l'avis
de
Julie

Pas encore sorti qu'il a déjà fait couler beaucoup d'encre. Ses affiches à peine placardées dans les rues de Paris que déjà, diverses associations sont parvenues à en faire exiger le retrait. La posture de Gilles Lelouch n'était certes pas très délicate. Le regard de Jean Dujardin les mains pleines de jambes plutôt salace. So what? Quand on se promène dans la rue ne voit-on pas tous les jours des centaines d'affiches autrement plus choquantes. Les publicités sont l'occasion au déballage du corps humain sous ses moindres détails. On n'en est pas pour autant choqués. Bref, le buzz précédant la sortie des Infidèles avait une odeur de souffre. Inutile, préciserai-je. J'ai lu quelque part, également, que le film était vulgaire, outrancier, voire limite pornographique. Et là, je me lève, je m'insurge. Car il n'en est rien. Evidemment, il ne faut pas s'attendre à une adaptation de Jane Austen ou des soeurs Brontë. Les infidèles ne fait pas toujours dans la dentelle. Mais pourtant, à y regarder de plus près, en traitant de l'infidélité, le film parle d'un certain romantisme post trentenaire. Celui des passions inassouvies, des irréductibles rêveurs.

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