Mais notre courageuse troupe qui visiblement n'a rien d'autre à faire de l'été ne s'en tient pas à ses seuls soupçons et décide de passer à l'action en tentant de s'introduire chez "le serial killer".
Franchement plus sexy que l'oeuvre originale d'Hitchcock (Sarah Roemer en maillot de bain n'a certainement pas la classe de Grace Kelly mais crève l'écran), Paranoïak ne restera pourtant pas dans les annales.
Si la première partie du film est plutôt prometteuse, la seconde est plate et manque cruellement d'imagination. Bien qu'il ait su planter le décor, le réalisateur a échoué dans la reconstitution d'une atmosphère angoissante. Là où Hitchcock avait su confiner le spectateur entre les quatre murs de l'appartement de James Stewart, privé de tout mouvement à cause d'une jambe dans le plâtre, D.J Caruso a simplement utilisé les ingrédients éculés du polar. Si la recette est efficace, elle est trop connue pour que le spectacteur puisse être surpris ou effrayé. Certes, visuellement c'est plutôt beau. C'est bien réalisé, bien contruit, bien joué. En fait, ça ressemblerait presque à un bon film. Mais il manque un ingrédient essentiel: le scénario. C'est un peu comme si un bon gros mac'do nous était servi dans un grand restaurant. C'est efficace sur le moment, mais on en sort déçu et sans aucun souvenir notable ou peut être avec une nette impression de "déjà-vu".