants des autres se rétame en 2ème semaine avec 44 000 entrées en 5 jours.

13 juil.

Analyse Box-office France semaine 27

Un box-office sans surprise ?
Ne voyez pas dans ce titre la trace d'une quelconque amertume mais force est de constater que le box-office ne fait pas dans la dentelle ces dernières semaines. C'est donc sans surprise que l'ami Bruce prend la tête avec Die hard 5 cette semaine avec 1 011 000 entrées et une bonne moyenne de 1 351 s/c. C'est peu ou prou le même démarrage que Ocean's 13 qui aujourd'hui semble souffrir un peu (-50%) et n'affiche plus que la mauvaise moyenne de 256 s/c (cumul 1 435 883 entrées).
C'est en fait Shrek 3 qui m'étonne cette semaine avec un superbe maintient (-14%) et une très bonne moyenne pour une 4ème semaine (817 s/c). Bien sur Harry Potter lui fera du mal mais le film est lancé, le bouche-à-oreille semble très positif il a donc gagné le droit d'être à l'affiche tout l'été et de flirter avec les 6 millions de spectateurs.
Persepolis clos ce trio de tête avec un bon maintient (-18%) largement du à l'élargissement de son parc d'exploitation puisque l'on est passé de 200 salles à 370, du coup la moyenne baisse (639 s/c) mais ne boudons pas notre plaisir de voir plus de 500 000 personnes déja conquis par un très bon film.

Du côté des nouveautés
C'est assez moyen. Raisons d'état malgré ses presque 3 heures affiche 688 s/c ce qui le met tout à fait en phase de mon pronostic (ca fait du bien d'écrire ça). Par contre j'ai été bien médisant envers Je deteste les enfants des autres puisque malgré les mauvaises critiques et les mauvais premiers retours il fait un honorable 140 000 entrées (553 s/c) ce qui le qualifie d'ores et déja pour les 250 000 entrées le sauvant ainsi du titre tant craint: bide.


Delirous décoit avec ses 390 s/c alors que le distributeur avait pris le soin de ne pas trop l'exposer (80 écrans). Le résultat de The Bubble doit ravir Ad-Vitam puisqu'il point 553 s/c ce qui est un très bon score pour ce genre de film souvent distribué dans des plus petites salles.

Soldes sur les deuxièmes semaines
Promo générale: -43% pour Roman de gare qui risque de flirter avec les 400 000 entrées en fin de carrière, -51% pour Cherche fiancé... qui n'aura pas transformé l'essai de sa 1ère semaine (cumul de 156 000 entrées) et grosse promo pour Dérive mortelle qui affiche un rabais de -63% (cumul de 76 000 entrées).

Des chiffres en vrac
Dialogue avec mon jardinier dépasse le million (1 041 000 entrées) mais pointe 198 s/c (c'est faible). L'avocat de la terreur cumul 107 875 entrées ce qui est un bon score pour un documentaire. Still life atteint le cap de 200 000 entrées (un record). Boulevard de la mort approche les 600 000 entrées (597 000 entrées) et devrait finir sa carrière entre 650 000 et 700 000 entrées.

Curiosités
Le scaphandre et le papillon et Les chansons d'amour sont tombés amoureux l'un de l'autre. En 7 semaines ils cumulent tous les deux 292 000 entrées (8 000 entrées de plus pour les deux cette semaine). J'adore cette particularité.
En bas de classement nous avons Viva Cuba, petit film Cubain produit par un Français, réalise 246 s/c sur 2 salles (cumul de 53 000 entrées) alors que dans le même temps Dialogue avec mon jardinier affiche 198 s/c. Etonnant non ?

Enfin l'été sied à La vie des autres qui ne baisse que de 9% pour un cumul de 1 470 000 entrées. On garde toujours le meilleur pour la fin.


09 juil.

Box-office week-end semaine 27: "Die Hard 4"

Comme le 1er jour le laissait entendre ca démarre fort pour Die Hard 4. Shrek 3 ne se laisse pas démonter et continue à engranger des spectateurs:
- Die Hard 4: 822 836 entrées
- Shrek 3: 500 736 entrées
- Persepolis: 172 809 entrées
- Raisons d'Etat: 125 650 entrées
- Je déteste les enfants des autres: 106 546 entrées

Le box-office redevient interessant :))

08 juil.

"Die Hard 4": Les nerds ont enfin trouvé leur roi

  l'avis
de
Jérôme
une bonne daube

Il faut oser sortir un nouveau Die Hard 19 ans après le permier opus. Les producteurs l'ont fait et l'on pouvait s'attendre au pire. Bruce Willis n'est pas connu pout être un acteur qui fait toujours des choix judicieux. Sa filmographie cotoie le pire (Hudson Hawk) comme le meilleur (Le Bûcher des vanités ou Pulp Fiction) et l'annonce de cette suite ressemblait à une relance de carrière en proie à quelques bides.
L'histoire tout d'abord: un méchant cyber-terroriste veut neutraliser la mère patrie. Mais malheureusement pour eux John McLane se voit assigner comme mission de protéger un hacker que les terroristes veulent éliminer. Heureusement pour nous.
Michael Bay n'a qu'à bien se tenir car Len Wiseman (le réalisateur) est également un fan de pyrothechnie. Ca pète, ca tire, ca explose dans tous les sens. John chute, tombe, mouille le t-shirt, se fait tirer dessus (+1 pour le t-shirt) mais se redresse. Increvable John, incassable même, le tout servi avec une bonne blague. Les nerds sont également à la fête puisqu'il y a tout plein d'ordinateurs, de réseaux à pirater, de clés à casser. Bref c'est compliqué.
L'histoire vous semble simpliste ? Ne vous y tromper pas elle l'est et c'est ça qui est bon :-)
Quand on va voir Die Hard on ne s'attend pas à du Jean Marie Maurice Schérer, pas la peine de nous assommer avec des dialogues à rallonge ce qu'on veut c'est de l'A.C.T.I.ON. De ce côté là on est largement servi.
On pourra reprocher à Die Hard 4 de ne rien apporter de nouveau à un genre ultra-décliné mais finalement est-ce que l'on reproche à Paul Mc Carthney de faire du Beatles ?
Die Hard 4 est une bonne daube qui s'oublie aussitôt après être sorti de la salle de ciné mais c'est l'été non ?


06 juil.

Analyse Box-office France semaine 26

Il y a des 3ème place aux allures de victoire
Au risque de me répeter le véritable évènement de cette semaine c'est la très belle 3ème place de Perspolis. Sortie dans une combinaison de 199 salles il arrive a afficher l'excellente moyenne de 1 452 s/c. C'est d'autant plus remarquable que ce genre de film n'est jamais vraiment distribué dans les grosses salles, le taux de remplissage doit donc être elevé. A titre de comparaison la vie des autres avait réalisé 1 037 s/c pour sa 1ère semaine, on sait aujourd'hui ou ce score l'a mené (1 460 000 entrées au dernier recensement), souhaitons à Persepolis le même sort.
Shrek 3 resiste plutôt bien à l'après-fête du cinéma en ne baissant que de 38%, il approche déja les 4 millions d'entrées, son contrat est donc rempli. Bien sûr que le -57% de Ocean's 13 n'est pas une catastrophe mais la moyenne n'étant plus que de 493 s/c en 2ème semaine je ne peux m'empecher de voir bientôt la fin de son exploitation. A moins que l'été lui permette de grapiller quelques entrées de plus (cumul possible à 1 700 000 entrées).

Les nouveautés s'en sortent finalement pas si mal
été + box-office au ralenti depuis quelques semaine = nouveautés qui calent au démarrage ?
Eh bien non.


Ce n'est certes pas la folie, mais je suis sur que Claude Lelouch se contente de ses 151 000 entrées (548 s/c). Le bouche à oreille est globalement positif, il pourrait donc finir sa carrière vers 450 000 entrées ce qui n'est pas si mal.
Je ne donnais pas cher de Cherche fiancé tous frais payés. J'avais tort car en une semaine il a presque atteint les objectifs que je lui avait fixé. Sa moyenne de 608 s/c est plutôt bonne, il peut maintenant espérer atteindre les 300 000 entrées.

Dur deuxième semaine
Sortir la semaine de la fête du cinéma c'est s'assurer une grosse baisse en deuxième semaine. Cette règle simple est globalement bien suivie. Steak confirme son statut de bide avec -68% et un cumul de 260 000 entrées. Fragile(s) se casse avec -69% et 120 000 entrées au compteur. Et toi t'es sur qui baisse de 70% (après un +13%) pour un cumul de 84 000 entrées et Gomez vs Tavarez fait encore -89% (sic), la moyenne n'est plus que de 52 s/c. Arrêtons nous un instant sur ce chiffre, 52 spectateurs par écrans et par semaine ca nous fait tout de même 7.5 personnes par jour. Il y a donc une probabilité non négligeable que quelques séances soient entièrement vides, dur.

De chiffres en vrac
Spiderman 3 cumule 6 314 000 entrées, respect. Bande de sauvage en est à 350 000 courageux. L'avocat de la terreur continue son petit bonhomme de chemin avec 95 000 spectateurs. Still life en fait de même avec maintenant 196 000 entrées, ce qui le classe dans le rayon succès. A l'interieur atteint péniblement les 70 000 entrées (6 000 cette semaine), Béatrice Dalle n'est définitivement pas une actrice à succès.

Les gadins de la semaine
13 m² n'a pas réussi à s'imposer, il perd 82% en 2ème semaine et n'affiche que 12 000 entrées au compteur. Héros n'aura pas transformé Michael Youn en acteur de comédie dramatique. Le film perd 77% de ses entrées pour un ridicule cumul de 8 125 spectateurs (1 journée d'avant-première d'un précédent film de M. Youn).

Curiosités de la semaine
Il y a des fois ou des films pourtant différents connaissent exactement la même carrière au box-office. C'est le cas de Les chansons d'amour et de Le scaphandre et le papillon. Ils baissent de 55% cette semaine (les deux) et cumulent 284 000 entrées (les deux). Ce sont des films siamois.
Réjouissons nous du parcours de Dialogue avec mon jardinier qui ne baisse que de 39% cette semaine. La barre du million sera dépassé la semaine prochaine (936 000 pour le moment).


05 juil.

Quizz: quel est la comédie la plus chère de l'histoire ?

C'est le chiffre incroyable de $175 millions qu'il aura fallu mettre sur la table pour voir couché sur la pellicule: Evan tout puissant.
Comme le titre vous l'indique, Evan est un pote de Bruce lui aussi tout puissant en son temps. Sauf que Bruce avait couté $81 millions et rapporté $242 millions rien que sur son sol natal. Toujours en exploitation Evan tout puissant n'a rapporté que $60 millions ($75 en fin de carrière ?) et attend d'être lancé sur le marché international mais son équilibre est d'ores et déja impossible à assurer.
Petit rappel historique Wild Wild West avait couté $170 millions et n'en n'avait récolté que $117 millions sur le sol US (total de $220 millions dans le monde), c'était déja considéré comme un flop alors que dirons-nous de Evan ?



03 juil.

Pronostics des sorties du 04 Juillet 2007

- Die Hard 4
Nous ne sommes plus au stade de suite mais parlons plutôt de franchise. Die Hard 4 sonne comme une blague et pourtant il déboule en masse sur 750 écrans dès mercredi. On peut lire un peu partout que Die Hard est une série à part dans l'histoire du cinéma, j'avoue ne pas vraiment comprendre pourquoi. Le public a-t-il vraiment envie de voir un nouvel opus de John McLane ? Mais le public d'aujourd'hui (entendez les jeunes) connait-il vraiment ce héros soi-disant cool ? Pour ma part je parie sur un retour raté, voila c'est dit. Bien sur quand on a déja à son actif: 650 000 entrées pour le Die Hard I, 1 000 000 pour Die Hard 2 et 3 500 000 entrées pour le Die Hard 3 on ne fini pas sa carrière à 300 000 entrées d'autant que la période estivale peut être propice a un film qui ne nécessite pas une mobilisation importante de sa matière grise.
-> Mon pronostic: 1 800 000 entrées

- Raisons d'Etat
Belle affiche (Robert De Niro, Matt Damon, Angelina Jolie) et pourtant le film n'a pas convaincu au U.S ou il a fini sa carrière avec $60 millions au compteur pour un budget de $85 million. Il faut dire que la bande-annonce n'est pas vraiment convaincante et laisse présager un film plutôt académique. De Niro n'est pas encore un réalisateur confirmé, Il était une fois dans le bronx avait fait 280 000 entrées en son temps. Le film est distribué sur 240 copies dans un marché plutôt calme.
-> Mon pronostic: 300 000 entrées

- Je déteste les enfants des autres
SND essaye de nous refaire le coup de l'année dernière mais y-sont-ils pour quelque chose ? L'acceuil presse est plutôt très froid et l'attente du public quasi-inexistante. L'été risque d'être dur pour Anne Fassio, dans tous les cas je vous invite à parcourir l'unique topic du forum Allociné, ca vaut le détour. Visible sur 250 copies et surement pendant de nombreuses semaines (si SND est fidèle à sa technique).
-> Mon pronostic: 120 000 entrées


03 juil.

Persepolis: le fanatisme à l'épreuve de l'humour

  l'avis
de
Julie

Et si l'Iran nous était conté? Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud ont gagné un sacré pari, celui de faire dérouler devant le spectateur, sous la forme d'une bande dessinée animée, l'histoire de l'Iran, depuis la chute du Chah en 1979 jusqu'à nos jours. Jamais un film n'avait réussi à traîter jusqu'à ce jour de la condition des iraniens, vue de l'intérieur et de montrer à l'Occident le visage de ceux et de celles qui endurent depuis plus de cinquante ans le joug de dictatures politiques et religieuses.
Mais Persepolis c'est avant tout l'histoire d'une iranienne, Marajane (à laquelle Chiara Mastroianni a prêté sa voix), et de toute sa famille. De son oncle communiste, à sa grand-mère libérée (à laquelle la délicieuse Danielle Darieux a prêté sa voix) , en passant par ses parents un peu passifs et résignés, Marajane retrace les heures les plus sombres de son pays qui troqua un dictateur prétendument moderne à la solde de l'Occident contre une bande de fanatiques enrubannés. Elle le fait avec humour et désinvolture. Mais elle n'en dénonce pas moins l'essentiel: l'horreur d'une guerre de dix ans contre l'Irak, les morts, la bêtise humaine, le sectarisme, les dangers de l'islamisme, l'endoctrinement, les emprisonnements arbitraires, les exécutions sommaires.

Le personnage le plus touchant, porteur d'espoir, est celui de la grand-mère. C'est elle, vieille dame digne et pourtant très moderne, qui transmet à sa petite fille les règles essentielles, la recette de la survie dans un pays qui a pourtant sombré: la liberté, la dignité et la fierté. On la voit se facher contre sa petite fille lorsque cette dernière se montre lâche et tente de vivre "petitement" une histoire d'amour. On la voit aussi lui expliquer comment ses seins restent fermes malgré le temps (en les trempant tous les jours dans de l'eau glacée), pourquoi elle sent le jasmin jusqu'au soir (en mettant des fleurs de jasmin dans son soutien gorge chaque matin). Cette vieille dame, qui porte le voile noir, hiver comme été, n'en reste pas moins libre. Elle n'abdique pas. Elle pousse pourtant sa petite fille à fuir un pays en ruine où la liberté n'est qu'intellectuelle et donc théorique.
L'oncle Anouche à qui Marajane doit son côté révolutionnaire depuis l'âge de 5 ans est aussi l'un des personnages les plus touchants du film. Il sait que sa cause est perdue mais comprend que cette petite fille pourra lui survivre. Alors, il fait rien que pour elle, des petits cygnes avec de la mie du pain que lui donnent ses geoliers.
Entre un humour caustique et des moments tendres, parfois même très tristes, Persepolis nous montre la difficulté d'être iranien: déraciné à l'étranger et étranger sur sa propre terre souillée par le sang et le fanatisme religieux. L'iranien doit pourtant choisir. Marajane nous montre combien ce choix est difficile et tente de nous expliquer les raisons du départ mais aussi et surtout celles de l'attachement inexorable à la terre.

01 juil.

Nouvelles entrées pour le box-office

J'ai mis à jour le tableau récapitulatif du box-office 2007.
Pour le consulter c'est ici


29 juin.

Analyse Box-office France semaine 25

L'histoire des 3 à bien eu lieu...
Le podium du box-office est exclusivement composé de suite de suite. Tous ont plus ou moins tenu leur rang de blockbuster. Mais je ne peux m'empecher de relever la contre performance de Ocean's 13. Certes il fait 871 000 entrées en 1ère semaine mais on est loin des moyennes de ses petits copains (3 000 s/c normalement) puisqu'il affiche seulement 1 109 s/c. Un essouflement prévisible de la franchise ? D'autant plus notable qu'il y a eu la fête du cinéma pour doper un box-office à l'asphyxie.

Les sorties dans les choux
La longue liste des sorties ratées continue de s'allonger. Cette semaine on peut y inscrire Steak qui calle au démarrage avec la piteuse moyenne de 479 s/c. Qu'il est loin le temps des 1 900 000 entrées du pourtant mauvais Dalton. Fragile(s) fait guère mieux avec ses 521 s/c. J'avais pronostiqué 150 000 entrées, je ne me tromperai pas de beaucoup (pour une fois). Pourtant porté par des critiques plutôt élogieuses, 13 m² démarre mollement et affiche 10 168 entrées (291 s/c). Dans la rubrique un petit tour et puis s'en vont je trouve Héros (avec Michaël Youn et Patrick Chesnais tout de même) qui affiche 6 621 spectateurs (195 s/c) et American Vertigo 7 083 spectateurs (506 s/c).
Enfin un peu de baume au coeur avec La colline à des yeux 2 qui tire son épingle cette semaine en affichant le bon score de 854 s/c. Merci qui ? Merci la fête du cinéma ...


A qui a profité la fête du cinéma alors ?
Curieusement se sont les films en continuation qui ont tiré parti de la fête du cinéma en se maintenant de belle manière pour Dialogue avec mon jardinier (seulement -2%) ou en progressant comme Boulevard de la mort. Cette bonne 3ème semaine (+23%) lui permet de dépasser les 500 000 entrées, on est loin d'envisager le million mais une fin de carrière vers les 750 000-800 000 entrées serait finalement bien honorable. Dans la série progression notons également les +55% de La faille (cumul de 1 072 000 entrées), les +74% de Stepp'in (370 000 entrées) ou enfin +107% pour La vie des autres (1 453 000 entrées). Les chansons d'amour ou Le scaphandre et le papillon ont également grapillé quelques entrées supplémentaires (270 000 entrées pour les deux).

Les oubliés de la fête du cinéma
Dans ce climat quasi euphorique de progression il y a tout de même quelques films qui sont restés sur le bas-côté. Gomez vs Tavares perd 22% et n'affiche que 167 000 entrées, médiocre. Bande de sauvage arrive tout juste à se maintenir (-3%) avec un cumul de 296 000 entrées. Bien loin des ses résultats US ($166M). Idem pour Coeur perdus qui passe à côté de la fête (-72%) comme il est passé à côté de son exploitation (cumul de 74 000 entrées). Enfin vous ne l'avez peut être pas remarqué mais la semaine dernière était sorti Vent mauvais sur 50 salles. Vous ne l'avez surement pas remarqué parce qu'il perd cette semaine 59% de ses entrées et cumul 18 000 entrées. Faudra qu'on m'explique le financement de ce genre de film ...

Séances de retard
La Môme progresse de 718% avec ses 8 000 entrées de cette semaine (cumul de 5 108 000 spectateurs). Le record de la progression est détenu par Le prix à payer et ses +605% (7 500 entrées cette semaine) portant son cumul à 1 337 000 entrées.


27 juin.

Shrek, le Troisième: ça fonctionne...encore!

  l'avis
de
Julie

Ce troisième épisode des aventures de l'ogre vert s'inscrit dans le droit fil des deux précédents: il est donc drôle et intelligent.
Les critiques l'ont pourtant boudé en dénonçant, à tort, l'absence de créativité, de nouveaux personnages et d'effet de surprise. C'est vrai qu'une fois encore le film tire sa force et son humour de multiples références à des films et tourne en dérision les mythes du genre: Merlin l'enchanteur est une sorte de psy sénile sur le retour et les princesses ont, a priori, le QI d'un moineau.
Mais, malgré tout, si la recette est toujours la même, les ingrédients sont nouveaux et le but recherché atteint.
Cette fois ci, Shrek dont le beau-père, le Roi, est mort (la scène des derniers moments du Roi est d'ailleurs à "mourir" de rire, le roi-grenouille n'en finissant pas de mourir) refuse catégoriquement de reprendre le trône et part à la recherche de l'autre héritier, le jeune Arthur, cousin de Fiona. Ensemble, Shrek, Arthur, le Chat et l'Ane vont devoir affronter l'affreux "Charmant" qui, avec quelques autres icones détestées (les méchantes soeurs de Cendrillon, Gepetto qui a perdu Pinocchio, le Capitaine Crochet), ont fait un putsch et mis à feu et à sang le royaume "Far Far away".
Chaque moment du film est un vrai régal: des anti-héros un peu aigris, aux adolescents boutonneux de l'école d'Arthur (clin d'oeil à Harry Potter à l'école des sorciers) en passant par la revanche des princesses (Merci à Kill Bill et à ses femmes fortes et survoltées), on asssiste à un foisonnement de gags, de répliques délicieusement drôles. Les petites filles ne revêront donc plus de princes charmants et de douces princesses et voudront, peut-être, retrousser leurs manches pour de bonnes causes..Derrière un dessin-animé un peu décalé à l'humour corrosif que seuls les adultes sont à même de comprendre se cache un petit trésor qui tente, au mieux, de renverser les idées reçues.

24 juin.

"Roman de gare" - enfin une affiche originale

Une fois n'est pas coutume, ce n'est pas le manque d'originalité des créateurs d'affiche que j'ai envie de mettre en avant sur ce blog mais bien l'inverse car j'aime l'affiche du dernier film de C. Lelouch: Roman de gare.
Ce n'est pas la sempiternelle affiche qu'on nous sert pour chaque film choral (Fragile(s) en étant le dernier avatar), mais une composition noir & blanc plus subtil. Tous les personnages sont bien présents sur l'affiche mais ils sont à peine visible laissant la place aux personnages principaux. Et si une belle affiche était le prémice d'une belle carrière en salle ?

22 juin.

Analyse Box-office France semaine 24

Un trio sans surprise
Shrek 3 s'impose facilement dans un box-office qui reprend un peu de couleur (plus de 3 millions cette semaine). Sa moyenne est bonne (2 061 s/c) mais nettement en dessous des démarrages de Pirates des Caraibes 3 (3 460 s/c) ou Spiderman 3 (3 269 s/c), les franchises s'essouflent et ce n'est pas dommage.
PDC 3 vogue tranquillement vers les 5 millions d'entrées. Niveau qu'il atteindra surement la semaine prochaine grace à la fête du cinéma. Petite surprise pour la 3ème place occupée par Dialogue avec mon jardinier qui limite sa baisse à 25% cette semaine. Cette bonne performance devrait lui permettre de franchir la barre du million d'entrées en fin de carrière (cumul de 560 000 entrées), ce qui n'était pas gagné la semaine dernière.

Les nouveautés à la peine
Même si c'est devenu une (mauvaise) habitude, les nouveautés démarrent difficilement cette semaine. Le miracle n'aura pas eu lieu, Bande de sauvage fait un début très moyen (460 s/c) très loin de ses chiffres U.S. Gomez vs Tavares respect ses engagements: c'est un bide (277 s/c) et une 1ère semaine à moins de 100 000 entrées avec pourtant 338 copies. Fête du cinéma ou pas son sort est scellé.


Béatrice Dalle n'est pas une valeur sûr du box-office et ce n'est pas le démarrage de A l'intérieur qui me fera mentir (336 s/c). Le film devrait péniblement terminer sa carrière autour de 70 000 entrées. Faire partie d'une famille du cinéma, être présenté à Cannes et avoir de bonnes critiques n'ont pas permis au film de Lola Doillon (Et toi t'es sur qui ?) de s'imposer. Avec 34 000 entrées et une moyenne de 412 s/c le film devrait finir sa carrière autour de 90 000 entrées.
Enfin le bizarre Faussaire suit les traces de The Direktor qui avait fait une 1ère semaine à 25 000 entrées. Si on suit les règles édictées par la page magique Faussaire devrait finir sa carrière à 81 000 entrées (coef 1ère semaine / fin de carrière à 2.4). On verra bien.

Deux millionnaires: champagne
C'est suffisamment rare en ce moment pour le célébrer comme il se doit: nous avons deux millionnaires cette semaine. Même le score était prévisible pour Zodiac (1 029 000 entrées), c'est une veritable surprise pour La faille (1 004 000 entrées). La fête du cinéma devrait leur permettre à l'un et l'autre de terminer en beauté.

Les films en continuation accuse le coup
Que ce soit Boulevard de la mort (-441% cumul 356 000 entrées) ou Coeurs perdus (-70% cumul 70 000 entrées) les chutes sont importantes et les espoirs de million évanoui. Il n'y a bien que L'avocat de la terreur pour limiter la chute en 2ème semaine -23% et un cumul de 53 000 entrées.

L'effet Cannes n'aura pas lieu
Le bilan est terrifiant. Les chansons d'amour et Le scaphandre et le papillon pointent 240 000 entrées. Après lui 83 000 entrées, Tehilim 28 000 entrées . Présenté hors compétition Boxes les boites chute de 40% cette semaine et voit l'espoir d'une carrière en longueur s'éloigner (17 700 entrées).

Le gadin de la semaine
J'aurai bien sur pu souligner la pière performance de Gomez vs Tavares mais c'est plutôt le score miteux de Coeurs perdus qui a attiré mon attention cette semaine. Avec une baisse de 70% en deuxième semaine (133 s/c) il se classe définitivement dans la catégorie bide.


15 juin.

Analyse Box-office France semaine 23

Attention Tsunami en vue
Il fallait bien que cela arrive. Le réalisateur surdoué de Pulp Fiction ne va surement pas dépasser le million d'entrées avec son dernier opus: Boulevard de la mort. A l'instar de ses résultats US ($25 millions) il réalise un démarrage décevant (647 s/c). La fête du cinéma devra lui permettre de limiter la casse mais autant dire que statistiquement le million d'entrées est hors d'atteinte.
C'est également un résultat moyen qu'affiche le dernier Jean Becker: 627 s/c. L'exploitation de ce genre de film se fait généralement sur la longueur mais si vous suivez, vous constaterez qu'un coef 3 entre 1ere semaine/fin de carrière n'est pas si courant, ce qui rend le million tout juste atteignable. Merci encore une fois à la fête du cinéma qui devrait lui donner un petit coup de booster artificiel.
De son côté Coeurs perdus fait un démarrage très remarqué: catastrophique. Le film pourtant projeté sur 185 écrans affiche la pitoyable moyenne de 290 s/c. Il se pourrait qu'il ne dépasse pas les 100 000 entrées (sic). Dans le même genre, la première réalisation de Jane Birkin prend une douche froide: 11 062 entrées / 227 s/c. Notons enfin le démarrage pas si mauvais de L'avocat de la terreur (595 s/c).


Du côté des blockbusters
Ca marche plutôt bien puisque Pirates de Caraibes 3 limite la casse en ne perdant que 37% cette semaine. Il devrait arrêter sa course entre 5.5 et 6 millions d'entrées. Score qu'à déja dépassé Spiderman 3: 6 136 967 entrées.

Les films en continuations
Le millions est en vue pour Zodiac et La faille (la bonne surprise de ce box-office). Le scaphandre et le papillon et Les chansons d'amour ont plusieurs points communs: une exploitation quasi-identique (44 000 entrées cette semaine, 184 s/c), la chance d'être porté par leur distributeur (238 copies pour le 1er et 240 pour le second), un succès critique et une deception public.

La loi des séries
A la lecture des résultats de UV et Vieille maitresse on pourrait croire qu'il s'agit de films Ouzbeck en VO sans sous-titres. Le premier baisse de 62% en 2ème semaine et son palmarès n'est pas glorieux: 15 888 entrées pour 145 copies soit la moyenne de 110 s/c (cumul de 57 791 entrées). C'est une catastrophe.
Idem pour Vieille maitresse qui baisse de 54% cette semaine: 22 945 entrées pour un cumul de 73 288 spectateurs.

Des chiffres en vrac
Steppin résiste bien et cumule 340 000 entrées. La disparue de Deauville ne se redresse pas (163 000 entrées). Tehilim décoit avec -43% en 2ème semaine pour un cumul de 23 000 entrées. Ensemble c'est tout franchit une nouvelle barrière et atteint le très bon score de 2 209 000 entrées (+11 000 cette semaine). Je veux pas que tu t'en ailles s'en sort (un peu) et cumule 418 000 entrées (+4 800 cette semaine). La vie des autres atterrit (avant un petit soubresaut pour la fête du cinéma ?)

Le gadin de la semaine
J'aurais pu une nouvelle fois pointer du doigt le résultat calamiteux de U.V. mais j'ai préféré porter mon choix sur Coeurs Perdus. Avec un casting 3* (John Travolta, James Gandolfini, Salma Hayek) il n'a pu convaincre que 53 720 spectateurs. Sa moyenne (290 s/c) est trop faible pour esperer inverser la spirale de l'echec.

La curiosité de la semaine
We feed the world continue son petit bonhomme de chemin dans un marché atone. Avec une baisse de 10% en 7ème semaine le film cumule 120 000 entrées.


13 juin.

In the mood for love: the lonely hearts club band

  l'avis
de
Julie
Derrière le sempiternel thème des amours impossibles se cache l'un des films les plus originaux, les plus sensibles et les plus subtils de tous les temps.
Hong kong 1962, deux couples emménagent simultanément dans le même immeuble, dans des appartements mitoyens: les Chow et les Chan. L'histoire n'est recentrée que sur monsieur Chow (interprété par le touchant Tony Leung) et madame Chan (Maggie Cheung). Le réalisateur prend d'ailleurs le soin de laisser dans l'ombre leurs conjoints respectifs que le spectateur ne verra jamais. Et pourtant tout commence par eux. Très vite, monsieur Chow et madame Chan comprennent en effet que ces derniers entretiennent une liaison. En essayant de comprendre comment cette liaison a pu commencer, ils tombent progressivement amoureux l'un de l'autre alors même qu'ils se sont jurés de ne jamais "faire" comme leurs conjoints.

Etrangement les premiers instants du film ne suscitent pas un enthousiasme débordant. Certes, la photo est sublime et l'atmosphère d'une ville étouffante, pluvieuse, vieillie, telle que pouvait l'être Hong Kong au début des années 1960, est magnifiquement recréée. Le début du film est d'ailleurs presque entièrement dédié à la mise en place du décor au sens propre du terme. Le spectateur européen plonge dans les ruelles sombres d'une ville totalement étrangère. Il apprend à connaître le bruit des gens qui y vivent, à aimer l'odeur des plats qu'ils y mangent. Replongé dans une ville asiatique soixante ans plus tôt, le début du film ressemble plutôt à voyage initiatique . Intéressant forcément. Il y a aussi, il faut le dire, une place importante accordée à la beauté et à la grâce de madame Chan. Le balancement langoureux de ses étroites hanches au son de la magnifique bande originale est assez poétique. Ses rencontres, au hasard d'une rue ou d'un escalier étroit, avec monsieur Chow font d'ailleurs un peu penser à un balai classique
C'est sublime. Et pourtant, ça ne suffit pas. Mais peu à peu, la musique qui a trop d'importance et qui au lieu d'accompagner l'histoire la précède, se substitue même à elle, s'efface et laisse place à l'image, aux voix, aux visages.
La rencontre de monsieur Chow et de madame Chan, leurs premiers rendez-vous, l'attachement qu'ils éprouvent l'un pour l'autre puis le désir qui les habitent se succèdent dans un laps de temps incertain. Dans les mêmes lieux, dans un espace infiniment étroit, monsieur Chow et madame Chan se voient, se revoient. Ils jouent et rejouent encore la même scène. Il miment leurs conjoints adultères pour finir par créer leur propre histoire. Le temps semble s'être arrêté et leur histoire, prise d'un bout à l'autre, n'exister que durant quelques jours. Seuls quelques détails, la cravate de monsieur Chan ou la robe de madame Chan, changent et font comprendre au spectateur que le temps est plus long qu'une simple journée ou qu'une nuit.
Mais madame Chan garde toujours sa grâce et sa mélancolie, monsieur Chow, lui, son regard désolé, peiné et la cigarette aux lèvres.
Enveloppés dans les volutes blanches et denses émanant de cette cigarette qui n'en finit pas de fumer, ils forment d'abord le couple des coeurs esseulés et puis petit à petit un couple à part. Un couple qui ne vivra jamais une passion amoureuse de manière débridée et charnelle.
Madame Chan a trop peur du regard des autres, des voisins qui ricacent et qui la jugent. Alors pour ne pas la blesser et comme il ne veut pas la forcer, monsieur Chow décide de partir. Il préfère sacrifier cette histoire naissante plutôt que de faire supporter le poids de la honte à la femme qu'il aime.
Malgré un début un peu poussif, le film prend vite son envol. Par son grand souci des détails (une main d'homme posée sur une main de femme, une alliance, des pantoufles roses défraichies, un cou, une mèche de cheveux), Wong Kar-Wai laisse la porte ouverte à l'intimité, à la pudeur et à la simplicité. Son oeuvre très touchante est portée par un couple d'acteurs majestueux et sincères. Bien qu'il ne tombe jamais dans le mélodrame, il ne laisse pas le spectateur sans mélancolie, voire sans larmes. Si l'on finit par cromprendre que monsieur Chow et madame Chan ont quand même quelques secrets à cacher l'on aurait aimé croire à la possibilité de leur histoire.Il n'en est rien.

Petit cadeau, la bande originale:



11 juin.

Pronostics des sorties du 13 juin 2007

- Shrek le troisième
Et de 3 pour les troisièmes (Spideman, Pirates de Caraïbes). Le monstre vert de Dreamworks bénéficie d'un gros capital sympathie et d'une base solide de fans:
  • Shrek: 4 000 000 d'entrées
  • Shrek II: 7 100 000 d'entrées
Impressionnant. Et pourtant je pressent que cet opus risque de faire les frais d'un ras-le-bol général. Le manque d'originalité, la capitalisation à outrance sur des personnages récurrents risque de lasser. On avait déja vu Cars franchir avec difficultés le cap des 2 millions d'entrées ce qui était la surprise de l'année dernière. Difficile d'imaginer toutefois un score médiocre mais je table sur une baisse de l'engouement...
-> Mon pronostic: 3 500 000 entrées

- Bande de sauvages
Ce film sera-t-il victime de sa promotion ? Ou sera-t-il comme aux US un succès surprise ($165M) ?. Le distributeur y croit en misant sur un parc de xxx copies. On peut se rappeler le score des papis de l'espace de Space Cowboy (930 000 entrées) comme référence mais dur de comparer J. Travolta avec C. Eastwood. Le distributeur y croit en allignant plus de 320 copies. Alors pourquoi pas un succès surprise (d'autant que la fête du cinéma approche) ?
-> Mon pronostic: 950 000 entrées

- Gomez vs Tavares
Gomez et Tavares avait réussi l'exploit de réunion près de 900 000 spectateurs. Etait-il vraiment nécessaire de faire une suite ? Le réalisateur, G. Paquet-Brenner n'est pas vraiment habitué aux succès (U.V fait un démarrage catastrophique) et les critiques sont catastophiques. Le distributeur (SND) met le paquet en installant son protégé sur plus de 300 copies et pourtant l'approche de la fête du cinéma me fait plutôt penser à un "take the money and run".
-> Mon pronostic: 500 000 entrées (parce que je suis de bonne humeur :-) )


10 juin.

"Vieux motards que jamais" - de qui se moque-t-on ?

Vous avez surement remarqué fleurir sur nos colonnes Morris (pour les Parisiens tout du moins) la piteuse affiche / titre / tag line du dernier film avec John Travolta: "bande de sauvages, vieux motards que jamais".
Dommage que le ridicule ne tue pas, l'auteur de ce jeu de mots aurait été terrassé.
Les producteurs sont en droits de poursuivre le distributeur pour "tentative de meurtre d'un film cinématographique avec préméditation". Je ne pousserais pas à définir "Bande de sauvages" comme oeuvre culturelle mais n'importe quel divertissement vaut mieux qu'une séance de ridiculisation sur la place public.
Comme si "vieux motards que jamais" ne suffisait pas vous pourrez aussi lire: "plus on est de roues plus on rit" (non je n'invente pas).
Pathétique.
Pourtant le J.F. Camillieri n'est pas n'importe qui et il a surement une idée derrière la tête. Le fait est que le topic sur le forum Allocine concernant ce jeux de mots pourri affiche plus de 2 000 lectures. Pour info, le film à fait un tabac aux Etats-Unis totalisant $164 millions.
Alors coup de génie ou coup de folie ?

08 juin.

Analyse Box-office France semaine 22

C'est la fête aux blockbusters
Malgré une baisse de 62% de ses entrées, Pirates des Caraibes continue à dominer largement le box-office. Il dépasse largement les 3.5 millions en seulement 2 semaines. La moyenne est bonne (1 324 s/c) mais le film ne devrait pas atteindre le score du précédent opus (6.6 millions). Du côté de l'homme araignée les affaires marchent bien. Spiderman 3 cumule 6 033 000 entrées alors que son exploitation marque le pas (-58%). La moyenne est catastrophique (200 s/c) ce qui nous indique que sa fin de carrière est proche. Derrière Zodiac s'accroche bien et ne baisse que de 47%.

Les nouveautés font un démarrage catastrophique
Il n'y a que 88 minutes qui s'en sort et qui fait un démarrage correct (700 s/c). Ca sent bien les 300 000 entrées en fin de carrière. Pour les autres c'est la catastrophe. Une veille maitresse fait à peine plus de 50 000 entrées (313 s/c) ce qui ne lui laisse pas beaucoup d'espoir pour sa fin de carrière (120 000 ?). La palme du plus mauvais démarrage de la semaine revient sans conteste à UV qui affiche 267 s/c. C'est très très faible. Il n'est même pas évident que le film dépasse les 100 000 entrées en fin de carrière.


Les films en continuation
Le scaphandre et le papillon limite sa chute à 31% (cumul de 172 000 entrées) mais sa 1ère semaine était tellement faible que cela ne laisse pas beaucoup d'espoir pour la suite. Dans son sillage on retrouve Les chansons d'amour (251 s/c) ou La disparue de Deauville que l'on a définitivement perdue (207 s/c). Bref, tout ces chiffres ne sont pas très réjouissants, cela devrait laisser des traces dans les comptes des distributeurs.

Des chiffres en vrac
Steppin dépasse les 300 000 entrées et se situe dans la droite ligne d'un film sur la danse (voir ici). Ensemble c'est tout cumule 2 198 000 entrées et La vie des autres 1 432 000 entrées. Pur week-end finit sa carrière en alignant 350 000 entrées au compteur, Hitcher 142 000 entrées ou Anna M 174 000 entrées. Enfin Next dépasse les 600 000 entrées (607 000 exactement) ce qui n'est finalement pas si mal.

Le gadin de la semaine
UV gagne haut la main le droit de figurer dans cette rubrique. Il affiche 41 000 entrées dans 157 salles ce qui nous donne 267 s/c. Un présage pour le prochain film de G. Paquet-Brenner Gomez vs Tavares.

La curiosité de la semaine
On en a parlé très tôt. Stille Life continue sa très bonne carrière et ne baisse que de 25% cette semaine. Le film cumule 167 000 entrées.


06 juin.

du box-office, du box-office et encore du ...

Afin de vous permettre de suivre le box-office de l'année 2007 j'ai créé une page spéciale pour vous :-).
Et voici en avant-première un petit palmarès:
  • Le plus grand succès de ce début d'année est La vie des autres qui atteint le coefficient mythique de 10 (coef de succès) entre sa 1ère semaine et sa fin de carrière
  • Le plus gros bide de ce début d'année est Miss Potter qui affiche un coefficient de succès de 1.29 cumulé avec le plus faible nombre d'entrées par copie (199) ...
  • Mes pronostics ne sont pas terribles mais j'avais bon pour Demandez la permission aux enfants, Bobby, Norbit et quelques autres ...

le box-office 2007 c'est par ici


05 juin.

TEHILIM , en hébreu "Les PSAUMES"

  l'avis
de
DBuk1000
Pas Mal
Le film se passe à Jérusalem dans le milieu juif traditionaliste où l'étude et la discussion des textes sacrés tissent le lien entre les générations d'hommes.
Un père et ses deux fils.
Deux frères, l'un presque homme, l'autre encore enfant.
Ce père et sa femme, la mère.
Ce père et son père.
Ce père et son frère.
Cette femme et sa mère.
Une famille.
Les dits et les non-dits.


Ce père accompagne ses fils en voiture et soudain un accident sans doute cérébral lui fait perdre le contrôle du véhicule. Un accident, pas grave. L'aîné va chercher du secours, le cadet évanoui.
Retour avec les secours.
Le père a disparu.
Dans ce milieu très croyant, rien ne laisse penser à une disparition volontaire.
Dans ce très petit pays, disparaître est quasiment impossible.
Et pourtant.

Douleur des fils.
Douleur de la mère.
Douleur du père du père
Interdiction du deuil.
Tracasseries administratives.
Supplications.
Récitations des psaumes.

Absence définitive du père.
Etrange film.
Pas un grand film.
Simplement, un film pour réfléchir.


03 juin.

Rois et Reine: grand film d'exception ou long film prétentieux

  l'avis
de
Julie
bof
On se rappelle encore aujourd'hui du scandale provoqué par la sortie de ce film quand Marianne Denicourt, ex-amie du réalisateur, accusait ce dernier d'avoir puisé son inspiration de faits réels et douloureux qu'elle avait personnellement vécus et d'avoir ainsi violé son intimité, sa vie privée. Depuis lors, d'ailleurs, elle a été déboutée par la justice. On ne s'attachera pas à analyser ici le procédé auquel a (peut-être) eu recours Arnaud Desplechin pour nous raconter la vie de Nora (interprétée par Emmanuelle Devos). Ce procédé n'enlève rien, n'apporte rien à l'intérêt suscité par ce curieux film d'une durée de 2 heures 30.
Cette exceptionnelle durée s'explique par le propos même du film: celui de raconter une tranche de vie, un moment clé dans l'existence d'une femme (Nora), à la veille de son mariage, alors que tout paraît lui sourire. Cette dernière est d'abord présentée, d'une manière légère (Moon River en fond sonore), comme une mangeuse d'hommes. C'est la Reine. Elle nous parle de tous ces hommes: le premier, mort accidentellement, dix ans auparavant, alors qu'elle était enceinte de leur enfant, Elyas, son deuxième homme. Elle nous évoque très vite l'existence du troisième, Ismaël (joué par l'extraordinaire Mathieu Almaric)et, pour finir, celle du quatrième, Jean-Jacques, qu'elle est sur le point d'épouser. Mais en réalité l'homme de sa vie, celui qui met fin à cette ascension, à ce couronnement, c'est son père, dont elle vient d'apprendre qu'il va mourir d'un cancer généralisé. Elle décide de l'accompagner jusqu'à cette fin de parcours. Et à cette occasion, elle se rappelle chacune des étapes de sa vie, chacun des hommes qu'elle a miné, utilisé, usé, étouffé. Car Nora est un peu comme une menthe religieuse. Attirante mais mortelle.
Le réalisateur qui ne rend pas la Reine très sympathique l'oppose à l'un de ses hommes, Ismaël, dont le rôle prend très vite de l'importance. Contrairement à Nora qui, elle, est calculatrice, a priori froide, égoïste et sans sentiment, Ismaël est léger, drôle, impulsif, presque fou. D'ailleurs c'est entre les murs d'un hôpital psychiatrique que le réalisateur nous le présente. Le fisc aux fesses, sans grandes attaches, désabusé, Ismaël ne comprend pas vraiment pourquoi il a fait l'objet d'un internement à la demande d'un tiers. Il veut juste sortir de là, aidé par son avocat sépharade (joué par un Hypolite Girardot plutôt mauvais dans ce rôle caricatural). Le destin de Nora et celui d'Ismaël dont on sait qu'ils ont déjà été liés vont donc se recroiser quand cette dernière demande à son ancien amant d'adopter son fils.
On pourrait encore en raconter beaucoup, l'objet du film étant précisément de retracer avec une grande précision et une multitude de détails le moment clé de la vie d'une femme (et accessoirement de celle d'un homme).
Mais derrière ce prétexte, le réalisateur nous livre, je crois, une vision psychanalitique sans concession de la femme en général.
Dès son plus jeune âge, la fille s'accapare son père, le happe et lui fait porter tout le poids de ses propres erreurs. Elle se décharge sur celui qui lui a donné la vie comme pour lui faire payer le prix de sa naissance. Le mal provoqué par la petite fille, devenue ensuite une femme, telle une gangrène, ronge le père et tue celui-ci à petit feu. Le père, bien qu'il reste toujours là pour supporter les conséquences les plus désastreuses des actes de sa fille, laisse une petite place aux autres hommes: ceux qui vont, à leur tour, supporter un peu le poids du fardeau. La Reine, tentaculaire, prend toute la place. Il lui faut tous les hommes. Nombreux sont ses rois qui ne sont en fait que de vagues sujets, assujettis, petits vasseaux qui circulent autour d'elle et ne sont là que pour la servir. Seul le fou, l'indépendant, le rêveur (Ismaël) peut sortir son épingle du jeu et donc sauver sa propre vie. Le réalisateur ne cache pas son "dégoût" des femmes quand il fait dire à Ismaël face au psy (interprété par Catherine Deneuve) qu'il hait les femmes.
Celui qui aura su se préserver du joug féminin restera libre. Tel Yoda, il nous livre en fin de film, avec une grande sagesse, la morale de la vie.
Très authentique par certains côtés, Rois et Reine suscite forcément l'intérêt puisqu'il nous parle des hommes et des femmes, des relations familiales, de la difficulté de grandir et de vivre.
Mais le message qu'il nous livre est un peu manichéen, car peut être trop personnel. L'auteur énonce comme une vérité absolue le fruit d'une expérience propre et privée. Il tente, c'est vrai, de ne pas nous faire détester Nora. Vainement. Mais derrière elle ce sont toutes les femmes qui sont visées. Ce n'est donc pas un grand film sur les rapports humains qui nous est offert par Arnaud Desplechin.
Il n'est rien comparé à Interiors dans lequel Woddy Allen, sans rien faire transparaître de sa propre expérience, nous livrait les derniers moments de la vie douloureuse d'une Eve également tentaculaire. Woody Allen, pour nous parler lui aussi d'une femme envahissante, avait opté pour la nuance, l'ambivalence. La femme n'était pas unique, mais multiple. Elle était belle, drôle, profonde, légère, triste, névrosée, fidèle et frivole.
A l'opposé, Rois et Reine est un film prétentieux, sans concession.
L'auteur, pour comprendre la douleur de la femme, aurait dû chercher à s'imaginer en elle et non pas se cacher derrière un homme léger, un peu lâche mais presque sans faille.

31 mai.

Le scaphandre et le papillon

  l'avis
de
Jérôme
bon
Il y a des livres, comme des films qui nous embarquent disait François Truffaut. Pour moi, Le scaphandre et le papillon en fait partie. La lecture du livre de Jean-Dominique Bauby m'avait beaucoup touché: son histoire, son courage, ses mots. Je ne peux m'empecher de rapprocher J.D. Bauby de H. Guibert qui avait si bien réussi à exprimer sa colère, sa souffrance (je vous conseille la lecture de A l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie).
Jean-Dominique Bauby est rédacteur en chef du journal ELLE quand il est frappé par un accident vasculaire qui ne lui laisse que sa paupière gauche de mobile. Il a toutes ses capacités intellectuelles mais son seul lien avec l'extérieur c'est cet oeil.
Ses aides soignantes parviennent à mettre en place un système de communication qui lui permet de choisir une lettre de l'alphabet par simple clignement de son oeil.
Chaque jour il mémorise chaque page de son livre et dicte chaque lettre de chaque mot. Titanesque.
Le film aurait facilement pu sombrer dans le mélo mais, comme le livre, il nous livre le récit d'une expérience forte.
Au-delà du drame, il s'attache à nous faire vivre les sentiments du personnage principal par son unique point de vue. Pour arriver à ses fins Julian Schnabel déploie quelques trésors de mise en scène.
Le son et l'image sont presque toujours en phase avec ce que le personnage principal peut entendre ou voir. Le son est ainsi sourd ou l'image floue quand Jean-Do se réveille ou quand il est fatigué. On est avec lui dans ce corps, véritable prison.
Mais c'est avant tout l'histoire d'un homme: ses rêves, son rapport avec les autres, les femmes en particulier, ses regrets, sa frustration de ce qu'il ne serra jamais.
Tout comme dans le livre, le film tire sa force dans sa sincérité. C'en est une belle adaptation.

30 mai.

Des affiches à faire tout péter ...

Si les films d'actions ont leurs codes, leurs affiches n'échappent pas à la règle. Le héros est toujours en premier plan, on le montre en mouvement. Si on rajoute une petite explosion dans le lot ca ne fait pas de mal :-)
Illustration:

     

Petite variante pour Die Hard. Si le héros est statique on n'oublie toutefois pas le mettre en situation (T-Shirt ensanglanté).


25 mai.

Analyse Box-office France semaine 20

Enfin un peu d'air
Le box-office retrouve enfin un peu de couleur. Alors que cette semaine ne comptait pas beaucoup de nouveauté le nombre total d'entrées progresse.
Spiderman 3 fait preuve d'une très belle stabilité pour sa 3ème semaine. Le film affiche l'excellente moyenne de 1 080 s/c alors qu'il est diffusé encore sur 850 écrans. Des chiffres qui en disent long sur le succès et l'interêt du public pour le héros de Marvel. Il bat déja le 2ème opus et va certainement rivaliser avec le score du 1er (6,5 millions d'entrées).
Zodiac fait un beau démarrage (1 230 s/c) et s'inscrit dans la lignée de film de David Fincher. Le million est largement atteignable. La faille après un beau démarrage fait une belle 2ème semaine. Sa moyenne (935 s/c) et son côté contre-programmation porteront le film au-delà de tous les espoirs du distributeur. Enfin Steppin fait un démarrage remarquable (1 223 s/c). J'avais parlé de 330 000 entrées, il ira surement bien au-dessus. Jusqu'à dépasser les 530 000 entrées de Save the last dance ?

Derrière c'est l'éclate
Il faut attendre le 11ème au classement pour avoir un film qui perd des entrées par rapport à la semaine précédente (ca tombe sur Hitcher avec -15%) sinon tout le monde progresse (sauf Next qui est stable). De mémoire je n'avais jamais vu ça. Du coup tout le monde s'offre une semaine blanche et ca fait du bien.

J'entends déja des lecteurs murmurer: c'est quoi une semaine blanche ?
Une semaine blanche (pas sur que ca existe dans le jargon des distributeurs mais ca fera peut être jurisprudence), c'est une semaine ou les entrées sont gratuites dans la carrière d'un film. D'ordinaire un film baisse toutes les semaines de 30% à 50%, ce qui fait que mécaniquement il ne peut pas faire plus de x3 par rapport à sa première semaine. Si une semaine il ne baisse pas, son score final est mécaniquement augmenté de la semaine en cours. D'ou le nom: semaine blanche.
CQFD
On peut reprendre maintenant. Bien sûr les moyennes ne sont pas fantastiques mais pour des films en 3ème ou 4ème semaine ca devient correct.

Il faut bien des exceptions dans cet océan de bonheur
Lucky you ne nous décoit pas. On a eu le droit à un démarrage catastrophique, il ne redressera pas la barre en 2ème semaine (-46%). Le film cumule 87 000 entrées, c'est très faible. Effet de la mondialisation, Lucky You connait également un triste sort aux US ou le film affiche $5.5M ce qui est très très faible. Les oubliées de Juarez ne redresse pas non plus la barre et cumule 160 000 entrées (16 000 cette semaine).

Des chiffres en vrac
Je ne m'en remets pas, Les vacances de Mr Bean va dépasser le million, et largement en plus (cumul de 989 000 entrées). Ensemble c'est tout continue son petit bout de chemin sans rien dire, le film cumule 2 145 000 entrées. C'est suffisamment rare pour le dire à chaque fois. Le prix à payer progresse et affiche 1 288 000 entrées au compteur, preuve que les gens ont envie de rire (ou envie de croire qu'ils vont rire, je me comprends).
Bon élève, consciencieux, appliqué.
Ca pourrait être le carnet de note de l'élève SND. Le secret de Terabithia dépasse le million (1 017 000 entrées) après 8 semaines de dur labeur. Bravo.
Dans un autre registre, Loin d'elle atteint les 100 000 entrées et Anna M les 163 000 entrées (surement une petite décéption pour le distributeur et les producteurs).

Le gadin de la semaine
Vous avez surement noté quelques affiches de L'école des dragueurs. Donner un titre pareil à un film c'est le condamner immédiatement non ? Faut croire que le distributeur à été entendu puisqu'il réalise la mauvaise moyenne de 336 s/c (13 000 entrées).

Curiosités de la semaine
A semaine extraordinaire, résultat extraordinaire. Tout le monde a gagné :-))


22 mai.

Click - un film surprenant

  l'avis
de
Jérôme
pas mal - interessant
J'avais raté, comme beaucoup (seulement 205 000 entrées), la sortie en salle de Click. Sûrement effrayé par l'affiche grotesque et les critiques plutôt tièdes. Rebuté par une énième comédie dont toute l'histoire pouvait tenir sur un coin de table (on appelle ça le pitch): "c'est l'histoire d'un homme qui contrôle sa vie à l'aide d'une télécommande".
Eh bien j'avais tort.
Michael Newman (touchant Adam Sandler), acharné de travail, se voit un jour offrir une télécommande particulière. Elle lui donne la possibilité de contrôler sa vie au sens propre. Pour ne plus entendre le chien aboyer, il suffit de baisser le volume. Pour ne pas subir une nouvelle dispute avec sa femme Donna (la superbe Kate Beckinsale) pourquoi ne pas faire avance rapide etc.
A la lecture du sujet vous pensez avoir cerné le film ? Son ton, son scénario, un sentiment de déja-vu ?
Il est vrai qu'au premier regard ca ressemble au Bruce tout puissant de Jim Carrey. Mais c'est également à ce moment précis qu'il faut laisser de côté ses préjugés et tenter l'aventure.
Le film est en fait beaucoup plus subtil et touchant que son pitch veut bien le dire. Le scénario nous emène exactement là ou ne s'y attend pas. L'histoire suit une direction étonnante. C'est souvent drôle, parfois touchant et toujours subtil. Sans être un chef d'oeuvre, Click réussi à nous étonner et c'est déja pas si mal.
Alors pourquoi ne pas rattraper son retard en louant un film qui aurait mérité un meilleur accueil en salle.


22 mai.

Pronostics des sorties du 23 Mai 2007

- Pirates de caraibes 3
Après Spiderman 3 voici la nouvelle grosse sortie du mois. Une franchise dont la notoriété n'a cessée de grandir: Pirates 1: 3 900 000 entrées, Pirates 2: 6 650 213 entrées. La sortie est de taille puisque 783 écrans sont programmés et l'attente peut se mesurer à la consultation de la fiche du film sur Allociné (80% de PDM annonce le site). Si le succès ne fait aucun doute, la véritable question c'est combien ? Pour moi la morosité de ces dernières semaines va profiter aux blockbusters (les chiffres de Spiderman 3) sont de bons indicateurs), alors une première semaine au-delà de 2 millions et un score final à...
--> Mon pronostic: 6 800 000 entrées

- Les chansons d'amour
Nul doute que la sélection à Cannes et donc la médiatisation du film est responsable des 225 copies que le distributeur va mettre en circulation. Chistophe Honoré n'est pourtant pas un habitué des grosses sorties, Dans Paris était son plus gros succès jusqu'à présent (300 000 entrées). Le distributeur lorgne surement sur les 3 700 000 entrées de 8 Femmes (le concept est un peu identique) ou les 2 700 000 entrées d'On connait la chanson. C'est peut être l'heure de Christophe Honoré ?
--> Mon pronostic: 800 000 entrées

- La disparue de Deauville
Les 200 copies ne trahissent certainement pas le potentiel commercial que lui trouve son distributeur quand on sait qu'il s'agit de SND (spécialiste de la technique du marteau pillon). Affichée un titre pareil c'est du sucide non ? Sophie Marceau a acquis de nombreux succès en tant qu'actrice. Anthony Zimmer a rassemblé 800 000 spectateurs (SND essaye désespéremment de coller à l'image du film d'ailleurs). Même Belphegor a été un très beau succès public (2 millions d'entrées). Par contre en tant que réalisatrice, Sophie Marceau n'a pas encore vraiment convaincu (Parlez moi d'amour avait réalisé 55 000 entrées).
--> Mon pronostic: 180 000 entrées


21 mai.

Box-office week-end semaine 20

Une semaine de rebond ? C'est en tout cas avec étonnement que je vous livre les chiffres des 5 premiers jours. Spiderman 3 se maintient très bien et devrait finir la semaine aux alentours de sa semaine précedente. Zodiac démarre fort et devrait avoir une carrière digne des pécédents films de D. Fincher
1. Spiderman 3 : 864 138
2. Zodiac : 405 871
3. La Faille : 254 698
4. Steppin' : 165 689
5. Les vacances de Mr Bean : 80 984


20 mai.

"Nos jours heureux" - "Je Déteste les enfants les enfants des autres": pourquoi changer une formule qui marche ?

En regardant le line-up de nos chers distributeurs je suis tombé sur une pepite. C'est SND qui gagne l'Oscar du copier/coller. On avait eu Closer - Les Témoins, on aura maintenant Nos jours heureux - Je déteste les enfants des autres.
Tout y est:
  • Même fond bleu
  • Même jeu d'alternance des couleurs dans le titre: blanc/jaune
  • Même mise en scène: les adultes et les enfants (il y en a même un qui fait la même grimace)
  • Et enfin même herbe un peu brulée
Notez bien la filiation est clairement affichée par SND qui présente Je désteste les enfants des autres avec ces mots:"Dans la lignée de "Nos Jours Heureux", une comédie familiale, dont le sujet est... dans le titre !".
   

Allant jusqu'au bout de sa stratégie copier/coller, SND programme le film juste avant les vacances scolaires (comme Nos jours heureux l'année dernière). Le succès est-il aussi facilement reproductible ?


18 mai.

Zodiac -Les hommes de l'obstination

  l'avis
de
Julie

Dans son nouveau film, David Fincher s'est écarté du parti qu'il avait pris dans Seven ou encore dans Fight Club, tous deux très "visuels", où la violence (leur sujet commun) était traitée de manière extérieure, grâce à la caméra.
Dans Zodiac, le réalisateur a gagné en pudeur, en maturité.
En réalité, le sujet du film n'est pas la violence bien qu'a priori on puisse le croire. Zodiac retrace en effet l'histoire d'un tueur en série qui,à la fin des années 1960, a semé la terreur en Californie.

D'ailleurs, le film commence par les meurtres commis de sang froid par ce psychopathe. Le caractère visuel des scènes de meurtres suscite d'abord chez le spectateur un sentiment de malaise et d'angoisse proche de celui qu'il pouvait ressentir avec Seven. On croit la tonalité du film donnée par ses premières minutes. Il n'en est rien. Car très vite le réalisateur s'écarte du propos. Il ne s'agit donc pas d'une pale copie de Seven, du Silence des Agneaux ou encore de Copycat.Si dans tous ces films l'accent avait été mis sur la psychologie du traqueur, c'était pour la confronter à celle de la bête qu'il chassait. Dans Zodiac, David Fincher n'oppose pas le flic ou le journaliste d'investigation au tueur en série. Il se concentre exclusivement sur l'obstination avec laquelle l'inspecteur David Toschi (Mark Ruffallo), son coéquipier, un jeune dessinateur du SF Chronicle (Robert Graysmith joué par Jake Gyllenhaal) et un brillant journaliste désinvolte (Paul Avery campé par un méconnaissable Robert Downey Junior) vont, chacun leur tour, à leur manière vouloir démêler le casse-tête infernal imaginé par le tueur. D'abord horrifiés par des meurtres qu'ils veulent résoudre, auxquels ils veulent mettre fin, ces hommes vont finalement rentrer dans le petit jeu mené par Zodiac en cherchant à résoudre les énigmes, équations que celui-ci leur pose. L'entêtement des hommes est-il guidé par leur soif de justice ? Ou refusent-ils de perdre la partie voire la face ?
Comme une longue enquête semée d'embuches, avec rebondissements, temps morts, le film se déroule. La course menée par les enquêteurs et les journalistes est un peu longue et parfois même ennuyeuse. Mais le film n'en perd pas pour autant son souffle. Le but n'est pas l'aboutissement de l'enquête. Le film tire son énergie de celle de ces personnages, trop généreux, trop ambitieux, trop puérils, trop névrosés. Il laisse le spectateur avec l'idée que pour certains la fin est dans la quête, aussi vaine soit-elle.

18 mai.

Analyse du box-office semaine 19

Les semaines passent et se ressemblent
Je pensais sincèrement que le succès de Spiderman 3 ferait office de catalyseur d'un box-office au ralenti ces dernières semaines. J'ai eu tort. C'est même l'effet inverse, si l'araignée s'en sort pas trop mal (-64% tout de même) derrière c'est le désert de Gobi. Imaginez que seul 2 films dépassent les 100 000 entrées cette semaine, incroyable quand on sait que dans une semaine moyenne c'est plutôt 6-7 films qui atteignent ce niveau (on a même connu au-delà de 10 il y a pas ci longtemps: ici ou ).
La faille s'en sort bien et fait un bon démarrage (1 068 s/c), dans un marché normal il pourrait même viser le million mais vu la volatilité actuelle c'est dur de faire des projections. Derrière Lucky you (300 s/c) se plante tout comme Hitcher (403 s/c). Irina Palm s'en sort honorablement puisqu'il affiche une moyenne de 543 s/c.

Une longue liste de rendez-vous manqués...
Un film d'action avec un casting solide doit toujours glanner bon an, mal an 1 million d'entrées. Next affiche en 3 semaines 491 202 entrées (un score de 1ère semaine), c'est dire qu'on est loin des objectifs.


Dans le même genre, 300 vu sa couverture médiatique, les critiques positives pouvait s'attendre à faire 3 millions. Il affiche 1 660 000 entrées. Je ne parle même pas des 160 000 entrées de Jean de La Fontaine qui visait surement les 500 000. Pur Week-end à également raté son rendez-vous avec le public. Le film affiche péniblement 249 826 entrées en 2 semaines (avec des jours fériés et une météo propice au cinéma), il finira surement sa carrière en dessous des 350 000 entrées. Et que penser des 365 000 entrées de Sunshine ?

Heureusement il y a quelques exceptions ...
Ensemble c'est tout est une bonne surprise. Le film affiche 2 081 534 spectateurs. Son coefficient 1ère semaine / fin de carrière sera surement au-dessus de 3 signe de succès (son exploitation me fait penser à celle d'Hors de Prix). Les vacances de Mr Bean cumule 902 398 entrées et devrait largement dépasser le million. Son coefficient Paris/Province (6.09) est un signe de succès populaire. Surprenant.
Le prix à payer est également une très bonne surprise avec ses 1 230 337 spectateurs (coef P/P 5.9).

Des chiffres en vrac
Très bien merci cumule 160 188 entrées. C'est maintenant sur, Le secret de Terabithia dépassera le million d'entrées (cumul de 993 627 entrées). La Môme approche les 5,1 millions (cumul de 5 092 993 entrées). La vie des autres est toujours à l'affiche de 165 écrans et cumule 1 368 904 entrées. Clerks 2 baisse de 71% et affiche le faible cumule de 10 886 spectateurs.

Le gadin de la semaine
Avec 56 342 entrées, le démarrage de Lucky you est clairement la déception de la semaine. Sa moyenne ne lui permettra pas de rester à l'affiche d'un bon nombre de ciné dans les semaines à venir.

Curiosité de la semaine
Les moyennes sont tellement faibles. Les chutes d'une semaine sur l'autre de l'ordre de 50%. Les cumules tellement décevants. Désolé mais pas de vrais pépites cette semaine. Il y a bien We feed the world qui ne baisse que de 16% en 3ème semaine. Avec 58 copies, le film cumule 68 790 entrées. Un bon resultat pour un documentaire Autrichien.


09 mai.

Box-office France semaine 18

Grâce à Spiderman 3 le box-office reprend un peu de couleur. Le prix à payer continue un carrière étonnante, comme quoi les Français ont besoin de rire et prennent ce qui vient ...
1Spiderman 32 778 5333 582 878
2Les vacances de Mr Bean (3, -44%)161 138831 406
3Next (2, -42%)152 669415 462
4Pur week-end149 103182 542
5Je veux pas que tu t'en ailles (2, -28%)110 774265 406
6Le prix à payer (5,-24%)101 9061 175 246
7Ensemble c'est tout (7,-22%)88 8052 023 243
8Sooter, trireur d'elite (3, -37%)79 950389 853
9Still Life61 20261 202
10Très bien merci (2, -22%)55 453126 195

Nombre d'entrées cette semaine: 4 379 821 entrées (source cbo).

08 mai.

Still Life - supériorité du cinéaste sur le tour-operator

  l'avis
de
dbuk1000

Samedi soir 5 mai, veille du scrutin, Le Balzac à 20 heures affiche complet pour "Still Life" dont la projection démarre avec 20 minutes de retard pour laisser la foule s'installer.
Le phénomène responsable de cet engouement c'est STILL LIFE, Lion d'Or à Venise. Dernier film de "Jia Zhang-ke, dont le nom n'est pas encore familier du grand public, est sans doute le plus grand cinéaste chinois de tous les temps" - dixit la critique du Monde le 30avril.

Dès les premières images je comprends la supériorité de l'oeil du cinéaste derrière sa caméra sur les piètres photos figées à la hâte par le touriste au cours des innombrables voyages organisés (avions-hotels-bus-guides-restaurants) pour découvrir la Chine. D'abord le temps d'observer les violentes mutations en cours dans la société chinoise. Ensuite le temps d'essayer de faire comprendre la quête des hommes en mal d'amour, en mal d'avenir, en mal d'argent. Je pense alors à Zola ou à Dickens qui , 150 ans auparavant, ont exposé la douleur des hommes face aux mutations du monde traditionnel vers la modernité. Et c'est bien de cela qu'il s'agit.
C'est un film "naturaliste" proche du documentaire mais le réalisateur nous fait aussi pénétrer au coeur des deux histoires individuelles qui confèrent la dimension du drame personnel à cette étude. Un homme à la recherche de sa femme et de sa fille qu'il n'a pas vues depuis 15 ans et une femme à la recherche de son mari dont elle n'a pas de nouvelles depuis deux ans. Ces deux quêtes ne se croiseront jamais. Des paysans chinois poussés par la misère vont travailler comme démolisseurs de bâtiments qui vont être submergés par la montée des eaux liés au gigantesque chantier du barrage des Trois Gorges qui sera le plus grand barrage hydroélectrique du monde par sa superficie.
Frustes et crédules paysans, torse nu luisant de sueur, munis de masses et parfois de téléphones portables, qui détruisent en cadence tels des galériens, les immeubles en briques construits quelques décennies auparavant lors de l'ère Mao.
Salaires de misère, pas de famille, beaucoup de camaraderie, partage du thé et des cigarettes, ciel bas et gris, amoncellement de briques grises, usines rouillées en faillite, accidents de travail.
Et puis une nouvelle race d'entrepreneurs dénués de tout scrupules, success story à la chinoise.
Et toujours, comme suspendue au dessus du drame des hommes, la Chine éternelle, celle que le touriste recherche, faite de poèmes et de mélodies.
Supériorité du cinéaste sur le tour-operator.

04 mai.

Analyse Box-office France semaine 17

Le rouleau compresseur s'est mis en marche et il a tout écrasé sur son passage
Spiderman 3 est sorti sur 850 copies mardi et en un jour il a réussi à prendre la tête du box-office de cette semaine (804 000 entrées). Il a également battu tous les records: 1er jour P/P, 1er jour France.
La vraie question est de savoir ou va s'arrêter la bête. Vu la qualité (médiocre) du film je vois plus une carrière à la X-Men 3 qu'à un Harry Potter. Je reste sur mes 6 millions mais c'est vraiment grand maximum.

Derrière les nouveautés peinent un peu
Comme les semaines précédentes, les nouveautés ne démarrent pas forts. Next confirme son médiocre potentiel. Avec 681 s/c, sa carrière ne devrait pas être loin des 400 000 entrées prévues. Je veux pas que tu t'en ailles, démarre également mollement (614 s/c) mais risque de mieux se tenir. Jennifer Lopez n'a pas réussi son retour sur le grand écran. Les 467s/c (80 000 entrées) de Les oubliées de Juarez ne lui permettront pas de se maintenir dans les prochaines semaines.

Les films en continuation
Contre toute attente, les films en continuations se maintiennent plutôt bien. Les vacances de Mr Bean ne perd que 25%. Certes le démarrage n'était pas terrible mais il n'a pas à rougir de ses 670 000 entrées. Il devrait finir sa carrière pas très loin du million d'entrées. Shooter perd 32% et dépasse les 300 000 entrées (509s/c). Le prix à payer engrange encore 134 000 entrées et dépasse la barre du million d'entrées (1 073 000 entrées). Qui l'eut cru. Ensemble c'est tout se rapproche des 2 millions d'entrées (1 934 000) et ne baisse que de 12% cette semaine. Plus bas dans le classement, Anna M tient également le choc en ne baissant que de 26%. Le film cumule déja 121 000 entrées.

A côté de ses films qui se maintiennent correctement il y a ceux qui souffrent. Les chatiments baisse de 46% en 2ème semaine et n'affiche plus que 294 s/c. Même genre de chute pour Jean de La Fontaine qui ne cumule que 125 000 entrées en 2 semaine. Un échec, une décéption. Nos amis les Terriens confirme son mauvais démarrage. Le film cumule 47 000 entrées et baisse de 50% cette semaine

Des chiffres en vrac
SND tire jusqu'à la corde le potentiel commercial de Le secret de Terabithia. Le film ne fait que 148 s/c mais s'affiche encore sur 446 écrans. Cette stratégie du marteau pillon aura au moins eu le mérite de porter le film jusqu'à 943 000 entrées. 300 est à la fin d'un beau parcours puisqu'il cumule 1 647 000 entrées. TMNT retourne sur les étagères du distributeur (3 semaines) avec 130 000 entrées au compteur. Une claque.
La Môme grapille encore 8 700 spectateurs et cumule 5 083 000 entrées. Encore SND qui impose 103 écrans de La Cité interdite (71 s/c) qui cumule 740 000 entrées. Hellphone finit sa carrière avec 287 000 spectateurs.

Le gadin de la semaine
Je me répète mais il est rare de voir un film distribué sur 400 écrans ne cumuler que 130 000 entrées. C'est le cas de TMNT. Cela fait une moyenne de 325 s/c. Si on considère que 2 000 s/c c'est déja pas terrible on mesure l'étendue de la catastrophe.

Curiosités de la semaine
Très bien merci est le seul film de la semaine à dépasser les 1 000 s/c. Sorti sur une combinaison restreinte de 61 copies le film affiche 70 000 spectateurs en 1ère semaine. Souhaitons lui bonne route
A noter également les +9% de La vie des autres, on a l'habitude mais c'est dommage de se privée d'une bonne nouvelle (cumul de 1 307 000 entrées).


03 mai.

Spiderman 3....tant de mauvais choix

  l'avis
de
Julie

Dire qu'on l'attendait serait un euphémisme. On n'avait qu'une hâte depuis le dernier épisode de Spiderman, celle de retrouver Peter Parker, ses contradictions, sa naïveté, son romantisme, bref ce héros hors du commun, ce mec banal aux dons géniaux.
Les critiques, sans même l'avoir vu, nous avaient promis un troisième épisode surpassant les précédents (ça paraissait difficile à croire). On savait que Spidey serait black, un peu bad boy, qu'il serait attiré par le mal etc... Mais connaissant Sam Raimi et vu le deuxième épisode qui nous avait révélé un Spidey un peu torturé, mal dans ses collants, on s'attendait à voir ce dernier luttant contre ses mauvais penchants et empêtré dans de grands dilemnes.
On se doutait qu'il serait question du bien et du mal, que le propos serait peut-être un peu manichéen mais on ne s'attendait pas (non vraiment pas) à être embarqués dans un tel marasme cinématographique.
En résumé, Peter file le parfait amour avec MJ, les new yorkais l'adulent dans son rôle de Spiderman. Mais le gentil héros se révèle vaniteux. Il est fier de lui et enivré par sa gloire. Une substance extraterrestre (métaphore, on l'aura bien compris, du côté sombre susceptible de guetter tout héros à l'égo forcément surdimensionné) l'atteint et il devient très vite coléreux, agressif, orgueilleux, méprisant. Bref insupportable. Boosté par le mal qui est en lui, il doit par ailleurs lutter contre de multiples ennemis (d'ailleurs plus sympathiques que lui): l'homme-sable (qui à lui seul justifiera le détour), le bouffon noir, dont Harry (fils du bouffon vert) revêt les habits pour venger son père et Venom.
Côté coeur, il se montre franchement égoïste et, aveuglé par son narcissisme, il ne perçoit pas la détresse de sa dulcinée qu'il semble d'ailleurs laisser pour compte au profit de sa binôme de physique, Gwen Stacy (jouée par Bryce Dallas Howard, fille de Ron).
Tout cela est confus, compliqué et pourtant très simpliste à la fois. La confusion du film est causée par l'accumulation d'histoires qui s'entremèlent. Mais finalement chacune est sous exploitée (trop de protagonistes), la seule star qui sort de ce chaos d'effets spéciaux c'est Spiderman, le gentil, le méchant, et puis Peter Parker, le gentil, le méchant. Même MJ, tante May, Harry, voire Jonah Jameson (l'affreux rédacteur en chef de Peter joué par J.K Simmons révélé dans l'extraordinaire série Oz) sont occultés. Leurs rôles respectifs sont écrasés par celui de Spiderman.
Si seulement celui-ci méritait tant d'attention....Il n'en est rien. Sans souffrir d'états d'âme, Spidey est une véritable tête à claque. Certes quelques scènes plutôt amusantes nous révèlent un Peter-Spidey imbu et franchement désagréable. Mais Tobey Maguire n'a pas su rendre ce nouvel héros digne d'intérêt. Certes, un peu rigolo, un peu macho, un peu agressif, il ne suscite pas franchement la sympathie. Mais il n'incarne rien d'intéressant. Puis le passage à vide de notre héro laisse place au temps des retrouvailles: retrouvailles de Spidey avec lui-même, avec Harry, avec tante May, avec MJ. Mais au lieu d'exploiter la corde sensible du spectateur (son attachement au héros qu'il attend impatiemment de revoir dans ce troisième épisode), Sam Raimi sombre dans les clichés, s'engouffre dans une pauvre morale simpliste résumée en deux phrases: "dans la vie, il faut faire les bons choix car on a toujours la possibilité de choisir" et "il faut pardonner".
Le réalisateur, malgré les effets spéciaux, la galerie de nouveaux personnages, le côté obscur de notre gentil héros, la supposée maturité de ce dernier, n'a pas su recréer l'atmosphère magique des deux précédents épisodes. Ne serait-il pas encore temps qu'il jette les collants?

01 mai.

"La vie des autres" - un succès mondial mérité

La vie des autres a dépassé la barre des $50 Millions de recette dans le monde entier.
Produit pour la modique somme de $2M, il prouve qu'un succès critique et artistique peut également se transformer en succès économique.
La France compte pour plus de $10M dans ce total, nous pouvons être fier. A l'image de sa sortie en France, le film vient de débuter sa carrière en Angleterre dans une combinaison réstreinte de 97 salles. Comme chez nous il obtient la meilleure moyenne par écrans.


Voici un court récapitulatif par pays:
  • TOTAL: $54 175 874
  • Australie: $1,277,102 (sortie le 29/3/07)
  • Autriche: $428,757 (17/8/06)
  • Belgique: $917,553 (1/31/07)
  • Danemark: $1,720,105 (13/10/06)
  • France : $10,396,040 (1/31/07)
  • Allemagne: $17,932,189 (23/3/06)
  • Grèce: $1,746,359 (14/12/06)
  • Italie: $2,304,576 (6/4/07)
  • Pays-Bas: $1,299,768 (1/3/07)
  • Norvège: $369,961 (6/10/06 )
  • Pollogne: $58,693 (26/1/07)
  • Portugal: $125,243 (8/2/07)
  • South Korea: $230,574 (22/3/07)
  • Espagne: $4,999,028 (16/2/07)
  • Suède: $198,887 (10/11/06)
  • Suisse: $905,748 (10/8/06)
  • UK: $1,402,338 (13/4/07)

27 avr.

Analyse Box-office France semaine 16

Qu'il est dur de faire l'analyse d'un box-office ayant si peu de relief.
Les nouveautés démarrent mollement.
Les continuations chutent.
Quand on a pas grand chose à dire, il vaut mieux faire court ...
Rien qui nous permettrai de nous réjouir.

Au royaume des aveugles ...
Les vacances de Mr Bean avec ses 771 s/c se hisse donc sur la 1ère marche du podium suivi par Shooter, tireur d'elite qui affiche 742 s/c. Les autres films se situent à des niveaux catastrophiques. Dans ce marché difficile, Le prix à payer peut être fier de ses 938 532 spectateurs. Le million l'attend la semaine prochaine, par contre il ne faut pas vraiment espérer plus.
Ensemble c'est tout, qui constitue la dernière bonne surprise du box office, vogue vers les 2 millions (1 820 666 entrées) dans vraissemblablement 15 jours.

Des nouveautés à la peinent
Mis à part les deux premiers du B.O, toutes les nouveautés font un mauvais démarrage. Moins mauvais pour Les châtiments qui peut être fier de ses 510 s/c. Par contre Jean de La Fontaine est un échec (357 s/c), idem pour Nos Voisins les Terriens (241 s/c).

Des continuations à la trainent
Le secret de Terabithia est littéralement porté par son distributeur (SND) qui n'a pas choisi de faire dans la dentelle. Le film présent sur 538 écrans réalise la très faible moyenne de 190 s/c. C'est un exploit de faire tenir se film avec si peu d'interêt du public.
Malgré de bonnes critiques, Sunshine perd 56% en deuxième semaine. Vu son faible démarrage ce résultat était prévisible. Idem pour Goodbye Bafana qui perd aussi 50% de ses entrées.
Aussi faible soient-ils, ce sont des chiffres qui doivent faire réver TMNT. En 2ème semaine le film affiche la risible moyenne de 91 s/c et cumule 120 970. Qui l'eut cru ?

Des chiffres en vrac
La vie des autres cumule 1 264 927 entrées et ce n'est pas fini (bientôt tout de même). La Môme en est à 5 075 036 entrées. Michou d'Auber (950 000), Danse avec lui (960 000) et Contre enquête (957 000) n'atteindrons pas le million d'entrées.

La curiosité de la semaine
Diffusé sur 19 écrans, A casa nostra affiche la meilleure moyenne du top (948). Avec 18 009 entrées au compteur, c'est une très bonne surprise.


21 avr.

"Nos amis les Terriens" demi-frère de "La guerre des mondes"

Vous remarquerez que les affiches des films Fantastique ont des codes communs:
  • Affiche sur fond noir
  • Titre en gros
  • Un halo de couleur (orange ou bleu)
Au delà de ces règles, "Nos amis les Terriens" reprend tous les codes de "La guerre des mondes": une main, la Terre au creux de cette main, le titre en gris avec une police carrée
Pourquoi se casser la tête à être original quand on peut reprendre une formule qui marche ?




19 avr.

Sexe, mensonges et vidéo: de la profondeur en toute simplicité

Pour son deuxième film réalisé en 1989, Steven Soderbergh, alors seulement âgé de 26 ans, a emporté la Palme d'or au festival de Cannes.
Cette oeuvre personnelle et très humaine trouve sa place parmi les plus grandes du réalisateur (aux côtés de Out of sight- Hors d'atteinte- en français, de Erin Brockovich et de Traffic) lequel semble s'être malheureusement aujourd'hui perdu entre Ocean eleven 12 et Ocean 13.
Sexe, mensonges et vidéo est une histoire simple: celle d'un couple dont le mari, un menteur invétéré, John , interprété par Peter Gallagher, trompe sa femme, Ann, campée par la magnifique Andie Macdowell,avec la propre soeur de cette dernière, Cynthia (Laura San Giacomo la copine de Julia Roberts dans Pretty Woman).
Ann suit une thérapie pour appréhender ses névroses: obsession de la propreté et du ménage, obsession de l'ordre, du calme, frustration sexuelle. Elle souffre sans véritablement comprendre la raison de ses maux. Mais elle tente d'oublier cette douleur par des considérations matérialistes: son mari est un riche avocat et son intérieur est confortable. Bref, la belle dame est en implosion mais elle l'ignore encore. Cette vie "ordinaire et bien réglée" prend un tour différent lorsque John invite un de ces anciens camarades de fac à venir vivre quelque temps chez lui: Graham Dalton, l'ami en question, interprété par l'angélique James Spader, ne possède que les clefs de sa voiture et pourtant derrière ce semblant de simplicité se cache l'être le plus complexe et le plus touchant. Car ce dernier, impuissant depuis 9 ans, ne parvient à trouver du plaisir qu'au travers des témoignages que lui livrent des femmes inconnues derrière sa caméra.


Bien vite les cassettes de Graham qui relatent la vie sexuelle de toutes ces femmes vont susciter l'écoeurement et la fascination de Ann mais également le désir de Cynthia. Après avoir toutes les deux, chacune leur tour, pénétré l'univers de Graham, les soeurs vont vouloir changer leur vie. Mises à nu, face à leur propre réalité, elles vont lutter contre la fatalité.
Le réalisateur parvient à montrer avec beaucoup de simplicité la force des liens qui unissent chacun des principaux protagistes entre eux. L'attraction sexuelle qui habite John et Cynthia est perceptible à l'oeil nu. Derrière la sueur qui recouvre le couple adultère, on trouve finalement deux êtres qui ,sans s'aimer, se donnent entièrement l'un à l'autre. Le regard ,peut-être un peu accusateur du réalisateur, ne trouble pourtant pas l'opinion que peut s'en faire le spectateur. L'intention de Steven Soderbergh n'est pas de juger mais seulement de montrer.
Quant à l'attraction non moins sexuelle qui habite Graham et Ann, elle est d'un ordre beaucoup plus intellectuel. Car finalement ces deux être souffrent du même mal: la frustration sexuelle. Ils ne parviennent pas, chacun de leur côté, à vivre leur libido de la manière la plus simple et la plus animale qu'il soit. Ils sont, tous deux, dans le registre des mots et dans la recherche du sens, contrairement à John et Cynthia qui laissent vivre leurs pulsions sans complexe et en dépit des règles morales les plus basiques.
Si, a priori, le tableau de chacun de ces deux couples peut sembler un peu manichéen, il n'en est rien en réalité.
Bien sûr John trompe sa femme avec la soeur de celle-ci et lui ment sans aucune culpabilité. Mais n'est-il pas également montré comme un homme dont la femme le repousse constamment?
Quant à Cynthia qui ne souffre pas de servir de maîtresse au mari de sa propre soeur et dont la perversité est assez claire, n'est-elle pas elle aussi montrée comme une personne désoeuvrée, sans ambition, sans attache et finalement esseulée?
Ann qui a tout de la femme parfaite suscite pourtant l'ennui.
Et Graham qui est le seul à ne nuire à personne se révèle néanmoins comme l'être le plus triste et le plus complexé de tous.
La "lecture" des personnages se fait donc à plusieurs degrés. Avec le temps et l'âge, Sexe, mensonges et vidéo est vu d'une autre manière.
Mais quel que soit l'angle sous lequel on le regarde, le plaisir reste le même. Le réalisateur nous montre en toute simplicité la profondeur des sentiments qui animent des êtres confrontés à une situation pourtant des plus banales.
Il le fait sans prétention, caméra presque au poing, tout comme celle de Graham. Le style dépouillé, l'absence de détours inutiles sont autant que qualités qui donnent à cette oeuvre son caractère unique. C'est avant tout un film sur le sexe, sur la manière qu'a chacun de l'appréhender, de le vivre, seul ou face à l'autre. Et le propos du film est de nous montrer, sans juger, non pas l'importance du sexe mais de l'être humain face au sexe.

17 avr.

Molière, Beaumarchais, La Fontaine: même combat ?

En France on aime les codes. Nos amis les graphistes l'ont bien compris. Alors lorsqu'un film parle d'un auteur il vaut mieux suivre une check liste très précise:
  • Mettre un seul personnage: l'auteur
  • Utiliser un gros plan de préférence
  • Mettre un peu de rouge dans le titre ca donne du mouvement
  • Utiliser une police de caractère médiéval pour le côté historique
  • Mettre du blanc ça fait intelligent

    


06 avr.

Analyse du box-office semaine 13

Ensemble c'est tout bon
Contre toute-attente, ensemble c'est tout s'accroche à la première place du box-office cette semaine. Le dernier film de Claude Berri ne baisse que de 22% en deuxième semaine et affiche la très bonne moyenne de 1 101 s/c. Il cumule 1 172 362 entrées en deux semaines, le pari que représentait l'adaption d'un best-seller est donc gagné. C'est également son plus gros succès depuis Lucie Aubrac qui avait réalisé 1 700 000 entrées.
Derrière 300 limite sa chute à 50% et affiche une bonne moyenne de 844 s/c. Il porte son cumul à 1 204 000 entrées et dépasse donc déja Sin City.

Du côté des nouveautés
Il y avait beaucoup (6) de grosses sorties cette semaine. Aucune n'a pourtant réussi à captiver le public. Le secret de Terabithia n'affiche que le faible score de 636 s/c. On est loin des scores de Narnia ou Eragon. Hellphone est un échec (403 s/c) et signe la fin du début du genre films pour ados (je sais c'est compliqué). La palme du plus mauvais démarrage revient tout de même à Cendrillon et le prince... qui affiche la triste moyenne de 252 s/c (j'en garde tout de même un peu pour le gadin de la semaine).
Reste tout de même le bon démarrage de La tête de maman (727 s/c) qui devrait connaître une exploitation dans la durée. Le film peut espérer titiller les 500 000 entrées. Alpha Dog démarre également correctement (745 s/c).
J'ai été vraiment trop optimiste dans mes pronostics.


Les films en continuation
Les malheurs de uns (les nouveautés) font le bonheur des autres (les films en continuation). Les films en continuation limitent leur baisse. La cité interdite perd 37% et cumule 680 000 entrées. Le million semble inatteignable. Golden Door ne perd que 30%. Il en va de même pour J'attends quelqu'un qui dépasse les 100 000 entrées. La Môme ajoute encore 132 000 entrées à son escarcelle et devrait dépasser les 5 millions la semaine prochaine.

Chiffres en vrac
Michou d'Auber et Contre enquête atteignent 890 000 entrées. Si le million me semblera dur à atteindre pour le 1er, je pense toujours que le deuxième les dépassera. Taxi 4 cumule 4 553 000 entrées. La vie des autres continue sa formidable carrière. Il cumule 1 109 000 entrées grâce aux 87 000 entrées de cette semaine. Danse avec lui cumule 931 000 entrées.

Curiosités de la semaine
Comme la semaine dernière, Viva Cuba continue à progresser avec +14% cette semaine. Le film se rapproche doucement des 50 000 entrées (il cumule 47 000 entrées).
Une vérité qui dérange progresse également en 25ème semaine (!!). Le film fait 13 000 entrées cette semaine et cumule 659 000 entrées.

Le gadin de la semaine
Je savais que l'on pouvait rater son démarrage mais pas à ce point. Miss Potter avec pourtant un casting alléchant et une campagne de promotion soutenu n'a réuni que 49 104 spectateurs pour la piteuse moyenne de 154 s/c. J'avais préssenti le mauvais positionnement mais j'avais été trop gentil.

31 mar.

La tête de maman, deux films pour le prix d'un

  l'avis
de
Jérôme

Lulu (Chloé Coulloud) est une ado de 15 ans mal dans sa peau. Fille unique, elle se demande si un jour sa mère (Karin Viard) a été heureuse tant la pauvre femme fait peine à voir. Jusqu'au jour ou elle découvre une photo de sa mère aux allures de beatnik fêtarde. Si un jour elle a souri c'est qu'elle sait sourire. Lulu se met donc à la recherche de ce qui a bien pu rendre sa mère heureuse.
Difficile de définir le genre dans La tête de maman. Sûrement parce que c'est d'abord une histoire d'adulte, la recherche du bonheur, vue par les yeux d'une adolescente. On sourit souvent des dialogues savoureux. Les effets de mise en scène sont intelligents. Je pense à la mère assise sur son banc devant un mur qui se transforme en scène de cinéma. Toute cette atmosphère rend la première partie du film plus proche d'une comédie. Le film change de ton, consciemment ou pas, dès que Lulu rencontre Jacques. Il devient plus dramatique, plus grave. Il aborde des grands thèmes.
C'est finalement ce changement de rythme qui déroute le plus. On ne sait plus si c'est un film dôle ou un drame. Le mélange de genres n'est jamais génant au cinéma mais il faut que cela soit harmonieux. La rupture est ici un peu déconcertante.
Reste tout de même des comédiens excellents. Je pense surtout à Chloé Coulloud (découvert par Sylvie Peyrucq qui n'en est pas à son coup d'essai) qui joue juste, Kad Merad excellent de simplicité, Pascal Elbé que j'ai découvert et une mention spéciale à Sarah Cohen-Hadria en adolescente affirmée. J'ai volontairement omis Karine Viard qui, à mon goût, ne devient crédible que dans la deuxième partie du film.
La tête de maman est finalement un film plus riche que l'affiche et le titre ne pouvaient le laisser croire et qui mériterait de trouver son public.

30 mar.

Le come-back, une comédie pas très romantique

  l'avis
de
Julie

C'est certainement le générique de ce sympathique film qui marquera le plus les spectateurs.
Tout commence par un clip ringard des années 1980 où l'on voit Hugh Grant (Alex Fletcher), l'un des 5 chanteurs du groupe Pop, se déhancher. Tous ceux qui ont suivi le top 50 à cette époque là ne seront pas dépaysés et percevront bien vite le clin d'oeil fait à tous ces groupes chéris disparus...si vite, comme Wham, Aha, Francky goes to Hollywood...
Le tableau est dressé: Alex est un has been sur le retour qui se produit désormais exclusivement sur les scènes de parcs d'attraction, de foires rurales et de réceptions. Cora, la nouvelle Star à peine âgée de 20 ans, met en compétition Alex avec d'autres chanteurs eighty's, pour qu'il lui écrive son dernier single, le tout dans un délai d'une semaine. Entre alors en scène par un hasard un peu déroutant (elle vient remplacer une copine pour arroser les plantes du chanteur) la charmante Sophie Fisher (Drew Barrymore) qui a un don particulier pour écrire des paroles de chanson. A eux deux, Alex et Sophie, vont composer le dernier tube de Cora et finir, très vite, par tomber amoureux et blablablablabla.
En réalité le clou de la nouvelle comédie de Marc Lawrence , à qui l'on doit le non moins sympathique Two weeks notice avec le même Hugh Grant et Sandra Bullock est précisément Hugh Grant
L'acteur montre avec le temps qu'il est l'un des acteurs les plus drôles et les plus légers de sa génération. Après le Journal de Bridget Jones et Two weeks notice, Hugh Grant apporte à la comédie romantique la bonne dose d'humour (un peu british, un peu décallée) dont elle pouvait souvent être privée.
Seulement voilà le seul attrait du film est son acteur phare.
L'histoire est un vague prétexte à des dialogues plutôt bien ficelés et drôles. Mais à force de trop vouloir remplir le rôle de ce séducteur un peu snob et décallé, l'acteur devient une vraie caricature de lui-même. Mêmes si les rôles secondaires sont assez bien réussis (l'agent du chanteur joué par Brad Garret et la soeur de Sophie jouée par Emma Lesser) et si Drew Barrymore est plutôt très charmante, le cabotinage excessif de l'acteur leur fait de l'ombre.
Il manque donc beaucoup de romance à cette comédie qui se présente donc comme un one man show de Hugh Grant.

29 mar.

Analyse du box-office semaine 12

Enfin du changement
Après 5 semaines de domination, La Môme laisse enfin un peu de place aux nouveautés. Et c'est 300 qui prend la 1ère tête devant Ensemble c'est tout. Ces deux nouveautés démarrent forts avec une moyenne de 1 650 s/c. Il faut maintenant durer pour transformer l'essai. Le démarrage de Ensemble c'est tout ressemble à Hors de Prix qui avait réalisé 527 454 en 1ère semaine (moyenne de 1 191 s/c) avec une fin de carrière de 2,1 millions d'entrées. Le dernier film de Claude Berri peut viser les 2 millions.
La Môme se place en 3ème position et approche des 5 millions de spectateurs (cumul 4 844 412).

Lendemain de fête
La semaine dernière était marquée par la fête du printemps qui avait dopé la fréquentation dans nos salles obscures. Cette semaine les baisses sont donc importantes avec des chiffres qui se situent entre 50% et 65%. La cité Interdite perd 64% de ses entrées et n'affiche plus qu'une moyenne de 571 s/c. Le film dépasse déja les 500 000 entrées mais devrait finir sa carrière bien en dessous du million. C'est le même genre de carrière pour Le come back.
La chute de Contre enquête est également importante (61%) mais on peut déja dire que le film à trouvé son public et terminera sa carrière dans les 900 000 entrées (il cumule 804 841 entrées).
Même constat pour Danse avec lui qui n'affiche plus que 192 s/c. Le film devrait perdre un nombre important de copies cette semaine (il en avait encore 322). Dépassera-t-il le million d'entrées (il cumule actuellement 897 997 spectateurs) ?.

Les films en continuation
La deuxième semaine n'est pas bonne. Ecrire pour exister perd 62% et ne cumule que 226 157 entrées. Même claque pour Hyper tension qui n'arrive pas à dépasser les 200 000 entrées (cumul de 173 738 spectateurs). C'est un très mauvais score. Et ce n'est certainement pas François Ozon qui pourra dire le contraire. Il perd également plus de 60% de ses entrées et ne cumul avec Angel que 135 231 spectateurs. Par effraction perd aussi 74% et se noie dans les 150 000 entrées.
Michou d'Auber s'en sort bien en limitant sa baisse à 53%. Même si la moyenne est faible (239 s/c), ses 842 519 entrées le place d'ores et déja comme un succès.

Chiffres en vrac
La vie des autres dépasse le million de spectateurs (1 027 172) après 8 semaines. Les témoins dépasse les 300 000 entrées (302 643) grâce aux 50 000 spectateurs de cette semaine. Je crois que je l'aime dépasse les 800 000 entrées (803 616), la fin de carrière est toute proche. Dans le même genre Odette toutelmonde cumule 833 398 entrées (c'est incroyable le nombre de film Français qui font des carrières entre 800 000 et 900 000 entrées depuis le début de l'anné).
On est également proche de la fin de carrière de Ghost rider qui dépasse enfin le million (1 061 320 entrées) mais n'a réalisé que 27 759 entrées cette semaine. Le dernier roi d'Ecosse cumule 301 795 entrées. Dreamgirls part par la petite porte avec ses 361 528 entrées.

Le gadin de la semaine
Pour sa 2ème semaine Ma place au soleil perd 87% de ses entrées et affiche le faible cumul de 88 812 spectateurs.

La curiosité de la semaine
J'ai eu l'occasion en Octobre de vous présenter un film Cubain, Viva Cuba. Après 24 semaines d'exploitation le film progresse encore de 2% avec 3 563 entrées cette semaine. Le film cumule 43 760 spectateurs. Sorti sur une vingtaine de copies ce score est tout à fait remarquable (à l'image du film).

27 mar.

300, est-ce que le croisement génétique entre Gladiator, Le retour du roi et de Conan le barbare fait un bon film ?

  l'avis
de
Jérôme

Léonidas, roi de Sparte, entraine avec lui 300 soldats Spartiates dans une guerre illégale contre l'armé Perse. Le film raconte la bataille qu'a livré ces 300 guerriers déployants courage , bravoure et sens du sacrifice inspirant toute la Grèce à résister contre l'envahisseur.

Soyez prévenu, 300 est un film fort en adrénaline. Le casting peut filer un coup de blues à un Schwarzenegger au top de sa forme tant la démonstration de muscle et de tablette de chocolat est impressionnante.
Mais y-a-t-il autre chose ?
Franchement non.
Le film est un énorme cliché. Fade pastiche de Gladiator qui avait au moins le mérite de construire des personnages riches alors que chez 300 ils n'existent pas. Gerard Butler est aussi expressif qu'un poulet dopé aux hormones.
Le tout arrosé par une musique pseudo-religieuse digne du Retour du Roi. Monsieur Znyder, on peut créer une atmosphère dramatique sans passer en boucle les chants Géorgien.
Même la réalisation est lourde. Le ralenti est utilisé à outrance. Dans chaque scènes il y a un plan au ralenti. Le résultat c'est que cela fait un film prétentieux.
Mais que vient faire Franck Miller dans cette galère ? Ami spectateur ne te laisse pas avoir par la mention de Sin City sur l'affiche. La comparaison est digne d'une condamnation pour publicité mensongère.
Ce qui est curieux c'est que tous ces défauts ne font pas de 300 un nanard. C'est juste un film médiocre.

23 mar.

Ensemble, c'est tout: pour être avec eux

  l'avis
de
Julie

Ceux qui ont aimé le livre d'Anna Galvada "Ensemble, c'est tout" (Le dillettante, 2004) auront le bonheur de partager une nouvelle fois la vie de Camille, anorexique et esseulée, de Philibert, noble, bègue au grand coeur, de Franck, jeune cuisinier et rustre et de sa grand-mère, Paulette, qui ne veut pas qu'on la laisse mourir dans une maison de vieux.
Quant aux autres, ils auront la chance unique de découvrir l'histoire de ce quatuor touchant, drôle et attachant.
C'est avant tout une histoire d'amitié: Philibert (Laurent Stocker),qui a hérité pour un court moment de l'immense appartement familial ,décide d'y accueillir d'abord Franck (Guillaume Canet) puis Camille (Audrey Tautou), sa jeune voisine, femme de ménage, à bout de souffle et paumée et enfin la grand mère de Franck, Paulette (Françoise Bertin) .
Ils vont, ensemble et progressivement, apprendre à se découvrir et à s'aimer.
Ni l'âge, ni les conditions sociales ne sont un obstacle à cette découverte fascinante.
Et puis c'est surtout une merveilleuse histoire d'amour: celle de Franck et de Camille que a priori tout séparait.
Ils se sont détestés ils s'aiment....Déjà vu hein?! et pourtant ça marche. On est vite conquis par le charme de Guillaume Canet et par le joli petit minois de Audrey Tautou. L'attirance réciproque qui les habite n'est ni mièvre ni factice. On tombe tout bonnement amoureux de leur amour. Parce qu'il est simple et sincère.
A priori tous ces ingrédients existaient déjà dans le roman d'Anna Galvada dont Claude Berri a respecté avec une grande fidélité la lettre et le sens. Alors pourquoi ce film? Qu'est-ce que Claude Berri a-t-il bien pu apporter à cette oeuvre déjà aboutie?
En réalité, il a su mettre à l'écran tous les sentiments que le lecteur pouvait ressentir à la lecture du roman. Et avec une grande justesse et une réalisation dépouillée, le réalisateur laisse encore au spectateur la possibilité d'imaginer, de croire et de faire sienne l'histoire portée devant lui. Le spectateur ne peut rester passif face à cette mise en scène simple et humble, ces dialogues drôles (parfois hilarants), ces acteurs au charme incroyable (Guillaume Canet est tout bonnement irrésistible). Il ne peut encore moins rester insensible à la manière dont le réalisateur nous raconte tout le propos du roman: la vie, ses difficultés, son sens et son issue incontournable.
Une fois sorti, le spectacteur n'aura qu'une seule envie : y retourner, vite, pour rejoindre ces protagonistes et être encore un peu avec eux.

09 mar.

Analyse Box-office France semaine 9

On reprend les mêmes
Une fois encore c'est La Môme et Taxi 4 qui squattent les deux premières places du B.O. Le premier ayant encore une meilleure moyenne que le second et grignottant petit à petit son retard de la 1ère semaine. Il ne fait aucun doute que La Môme terminera devant Taxi 4. Le premier pouvant flirter avec les 6 millions et le deuxième avec les 5 millions.

Petite semaine pour les nouveautés
Après les fastes des dernières semaines, le chiffre de 3 sorties majeures peut paraitre bien maigre. Michou d'Auber et Le Nombre 23 démarrent correctement en affichant une moyenne au-dessus de 900 s/c. Michou affiche également un bon coef. P/P (4.63) ce qui me laisse penser que les 850 000 entrées sont atteignables. Je ne suis pas aussi optimiste pour Le nombre 23, le bouche-à-oreille est tiède et dans un marché compétitif comme en ce moment il ne devrait pas pouvoir dépasser les 550 000 entrées en fin de carrière.
Contre toute attente, Dreamgirls rate son démarrage. Le distributeur avait pourtant prévu large avec 341 copies du coup le film affiche la mauvaise moyenne de 635 s/c ce qui n'augure pas de bon lendemain. Si le bouche-à-oreille est bon, il devrait pouvoir atteindre les 500 000 entrées ce qui est surement en-deçà des espérances du distributeur.

Les films en continuation
Ghost Rider confirme son statut de blockbuster en chutant de 47% en 2ème semaine. Avec 803 915 entrées au compteur, il devrait pouvoir atteindre les 1 200 000 spectateurs. Après un démarrage canon, Danse avec lui et Je crois que je l'aime connaissent une baisse modérée en 2ème semaine (35% et 40%). La moyenne est toujours bonne (720 s/c pour les deux). Comme prévu, l'appel de la nature de Danse avec lui a été plus entendu en province qu'à Paris. Le film affiche en effet un coef. P/P digne d'un film de Jacques Villeret (soit 6,16).
Contre toute attente (de ma part au moins), Les lettres d'Iwo Jima chute de 46% après une 1ère semaine passable. Le film dépasse les 200 000 entrées (210 267 exactement) ce qui est décevant vu la qualité du film.
Dans le même registre, Le dernier roi d'Ecosse s'en sort mieux (effet Oscar surement) en ne perdant que 21% (cumul de 211 785 entrées).

Chiffres en vrac
Blood Diamond se rapproche de son pote Lord of War avec ses 1 217 423 entrées. Molière est millionnaire (1 052 820 entrées), ouf l'honneur est sauf. Avec ses 47 000 entrées de cette semaine, Ne le dis à personne se rapproche des 3 millions (2 933 112 entrées). Encore un effet des Césars, Lady Chaterley rajoute 45 000 entrées dans sa besace et cumule 250 000 spectateurs. A la recherche du bonheur devrait être un des rares films de Will Smith à ne pas atteindre le million d'entrées (cumul de 861 659 à ce jour).
Pour un film tourné en 4 jours, Entre adultes se défend plutôt bien avec ses 25 000 entrées (même chose pour Le direktor).

Le gadin de la semaine
Enfin, après un départ raté Scorpion ne redresse pas la barre et perd 51% de ses entrées. Il cumule 194 355 spectateurs.

La curiosité de la semaine
Une fois encore c'est la carrière de La vie des autres qui est à mettre à l'honneur. Le film progresse encore de 3% en 5ème semaine. Il affiche toujours un solide moyenne de 992 s/c et cumule 696 805 spectateurs. Ce succès est mérité tant le film est un véritable chef d'oeuvre.

07 mar.

"Les Témoins" un simple copier/coller de "Closer"

Assez étonnant qu'un distributeur laisse passer cela. Le créateur de l'affiche des Témoins va même jusqu'à reprendre le rouge déja présent sur l'affiche de Closer.
Il a même repris l'ensemble de la construction de l'affiche: un homme en premier plan à gauche et une femme à droite. Il a juste ajouté un personnage...
Si c'est le même concepteur pour les deux affiches alors on a trouvé le nouveau Alexandre le bienheureux



07 mar.

"Entre adultes" ou comment faire un film en 4 jours

Le dernier film de Stéphane Brizé est en fait son premier car il a été réalisé avant Je ne suis pas là pour être aimé.
Tourné en 4 jours chrono pendant un stage de comédie, ce n'est qu'une fois monté que Claude Lelouch a participé au projet en le produisant.
Pour la petite histoire, le décolleté de l'affiche devait au départ provenir d'une image du film. Mais jugeant le résultat peu probant, la photo a été refaite en studio.

06 mar.

Le dernier roi d'Ecosse: vies et morts sous la terreur

  l'avis
de
Julie

Forest Whitaker n'est pas le seul atout de cette oeuvre majeure qui retrace l'époque d'enfer qu'ont vécue les ougandais dans les années 1970, sous le régime d'Amin Dada.
La performance de Forest Whitaker n'est même pas à rappeler. L'acteur est tant habité par le rôle qu'il transpire d'un bout à l'autre (au sens propre et figuré) la folie.
Il incarne à la perfection le rôle de ce dictateur sanguinaire paranoïaque, mégalomane, schizophrène qui, de 1970 à 1979, a semé la terreur dans un pays en quête d'espoir et de repère, en y tuant près de 300.000 personnes.
Le film a pris le parti de décrire l'homme vu du regard d'un jeune médecin écossais, Nicholas Garrigan (James Mac Avoy) .Amin qui se prend d'affection pour ce dernier décide très vite d'en faire son médecin personnel puis son plus proche conseiller. Pogressivement celui-ci prend conscience de la folie de son protecteur.
La folie de l'homme est montrée par petites touches. La tension qui en résulte pour le spectateur va crescendo. Petit à petit on est submergé par une tension croissante qui se mue en une frayeur indescriptible.
La réalisation est très nerveuse ce qui contribue à cette mise sous tension du spectateur.
La musique elle aussi participe à ce tourment.
Les femmes africaines y sont dépeintes avec une très grande sensualité.
La moiteur de l'atmosphère est perceptible à l'oeil nu.
En partageant la terreur ressentie par le jeune écossais on comprend aussi celle qu'ont dû vivre les ougandais mais aussi tous les peuples subissant le joug de la dictature sans pouvoir rien y changer.
C'est aussi une critique ouverte et justifiée de l'Occident qui n'a pas su décoloniser cette région qui souffre encore aujourd'hui de cet abandon. L'Afrique est laissée aux mains d'hommes sans pitié prêts à tout pour asseoir leur autorité et la terreur.

04 mar.

Comprendre les Lettres d'Iwo Jima

Merci Monsieur Clint Eastwood pour avoir compris, avec une grande humanité, la nécessité nous faire partager les derniers instants de ces hommes très ordinaires dans l'horreur de la guerre.
Les sacrifices pour retarder l'avance des Américains, et chaque défenseur nippon devait sacrifier sa vie en causant le maximum de pertes à l'ennemi.
Les sacrifices inutiles au nom de la patrie bien aimée et au nom de l'honneur. Et ceux qui ne meurent pas au combat se suicident.
Sur les 22.000 japonais de l'île, seuls 1.000 survivants.

Voilà le thème du film.
Jamais l'histoire officielle ne voudra nous faire comprendre le drame des hommes.
C'est l'honneur de Monsieur Clint Eastwood de forcer ces histoires individuelles en miroir de l'Histoire alors que les témoins ont disparu. La marine impériale nippone est déjà défaite.
La bataille pour Iwo Jima - petite île perdue du Pacifique- est perdue d'avance mais l'état major japonais demande le sacrifice ultime à ses soldats.
Absence à l'écran de ces élites militaires fanatisées pour lesquelles l'honneur de combattre pour la patrie et de réclamer le don de soi (l'autre, bien sur) l'emporte sur le sauvetage des hommes.
Mais la radio de ces élites diffuse des chants patriotiques interprétés par des enfants.
Comprenez bien : la cause est déjà perdue mais la Nation réclame qu'en même cet ultime sacrifice.
Quelle est la nature de cette Nation qui réclame le sacrifice suprême au nom de l'honneur; et la Nation devient alors un monstre qui dévore ses propres enfants.
En mettant en scène les textes des dernières lettres des soldats, jamais envoyées, véritables vestiges archéologiques des derniers jours, le film ausculte les ultimes parcelles de ces hommes. Matérialisation de la peur, du patriotisme, du sens de l'honneur, de la lâcheté, du fanatisme impitoyable, de l'espoir de survivre à l'enfer.
Réflexion sur le don de soi; jusqu'où la nation peut-elle réclamer ce du ?
Est-ce la tare des nations totalitaires ou fanatisées de ne pas se fixer une telle limite.
Savez-vous que l'Amérique a décidé de l'utilisation de la Bombe A sur Hiroshima et Nagasaki face au fanatisme aveugle des militaires japonais prêts à combattre jusqu'au bout et à sacrifier tout leur peuple ?
Cruel dilemme pour une démocratie!


02 mar.

Analyse Box-office France semaine 8

Un box-office au top de sa forme
Pour la deuxième semaine consécutive le box-office dépasse les 6 millions de spectateurs ce qui est beaucoup. Signe d'une semaine forte pas moins de 6 films affichent une moyenne au dessus de 1 000 spectateurs par copie alors qu'une semaine normale il y en a 1, 2 tout au plus.
La Môme montre qu'il fait parti de la race des gros succès en ne baissant que de 18% cette semaine alors que Taxi 4 appartient à celle des blockbuster en baissant de 45% en deuxième semaine. C'est dans les deux cas des resultats remarquables.
La Môme a certainement dépassé Taxi 4 lorsque cet article sera publié et je me sens bien incapable de prédire une quelconque fin de carrière (7, 8 millions ?).

Du côté des nouveautés
Grosse semaine avec 6 sorties majeures (plus de 200 salles). Comme prévu c'est Ghost Rider qui démarre le plus fort avec une 1ère semaine au-delà de 500 000 entrées et une bonne moyenne de 1 230 s/c.
Je suis tout de même surpris par l'excellent démarrage de Danse avec lui (1 172 s/c) et Je crois que je l'aime (1 436 s/c) qui nous prouve ainsi qu'un film peut fonctionner même avec une affiche merdique. Dans un autre registre Lettres d'Iwo Jima ne rate pas son démarrage. Le distributeur a miser sur la discrétion et le bouche-à-oreille (141 écrans). Vu la qualité du film ce choix sera surement payant.
Tout le monde ne peut pas gagner. Scorpion (545 s/c) ne devrait pas dépasser 300 000 entrées (un échec) et dans une moindre mesure les 651 s/c de La ferme en folie ne pourront pas lui permettre de résister en 2ème semaine.

Les films en continuation
Grâce à ses 1 657 903 entrées en 3 semaines, La nuit au musée confirme tout le potentiel commercial du film. La moyenne est encore très bonne (695 s/c), ce qui laisse présager une fin de carrière au-delà des 2,5 millions. Hannibal s'enfonce un peu plus (-48%) et cumule 631 439 entrées.
Le dernier roi d'Ecosse tient le choc (-28%) et cumule 158 889 entrées. L'Oscar de F. Whitaker pourrait lui donner un petit coup de booster (on sera tout de même loin de ma prévision à 520 000 entrées).
Effet César en perspective pour Lady Chaterlay qui dépasse maintenant les 200 000 entrées (207 804 exactement). Le film ressort cette semaine et pourrait certainement atteindre les 300 000 entrées.

Chiffres en vrac
Molière s'approche du million (978 049 entrées). Odette toutlemonde continue son petit bonhomme de chemin (cumul de 670 692 entrées) avec un coef P/P (5.4) qui montre une nouvelle fois que Catherine Frot est très populaire.
Blood Diamond est millionnaire (1 131 111 entrées) et devrait tourner autour des 1,3 millions de Lord of War.
L'île aux trésors titille les 500 000 entrées (497 710). Triste score. Idem pour Jacquou le croquant qui cumule 890 000 entrées. Le million semble inatteignable.

Le gadin de la semaine
Une fois n'est pas coutume, c'est le couple Soderbergh / Clooney qui gagne le prestigieux prix du gadin de la semaine pour la 2ème semaine de The Good German. Avec une baisse de 61% et un cumul de 93 579 entrées, le film n'a pas trouvé son public.

La curiosité de la semaine
Et si finalement un bon film arrivait à toucher son public quoiqu'il arrive ?
Après Little miss sunshine, La vie des autres nous prouve que le box-office est juste. Le film ne baisse que de 2% en 4ème semaine. Il affiche une santé éclatante (1 040 s/c) et cumule 562 843 spectateurs. Le million, le million, le million

s/c: spectateurs par copie - coef. P/P: coefficient Paris / Province


02 mar.

Lettres d'iwo Jima, lettres de guerre

  l'avis
de
Julie

Le film dépeint, avec un très grand esthétisme la bataille au cours de laquelle les troupes américaines ont fait tomber Iwo Jima, île stratégique pour le Japon, au cours de la seconde guerre mondiale.
C'est plus particulièrement les derniers jours de soldats japonais que Clint Eastwood nous raconte à travers la lecture, en voix off, des lettres que ces derniers ont pu écrire à leur famille.
Si le film montre avant tout l'absurdité de la guerre en général, il décrit aussi avec sensibilité les qualités humaines essentielles: le courage, l'honneur, la volonté, l'amitié. Il rappelle aussi les comportements moins glorieux de ceux qui, d'un bord comme d'un autre, sont violents et inhumains.
Le réalisateur ne prend pas parti. Au contraire. Il laisse le spectateur face à l'absurdité de la guerre.
Mais il montre aussi combien la culture japonaise est très différente de la culture occidentale, comment les hommes préféraient alors se donner la mort plutôt que voir la défaite de l'empire.
L'honneur décrit ici est plus fort que celui qui est communément admis par les occidentaux.
Mais le film n'est en rien manichéen car alors que la bravoure de certains soldats qui se tuent peut y être saluée, le "déshonneur" ayant conduit certains à se rendre ou à refuser même de se suicider n'y est jamais condamnée.
La description de la "guerre des cavernes" est sublime