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l'avis de Julie |
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Retour sur un des évènements majeurs de la fin du XXème siècle. Les briques du Mur de Berlin jonchant encore le sol d'une Allemagne réunifiée, je me rappelle avec émotion l'annonce de cette nouvelle: Mandela est libéré. L'Apartheid sera désormais conjugué au passé. Cette libération, l'élection de celui qui resta enfermé près de 30 ans dans un cachot, condamné aux travaux forcés, on s'en souvient comme d'une victoire sur la liberté, de la fin d'un Etat faisant du racisme et du ségrégationnisme sa ligne de politique. 1990. Puis 1994. L'homme aux genoux usés par ces travaux, aux yeux abîmés par les éclats des pierres qu'il a dû casser pendant des heures, des années, des décennies n'est plus seulement le symbole de la liberté. Il devient le premier président noir élu au suffrage universel de l'Afrique du Sud. Fin d'un Etat raciste et ségrégationniste. Naissance d'un Etat sans repère, chaotique où les hommes, noirs d'un côté, blancs de l'autre, se regardent dans la haine, la rancoeur, les préjugés. Et Mandela, une nouvelle fois, va montrer son pouvoir. Hier libérateur d'un peuple opprimé, aujourd'hui unificateur de deux peuples, c'est l'esprit libre de l'homme, la foi en ses rêves qui va faire naître l'Afrique du Sud. A peine arrivé à la tête de l'Etat, Mandela va chercher à réunir les hommes. Cette difficulté, il la surmontera, comme il a surmonté sa peine. Cette fois, il trouvera dans le sport et l'équipe de Rugby, pourtant infiltrée d'afrikaners, le dénominateur commun.

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