Comme le dit l'affiche, il n'y a pas d'amour sans amour. Ce mal être d'une génération, se repercute sur la sexualité de ces êtres, homos et héteros, qui se retrouvent tous au Short Bus, Bordel d'un nouveau genre, ou les tabous restent à la porte.

Sofia recherche l'orgasme, Jamie et James veulent sauver leur couple, Severin veut qu'on l'aime, tous se croisent dans au Short Bus et racontent leurs histoires.

Le ton est cru, les scènes de sexe sont explicites, la frontière entre le cinéma indépendant et le porno est levée, mais sans que le réalisateur, James Cameron Mtichell n'arrive jamais à faire de son film le 1er porno grand public qui pourrait réconcillier les genres. Je doute que ca n'ai jamais été son but.

La musique, omniprésente, souvent belle et juste, sublime certains tableaux. Elle envoute comme dans cette scène ultime, où la lumière revient, et montre le chemin, comme une réponse à beaucoup de questions.

Short Bus n'est pas un bon film, c'est une reflexion sur l'amour et la société, loin de articles de magazines féminin. On y trouve plein de vérités sous jacentes et de moments précieux qui font avancer l'histoire. Il y a des choses à garder, matière à réflechir, et beaucoup d'images fortes qui restent dans la tête. Short Bus est une experience.