"La visite de la fanfare"
Par dbuk1000, mardi 15 janvier 2008 :: Critiques :: #436 :: rss
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l'avis de dbuk1000 |
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Au commencement il y avait les huit musiciens de la fanfare de la police d'Alexandrie.
Lumineux dans leur uniforme bleu roi chamarré.
Ils débarquent à l'aéroport de Tel Aviv.
Ils ont été invités à donner un concert de musique orientale lors de l'inauguration du centre culturel arabe de la ville de Petah Tikva.
Sauf que personne ne les attend à leur arrivée.
Echoués dans ce pays inconnu, une langue inconnue avec des habitants ex- ennemis dont on doit se méfier.
Alors le chef , fier comme Artaban, décide de se débrouiller car il est bien connu que la fanfare de la police d'Alexandrie en a vu d'autres!
Et c'est la langue anglaise qui servira de médiateur.
L'anglais parlé par des égyptiens et entendu par des israéliens.
Ou bien l'anglais parlé par des israéliens et entendu par des égyptiens.
Et c'est comme ça que la troupe se retrouve - suite à une mauvaise prononciation- à Beit Hatikva ( la maison de l'espoir) une minuscule ville de développement en plein désert.
Une ville triste , morne dont les habitants s'ennuient.
Un paysage désolé entre sable et béton.
Et l'arrivée de notre troupe va réveiller les habitants.
Troupe bloquée pour une nuit dans ce bled faute de bus.
D'abord l'Habitante, tenancière de l'unique café restaurant, interprétée par la sublime Ronit Elkabetz , grande dévoreuse d'hommes, qui flaire l'aventure avec celui à qui elle donne du "Général", le chef de la troupe.
Elle est belle, sensuelle, provocatrice,organisatrice. Elle sait y faire avec les hommes!
Elle se propose d'héberger son Général et le violoniste, bellâtre cavaleur de jupons et grand admirateur de Chet Baker!
Et puis elle impose à un de ses clients ( le chômeur patenté) d'héberger dans sa famille trois autres musiciens dont le clarinettiste , compositeur d'un concerto inachevé.
Je ne vais pas vous raconter l'histoire bien qu'en écrivant ces quelques lignes je m'y replonge avec délectation; mais en campant quelques-uns des personnages truculents je veux simplement vous donner l'envie d'y courir.
C'est un film drôle, souvent cocasse, parfois triste.
Des personnages attachants et colorés qui s'agitent, qui s'aiment, qui s'engueulent avec en arrière plan de tristes cubes en béton posés sur le désert sous un ciel blanc.
Loin des considérations habituelles sur le très fameux conflit entre Israël et les Arabes, on découvre la normalité des hommes et des femmes et leur quête incessante du bonheur.
L'israélien ressemble à l'égyptien et réciproquement.
Samedi soir, j'ai caressé un court instant l'espoir que ce film israélien sera projeté en Egypte.
Dimanche matin j'apprenais que l'Egypte avait refusé.























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