31 jan.
Le discours d'un roi:dans la peau de Georges VI
Par Julie Buk Lament, Critiques
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l'avis de Julie |
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Imbriquées les unes aux autres, elle ne fait qu'une à l'écran: celle de Bertie (surnom d'Albert Frederick Arthur George, fils de Georges V, roi d'Angleterre). D'emblée, l'homme se montre tel qu'il est. Devient un intime.
Le film commence par un discours raté. Non. Pour être plus précise, par une angoisse, celle de ne pas parvenir à lire un discours en public sans bégayer. L'angoisse du prince Albert est parfaitement transmise au spectateur parce qu'elle est connue de celui-ci. Réalité retranscrite. L'angoisse n'est pas surmontée. Comme la plupart du temps dans la réalité. Le film débute ainsi: par un tremblement, une appréhension, l'impossibilité de la surmonter, par une honte, une gêne qui ne cesse de se répéter. Bertie est un prince. Certes. Mais le propos du réalisateur est précisément de nous le montrer comme l'homme qu'il a certainement détesté être: faible, gêné, colérique, lâche. C'est sa femme, Elizabeth qui a su trouver l'élément déclencheur en contactant Lionel Logue, un australien spécialisé dans les problèmes d'élocution. Les méthodes atypiques pour ne pas dire révolutionnaires de Logue métamorphosent Bertie à chaque séance. Progressivement un lien profond unit les deux hommes.Les séances de travail ont les allures de celles d'une psychothérapie qui rendrait jaloux Freud. Bertie se livre pour mieux devenir ce qu'il est déjà: Un homme fort,pausé,prêt à gouverner. Un Roi.

























