La première moitié est à peine regardable. Mise en situation improbable. Dialogues de bas étages. Bref, on est vite perdus dans une sorte de marasme cinématographique. Tony Scott, comparé à ce spectacle, a des allures de Mike Nichols ou de Wim Wenders. C'est tout dire. Et puis, l'on s'habitue mollement, un peu, à la situation. C'est quand même avant tout l'histoire d'un ex flic/ex taulard/ en fuite planté sur le rebord d'une fenêtre qu'une foule en délire acclame. Seconde partie de l'intrigue, que je ne vais pas vous dévoiler pour ne pas risquer ma vie de rédactrice de ce blog, le rythme est un peu plus relevé. On n'est quand même pas tenus en haleine. On rit encore beaucoup de situations cocasses improbables, voire parfaitement ridicules (je ne peux ici m'empêcher de penser au regard attendri porté par le réalisateur sur la généreuse poitrine de la petite amie du frère de Nick). Mais le film par les quelques analogies qu'il emprunte sans aucune honte à Mission Impossible (premier volet) se laisse regarder presque sans lasser. Autant dire que la fin est dans la même mouvance que le reste. Finalement, son point positif est caché dans son plus grand défaut. Mais le ridicule ne tue pas et le réalisateur, dont c'est le premier film, le sait. On retrouve donc derrière tout cela une bonne dose d'autodérision. Et parce qu'il ne se prend pas au sérieux, du film parvient à se dégager une dose d'énergie, voire d'humour. Bref de quoi remplir l'office du film du dimanche soir.

Mini-fiche de Dos au mur