Dave Lizewski, fan de comics, auquel la vie paraît trop fade, décide un jour d'acheter un costume de super-héros sur internet et d'en endosser surtout le rôle afin de pimenter son existence. Très vite, à son insu, il se met à dos, le parrain de la mafia locale, qui est par ailleurs le père d'un copain d'école (incroyable Red Mist interprété par l'incroyable Christopher Mintz-Plasse). Alors qu'il commence sérieusement à prendre à coeur son rôle et à aimer son costume et que les ennemis profilent à l'horizon, Big Daddy et Hit Girl lui viennent en aide et lui sauvent la vie. Car voilà, Kick Ass n'est pas seul. Il existe d'autres super héros mieux organisés, mieux armés, plus forts.
Big Daddy prône la vengeance privée et use de n'importe quel moyen pour parvenir à ses fins: venger l'assassin de sa femme. J'ai lu, de la plume de bien-pensants, que le film était réactionnaire.....Comment dire? On ne peut pas vraiment dire ça. Le film ose. Le ton qu'il use, l'humour au 30ème degré, fait atterrir le propos de la vengeance privée dans un flot de grand n'importe quoi, dans un festival de pirouettes, de feux d'artifice, de collants moulants, de maquillages ridicules. Le malaise de la vendetta est stoppé dans son ardeur réactionnaire assez vite.
Le clou du spectacle, je vous l'ai dit, c'est Hit Girl, la fillette de 11 ans qui manie le couteau papillon mieux qu'une poupée Barbie. La violence extrême dont elle fait preuve tout au long du film est SANS limite et là est bien l'innovation.
A côté d'elle, je l'avoue, le héros, dans son collant vert moulant m'a attendrie. Emouvant, dans son rôle d'amoureux, gauche et tendre qui s'improvise en faux super-héros, il est le teen ager qu'on attendait pour détrôner un Peter Parker sur le retour. Je ne parle pas de Red Mist qui est tout bonnement à mourir de rire et vous laisse, Chers Lecteurs, découvrir par vous mêmes sa tête, son déguisement, son maquillage. Vous comprendrez.