"Paris", là où bat le coeur des Hommes
Par Julie Buk, mercredi 27 février 2008 :: Critiques :: #475 :: rss
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l'avis de Julie |
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Le réalisateur semble avoir le vague à l'âme, le mal à l'âme.
Le temps qui passe, la fin de l'insouciance, l'âge adulte, les vrais problèmes, existentiels, de santé, d'amour, de solitude sont ses nouveaux thèmes.
Le réalisateur quitte le jeune homme surexcité en quête d'identité (celui joué par Romain Duris, dans l'Auberge espagnole et dans les Poupées russes) pour retrouver un autre jeune homme (encore joué par un Romain Duris trenscendé), malade, peut-être condamné, qui souffre d'un mal au coeur et qui est écoeuré. Fenêtre ouverte sur un Paris chaleureux, qui lui tend les bras, avec ses histoires, le jeune homme vit sa vie par procuration. Amoureux de la vie dont il ne veut pas se séparer prématurément, il s'accroche à sa ville, aidé par une soeur altruiste mais malheureuse (jouée par la MAGNIFIQUE Juliette Binoche).
Tous les ingrédients du bon mélo semblent bien être tous réunis: Destins croisés autour d'une ruelle ou d'un marché de l'Est parisien - seul le quartier latin et le marché de Ringis semblent tolérés aux côtés de Bastille et de Belville dépeints comme le vrai coeur de la ville des lumières-, vues imprenables d'une ville à la fois immense, froide et conviviale.
C'est dans ce Paris touchant et réaliste que des hommes et des femmes se cherchent, se trouvent, s'aiment, meurent et vont mourir.
Difficile de faire le pitch de ce énième film choral. On pourrait croire à un ersatz de Lelouch, à un mauvais mélo...Mais c'est à tort que Klapisch est comparé à Lelouch. Contrairement à ce dernier, il a une profondeur et une mélancolie qui porte le spectateur d'un bout à l'autre, le prend aux tripes jusqu'à lui faire tirer les larmes des yeux.
La gravité des thèmes abordés est toutefois allégée par des dialogues fins voire parfois drôles. Il y a aussi des notes d'espoir qui relativisent un peu cette tristesse ambiante. Paris, à l'image de la vie, est fait de changements, de paroxysmes, de chutes, d'illusions, de grandeur, de moments forts, d'espoir...de tous ces petits instants si particuliers et si singuliers qui empêchent chacun de s'ennuyer.
Porté par une gallerie d'acteurs admirables (pour le plaisir de citer les meilleurs d'entre eux: Romain Duris, Juliette Binoche, Albert Dupontel, Fabrice Luchini) le film est manoeuvré par un capitaine hors pair. On connaissait déjà le savoir faire de Klapish, sa précision, ses mises en scène réalistes, simples, ses BO léchées, ses délires, sa manière unique de filmer la beauté féminine. On le retrouve, avec plaisir, avec ses mêmes atouts mais avec cette fois une maturité que laissait déjà transparaître Les Poupées russes.
Difficile de faire le pitch de ce énième film choral. On pourrait croire à un ersatz de Lelouch, à un mauvais mélo...Mais c'est à tort que Klapisch est comparé à Lelouch. Contrairement à ce dernier, il a une profondeur et une mélancolie qui porte le spectateur d'un bout à l'autre, le prend aux tripes jusqu'à lui faire tirer les larmes des yeux.
La gravité des thèmes abordés est toutefois allégée par des dialogues fins voire parfois drôles. Il y a aussi des notes d'espoir qui relativisent un peu cette tristesse ambiante. Paris, à l'image de la vie, est fait de changements, de paroxysmes, de chutes, d'illusions, de grandeur, de moments forts, d'espoir...de tous ces petits instants si particuliers et si singuliers qui empêchent chacun de s'ennuyer.
Porté par une gallerie d'acteurs admirables (pour le plaisir de citer les meilleurs d'entre eux: Romain Duris, Juliette Binoche, Albert Dupontel, Fabrice Luchini) le film est manoeuvré par un capitaine hors pair. On connaissait déjà le savoir faire de Klapish, sa précision, ses mises en scène réalistes, simples, ses BO léchées, ses délires, sa manière unique de filmer la beauté féminine. On le retrouve, avec plaisir, avec ses mêmes atouts mais avec cette fois une maturité que laissait déjà transparaître Les Poupées russes.























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