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l'avis de Julie |
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Triste et déprimant, le nouveau film de
Cédric Klapisch,
Paris, change des précédents
Auberge espagnole,
Ni pour ni contre et autres
Poupées Russes.
Le réalisateur semble avoir le vague à l'âme, le mal à l'âme.
Le temps qui passe, la fin de l'insouciance, l'âge adulte, les vrais problèmes, existentiels, de santé, d'amour, de solitude sont ses nouveaux thèmes.
Le réalisateur quitte le jeune homme surexcité en quête d'identité (celui joué par
Romain Duris, dans
l'Auberge espagnole et dans
les Poupées russes) pour retrouver un autre jeune homme (encore joué par un
Romain Duris trenscendé), malade, peut-être condamné, qui souffre d'un mal au coeur et qui est écoeuré. Fenêtre ouverte sur un Paris chaleureux, qui lui tend les bras, avec ses histoires, le jeune homme vit sa vie par procuration. Amoureux de la vie dont il ne veut pas se séparer prématurément, il s'accroche à sa ville, aidé par une soeur altruiste mais malheureuse (jouée par la MAGNIFIQUE
Juliette Binoche).
Tous les ingrédients du bon mélo semblent bien être tous réunis: Destins croisés autour d'une ruelle ou d'un marché de l'Est parisien - seul le quartier latin et le marché de Ringis semblent tolérés aux côtés de Bastille et de Belville dépeints comme le vrai coeur de la ville des lumières-, vues imprenables d'une ville à la fois immense, froide et conviviale.
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