l'avis
de
Jérôme
Autant le dire tout de suite, True Grit n'a pas passé le crash test de la séance à 22h00 par la petite chose fragile. C'est dur mais ainsi va la vie.
Mais quel est donc ce test me direz-vous ? C'est bien simple, vous prenez une petite chose fragile et vous l'amenez au cinéma un samedi soir à 22h00 pour voir ce qui, sur le papier, est un GRAND film: un beau casting (Matt Damon et Jeff Bridges tout de même), des réalisateurs capables de fulgurance qui ont marqué notre cinéphilie au fer rouge (Fargo, The Big Lebowski, Barton Fink, No country for old men etc.), des critiques qui crient au chef d'oeuvre et des nominations aux Oscar à la pelle.
La baby est bookée, les places réservées, les cochonneries au chocolat englouties, les bandes-annonces diffusées et hop la lumière s'éteint. Que la magie opère !
Si la petite chose fragile tient le choc et reste concentrée sur les images qui défilent sur l'écran c'est que le film vaut le coup d'oeil. Mais par contre si ses paupières deviennent lourdes et qu'elle commence à gigoter sur son siège pour finir recroquevillée la bouche ouverte sombrant dans un sommeil profond alors c'est la catastrophe. Le film n'est pas homologué.
Triste destin que celui de True Grit à jamais perdu pour notre critique préférée. La faute à qui ? à quoi ? Nul ne le saura et si vous entendez l'intéressée tenter de justifier son comportement par des jugements à l'emporte pièce: "c'est chiant les western" "mais c'est quoi l'accent de Jeff Bridges" "il est pas un peu ridicule Matt Damon, non ?" il sera de votre devoir de lui demander de se taire car si True Grit n'est pas un chef d'oeuvre et ne risque pas de rentrer au panthéon de nos films préférés il mérite toutefois mieux que les deux minutes d'attention que la miss lui a consacrées.

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