The Descendants: rires et larmes sous le soleil d'Hawaï
Par Julie Buk Lament, samedi 25 février 2012 :: Critiques :: #1322 :: rss
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l'avis de Julie |
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The Descendants est mon premier coup de coeur cinématographique de cette année 2012. Bien sûr, La Taupe est un film éblouissant, merveilleusement réalisé, qui ne manquera pas lui aussi de marquer cette année. Mais The Descendants m'a offert ce que j'attends surtout d'un film, d'être retournée. Sans sensiblerie ni niaiserie, The Descendants est la chronique d'une mort annoncée. Celle d'une jeune femme, d'une mère, d'une épouse, d'une fille, d'une soeur, d'une amie et d'une maîtresse. Au coeur du désastre, l'on retrouve un être déboussolé, l'époux, interprété par l'extraordinaire George Clooney.
Du jour au lendemain, la vie de Matt King est bouleversée. Un accident de bateau a plongé sa femme dans un profond coma. Il se voit contraint de s'occuper de sa plus jeune fille, Scottie, à peine âgée de 10 ans. Des disputes avec les amies de classe de Scottie qui se défoule pour mieux gérer sa peine, il passe très vite aux beuveries nocturnes de l'aînée, Alexandra, âgée de 17 ans. Lorsqu'il apprend que sa femme ne pourra jamais se réveiller, il devient le messager de l'information, de l'irréversible. Il part chercher Alexandra pour la lui annoncer. Son aînée pleine de haine à l'encontre de sa mère lui apprend alors que cette dernière le trompait. Entre la tristesse qui le submerge et la colère suscitée par la trahison de son épouse, Matt ne perd pas de vue sa mission. Il part retrouver tous ceux qui ont aimé Elizabeth pour qu'ils puissent faire leur deuil. Il la poursuivra à travers les différentes îles d'Hawaï jusqu'à celle où l'amant de sa femme demeure. Ce funeste voyage prend des allures de voyage initiatique - voire de retour aux sources- où accompagné de Scottie, d'Alexandra et d'un ami de celle-ci, il apprend à connaître ses filles, sa femme et finalement lui-même.

The Descendants,un peu comme Sideways (le précédent film d'Alexandre Payne) prend comme prétexte un voyage, provoqué par un moment fort d'une vie, pour permettre à ses protagonistes de faire un point sur leur vie. The Descendants, par son propos, est moins léger que le précédent. Mais l'on rit beaucoup parfois. Entre les larmes et l'émotion le réalisateur parvient par quelques petites touches à faire sourire voire rire. Certains personnages tertiaires (je pense à Sid l'inséparable ami d'Alexandra ou encore au père d'Elizabeth) sont si déjantés et décalés qu'ils apportent quelques bulles de décompression à l'atmosphère parfois pesante. Les chemises hawaïennes de Matt, ses cousins, les bars locaux, un ciel gorgé d'orage, une mer bleue sont autant de petits éléments délicieux qui apportent le sourire aux lèvres.
Malgré la très grande tristesse du propos, l'on ne tombe jamais, jamais dans le pathos. Matt, interprété par l'admirable George Clooney (qui mériterait plus que quiconque cette année de remporter la fameuse statuette), personnage clé du film, incarne une mesure parfois déconcertante. Il encaisse les coups sans jamais sombrer. Mais l'annonce simultanée de la mort de sa femme et de la trahison de celle-ci lui font prendre petit à petit conscience des choses essentielles de la vie. En se rapprochant de ses enfants, il comprend l'importance de l'héritage qu'on lui a transmis. Ce ne sont pas que des terres magnifiques en bord de mer. Ce sont ses racines, celles que, à son tour, il va vouloir transmettre. Les paysages qui l'entourent et qui, au début du film, ont des allures de cartes postales promotionnelles d'une agence de voyage deviennent au fur et à mesure des éléments essentiels du film, des acteurs à part entière. Matt quitte une petite vie rangée dans laquelle il n'était pas épanoui pour une autre vie. Et si elle ne semble pas, a priori, se présenter comme une grande vie, elle est soudain pour lui la seule qui mérite d'être vécue. Les petites choses prennent du sens sous les yeux du spectateur. The Descendants est un grand film sur les choses de la vie.
Mini-fiche de The Descendants
Malgré la très grande tristesse du propos, l'on ne tombe jamais, jamais dans le pathos. Matt, interprété par l'admirable George Clooney (qui mériterait plus que quiconque cette année de remporter la fameuse statuette), personnage clé du film, incarne une mesure parfois déconcertante. Il encaisse les coups sans jamais sombrer. Mais l'annonce simultanée de la mort de sa femme et de la trahison de celle-ci lui font prendre petit à petit conscience des choses essentielles de la vie. En se rapprochant de ses enfants, il comprend l'importance de l'héritage qu'on lui a transmis. Ce ne sont pas que des terres magnifiques en bord de mer. Ce sont ses racines, celles que, à son tour, il va vouloir transmettre. Les paysages qui l'entourent et qui, au début du film, ont des allures de cartes postales promotionnelles d'une agence de voyage deviennent au fur et à mesure des éléments essentiels du film, des acteurs à part entière. Matt quitte une petite vie rangée dans laquelle il n'était pas épanoui pour une autre vie. Et si elle ne semble pas, a priori, se présenter comme une grande vie, elle est soudain pour lui la seule qui mérite d'être vécue. Les petites choses prennent du sens sous les yeux du spectateur. The Descendants est un grand film sur les choses de la vie.
Mini-fiche de The Descendants
















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