Guy Ritchie a perdu sa folie et sa verve d'antan. Je me rappelle avec une certaine nostalgie le déjanté Snatch (avec le non moins déjanté Brad Pitt en gitan fou). Il est résolu le temps où le réalisateur faisait un film avec trois bouts de ficelles mais où le scénario était la star, le clou du spectacle. Sherlock Holmes revisité par la dynamite ritchienne et le couple ultra sexy Downey Jr/ Law avait tout pour appâter. Les promesses sont vaines: le film est creux. It's nothing but a decor. J'ai presque tout dit. C'est beau, c'est bien fait. Mais le réalisateur semble avoir oublié qu'un film c'est avant tout une histoire, un scénario, des dialogues...Ici, Guy Ritchie slalome entre le simple concept du super détective atypique (auquel il n'ajoute RIEN) et les très beaux décors (ça, on l'aura compris). Entre les deux, point de salut. Les acteurs (pas n'importe lesquels...) peinent à sauver la mise au soufflet qui tombe, patatra, en quelques minutes! Ils n'y arrivent pas. Ils ne peuvent se raccrocher qu'à ce qu'ils sont: deux très bons acteurs. Mais ça ne suffit pas! Le film est long, ennuyeux, creux (je me répète). L'histoire tient dans un mini-mouchoir de poche, l'intrigue est si bête qu'on l'oublie même avant d'avoir atteint la sortie du cinéma. Sherlock Holmes m'a fait un drôle d'effet, le même que celui qu'on a lorsqu'on prépare un gâteau avec de bons ingrédients mais que le résultat est un désastre. La pâte est bonne mais le gâteau cramé.
  l'avis
de
Julie
Le bilan de mon week end cinématographique n'était pas complètement négatif. Et c'est Walt Disney qui est parvenu à le sauver avec son petit dernier: La princesse et la grenouille. Et là, je vous "entends" sourire: ça y est, c'est confirmé, elle s'est enguimauvée. Et bien non! Sous couvert de conte de fées, nous trouvons là un message intelligent où les princes et les princesses ne sont plus dans des châteaux à ne rien faire que leurs "beaucoup d'enfants". Ils ont des ambitions, ils doivent travailler pour parvenir à leurs fins, les princes ne choisissent pas forcément des princesses. Les insectes les plus affreux sont des héros. Les gens aiment chanter, danser, faire la fête. Les sorcières sont des vieilles mémés vaudou à pleurer de rire. La princesse et la grenouille a le goût familier d'Aladin, les décors de la Nouvelle-Orléans dans les années Charleston en plus. Walt Disney renoue donc avec ses premières amours, le dessin-animé en 2D classique, qu'il revisite et qu'il dépoussière à coup d'humour et de décors sophistiqués. Et là, les ingrédients une fois mélangés donnent une bonne pâte et un bon gâteau. Et ça tombe bien car, au commencement, c'est l'histoire d'une bonne petite cuisinière qui rêvait d'ouvrir un restaurant sur les bords du Mississippi.