Le scénario ne se contente pas d’une idée de base originale et porteuse, et en particulier il ne s’enlise pas dans l’exploitation facile et délayée de cette idée. Dans les premières minutes du film une large palette des situations cocasses nous est présentée de manière très rythmée, avec une telle rapidité qu’on a presque l’impression que les scénaristes ont grillé toutes leurs cartouches dès le début. Mais l’intensité ne faiblit pas ensuite, et sans qu’on puisse parler de rebondissements stupéfiants, on peut dire qu’on ne s’attend pas à ce qui survient. L’issue du film est peut-être plus ou moins prévisible, mais le chemin pour y arriver ne l’est pas.

Le personnage joué par Romain Duris, séducteur apparemment irrésistible, est d’autant plus attachant qu’on sent qu’il n’est pas infaillible. Les autres membres de son équipe sont très réussis également, avec des personnages plus cartoonesques (grand bravo à Julie Ferrier et François Damien), mais dont le côté presque irréaliste ne nuit en rien à la cohérence de l’intrigue. L’intrigue n’est d’ailleurs pas sacrifiée à la recherche des situations, elle est au contraire très soignée, et elle se trouve comme parachevée par l’une des toutes dernières répliques, qu’il ne faut pas laisser passer.
A l’arrivée, un mélange habile et réussi entre un scénario cohérent, des situations cocasses et des personnages très typés sans être grotesques.