The Amazing Spiderman : Spiderman, tout simplement
Par Julie Buk Lament, dimanche 22 juillet 2012 :: Critiques :: #1379 :: rss
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l'avis de Julie |
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Qualifié de superfétatoire voire d’inutile par certains, apprécié pour sa grande fidélité aux comics par d’autres, The Amazing Spiderman, version 2012, avec Andrew Garfield substitué à Tobey Maguire en homme araignée, n’a, il est vrai, rien d’étonnant ni d’innovant. Et pour cause, difficile, de passer à côté du postulat de base et de l’incroyable histoire de cet adolescent qui, du jour au lendemain, après avoir été piqué par une araignée modifiée génétiquement, se découvre des dons de super héro. Pourtant, à la différence du premier volet de la trilogie de Sam Raimi où très vite la métamorphose s’opérait et où l’intrigue était resserrée non sur Peter Parker mais sur Spiderman, le film de Marc Webb, lui, prend son temps sur « l’avant ».
Comme pour mieux nous faire comprendre les origines du super héro, plus du premier tiers du film est consacré à l’enfance de Peter Parker, à la séparation d’avec ses parents, au métier secret du père, à la mort de ses parents, à la solitude de l’adolescent. On le voit grandir, évoluer dans son lycée, sans ami. Le prologue s’achève avec la découverte de la sacoche du père disparu dans laquelle Peter découvre des coupures de journaux, des noms, des projets scientifiques. Il décide alors de mener une enquête pour rechercher les protagonistes que côtoyait son père avant de disparaître.
Quand il visite l’entreprise Oscorp qui est à l’origine des travaux scientifiques menés par son père et Curt Connors, Peter est piqué par une araignée. Sa métamorphose commence alors progressivement.

Spiderman ne prend pas jour soudainement. Peter s’approprie lentement ses nouveaux pouvoirs. Il est moins téméraire que le Spiderman incarné par Tobey Maguire il y a dix ans. Encore plus timide et plus gauche, plus seul aussi. Andrew Garfield (pourtant né en 1983, jeune mais pas si jeune...) semble avoir 17 ans et n’a pas à forcer sur sa touchante candeur pour jouer le rôle d’un adolescent mal chaussé.
La relation amoureuse est plus forte et plus fouillée dans le reboot de Marc Webb qu’elle ne le fut dans le premier volet de Sam Raimi. Le réalisateur a dû mettre un filtre d’amour dans les boissons de ses acteurs car l’attirance des deux personnages est perceptible à l’écran (on sait d’ailleurs que le couple Spiderman – Gwen Stacy est à la ville le couple Andrew Garfield- Emma Stone). Leur relation en ressort crédibilisée à un point tel que le film a parfois des allures de Rom-Com surchauffée (sans passage à l’acte, on sent quand même la température grimper à certains moments).
Mais ceux qui recherchent l’action n’ont aucune crainte à avoir. Car The Amazing Spiderman reste avant tout un divertissement efficace et très bien ficelé. Les dix années qui ont séparé le premier volet de Sam Raimi de celui de Marc Webb ont permis à ce dernier de bénéficier des avancées hallucinantes en matière de technologie. Quand Tobey Maguire s’envolait dans les airs et oscillait entre les buildings newyorkais, le spectateur était soudainement propulsé dans un jeu vidéo géant. Ce n’était pas déplaisant. Mais là, lorsque Andrew Garfield chausse ses collants et se propulse dans les airs, en jetant ses fils pour tisser sa toile dans les airs newyorkais, c’est un vent de liberté qui submerge le spectateur.
L’on ne peut s’empêcher ici de comparer les deux films. Et c’est bien regrettable. Car lorsque je suis allée voir, pétrie d’impatience, le film de Marc Webb, j’ai très vite oublié celui de Sam Raimi pour mieux redécouvrir, une fois encore, l’univers magique de Spiderman. The Amazing Spiderman n’est pas redondant ni inutile. Il est différent. Il est, surtout, une occasion rêvée, pour les fans des comics, comme pour tous ceux qui aiment les super héros, de vivre une nouvelle fois les aventures de Spiderman. Nouveaux décors, nouveaux personnages, nouveaux acteurs. Andrew Garfield n’a rien à envier à Tobey Maguire. Et Emma Stone est encore plus sexy et glamour que Kristen Dunst.
Les deux versions ne s’excluent pas, ne se complètent pas. Elles coexistent pour le plus grand bonheur de ceux qui ont besoin du monde des super héros pour s’évader de leur quotidien.
L’on peut regretter que The Amazing Spiderman ne perce pas certains mystères qu’il met pourtant beaucoup de temps à mettre en place dans l’intrigue. Je pense en particulier au personnage du père, à l’entreprise Oscorp, à certains personnages dont on ne comprend pas bien l’intérêt. Est-ce pour mieux préparer la suite ? Je l’espère. J’espère aussi que Marc Webb conservera toujours la certaine fraîcheur, l'humilité et le ton donnés dans son premier volet. J’espère surtout qu’il ne s’épuisera pas et qu’il saura trouver dans la fidélité aux comics toute la magie du personnage de Spiderman dont on lui a confié la paternité au cinéma (beaucoup comme moi garderont un souvenir amer du dernier volet de Sam Raimi). Le reboot semble moins ambitieux mais c'est pour mieux me plaire...
Mini-fiche de The Amazing Spiderman
La seule personne à qui il se confie et se livre tel qu’il est réellement est Gwen Stacy, la jolie fille du lycée, interprétée par une Emma Stone convaincante. Elle prend la place de Mary Jane Watson que Sam Raimi lui avait préférée pour incarner la dulcinée de Peter Parker. Les puristes sauront que Marc Webb est plus fidèle dans la lecture et la retranscription à l’écran des aventures de l’homme araignée. Car quand Peter est au lycée et se transforme en super héro, c’est bien de Gwen qu’il est amoureux. Ce n’est bien que longtemps après que Mary Jane en deviendra la compagne. La relation amoureuse est plus forte et plus fouillée dans le reboot de Marc Webb qu’elle ne le fut dans le premier volet de Sam Raimi. Le réalisateur a dû mettre un filtre d’amour dans les boissons de ses acteurs car l’attirance des deux personnages est perceptible à l’écran (on sait d’ailleurs que le couple Spiderman – Gwen Stacy est à la ville le couple Andrew Garfield- Emma Stone). Leur relation en ressort crédibilisée à un point tel que le film a parfois des allures de Rom-Com surchauffée (sans passage à l’acte, on sent quand même la température grimper à certains moments).
Mais ceux qui recherchent l’action n’ont aucune crainte à avoir. Car The Amazing Spiderman reste avant tout un divertissement efficace et très bien ficelé. Les dix années qui ont séparé le premier volet de Sam Raimi de celui de Marc Webb ont permis à ce dernier de bénéficier des avancées hallucinantes en matière de technologie. Quand Tobey Maguire s’envolait dans les airs et oscillait entre les buildings newyorkais, le spectateur était soudainement propulsé dans un jeu vidéo géant. Ce n’était pas déplaisant. Mais là, lorsque Andrew Garfield chausse ses collants et se propulse dans les airs, en jetant ses fils pour tisser sa toile dans les airs newyorkais, c’est un vent de liberté qui submerge le spectateur.
L’on ne peut s’empêcher ici de comparer les deux films. Et c’est bien regrettable. Car lorsque je suis allée voir, pétrie d’impatience, le film de Marc Webb, j’ai très vite oublié celui de Sam Raimi pour mieux redécouvrir, une fois encore, l’univers magique de Spiderman. The Amazing Spiderman n’est pas redondant ni inutile. Il est différent. Il est, surtout, une occasion rêvée, pour les fans des comics, comme pour tous ceux qui aiment les super héros, de vivre une nouvelle fois les aventures de Spiderman. Nouveaux décors, nouveaux personnages, nouveaux acteurs. Andrew Garfield n’a rien à envier à Tobey Maguire. Et Emma Stone est encore plus sexy et glamour que Kristen Dunst.
Les deux versions ne s’excluent pas, ne se complètent pas. Elles coexistent pour le plus grand bonheur de ceux qui ont besoin du monde des super héros pour s’évader de leur quotidien.
L’on peut regretter que The Amazing Spiderman ne perce pas certains mystères qu’il met pourtant beaucoup de temps à mettre en place dans l’intrigue. Je pense en particulier au personnage du père, à l’entreprise Oscorp, à certains personnages dont on ne comprend pas bien l’intérêt. Est-ce pour mieux préparer la suite ? Je l’espère. J’espère aussi que Marc Webb conservera toujours la certaine fraîcheur, l'humilité et le ton donnés dans son premier volet. J’espère surtout qu’il ne s’épuisera pas et qu’il saura trouver dans la fidélité aux comics toute la magie du personnage de Spiderman dont on lui a confié la paternité au cinéma (beaucoup comme moi garderont un souvenir amer du dernier volet de Sam Raimi). Le reboot semble moins ambitieux mais c'est pour mieux me plaire...
Mini-fiche de The Amazing Spiderman
















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