I FEEL GOOD - vive le rock
Par Ava, mardi 23 décembre 2008 :: Critiques :: #683 :: rss
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l'avis de Ava |
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À l’opposé du « photo-call » de ma précédente conférence de presse, nous étions cette fois chaleureusement accueillis par les protagonistes, autour d’un thé brûlant, dans la suite d’un prestigieux hôtel parisien.
Un moment très british en compagnie de Stephen Walker, le réalisateur, et de Bob Cilman, l’incroyable directeur de la chorale rock & punk octogénaire, « Young @ heart ».
C’est un véritable coup de foudre que Stephen Walker a eu en assistant à Londres à l’une des représentations données par « Young @ heart », sur les bons conseils de sa femme et productrice, Sally George.
Immédiatement, le réalisateur et sa productrice sont convaincus qu’il tiennent leur sujet pour réaliser leur film documentaire pour Channel 4.
Bob Cylman n’a pas été tout de suite du même avis. Le réalisateur a mis 3 mois pour le convaincre qu’il était possible de mettre en place un tournage avec des personnes ayant, au bas mot, une quatre vingtaine d’années.
On remercie sa ténacité car il nous livre là un film qui va bien au-delà du pur plaisir d’assister à la formidable énergie de cette troupe, puisqu’il aborde aussi les thèmes de la maladie, de la mort, du sexe et de l’amour.

1h48 d’images sur les 120 heures de rush.
Majoritairement, des images des répétitions de la chorale qui doit, coûte que coûte, être prête pour le jour J : la représentation devant leur public.
On s’attache inexorablement aux personnages, qui sont de vraies gens, avec de vraies vies, de vraies maladies, de vraies morts.
Une très jolie scène dans une prison nous confirme que l’habit ne fait pas le moine.
Le réalisateur a l’immense mérite de ne jamais rendre ses personnages ridicules. Cela ne devait pourtant pas être chose simple.
Il est tentant de croire qu’on va bien se marrer en assistant à un concert de rock d’un groupe du 3ème âge. Il est tentant aussi de croire que certaines scènes existent pour nous faire pleurer. Mais non. Et c’est là la force du film. On ne rit jamais au détriment des membres, mais juste parce qu’ils sont tout simplement drôles, ou pas d’ailleurs.
Une extraordinaire leçon d’amour de la vie, qui fait fi aux graves problèmes de santé de certains, tout près de la fin, certains sont même miraculés.
Ils y vont, quoi qu’il arrive, avec une énergie que des pré pubères pourraient leur envier, jusqu’au moment où tout simplement, la vie s’arrête.
Même dans les scènes difficiles, il n’y a pas de complaisance. On n’est pas là pour pleurer sur son sort.
Sans ce respect profond de l’être humain, le film aurait pu s’avérer catastrophique.
Le réalisateur confirme : « on ne peut pas faire comme si les chanteurs étaient des jeunes gens. Il y a un grand danger à manipuler la vérité. »
C’est amusant aussi de voir à quel point le sens de chaque chanson change radicalement, à cet âge canonique. « We’re on the road to nowhere », est par exemple une des chansons du répertoire.
Bob Cilman est quant à lui tout simplement extraordinaire d’humanité et de justesse. Sa passion pour l’humain est carrément contagieuse. Il est à l’opposé du triste spectacle auquel on peut parfois assister en s’adressant aux « vieux » de manière infantilisante.
La très sympathique Eileen est d’ailleurs la seule à détenir la clé de la maison de retraite où elle vit, car elle rentre tard le soir de ses répétitions…
Les membres de la chorale ne s’arrêtent d’ailleurs pas une seconde, ils assurent la promotion du film à Dubaï et en République Dominicaine.
Vive le rock.
Que d’aucun ne me dise le contraire.
I Feel Good sur cinefriends.com
Majoritairement, des images des répétitions de la chorale qui doit, coûte que coûte, être prête pour le jour J : la représentation devant leur public.
On s’attache inexorablement aux personnages, qui sont de vraies gens, avec de vraies vies, de vraies maladies, de vraies morts.
Une très jolie scène dans une prison nous confirme que l’habit ne fait pas le moine.
Le réalisateur a l’immense mérite de ne jamais rendre ses personnages ridicules. Cela ne devait pourtant pas être chose simple.
Il est tentant de croire qu’on va bien se marrer en assistant à un concert de rock d’un groupe du 3ème âge. Il est tentant aussi de croire que certaines scènes existent pour nous faire pleurer. Mais non. Et c’est là la force du film. On ne rit jamais au détriment des membres, mais juste parce qu’ils sont tout simplement drôles, ou pas d’ailleurs.
Une extraordinaire leçon d’amour de la vie, qui fait fi aux graves problèmes de santé de certains, tout près de la fin, certains sont même miraculés.
Ils y vont, quoi qu’il arrive, avec une énergie que des pré pubères pourraient leur envier, jusqu’au moment où tout simplement, la vie s’arrête.
Même dans les scènes difficiles, il n’y a pas de complaisance. On n’est pas là pour pleurer sur son sort.
Sans ce respect profond de l’être humain, le film aurait pu s’avérer catastrophique.
Le réalisateur confirme : « on ne peut pas faire comme si les chanteurs étaient des jeunes gens. Il y a un grand danger à manipuler la vérité. »
C’est amusant aussi de voir à quel point le sens de chaque chanson change radicalement, à cet âge canonique. « We’re on the road to nowhere », est par exemple une des chansons du répertoire.
Bob Cilman est quant à lui tout simplement extraordinaire d’humanité et de justesse. Sa passion pour l’humain est carrément contagieuse. Il est à l’opposé du triste spectacle auquel on peut parfois assister en s’adressant aux « vieux » de manière infantilisante.
La très sympathique Eileen est d’ailleurs la seule à détenir la clé de la maison de retraite où elle vit, car elle rentre tard le soir de ses répétitions…
Les membres de la chorale ne s’arrêtent d’ailleurs pas une seconde, ils assurent la promotion du film à Dubaï et en République Dominicaine.
Vive le rock.
Que d’aucun ne me dise le contraire.
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