"Le premier jour du reste de ta vie": tranches de vie
Par Julie Buk, jeudi 31 juillet 2008 :: Critiques :: #585 :: rss
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l'avis de Julie |
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Le moment clé n'est qu'un prétexte pour nous raconter l'histoire de la famille Duval de 1988 à 2000. On traverse donc les années 1990, l'époque grunge. Mais le film n'adopte aucun propos politique ou sociologique pour autant. L'époque est en réalité sans importance. On est là comme on aurait pu être il y a 50 ans...La famille est au coeur de l'oeuvre, son unité, son éclatement, son évolution. Dans ce cercle "infernal" (si peu, en fait), chaque individu essaie de trouver sa place, l'un par rapport à l'autre. Les frères et soeur entre eux, les parents avec les enfants, et puis le père et la mère en tant que couple. Beaucoup de choses sont dites, peut-être un peu vite.
On pense à la rancune d'un fils par rapport à son père (Jacques Gamblin avec son père, et Albert, l'aîné, avec le sien). On pense à l'impossible communication entre une mère et sa fille. On voit aussi l'usure du temps dans un couple mais la force de celui-ci, l'amour qui dépasse la passion. Les choses sont vues, bien vues d'ailleurs, un peu survolées, c'est vrai. Mais la faute au format d'un film. Et puis, après tout, n'est-il pas seulement question de regarder, par le trou d'une serrure, la vie d'une famille?
Chaque moment du film est fort. Qu'il soit drôle ou pathétique, il reste vrai:
On aime la relation grand-père/petit-fils qui est touchante et réaliste. On aime ce père, chauffeur de taxi sans complexe, dont la patience et la "presque" naïveté frôlent la sagesse.
On se retrouve le jour du permis de conduire, le jour d'une visite angoissante chez un médecin, dans le couloir des urgences, sur une motocyclette, à un mariage raté, au cours une engueulade à 5, dans un lit avec le mauvais gars, à une soirée, le coeur battant devant celui ou celle qu'on n'ose pas aimer.
Les personnages sont justes. Et l'on bénit le réalisateur de ne pas être tombé dans les clichés alors qu'il aurait pu y sauter à pieds joints. On peut, quand même, lui reprocher d'être un peu parfois trop lacrimal. Et pour cause, les moments forts sont pas forcément les plus heureux. Il y a donc beaucoup de larmes. Mais on passe facilement et assez subtilement aux rires. Mais surtout, le réalisateur a su choisir une équipe d'acteurs sans égal. Tous savent jouer leur rôle avec justesse et sans emphase. Avec 5 rôles principaux, on a la chance d'avoir avec nous 5 acteurs géniaux (On regrette un peu que Marc-André Grondin soit sous-exploité dans ce rôle de cadet sandwich. L'accent québéquois y est-il pour quelque chose?). Mais pas seulement. Les rôles secondaires sont savoureux. Plus particulièrement celui du grand-père (Roger Dumas). Clin d'oeil quand même à Gilles Lellouche en rasta stone et à François-Xavier Demaison en docteur cinéphile un peu fou.
On salue une BO léchée. Certains pourront trouver la musique trop présente....Mais quand on regarde les gens par le trou d'une serrure, on les voit plus qu'on ne les entend...
On aime la relation grand-père/petit-fils qui est touchante et réaliste. On aime ce père, chauffeur de taxi sans complexe, dont la patience et la "presque" naïveté frôlent la sagesse.
On se retrouve le jour du permis de conduire, le jour d'une visite angoissante chez un médecin, dans le couloir des urgences, sur une motocyclette, à un mariage raté, au cours une engueulade à 5, dans un lit avec le mauvais gars, à une soirée, le coeur battant devant celui ou celle qu'on n'ose pas aimer.
Les personnages sont justes. Et l'on bénit le réalisateur de ne pas être tombé dans les clichés alors qu'il aurait pu y sauter à pieds joints. On peut, quand même, lui reprocher d'être un peu parfois trop lacrimal. Et pour cause, les moments forts sont pas forcément les plus heureux. Il y a donc beaucoup de larmes. Mais on passe facilement et assez subtilement aux rires. Mais surtout, le réalisateur a su choisir une équipe d'acteurs sans égal. Tous savent jouer leur rôle avec justesse et sans emphase. Avec 5 rôles principaux, on a la chance d'avoir avec nous 5 acteurs géniaux (On regrette un peu que Marc-André Grondin soit sous-exploité dans ce rôle de cadet sandwich. L'accent québéquois y est-il pour quelque chose?). Mais pas seulement. Les rôles secondaires sont savoureux. Plus particulièrement celui du grand-père (Roger Dumas). Clin d'oeil quand même à Gilles Lellouche en rasta stone et à François-Xavier Demaison en docteur cinéphile un peu fou.
On salue une BO léchée. Certains pourront trouver la musique trop présente....Mais quand on regarde les gens par le trou d'une serrure, on les voit plus qu'on ne les entend...
























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