 |
|
l'avis de Julie |
|
On nous en a dit du mal. La palme qui vient de lui être décernée à Cannes est controversée. Sa durée - 2h19- peut rebuter. Mais moi j'avais en tête
The thine red line. L'histoire de ces soldats. Leurs pensées secrètes. La jungle dans laquelle ils s'enfoncent jusqu'à la mort. La photo de
Terrence Malick m'avait alors troublée. J'ai été attirée par
Tree of life au point d'y aller malgré les sifflements. Je n'en connaissais pas l'histoire mais seulement deux de ses acteurs, et pas les moindres:
Brad Pitt et
Sean Penn. Et là, ce n'est pas la midinette qui vous parle pour une fois. Sans connaître l'histoire, j'avais pressenti le drame humain. Parce que lorsqu'on devient parents, on sent, je crois, certains drames. Et ne craignez rien, Chers Lecteurs, je ne vous dévoile pas la fin du film. Car ce dernier commence précisément par le drame, qui tout le long, sera apprécié différemment.
Une flamme, sur fond noir; puis une voix d'Outre-Tombe. Qui s'adresse à une mère, à un frère. Puis cette funeste lettre qui annonce à une mère la mort de son fils. Le choc. Puis le cri sans voix du père apprenant la nouvelle de la bouche de son épouse. Un peu comme le cri de
Al Pacino, sur les marches de l'opéra de Palerme, à la fin du
Parrain 3. Bond soudain dans le présent. On se retrouve dans une maison grande et froide. Changement de décors. D'époque. On comprend qu'on a quitté les années 1960 et certainement l'époque de la guerre du Vietnam pour rejoindre une époque contemporaine. Dallas, 21ème siècle. L'architecture de la ville est baignée de lumière, de verdure. Les arbres épousent les buildings. Au coeur de cette flore d'acier, un homme souffre.
Sean Penn est meurtri, comme s'il venait d'apprendre la nouvelle, lui aussi. Pourtant le décès de son frère remonte à une quarantaine d'années. Il était alors un adolescent de 16 ou 17 ans. Déprimé, il quitte la ville.

Lire la suite