OSS 117
Par Moma, samedi 25 novembre 2006 :: Critiques :: #80 :: rss
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l'avis de Moma |
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Comment est la blanquette ?
Au cinéma, la comédie peut prendre plusieurs formes. Elle peut être Rabelaisiene (Les bronzés 3), populaire (Camping), parodique (la cité de la peur), intimiste (La buche, Fauteuils d'orchestre) ou encore brulesque et raffinée, comme l'est OSS 117.
OSS 117, c'est avant tout le travail de deux hommes.Michel Hazanavicius, réalisateur malheureux de Mes Amis, produit par Dominique Farrugia, et longtemps collaborateurs chez les nuls puis les nouveaux, et de Jean François Halin, scénariste et script doctor le plus précieux du cinéma en France.
Connu pour avoir écrit les Guignols à l'époque où c'était drôle (le monsieur te demande...), il s'est illustré dans le cinéma sur des comédies comme Quasimodo d'El Paris ou encore Rire & Chatiment comme un talentueux dialoguiste. Sa marque de fabrique : des dialogues sur mesure, aux petits ooignons, fins et percutants, il est le roi de la vanne et son talent est grand. Pour les plus sceptiques, re-visionnez Quasimo d'el Paris et faites attention aux dialogues, ils sont cultissimes.
OSS 117 est un film appliqué, autant dans sa mise en scène que dans son écriture, c'est également une comédie réussie, qui ne vous fera pas éclater de rire comme un Borat peut le faire, mais qu'on savoure comme un gateau au chocolat à l'heure du gouter : ce film est un délice.
Même Jean Dujardin y est savoureux, il sert le film et non l'inverse, il est parfait dans ce rôle de James Bond ignorant, raciste et collonialiste, ayant des préjugés sur tout et des manières peu discrètes. Il porte le film comme un gant, et installe son personnage de façon subtille et intelligente.
Quand on a les bons ingrédients et le chef cuistot qui va bien, le diner ne peut être que délicieux. Et c'est le cas de cet OSS 117 qui nous régale de ses situations cocasses et de ses dialogues haut de gamme, à voir sans se priver, à revoir sans modération.
Vivement la suite.
OSS 117 est un film appliqué, autant dans sa mise en scène que dans son écriture, c'est également une comédie réussie, qui ne vous fera pas éclater de rire comme un Borat peut le faire, mais qu'on savoure comme un gateau au chocolat à l'heure du gouter : ce film est un délice.
Même Jean Dujardin y est savoureux, il sert le film et non l'inverse, il est parfait dans ce rôle de James Bond ignorant, raciste et collonialiste, ayant des préjugés sur tout et des manières peu discrètes. Il porte le film comme un gant, et installe son personnage de façon subtille et intelligente.
Quand on a les bons ingrédients et le chef cuistot qui va bien, le diner ne peut être que délicieux. Et c'est le cas de cet OSS 117 qui nous régale de ses situations cocasses et de ses dialogues haut de gamme, à voir sans se priver, à revoir sans modération.
Vivement la suite.
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