Si David Cronenberg avait déja exploré le thème de la violence à travers le très bon A History of Violence, c'était une violence sous-jacente rarement exposée à l'écran. Dans Les promesses de l’ombre le traitement y est tout autre, la violence explose à l'écran dès les premières minutes du film. Tout est montré, exposé. La violence, le sang, le meurtre, la mort. Lorsqu'un coup est donné, il laisse des traces. Les corps souffrent sous les coups. La scène du Hammam ou Nikolaï (Viggo Mortensen) combat nu deux molosses est un sumum de tension. Viggo Mortensen est d'ailleurs exceptionnel, son jeu est tout en retenu comme son personnage, acteur aussi complexe que son personnage. Sa violence froide est en opposition avec celle de Kirill (très bon Vincent Cassel), personnage explosif. Le tableau Russe est completé par la présence rassurante puis inquiétante du patriarche Semyon (Armin Mueller-Stah). Ses yeux sont des armes qui m'avait déja marqué dans Music Box.
L'histoire est à mon sens secondaire, le personnage de Naomi Watts ne servant que de fil rouge à la rencontre improbable de ces deux mondes. Nikolaï lui fait d'ailleurs remarquer que sa place est dans le monde des gens normaux.
Les promesses de l'ombre est un film qui se voit, se digère, et ce pendant longtemps...