Le charisme et l'instinct de survie dont fait preuve Butch commencent par nous laisser perplexes puis ne nous laissent pas insensibles et enfin on a peur pour lui et on vibre à chaque coup qu'il donne ou rend.
La violence est omniprésente et les quelques moments de répis ne font pas illusion. Kim Chapiron n'est pas là pour montrer les bons côtés de la prison, il n'y en a pas. Elle change tout et tout le monde, qu'il soit maton ou prisonnier. Le système d'enfermement broie les gens, les consciences. La notion de bien et mal devient relative et le carcan dans lequel on essaye de faire rentrer ces adolescents complètement inadaptés est une illusion. Dog Pound dénonce un système sans faire preuve d'angélisme, l'enfermement est filmé comme un enfer sur terre sans aucune fenêtre sur le monde extérieur.
Les jurés de Tribeca ont attribué à Kim Chapiron le prix de la mise en scène, il ne se sont pas trompés tant il a maitrisé son film du début jusqu'à la fin. Du scénario au casting qui mêle acteurs professionnels et véritable prisonniers tout est parfait. Instant de grâce cinématographique ne passez pas à côté et surtout revenez me dire ce que vous en avez pensé !